Histoire du couvent de Paris

6 rue Jean Ferrandi 75006 Paris

2Histoire de la maison2

Le couvent des Carmes déchaux était situé auparavant au 5, villa de la Réunion, dans le XVIe arrondissement (accès par le 47 rue Chardon Lagache).

Ce couvent placé sous le patronage de saint Joseph - même s’il est le seul de nos jours - n’est ni le premier, ni le plus connu des établissements de l’Ordre dans la capitale de la France. Aussi, il est indispensable de dire quelque mots de ses origines .

Chapelle du Couvent de Paris

Les Carmes déchaux ont fondé le premier couvent de la Réforme de sainte Thérèse de Jésus dans le quartier de Vaugirard en 1611. Les fondateurs, deux français formés à Gènes, arrivent à un très mauvais moment pour implanter une fondation d’origine espagnole. Henri IV venait d’être assassiné. À force de diplomatie, portés par le renom de Thérèse d’Avila dont les écrits connaissent un grand succès dans la haute société les Pères achèvent le couvent en 1620. Ses bâtiments, notamment la chapelle de style baroque italien, sont un très bel exemple, par les fresques qui la décrivent, de la spiritualité de l’ordre au XVIIe. À l’époque, un spirituel, le frère Laurent de la Résurrection, par un modeste ouvrage « Le traité de la présence de Dieu », vaut un crédit qui répond à la réputation déjà acquise par les filles de sainte Thérèse arrivées dès 1604. De nos jours, les enseignements du frère Laurent connaissent encore un succès d’édition, surtout dans les pays de culture anglaise.

De Saint-Joseph de Paris, les Carmes essaimeront dans toute la France du Nord. La France est alors, en 1635, divisée en deux Provinces, Avignon et Paris. En 1685, le Livre de Professions recense 585 religieux.

Survient la Révolution. Le couvent de la rue de Vaugirard, utilisé comme prison, entrera tragiquement dans l’histoire : 3 évêques et 110 prêtres y seront massacrés le 2 septembre 1792.

En 1849, l’archevêque de Paris confie les bâtiments désaffectés au Père Lacordaire pour en faire un institut d’études supérieures. Il a de nos jours la même fonction, mais curieusement les lieux ont gardé le souvenir de leurs origines dans leur appellation de « Séminaire des Carmes ».

Rentrés en France, les Carmes s’installèrent à Paris, à Passy, 12 rue Singer, puis ils louent une autre maison en 1869 rue Davioud, puis rue de la Pompe en 1873, jusqu’aux expulsions de 1880. C’est de nos jours la Chapelle espagnole, tenue par les Pères Clarétains.

De retour d’exil en 1921, les Carmes achètent une maison dans le XVIe arrondissement au 6, rue Scheffer. Dès 1925, le Père Bruno de Jésus-Marie y commence un apostolat de direction spirituelle. Sous son impulsion, la maison deviendra à partir de 1932 le centre de rayonnement de la revue de psychologie religieuse, connue sous le titre d’Études carmélitaines mystiques et missionnaires.

Nouvelle étape, nouvel établissement en 1956, c’est l’inauguration en mai de la résidence de « la Villa de la Réunion », n°5. Elle devient Prieuré en 1969.

Le chapitre provincial de 2005 a décidé de faire de notre couvent de Paris le studentat, c’est-à-dire le lieu de formation pour les jeunes religieux après le noviciat.

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