Les petits riens

« Rien n’est petit » quand l’enjeu est si grand, voilà la pensée qui doit nous guider en ce domaine des petits riens, et nous entendons par ce mot les humbles réalités de notre existence : petits devoirs, petits renoncements, petites souffrances, petites joies, qui s’offrent en nombre infini le long de nos journées et semblent, à première vue, quantités négligeables. Elles prennent au contraire de l’importance si on les envisage sous l’angle du progrès spirituel et deviennent selon notre attitude : obstacles à l’amour de Dieu ; déceptions dans l’exercice de cet amour ; ou, au contraire, occasions d’amour de notre part et même reflets du grand amour de Dieu pour nous.

La vie d’oraison va de pair avec un sens avisé de l’usage des plus humbles réalités ; ainsi la spiritualité du Carmel se penche-t-elle sur le détail de notre vie parce que l’amour qui l’anime se doit d’écarter tous les obstacles qui s’opposent à son exercice, les petits comme les grands.