La confiance, rien que la confiance (LT 197 du 17 septembre 1896)

La sœur de Thérèse est bouleversée lorsqu’elle reçoit ce que l’on appelle désormais le manuscrit B. Elle n’est pas étonnée que Thérèse puisse vivre une telle confiance en la Miséricorde alors que Dieu lui donne un désir de l’aimer aussi intense. Mais qu’en est-il de celles et ceux dont le désir de Dieu est plus tiède, voir imperceptible.

Thérèse est catégorique dans sa réponse : sa confiance ne repose pas sur l’expérience sensible de ses désirs. S’appuyer sur eux, ce serait remettre subtilement sa confiance en elle-même. Thérèse s’appuie sur la seule foi en la Miséricorde : faire cet acte de foi sans éprouver aucune émotion sensible est encore plus beau. Nous pouvons croire à la gratuité de l’amour au sein d’une profonde aridité spirituelle. C’est, au regard de la petite voie, la voie royale : elle consiste à aimer plus que tout notre pauvreté devant Dieu pour venir les mains vides accueillir son Amour.

Pour lire le Manuscrit B