Retraite de Carême 2006

Cette année, nous vous proposons un petit parcours spirituel pour vivre plus intensément ce chemin vers Pâques, ce chemin de libération de ce qui nous enferme, du péché et de la mort.

C’est le père Joseph-Marie, carme au couvent de Lisieux, qui nous propose cette méditation à l’école de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Chaque semaine, nous vous proposerons une nouvelle étape sur ce chemin de libération intérieur.

Retraite de Carême 2006

Devenir libre pour aimer
à l’école de sainte Thérèse
de l’Enfant-Jésus

La vie chrétienne est une marche à la suite du Christ Jésus. Chacun de nous a entendu à un moment de son existence cet appel du Christ à le suivre… nous sommes en route… sans connaître le futur, pourtant nous n’allons pas au hasard, car notre avenir est en Jésus : c’est Lui qui nous a ouvert le chemin, et l’espérance est en nous « comme une ancre, sûre et solide qui déjà nous fixe en Lui qui a pénétré au-delà du voile, là où il est entré pour nous en précurseur » (Héb. 6, 18-20). « Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi » (Jn 17, 24).

Ces semaines de Carême qui nous préparent à la grande célébration de Pâque vont d’une part nous faire revivre l’itinéraire pascal du Christ, itinéraire de liberté et d’amour pour que notre humanité, telle que « Dieu l’a envisagée de toute éternité, avant la fondation du monde » (Eph. 1, 4), libérée du péché et de la mort, parvienne à sa pleine réalisation, en partageant la Gloire du Sauveur. D’autre part, c’est l’aujourd’hui de notre cheminement spirituel, l’actualisation de notre vocation chrétienne dont nous allons non seulement nous rappeler mais en favoriser la réalisation : devenir libre pour aimer.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus va nous aider dans ce cheminement : n’est-elle pas un signe remarquable que Dieu a voulu placer sur notre route pour que celle-ci aille dans le bon sens et non à contre sens ? Elle n’est pas là pour remplacer Jésus, c’est Lui le Chemin (Jn 14, 6) mais Dieu sait combien il nous est bon d’avoir des signes vivants, lumineux, ayant partagé notre existence, et qui, fraternellement, nous tendent la main : « Je passerai mon Ciel à faire du bien sur la terre ». Les saints et les saintes sont là pour qu’avec confiance et détermination, nous poursuivions à notre tour notre route pascale, celle de la liberté et de l’amour en communion avec l’Eglise.