IL s’appelait Joli Coeur (à la léproserie de La Dibamba)

Lépreux, aveugle, cul de jatte, sans doigt aux deux mains, chaque matin, on le portait pour l’asseoir sur le banc devant sa case, à l’ombre de l’immense palétuvier, sur la grande place de la léproserie de la Dibamba au Cameroun, face à l’église et à la communauté religieuse.

Alors de ses deux moignons il serrait un harmonica et jouait de tout son cœur un air du pays.

Surprise, je m’approchais : « Dis-moi, Joli Cœur, tu as l’air heureux ? »
- « Oh ! Oui, car Dieu m’aime ! » Et la musique repartait plus joyeuse que jamais……

Emerveillée, je restais là… Jamais de toute ma vie je n’avais reçu un témoignage aussi bouleversant que cette joie de « Joli Cœur », jaillissant de sa foi en l’Amour de Dieu. "