Histoire de l’OCDS

L’Ordre du Carmel n’a pas de fondateur. Son histoire commence avec des pèlerins qui, au début du 13e siècle, s’établissent sur le Mont-Carmel en Palestine sur les traces du prophète Élie.

sainte Thérèse de Lisieux - église de St Sulpice-de-Favières (91) Vers 1208, le Patriarche de Jérusalem, Albert, donne aux ermites de la région une Règle pour vivre à la suite du Christ :« Méditez jour et nuit les préceptes du Seigneur et veillez dans la prière. »

Venus en Europe occidentale, les Carmes s’organisent en petites communautés.

Au 15e siècle, des femmes, les Carmélites, et les Fraternités de laïcs désirent vivre du même idéal. Ainsi naît le Tiers-Ordre, troisième après les carmes et les carmélites, constitué de laïcs groupés autour des monastères.

Au 16e siècle, le Carmel reçoit une empreinte particulière avec Thérèse d’Avila (1515-1582). Sa vie spirituelle est une « relation d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec celui dont nous savons qu’il nous aime. »

sainte Thérèse d'Avila - église d'Orsay (91) Jean de la Croix (1542-1591), autre grande figure de l’Ordre du Carmel, voit la vie humaine comme une maturation et un devenir. Pour lui, prier veut dire s’introduire consciemment dans ce processus de maturation et ainsi parvenir à la charité parfaite.

Thérèse d’Avila, Jean de la Croix et Thérèse de Lisieux, une Carmélite elle aussi, ont reçu des Papes du XXe siècle le titre de « docteur de l’Église. » Tous trois sont les figures marquantes de l’actuel Ordre des Carmes Déchaux.

Le Tiers-Ordre, lui, a pris depuis le Concile Vatican II et ses prolongements, le nom d’Ordre des Carmes Déchaux Séculier (O.C.D.S.), en référence à l’ Ordre des Carmes Déchaux dont il dépend.

Pour aller plus loin : Laïcs au Carmel - Quelques notes historiques