400 ans du Carmel thérésien en France

Archives du Centenaire 1604-2004

Croix du Carmel 1604 - 2004

400 ANS DE CARMEL THÉRÉSIEN EN FRANCE

Le Carmel, d’hier à aujourd’hui

Quelques grandes dates

La fondation du Carmel thérésien en France

L’arrivée des carmélites à Paris, une véritable épopée

Les religieuses carmélites espagnoles

Madame Acarie et les premières religieuses carmélites françaises

Quelques manifestations dans les régions

Des initiatives locales

Carte : le Carmel en France en 2004

Thérèse d’Avila et Jean de la Croix répondent à l’appel du Christ : vivre en sa Présence dans une relation vivante et simple avec Lui, Le laisser habiter notre cœur et Le laisser nous guider dans un abandon confiant en son Amour, Lui qui ne peut pas ne pas nous aimer. Ils réforment l’Ordre du Carmel par une vie de prière et de pauvreté à travers l’humilité d’une vie cachée pour l’Eglise et le monde…

« L’oraison est un dialogue d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec Celui dont on se sait aimé. » Thérèse d’Avila (1515-1582) Teresa

« Seigneur, mon Dieu, tu n’es pas étranger à celui qui de Toi ne se fait pas étranger. » Jean de la Croix Jean de la Croix (1542-1591)

FRANCE 1604-2004

L’appel de Dieu à cette vie d’intimité avec Lui se fait fortement ressentir dans la France du XVII me siècle, et sous l’influence de Madame Acarie les premières carmélites s’installent en France en 1604. Depuis 400 ans, l’Ordre du Carmel ne cesse de s’écrier avec Elie, son père et son guide :

« Il est vivant, le Seigneur en présence de qui je me tiens » (I R 18,15)

« Il n’est pas nécessaire d’être toujours à l’église pour être avec Dieu,. nous pouvons faire de notre cœur un oratoire dans lequel nous nous retirons de temps en temps pour nous y entretenir avec Lui doucement, humblement et amoureusement. »

Laurent de la Résurrection (1614-1691)

« Soyons entre ses mains comme des enfants entre les bras d’un tendre Père qui sait mieux que nous ce qu’il nous faut. »

Les Carmélites de Compiègne (1794)

« Faisons de notre cœur un petit tabernacle où Jésus puisse se réfugier. »

Thérèse de Lisieux (1873-1897)

« Il me semble qu’au Ciel, ma mission sera d’attirer les âmes en les aidant à sortir d’elles pour adhérer à Dieu par un mouvement tout simple et tout amoureux, et de les garder en ce grand silence du dedans qui permet à Dieu de s’imprimer en elles, de les transformer en Lui-même. »

Elisabeth de la Trinité (1880-1906)

« Croyez à la présence du Saint-Esprit en vous, croyez à votre grâce. Croyez davantage à votre grâce. »

Père Marie-Eugène (1894-1967)

« Si les hommes savaient l’infinie douceur du cœur de Dieu. »

Père Jacques (1900-1945)

QUELQUES GRANDES DATES

XIIe siècle : Des hommes vivent en ermites à la recherche de Dieu dans les grottes du mont Carmel. Ils s’inspirent du prophète Élie qui, 800 ans avant le Christ s’écrie : « Le Seigneur est vivant devant qui je me tiens. »

1209 : Albert, patriarche de Jérusalem, leur donne une règle de vie, centrée sur la prière comme moyen privilégié pour vivre dans la dépendance de Jésus-Christ et le servir fidèlement d’un cœur pur.

1238 : La reconquête de la Terre Sainte par les Sarrasins oblige les Chrétiens venus d’Occident lors des Croisades à revenir en Europe. Ils constituent des petites commu­nautés priantes dans les villes.

1259 : Installation des premiers carmes à Paris par saint Louis. Des laïcs, hommes et femmes, désireux de se rattacher à une famille religieuse spécialement vouée au culte de la Vierge se regroupent à l’ombre des monastères.

1451-1471 : Jean Soreth, né à Caen, Prieur Général de l’Ordre des Carmes, s’efforce de convaincre ses frères de mener une vie religieuse plus rigoureuse et travaille à la transformation de quelques béguinages des Pays-Bas en monastères de carmélites. Le mouvement se répand en Italie, en Espagne et en France.

1455 : Il obtient l’autorisation de fonder un Tiers Ordre. C’est le troisième Ordre, celui des laïcs, complétant le premier, l’Ordre des carmes, et le second, celui des carmélites, avec lesquels il constitue un ensemble.

XVIe siècle : En Espagne, réforme du Carmel par sainte Thérèse d’Avila (1515-1582) et saint Jean de la Croix (1542-1591) qui, répondant à un appel intérieur, souhaitent vivre une vie authentique de silence et de prière, offerte pour le salut du monde, et tout particulière­ment en offrande pour les prêtres, les théologiens et les missionnaires.

24 août 1562 : Inauguration du 1er monastère fondé par sainte Thérèse : le monastère de saint Joseph d’Avila.

28 novembre 1568 : Inauguration du 1er couvent de la Réforme des Carmes à Duruelo par saint Jean de la Croix.

1593 : Deux ans après la mort de Thérèse, l’Ordre est scindé en deux par la reconnaissance officielle de l’existence des Carmes Déchaux (O.C.D.) appelé aussi Carmel thérésien.

1604 : Sous l’influence de Madame Acarie, qui a lu les œuvres de sainte Thérèse traduites en France par Jean de Brétigny, avec le soutien de Pierre de Bérulle, arrivée en France des Carmélites espagnoles dont sœur Anne de Jésus, fille très aimée de la Madre et inau­guration du 1er carmel de la Réforme thérésienne à Paris : le monastère de l’Incarnation suivi des carmels de Pontoise et de Dijon.

1611 : 1er couvent des Carmes Déchaux, rue de Vaugirard, où en 1640 entrera Frère Laurent de la Résurrection, simple cuisinier puis cordonnier, célèbre pour ses Maximes et Entretiens.

1644 : Le Carmel français compte 55 monastères féminins

1673 : Publication d’un livre des règles et des Constitutions du Tiers Ordre.

LA FONDATION DU CARMEL THERESIEN EN FRANCE

Une rencontre providentielle

Au début du carême de 1583, Jean de Brétigny, gentilhomme de Rouen dont la famille est originaire de Séville, les Quintanaduenias, accompagne un ami, bienfaiteur du carmel qui va rendre visite à la mère prieure, Marie de Saint Joseph, une proche de Thérèse de Jésus. La conversation qui s’ensuit le bouleverse, les documents qui lui sont remis, les contacts successifs, les « Avis » de la Mère Thérèse qu’il médite, lui permettent de comprendre davantage la spécificité du carmel réformé : « Travailler par la prière et la pénitence à l’avènement du règne de Dieu » . Son désir sera désormais de fonder un carmel à Rouen, sa ville natale.

Contact est pris avec le Père Provincial des Carmes Déchaux, Jérôme Gratien, tout aussi sen­sible que Marie de Saint Joseph à la dimension missionnaire de l’Ordre. Très rapidement, il est désigné comme procureur des Carmes pour la fondation d’un couvent de Carmes à Rouen.

Les religieuses entament des séries de neuvaines pour le succès de l’entreprise mais la situation politique particulièrement difficile en France à cause des luttes entre catholiques et protestants ainsi que les relations conflictuelles avec l’Espagne (assassinats du Duc de Guise et d’Henri III) font échouer la fondation de Rouen.

Une attente fructueuse

Jean de Brétigny, ordonné prêtre en 1598, se tourne vers un autre projet. Après avoir financé en 1588, l’édition, à Madrid, des œuvres de la Mère Thérèse, il décide de les traduire lui-même en français pour mieux les faire connaître dans son pays. Le 31 janvier 1601, paraît à Paris l’Autobiographie rapidement suivie du Chemin de la Perfection et du Château Intérieur. Il fait aussi circuler des images de Thérèse, le succès est impressionnant. Il est vrai que le contexte est porteur, nombreux sont ceux qui aspirent profondément à un renouveau spirituel vivant et vrai.

Un « salon mystique » : l’Hôtel Acarie

L’Hôtel Acarie va répondre à ces aspirations en offrant un lieu de réunions, d’échanges, de médi­tation à tous ces hommes et femmes désireux de vivre une spiritualité exigeante et authentique par l’approfondissement de la vie intérieure. Le roi Henri IV, lui-même, soutient et favorise cette ini­tiative. Certaines grandes dames de la Cour dont la Princesse de Longueville, fréquentent ce lieu assidûment ainsi que des universitaires comme le Père André Duval qui deviendra le supérieur des Carmélites de France avec le Père Pierre de Bérulle, futur fondateur de l’Oratoire.

C’est la réputation de sainteté de Madame Acarie qui les attire. Désireuse de rentrer chez les Augustines de l’Hôtel-Dieu, elle est, cependant, mariée par son père à 16 ans et demi à Pierre Acarie, conseiller du Roi et maître de la Chambre des Comptes. Ils auront six enfants dont trois filles seront carmélites. Grande mystique, elle a fréquemment des extases, dès 1588. Dirigée par le Père Benoît de Canfeld, un capucin, ainsi que par Dom Beaucousin, de la Chartreuse de Paris, elle sera initiée, avec toute l’élite dévote qu’elle réunira chez elle, à la mystique germanique, à tra­vers Ruysbroek, en particulier.

Dès 1601, Madame Acarie lit les écrits de la réformatrice, mais ce n’est qu’après une vision de la Mère Thérèse elle-même, qu’elle comprend qu’elle est appelée à la fondation du Carmel en France. Il faut une fondatrice séculière, elle la trouvera en la personne de la Princesse de Longueville qui s’engagera à verser une rente de 800 écus.

Tout est bouleversé : la fondation française se fera à Paris, ce sera un monastère de Carmélites, on ne souhaite pas que s’installent des pères carmes, alors que les problèmes avec la Ligue et le Parti Dévot sont encore loin d’être résolus.

La fondation

Trois supérieurs sont désignés : les Pères Jacques Gallement, André Duval et Pierre de Bérulle. Le Roi accordera les lettres patentes le 18 juillet 1602.

Madame Acarie trouvera une maison au Faubourg Saint Jacques, le Prieuré Notre-Dame-des Champs, mais les accords avec les bénédictins seront longs à obtenir.

Le 29 avril 1603, la duchesse de Nemours, la princesse de Longueville et la princesse d’Estouteville posent les premières pierres ; Pierre de Bérulle, la première pierre du chœur quelques jours plus tard. Le nouveau monastère doit être absolument conforme aux normes éta­blies par la Mère Thérèse.

Il fallait encore obtenir la bulle d’érection canonique du Pape Clément VIII. A la suite de la sup­plique rédigée par la princesse de Longueville et les douze postulantes et de la lettre du roi Henri IV, la bulle est enfin accordée avec l’aide de François de Sales le 13 novembre 1603, mais ce n’est que le 4 août 1604 que le Père Carme Général de la congrégation d’Espagne, François de la Mère de Dieu, signa « la patente qui autorisait quatre carmélites espagnoles à quitter leur patrie pour aller fonder en France ».

Tout était préparé désormais pour l’arrivée des carmélites espagnoles qui implanteraient en France l’esprit de la réforme thérésienne.

Les futures carmélites françaises

Dans la Congrégation Sainte Geneviève, située en face de l’église du même nom, Madame Acarie, avait préparé un certain nombre de postulantes désireuses d’entrer dans la future congrégation du Carmel réformé. Elle y accueillit, en particulier, Madeleine de Fontaine-Marans, déjà accompa­gnée par Pierre de Bérulle et qui sera la future Madeleine de Saint Joseph, très vite prieure de ce premier carmel français, le Carmel de l’Incarnation, et fondatrice de nombreux autres. Marie d’Hannivel, parente de Brétigny, Marie de la Trinité, par sa connaissance de l’espagnol assurera les fonctions de secrétaire et d’interprète de la prieure espagnole, Anne de Jésus. Louise Jourdain qui participera au voyage en Espagne, Louise de Jésus, et Andrée Levoix, femme de chambre de Madame Acarie, Andrée de Tous-les-Saints, prendront l’habit le 1er novembre 1604.

La formation spirituelle de la Congrégation était assurée par les Pères capucins ; Jean de Brétigny les initiait à la vie dans les carmels déchaussés espagnols, M. Gallement et M. Duval donnaient des conférences, Pierre de Bérulle était leur confesseur.

Bibliographie :

  • « Histoire littéraire du sentiment religieux en France » t.2 Henri Brémond (épuisé)
  • « Pierre de Bérulle et les Carmélites de France » Stéphane Marie Morgain ocd, Cerf

L’ARRIVEE DES CARMELITES A PARIS UNE VERITABLE EPOPEE

Les démarches pour obtenir la fondation en France ne furent pas simples et ce ne fut pas sans difficultés que les carmélites espagnoles (que le Père de Bérulle avait choisies, car il n’était pas question d’envoyer en France n’importe qui), quittèrent leur pays, pour fonder à Paris le premier monastère de Carmélites Déchaussées.

Monsieur de Brétigny, gentilhomme français, d’ascendance espagnole, qui avait passé toute sa jeunesse à Séville, était dévoré du désir d’implanter en France le Carmel Réformé de Sainte Thérèse d’Avila si préoccupée par le « salut de la France » et les « coups portés à la foi catho­lique », comme elle l’écrivait dans « Le Chemin de la Perfection ». D’interminables négociations avaient été menées à bien dans cette période plus que troublée des relations entre nos deux pays. Comme utiliser les Constitutions ne semblait pas suffisant, il fut décidé d’aller chercher sur place des compagnes de sainte Thérèse qui permettraient de s’imprégner au mieux des exigences de cette nouvelle vie.

Trois dames françaises partirent avec M. de Brétigny : Madame Jourdain, la future Louise de Jésus, une des trois premières postulantes, Madame du Pulcheu dont le frère était Docteur en Théologie en Espagne, et Rose Lesgue qui sera carmélite, elle aussi, ainsi que Monsieur Gauthier, conseiller d’État chargé de présenter au roi Philippe III d’Espagne, la demande d’Henri IV, roi de France.

Un départ discret

Départ de Paris le 26 septembre 1603, dans le plus grand secret. Même les noms des participants sont changés. Carrosse, jusqu’à Orléans, descente de la Loire en bateau, arrivée à Nantes où règne la peste mais impossibilité de prendre la mer pendant six semaines. Après dix jours de mer démontée, on ne peut accéder au port de Laredo, sur la côte cantabrique. N’ayant rien pu man­ger pendant une semaine, les voyageurs, encore bien incommodés, se voient confisquer tous leurs livres par l’Inquisition… Dans les montagnes, la pluie glacée, les précipices, les mules qui se cabrent, le logis qu’on doit partager avec les bêtes… Burgos, enfin : quelle joie d’être là, d’entrer dans un carmel, le dernier fondé par sainte Thérèse, le premier dans lequel pénètrent les français ! On arrive à Valladolid, le premier dimanche de l’Avent, non sans embarras : les roues des voitures cassent, le cocher reçoit un coup de poignard… (on croirait lire le livre des « Fondations » de Thérèse, elle-même). On y restera des mois, car les pères carmes ne se montrent pas décidés à lais­ser partir les sœurs et surtout pas celles que le Père de Bérulle a choisies : Anne de Jésus, un élé­ment d’élite qualifiée de « capitaine des prieures », Anne de Saint Barthélemy, sœur converse, fidèle compagne de sainte Thérèse jusqu’à sa mort, Éléonore de Saint Bernard, Isabelle de Saint Paul, Isabelle des Anges et Béatrix de la Conception. Seul le Nonce arrivera, par la menace, au bout du refus du Père Général.

Un retour prometteur

Salamanque, Avila, Burgos… le voyage vers la France peut commencer. Deux pères carmes accompagnent les religieuses, ils resteront à Paris pendant quinze jours et donneront l’habit aux trois premières novices. Sur le chemin du retour les péripéties se multiplient à nouveau : les carrosses ne peuvent avancer, l’un d’entre eux tombe dans une rivière, il y a des punaises dans les lits des auberges, des problèmes avec les ponts-levis, à Bordeaux, les roues se détachent en pleine ville…

Mais les Mères espagnoles sont prêtes à tout, elles sont décidées à souffrir tous les martyres car elles pensent voir, bientôt, des hérétiques au détour de chaque chemin et elles brandissent chape­lets et crucifix aux portières des carrosses.

Le 15 octobre 1604, soit presque un an depuis le départ, on atteint Paris, dans l’octave de la saint Denis. La princesse de Longueville et Madame Acarie, chevilles ouvrières de cette fondation, viennent les rejoindre au Petit Châtelet. De là, on se dirige vers l’Abbaye de Saint Denis en France, célèbre pour ses reliques.

Retournement de situation complet ! Anne de Jésus se montre émerveillée par l’architecture du lieu, ses richesses, la ferveur des 300 religieux qui chantent au chœur sans interruption et elle va jusqu’à s’exclamer que « tout ce qui se voit à l’Escurial n’est que bagatelle ». Son admiration redouble le lendemain, à Montmartre, dans l’Abbaye des Bénédictines où elle déclare qu’elles sont saintes parce qu’elles se sont réformées grâce à la lecture des livres de sainte Thérèse et « qu’en bien des choses, elles semblent déchaussées » (1). Plus d’appréhension, les espagnoles avouent même que le roi est très catholique, qu’à Paris il y a « une fréquentation des sacrements [qui] ressemble à celle de la primitive Église »(2).

Le 17 octobre 1604, les religieuses s’installent dans leur nouveau monastère, aménagé dans le Prieuré Notre-Dame-des-Champs. Très rapidement, les sept premières carmélites françaises prennent l’habit et se mettent à l’école des espagnoles impressionnées par leur sainteté et leurs qualités humaines. La vie s’organise, les Mères espagnoles les initient à la vie carmélitaine et, en plein Paris, elles vont vivre désormais comme dans un carmel espagnol de Sainte Thérèse.

Les vocations affluent, on fondera un second couvent à Paris, rue Chapon, puis à Pontoise, Dijon, Amiens, Tours, Rouen, Bordeaux, Châlons, Besançon, Dieppe en dix ans seulement. L’essor était donné, le Carmel rayonnait en France et comblait les désirs de ses fondateurs.

(1) Mémoire sur la fondation, le gouvernement et l’observance des Carmélites Déchaussées. Reims 1894

(2) Ib…

Bibliographie

  • « Chroniques de l’Ordre des Carmélites » - Troyes 1846
  • « Mémoire sur la fondation, le gouvernement et l’observance des Carmélites Déchaussées » - Reims 1894
  • « Histoire littéraire du sentiment religieux en France » t.2 Henri Brémond (épuisé)

LES RELIGIEUSES CARMELITES ESPAGNOLES

C’est avec beaucoup de difficultés et après vingt ans de tergiversations que M. de Bérulle et Jean de Brétigny finirent par obtenir du Père Général des Carmes et du Supérieur des Carmes d’Espagne la permission de ramener en France des sœurs carmélites et surtout, des religieuses de leur choix. Ils désiraient qu’elles aient été très proches de la Mère Thérèse pour que les traditions et l’esprit du Carmel réformé soient transmis avec la plus pure authenticité.

Anne de Jésus fut choisie pour être la Mère fondatrice ; Anne de Saint Barthélemy, converse, la fidèle et sainte compagne de Thérèse jusqu’à sa mort, quitta son carmel de Saint Joseph d’Avila ; deux professes de Salamanque, Isabelle des Anges et Béatrix de la Conception suivirent ; la plus jeune, Éléonore de Saint Bernard du carmel de Loeches, était tout indiquée, c’était la seule qui parlait français. Le carmel de Burgos donnera Isabelle de Saint Paul.

Anne de Jésus (1545 - 1621)

Ana de Lobera, sourde et muette de naissance, fut, dit-on, miraculeusement guérie par la Vierge Marie à l’âge de sept ans. Très appréciée et recherchée dans le monde, elle sut se préserver et mener une vie pleine de piété, pénitence et charité.

A 24 ans, elle prend l’habit des Carmélites Déchaussées au carmel saint Joseph d’Avila. .

« Soyez la bienvenue, je ne vous regarderai pas comme ma novice, mais comme ma coadjutrice dans l’œuvre de Dieu », lui écrit Thérèse d’Avila qui la considérera comme l’une des colonnes de son œuvre. Elle fait profession le 22 octobre 1571 et dès 1574, elle fonde le carmel de Béas en Andalousie dont elle devient la prieure. D’une exceptionnelle énergie, elle prend une part active dans la lutte qui opposa les Carmes Déchaussés aux Mitigés. Favorisée de nombreuses grâces, elle acquit très vite la réputation d’être une sainte.

« Quand je vois la Mère Anne de Jésus, je crois voir un séraphin » disait Jean de la Croix, son directeur spirituel.

Elle participa aux fondations de Grenade en 1582 et Madrid en 1586. A la mort de la Mère Thérèse de Jésus, elle fit imprimer l’intégralité de ses œuvres et par un bref, fit approuver et confirmer les Constitutions et Lois des Carmélites Déchaussées.

On conçoit aisément que les supérieurs espagnols, aient longuement résisté avant de lui permettre de partir pour fonder à Paris le Carmel de l’Incarnation au Faubourg Saint Jacques. Elle ira ensuite à Pontoise, Dijon, Amiens. Sa rigueur et sa raideur seront parfois difficilement accep­tables. Voyant que les pères carmes n’arrivent toujours pas, elle se laissera souvent gagner par l’amertume. C’est sans doute pourquoi, en 1607, sollicitée une fois de plus par l’Infante Isabelle, elle quittera définitivement la France pour aller fonder d’autres carmels dans les Flandres, terres d’Espagne à cette époque.

Anne de Saint Barthélemy (1549 - 1626)

« Si nous voulons réussir à marcher tout droit vers la perfection que nous cherchons et à laquelle nous sommes appelées, prenons notre Sainte Mère pour avocate »

Anne Garcia, orpheline dès l’âge de dix ans. Humble et remplie d’une grande tendresse, elle sut résister aux projets de mariage qu’on faisait pour elle. Elle entre à 21 ans au carmel de saint Joseph d’Avila, ce sera la première sœur converse. Elle fait profession le 15 août 1572 et ne quit­tera plus jamais la Mère Thérèse de Jésus. Elle lui sert d’infirmière, de secrétaire, elle apprendra àécrire pour soulager Thérèse accablée sous le poids de la correspondance. Elle écrira beaucoup par la suite et en particulier de nombreuses lettres et un manuscrit « . Instructions aux novices ». Thérèse mourra dans ses bras dix ans plus tard à Alba de Tormes, elle regagnera alors son carmel d’origine à Avila. Choisie pour faire partie des sœurs fondatrices pour la France, à 54 ans, elle se laissera imposer le voile noir des choristes pour être prieure à Pontoise et deviendra même prieu­re du Carmel de l’Incarnation à Paris. Elle fondera à Tours en 1608 et à la fin de son mandat, sur les instances d’Anne de Jésus, elle partira dans les Flandres et fondera le carmel d’Anvers où elle mourra le 7 juin 1626. Elle entretint une correspondance très suivie avec la mère prieure du carmel anglais voisin où se mêlent conseils pour la vie spirituelle et directives pratiques.

Toute de douceur et de patience, elle sera particulièrement appréciée par les novices, et béatifiée par le Pape Benoît XV en 1917.

Isabelle des Anges (1565 - 1644)

« Elle aima les Françaises autant qu’elle en fut aimée »

Ce fut, en effet, la seule religieuse espagnole parmi les fondatrices qui resta en France jusqu’au bout.

Née le 5 février 1565 à Villacastin, elle entre dans le carmel le plus pauvre de l’Ordre, Salamanque en 1589. Professe en 1591, elle devient sous-prieure en 1602. Sous-prieure de Paris en 1604, elle suivit Anne de Jésus à Dijon en 1605 puis fonda Amiens en 1606, Rouen en 1609, Bordeaux en 1610, Toulouse en 1616, Limoges en 1619 où elle mourut le 14 octobre 1644.

Isabelle de Saint Paul et Béatrix de la Conception ont peu séjourné au monastère de l’Incarnation et n’y ont pas exercé de charge.

Eléonore de Saint Bernard fut chargée à Paris du noviciat à cause de sa connaissance de la langue française, mais dès 1605, elle fut remplacée par Anne de Saint Barthélemy qui devint plus tard prIeure.

Bibliographie :

  • « La belle Acarie » : Bruno de Jésus-Marie ocd, DDB (épuisé)
  • « Anne de Saint Barthélemy, lettres d’Anvers » : Pierre Sérouet, DDB 1981 - « Histoire du sentiment religieux en France » t. 2 : Henri Brémond (épuisé)

MADAME ACARIE ET LES PREMIERES RELIGIEUSES CARMELITES FRANCAISES

Les futures carmélites françaises

Dans la Congrégation Sainte Geneviève, située en face de l’église du même nom, Madame Acarie, avait préparé un certain nombre de postulantes désireuses d’entrer dans la vie religieuse et, en particulier, dans la future congrégation du Carmel réformé. Elle y accueillit Madeleine de Fontaine-Marans, déjà accompagnée par Pierre de Bérulle et qui sera la future Madeleine de Saint Joseph, très vite prieure de ce premier carmel français, le Carmel de l’Incarnation, et fondatrice de nombreux autres.

La formation spirituelle de la Congrégation était assurée par les Pères Capucins ; Jean de Brétigny les initiait à la vie dans les carmels déchaussés espagnols ; M. Gallement et M. Duval donnaient des con­férences ; Pierre de Bérulle était leur confesseur.

Les premières carmélites françaises sont issues de ce cénacle : Marie d’Hannivel, parente de Brétigny, Marie de la Trinité qui par sa connaissance de l’espagnol, assurera les fonctions de secrétaire et d’in­terprète de la prieure espagnole, Anne de Jésus et accompagnera, pour cette raison aussi, Anne de Saint Barthélemy pour la fondation de Pontoise ; Madame Jourdain, Louise de Jésus qui participa au voyage en Espagne ; Andrée Levoix, femme de chambre de Madame Acarie, Andrée de Tous-Ies­Saints, prendront l’habit le 1 cr novembre 1604.

Mademoiselle Deschamps, Aimée de Jésus, Madame du Coudray, Marie de la Trinité, Charlotte Sancy, Marie de Jésus les suivront très vite.

Madame Acarie (1566 - 1618)

Barbe Avrillot fille d’un conseiller du roi fut attirée très tôt par la vie religieuse mais pour obéir à ses parents, elle épouse à seize ans Pierre Acarie, maître des comptes. Elle lui donnera six enfants. Elle sera une épouse parfaite, paisible et joyeuse. Elle a un charme extrême qui fait d’elle une exquise dame de la haute société qui la surnommera « la belle Acarie ». Elle a une vie intérieure intense : « Trop est avare à qui Dieu ne suffit. » disait-elle ajoutant : « Quand on donne du temps à Dieu, on en trouve pour tout le reste. » Elle mena de front une vie très active de mère de famille et une profonde vie d’o­raison. La situation politique très troublée de cette époque et les engagements de son mari qui sera arrêté pour cause d’opposition politique, la mettent dans une situation très difficile ; mais son hôtel particulier devint assez rapidement un centre spirituel dont le rayonnement fut très grand, où l’on rencontrait des universitaires de l’époque et des grands hommes d’Église comme saint Vincent de Paul, François de Sales et Monsieur de Bérulle, son cousin, qui l’initie à la lecture des mystiques. Elle contribuera à l’installation des Ursulines et à la fondation des Prêtres de l’Oratoire. Elle s’occupa de la réforme de certains monastères, tout particulièrement des Bénédictines de Montmartre et des religieuses de l’Ordre de Fontevrault. A la suite de la lecture des œuvres de Thérèse d’Avila, et surtout d’une vision de celle-ci, elle entreprend de fonder en France le Carmel réformé, projet approuvé par François de Sales et par Bérulle. Les carmélites arrivent à Paris en 1604. Avec son aide les fondations vont se succéder : Pontoise, Dijon, Amiens, Tours, Rouen. Trois de ses filles entrèrent dans les nou­velles fondations. A la mort de son mari, ayant établi ses enfants, elle entre au carmel d’Amiens où elle deviendra Marie de l’Incarnation, simple sœur converse. Elle fit courageusement les tâches ménagères malgré les séquelles d’une chute de cheval qui l’handicapaient beaucoup, avec une obéissance et une charité admirables. Transférée au carmel de Pontoise, elle rentre dans la paix de ce Dieu qui tant lui suffisait, en 1618 et fut béatifiée par Pie VI en 1791.

Elle entretint avec sa femme de chambre, Andrée Levoix : sœur Andrée de Tous-les-Saints, à peu près de son âge, des relations privilégiées, elles vivaient ensemble comme deux sœurs. Ses parents la lui avait donnée pour la servir et lui tenir compagnie. Elle suivit Barbe dans la maison de M. Acarie, et demeura avec elle jusqu’à la fondation des carmélites. Elle fut une des premières à entrer au Carmel de l’Incarnation et c’est la première qui y prit l’habit.

Atteinte d’une douloureuse maladie elle mourra six mois plus tard, le Vendredi Saint, après avoir fait profession sur son lit de mort.

Le désir d’avancer dans le chemin de la perfection les a pro­fondément unies. On raconte qu’elles avaient l’habitude de s’accuser tous les soirs, l’une après l’autre, de ce qu’elles avaient fait de répréhensible pendant la journée. Madame Acarie, à genoux aux pieds de sa femme de chambre, lui avouait ses moindres fautes, et la suppliait de lui dire si elle ne lui en avait pas vu faire d’autres.

Magdeleine de Saint Joseph (1578 - 1637)

Très tôt favorisée de grâces spéciales, elle pensait entrer chez les Capucines mais au cours d’une visite chez elle, elle fut remarquée par M. de Bérulle qui lui parla de l’Ordre du Carmel réformé par Thérèse d’Avila. nIa recommanda à Madame Acarie qui la présenta aux Carmélites espagnoles. A cause de problèmes de santé, elle ne put prendre l’habit que le 11 novembre 1604, en la fête de Saint Martin, Patron de la Touraine, sa région d’origine, à laquelle elle était très attachée. Son père, très affecté par son départ, opéra un chemin de conversion à cette occasion. A la mort de sa femme, il se fit prêtre et entra dans la Congrégation de l’Oratoire fondée par M. de Bérulle. Dès 1605 et jusqu’en 1608, elle deviendra une extraordinaire maîtresse des novices. Elle écrivit des « Avis pour la conduite des novices » dans lesquels transparaît son idéal thérésien très pur, fidèle écho des enseignements des fondatrices espagnoles. Sa préoccupation constante était d’inculquer l’esprit érémitique et apostolique du Carmel.

Elle devient la première prieure française le 20 avril 1608, participera à la fondation du carmel Notre Dame de Pitié à Lyon, puis revint à Paris pour la création du deuxième carmel parisien, celui de la rue Chapon. Elle sera de nouveau prieure au Carmel de l’Incarnation de 1624 à 1630. Les reines, Marie de Médicis et Anne d’Autriche, nombre de grands personnages venaient la consulter mais son humil­ité était très grande. Elle mourut en odeur de sainteté le 30 avril 1637 et fut plus tard déclarée « vénérable ».

« Elle imprimait dans les âmes ce qu’elle y voulait, et tout cédait si suavement à ses volontés que c’était un ciel en terre que de vivre sous sa conduite. L’on n’y sentait que paix. »

Voilà ce que pensaient les religieuses de leur prieure.

Bibliographie :

  • « Bérulle et les Carmélites françaises » - Stéphane-Marie Morgain ocd
  • « Madame Acarie » - Salmon Malebranche (Association du vert buisson)
  • « La belle Acarie » - Bruno de Jésus Marie ocd - DDB (épuisé)
  • « La vénérable Madeleine de Saint-Joseph » - Carmel de l’Incarnation (épuisé)

QUELQUES MANIFESTATIONS pour la famille carmélitaine

Le samedi 12 juin 2004 à 15 h au Centre Ephrem à Montmartre

35, rue du Chevalier de La Barre, Paris 18e

Conférence de sœur Frédérique Oltra du Carmel Apostolique Saint Joseph :

« A la suite du Christ : parole de femme aujourd’hui »

Table ronde avec les intervenantes des Assemblées Fédérales.

à 18 h en la Basilique du Sacré Cœur de Montmartre

1ères Vêpres du Saint Sacrement

à 20 h en l’église Saint Pierre de Montmartre

Veillée d’action de grâces organisée

par les Pères Carmes et les Sœurs Carmélites.

Le dimanche 13 juin 2004 à 10 h en la chapelle Saint Joseph des Carmes

rue de Vaugirard Paris 6e

Eucharistie solennelle

présidée par le Cardinal Jean-Marie LUSTIGER, Archevêque de Paris,

en concélébration avec Monseigneur BALDELLI, Nonce apostolique à Paris

et le Père Luis AROSTEGUI GAMBOA, Père Général des Carmes.

à 15 h au Centre Ephrem à Montmartre

Conférence du Père Arostegui Gamboa, Père Général des Carmes

« La carmélite aujourd’hui et la suite du Christ » suivie d’un échange.

à 17 h 30, 2es Vêpres du Saint Sacrement

à 20 h 00, partage avec les invités.

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Pour toutes les personnes intéressées

Le 31 Octobre 2004, au Carmel de l’Incarnation à Clamart,

Messe télévisée organisée par le Carmel de France présidée par Monseigneur Daucourt, évêque de Nanterre.

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Le mardi 19 et le mercredi 20 novembre 2004

Mairie de Pontoise Colloque : 400 ans du Carmel de Pontoise

Colloque international placé sous la direction scientifique de J. Delumeau, D. Dinet, CI. Langlois et N. Lemaitre.

Musée Tavet de Pontoise Exposition des œuvres d’art conservées au carmel de Pontoise.

Musée de la ville de Saint Denis en France

Exposition permanente sur le carmel où vécut Madame Louise.

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Au Centre Bernanos

Le mardi 12 octobre 2004

16 h : Thérèse d’Avila ou « Du mariage de raison au mariage d’amour »

N. Dinnat, Présidente provinciale de l’OCDS Paris.

17 h : La fondation du Carmel thérésien en France B. Moleux, OCDS.

18 h : Le Carmel français vu par Edith Stein

Père Didier-Marie Golay, Provincial des Carmes de la province de Paris.

Le mardi 19 octobre 2004

16 h 00 : Elisabeth de la Trinité : une parole pour notre temps.

Claude Schappler-Gillot, conseillère provinciale OCDS Paris.

17 h 00 : Laurent de la Résurrection : Un petit frère carme qui apprend à servir Dieu en liberté Père Dominique Sterckx, ocd.

18 h 00 : Le Père Jacques de Jésus, un éducateur, un apôtre, un témoin

Père Didier-Marie Golay, Provincial des Carmes de la province de Paris.

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Des initiatives locales

En voici quelques-unes :

A Angers 39 rue Lionnaise 49100 : Célébrations les 14 - 17 octobre 2004. Le 17 octobre, messe à 15h30 avec l’évêque, Monseigneur Bruguès – Le 14 octobre, veillée de prière à 20 heures - Conférences (dates encore à préciser)

Bagnères de Bigorre, 5 ter rue Gambetta 65200 : Le17 juin 2004, messe et conférences.

Basse Terre, Gourbeyre 97101 : Messe en octobre 2004.

Bayonne, 2 chemin d’Arancette 64100 : PROGRAMME Les Carmélites de Bayonne vous invitent à une journée carmélitaine le 26 Septembre 2004

14 h 00 Liturgie chantée

14 h 30 Conférence par le Père Marie-Bruno BORDES, carme « Le mystère du Christ dans la vie et le message de sainte Thérèse de Jésus »

Visite de l’Exposition sur l’Histoire du Carmel en France.

Chants et Poésies animés par les soeurs du Carmel.

17 h 30 EUCHARISTIE au cours de laquelle Sr Marie Ange Ollivier fêtera ses 50 ans de Profession religieuse.

Evangélisation par le théâtreau Carmel de Bayonne

le 1er septembre 2004 à 18 h 00

La troupe "Duc in altum" composée de jeunes étudiants de Toulouse jouera une pièce en trois actes sur

LA VIE de THERESE DE LISIEUX.

Les soeurs du carmel vous invitent à venir accueillir et encourager ces jeunes « missionnaires »

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Beauvais, 62 rue Louis Prache 60000 : Le 1er mai 2004, ont eu lieu une conférence et l’Eucharistie présidée par Monseigneur James, évêque du diocèse.

Bergerac, 79 rue Valette 24100 : Messe à 10 h 00, le 17 octobre 2004 présidée par l’évêque, Monseigneur Mouïsse.

Chambéry, 5 boulevard de Lémenc 73000 : Exposition dans l’été sur la fondation de leur monastère. Le 8 décembre 2004 : messe solennelle.

Chartres, 39 rue de la Cité 28300 Champhol : Célébrations les 2 et 3 octobre 2004. Quatrième centenaire de la présence du Carmel en France (1604-2004)

Chavagnes en Paillers, la Fouchardière 85250 : Le 16 mai 2004, l’Eucharistie et une conférence ont été vécues avec le Père Louis-Marie.

Clamart, 3 rue de l’Est 92140 : Les 16 et 17 octobre 2004, après-midi. pour le Diocèse de Nanterre.

MESSE télévisée le DIMANCHE 31 Octobre 2004 avec le JOUR du SEIGNEUR.

Compiègne, 60680 Jonquières : Les 16-17-18 octobre 2004, messe solennelle le 17 octobre présidée par Monseigneur James, évêque du diocèse, et conférences par les frères Robert et Marc.

Douai 59500 Exposition les 11 et 12 Septembre 2004 de 14 h 00 à 17 h 30 suivie des Vêpres à 17 h 45. Les 14-15-16 Septembre 2004 à 9 h 15 et 17 h 00 CONFERENCE par le Frère Marc, carme de Lille. Le Vendredi 17 Septembre 2004 à 19 h 00, EUCHARISTIE présidée par Mgr François Garnier.

Forges, 30 rue Grande 77130 : Rencontres de février à décembre 2004 .

Le Havre, 151 rue Félix Faure 76620 :

Le samedi 16 octobre 2004,veillée de prière thérésienne ;

Le 17 octobre, messe présidée par Monseigneur Guyard, évêque du Havre.

Le Reposoir, 74950 : 2e quinzaine de juillet 2004 (date à préciser), messe solennelle, conférence par un carme.

Luçon, 14 rue de l’Union Chrétienne 85400 : En octobre 2004, messe et conférences.

Marseille, 81 chemin de l’ Oule 13012 : Le dimanche 17 octobre 2004, messe solennelle à 15 h 30 avec l’évêque.

VEILLEE AVEC LES JEUNES au Carmel Notre Dame de Marseille, le vendredi 26 novembre 2004 de 19 h à 22 h.

Marienthal, 4 rue de la Gare 67500 Haguenau : Les 25-26 septembre 2004.

Mende, 1 rue du Carmel 48000 : Exposition sur la fondation du carmel et son lien aux fondations thérésiennes - « les Enfants Jésus » fondateurs de Thérèse d’Avila jusqu’à aujourd’hui - à partir du 20 juin jusqu’à la fin de l’année

16 Juillet à 18 h 30, Messe d’Action de grâces pour les 400 ans avec Mgr Le Gall et la participation des moines orthodoxes

9 août à 18 h 30 Messe présidée par Mgr Le Gall. (Thème de Jésus Enfant en confiant les jeunes des prochaines JMJ à Edith Stein qui invite « tous à venir adorer » Exposition du Saint Sacrement à partir de 17 heures.

1er octobre 2004 Fête de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Adoration - confessions à partir de 17 heures. Messe à 18 h 30 avec le Père Robert Gras.

14 décembre 2004 Sr Jean de la Croix. Messe à 18 h 30 avec le père William Merchat : « Comment l’Amour du Verbe incarné s’épanouit dans l’Amour de la Parole ».

Migné-Auxances, 39 rue du Quéreux 86440.. Le 20 mars 2004, une conférence a été donnée par le Père Louis-Marie.

Montpellier, 1133 rue du Pioch de Boutonnet 34090 : Le 24 Octobre 2004 à 16 h 00, Eucharistie solennelle célébrée par Mgr Guy Thomazeau

Le 5 Décembre 2004 à 15 h 30 conférence du Père Louis-Marie ocd sur les origines du Carmel en France.

Morlaix, 9 rue Sainte Marthe 29 600 et aussi

Exposition itinérante jusqu’au 1er Novembre 2004 sur l’histoire du Carmel de Morlaix et de l’Ordre du Carmel en Léon, Tréguier et Cornouaille de 1353 à nos jours.

Un livre relatant cette histoire est paru et est en vente au Carmel (20 €)

Muret, 67 chemin de la Combe 31600 :

Le 17 octobre 2004, messe, conférences.

Nantes, 90 rue du Coudray 44000 :

Le 19 septembre 2004, messe, conférences. Session en octobre

Niort, au centre diocésain 79000 .. Le 25 mars 2004, une conférence a été donnée par le Père Louis-Marie.

Rodez, 24 rue Combarel 12000 : Conférence par le Père Louis-Marie (à l’automne).

Saint-Germain en Laye Dimanche 10 Octobre 2004

Messe d’Action de Grâce

Vêpres solennelles présidées par notre Evêque, Mgr Eric Aumônier à 18 h 00.

Saint-Pair-sur-Mer 213, route de Lezeaux 50 380 Le 29 juillet 2004, Célébration d’Action de Grâces à 18 h 00 au Carmel.

Saint Saulve (Valenciennes), 1 rue Henri Barberusse 59 880

Le samedi 22 Mai et le dimanche 23 Mai 2004 : Exposition , Conférence ,Vêpres Solennelles.

Le Vendredi 1er Octobre 2004 Solennité de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus ; à 18 h 00 : Messe d’Action de Grâces pour les 80 ans du Carmel présidée par Mgr Garnier .

Le Samedi 2 Octobre 2004 : 20 h 00 dans la chapelle, Concert de Sylvie Buisset

Le Dimanche 3 Octobre 2004 : 17 h 00 Conférence de l’Abbé Jean Rémy dans la chapelle du carmel.

Saint-Germain 1164, rue de Troyes 10120 , le 2 octobre 2004 au carmel de Saint Germain, Fête carmélitaine et diocésaine en l’honneur de Marie de la Trinité d’Hannivel, 1re professe du Carmel de France qui a fondé le Carmel de Troyes en 1620.

Au Carmel de Saint-Maur (Jura)

Dimanche 17 Octobre 2004 : Ouverture de l’année du 4° centenaire 16 h : Eucharistie d’action de grâces présidée par le Père Armand Athias, administrateur du Diocèse suivie du verre de l’amitié 18 h : Vêpres solennelles

Mardi 26 Octobre 2004 : à 20 h au Sanctuaire de Notre-Dame de Mont-Roland, Dole, conférence du Père Jean Philippe Houdret, carme « Chemins de prière au Carmel »

Jeudi 28 Octobre 2004 : 20 h au Carmel de Saint-Maur, conférence du Père Jean Philippe Houdret, carme « Chemins de prière au Carmel »

Samedi 19 Mars 2005 : journée de préparation aux JMJ au Carmel de Saint-Maur, animée par la Pastorale des Jeunes et le Père François-Dominique, Carme

Mardi 26 Avril 2005 : à 20h au Sanctuaire de Notre-Dame de Mont-Roland, Dole, conférence de Melle Valérie Michel « Les Carmélites en Franche-Comté »

Jeudi 28 Avril 2005 : à 20 h au Carmel de Saint-Maur, conférence de Melle Valérie Michel « Les Carmélites Franche-Comté »

Saint-Sever Calvados 14380 : Le 9 août 2004, Eucharistie et conférence par le Frère Dominique-Marie, Prémontré de Mondaye.

Talence, 56 rue Camille Pelletan 33400 : Le 15 octobre 2004, conférence par le Père Louis-Marie.

Uzès, 7 avenue Louis Alteirac 30700 :

Le 2 octobre 2004, messe présidée par l’évêque et animée par un groupe de jeunes de Nîmes - L’après-midi, conférence par le Père François-Emmanuel (ocd). Jeu scénique sur Thérèse à la salle polyvalente d’Uzès

Villefranche de Rouergue, 8 allée Aristide Briand, 12200 :

Le 5 octobre 2004, Eucharistie à 10 h 30 et conférence à 14 h 00 du Père Louis-Marie o.c.d. à la chapelle du Carmel.

N’hésitez pas à contacter les carmels de vos régions, pour compléter ces informations

Carte des carmels de France