Couvent de Kaolack

Vivre l’Evangile en terre d’Islam à Kaolack

2Un appel2

Le Sénégal est un pays à forte majorité musulmane (84% de la population). Néanmoins, la minorité chrétienne (6%) est fervente et plein d’esprérance : nombreuses sont les vocations ainsi que les besoins de formations et d’accompagnements à la vie spirituelle. Pour faire face à ces besoins, Mgr Benjamin Ndiaye, évêque de Kaolack à la Province des Carmes d’Avignon-Aquitaine de collaborer à la mise en œuvre d’un sanctuaire marial, qui permettra à chacun de s’abreuver aux « sources vives du salut ».

2Une rencontre2

Dès le 14 Juin 2002, quatre jeunes carmes se sont installés dans une petite maison provisoire, en attendant la construction de leur couvent. L’accueil chaleureux qu’on leur a réservé fut un véritable encouragement pour leurs premiers pas en terre d’Afrique. Les frères ont aussi accueillis les premières vocations et ont pris conscience de l’attente sociale et religieuse de la population locale. Ils travaillent également à l’inculturation du charisme carmélitain en apprennent la langue du pays (le woloof) et en s’adaptant aux coutumes.

2Un projet d’Eglise2

Un terrain de 25 hectares a été acquis à Ndiaffat près de Kaolack, sur lequel

  • un monument en mémoire des premiers missionnaires a été construit pour rassembler les pèlerins en de grandes assemblées liturgiques à ciel ouvert.
  • deux reboisements successifs ont été faits en 2005 et en 2006
  • un forage de 300 m sous sol a été entrepris pour acheminer de l’eau à 5 cinq villages avoisinant
  • un couvent de carme va être construit
  • une propédeutique (pré-séminaire) sera construite pour aider au discernement des jeunes vocations du Sénégal
  • un couvent de sœurs d’une congrégation carmélitaine sera construit
  • un projet de promotion de la condition féminine sera mis en route
  • un projet d’aide à l’enfance et à l’éduction sera organisé

2Un chemin de communion2

« Pour plusieurs Pères synodaux, l’Afrique actuelle peut être comparée à l’homme qui descendait de Jérusalem à Jéricho ; il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent, le laissant à demi mort (cf. Lc 10, 30-37). L’Afrique est un continent où d’innombrables êtres humains –hommes et femmes, enfants et jeunes- sont étendus, en quelque sorte, sur le bord de la route, malades, blessés, impotents, marginalisés et abandonnés. Ils ont un extrême besoin de Samaritains qui leurs viennent en aident » Jean-Paul II, Ecclesia in Africa

2Une journée au couvent de Kaolack2

Le lever est à 5h30, il s’agit de profiter (comme le font toutes les congrégations) de la ‘’fraîcheur’’ matinale. Nous prions de 6h à 8h environ : Angélus, oraison silencieuse, Laudes puis Messe. La porte extérieure est ouverte et il est bien rare de nous retrouver seuls ! Le Dimanche en particulier, les fidèles, surtout des voisins de quartier, aiment chanter les psaumes avec la communauté sur rythme de kora, de djembé et de calebasse. Suit le petit déjeuner en silence, et un temps de lectio divina en cellule. Le reste de la matinée est consacré aux divers services dans la maison : cuisine, nettoyages, courses, préparation de ministères… Nous nous retrouvons à 12h au son de l’Angélus pour réciter l’Office des lectures. Puis, c’est le déjeuner avec, le plus souvent, une lecture faite à tour de rôle. Vers 13h, et pendant que 3 frères font la vaisselle, les autres s’exercent à la traditionnelle récréation carmélitaine, au 1er étage de la maison. A 13h45, nous chantons l’office du milieu du jour, et regagnons nos cellules pour un temps de pause, sieste, lecture… en tous cas de silence jusqu’à 15h.

L’après-midi passe vite avec les diverses occupations de chacun (cours pour le uns, services, contacts, accueils, travail intellectuel pour les autres). Les Vêpres nous rassemblent à 18h, suivies de l’heure d’oraison, partagée souvent avec des amis du voisinage. Après l’Angélus, le dîner est pris en musique sitôt la lecture faite du martyrologe pour le lendemain. Comme dans les autres couvents, nous aimons conclure le repas par un temps de prières partagées : intentions personnelles, communautaires, ecclésiales et… internationales. Vaisselle et récréation nous conduisent au dernier office du jour, les Complies à 20h45. Nous nous confions à Notre Dame, et c’est le grand silence de la nuit.

Les dimanches et jours de fête, l’horaire est plus souple le matin, et nous avons, le soir, un temps d’adoration du St Sacrement. Le repas de midi est pris ‘’avec parole’’, en rassemblant les tables au réfectoire, parfois ‘’au bol’’ (dans un même plat, selon la belle tradition sénégalaise).

2La vie apostolique à Kaolack2

3Au Couvent :3

Nous aimons à dire que le premier apostolat carmélitain est d’ouvrir la porte… Du matin au soir, la chapelle est accessible, et ils sont de plus en plus nombreux les kaolakois qui découvrent l’office divin et la prière silencieuse, sans compter la messe quotidienne.

L’accueil spirituel avec les confessions ne nous surcharge pas, du moins pas encore, car il s’agit, nous le devinons bien, d’une certaine découverte et d’un apprentissage.

Chaque mois, un bon groupe de fidèles se retrouve dans la chapelle pour les ‘’mardis au Couvent’’ : une petite conférence avec échanges, suivie d’un temps d’adoration. L’annonce en est faite à tous les chrétiens de Kaolack le dimanche précédent.

3En dehors du Couvent :3

C’est le plus gros de l’apostolat, et il est assez diversifié. Tout d’abord, de la formation chrétienne régulière : divers groupes, mouvements, associations, communautés nous sollicitent au long de l’année pour des conférences. Parfois de façon régulière… Ainsi, des frères se relaient chaque quinze jours auprès des jeunes juvénistes du St Cœur de Marie et du Christ-Roi. De même, un frère assure un cours au foyer Clair-Amitié (laïques consacrées), tandis qu’un autre accompagne la communauté des Missionnaires de la Charité près de Kaolack. Nous participons également à la catéchèse des enfants comme des jeunes du lycée d’état Valdiodio. Les frères en formation ne sont pas en reste et encadrent le mouvement (très dynamique) Cœur vaillant - Ame vaillante. Mais il y aussi toutes les interventions ponctuelles, en particulier à l’occasion de la rentrée ou de la clôture pastorale, des temps forts liturgiques intensément vécus (Avent, Carême).

Ensuite, la demande est croissante pour les animations de retraites, sessions ou récollections. Soit au cours de l’année, soit, en particulier pour les diverses et nombreuses congrégations religieuses masculines et féminines, pendant les congés de l’hivernage (juillet-octobre). Nous sommes sollicités bien au-delà du diocèse maintenant, car il y a pénurie de prédicateurs locaux.

Enfin, ce sont les besoins de célébrants ou de confesseurs dans les paroisses de la ville ou de la région. Là aussi, il n’est pas rare le dimanche que l’un de nous donne un coup de main aux abbés, souvent en charge de secteurs ruraux étendus avec des chapelles dans les villages, où la Messe est célébrée régulièrement. C’est une occasion privilégiée pour approfondir notre connaissance des réalités sénégalaises de l’Eglise, de la foi et de la culture tout simplement.

Bref, une joie de servir, comme carmes thérésiens, cette Eglise, si minoritaire, de Kaolack et du Sénégal !


3Pour toutes informations et offre d’aides :3 contactez frère Armand

Adresse : Procure des missions, 10 bis rue Moquin-Tandon, 34090 Montpellier

Visitez le site : www.carmessenegal.org

Coordonnées Banquaires :

  • En France : Société Générale : compte : « Association Procure des Missions », n° : 00037269111 Clé RIB :26
  • en Suisse : CCP 17-315529-6
  • au Canada : Intitulez vos chèques à l’ordre de « Missions en Afrique » et l’adresser à : Couvent des Carmes, 600 rue Notre-Dame, Cap-de-la-Madeleine (Québec), G8T 4G8 CANADA