Le Chemin de Perfection

C’est à l’insistance de la communauté du monastère de saint Joseph d’Avila que nous devons le Chemin de Perfection. Désireuses de profiter de l’expérience spirituelle de leur mère Thérèse, les sœurs lui demandèrent de leur parler de l’oraison. Thérèse avait rédiger en 1565 le récit de sa vie, mais celui-ci jugé trop personnel par son confesseur ne fut pas divulgué. De plus, le manuscrit de « la Vie » fut confisqué par l’Inquisition durant plusieurs années.

Thérèse entreprend donc en 1566 un nouvel ouvrage plus bref où elle s’exprime dans un style simple et familier comme en dialogue avec ses sœurs. Elle soumet à la censure son manuscrit (dit de l’Escorial) avant de le leur donner. Le Père Garcia de Toledo y apporte de nombreuses corrections qui conduisent Thérèse à faire, sans doute la même année, une nouvelle rédaction plus structurée et plus neutre (manuscrit dit de Valladolid).

Plan du manuscrit de Valladolid :

Prologue

A- Le choix de la pauvreté

B- Les fondements de la vie de prière

C- L’oraison

D- Commentaire du « Notre Père »

Pour une introduction au Chemin de Perfection, vous pouvez lire :

  • de Stéphane-Marie Morgain : Le Chemin de Perfection de Thérèse de Jésus, Classiques du Christianisme, Paris, Cerf, 1997
  • de Thomas Alvarez : Sur le Chemin de Perfection avec Thérèse d’Avila, collection Carmel Vivant, Editions du Carmel, Toulouse, 2001