La prière est un don de l’Esprit Saint

Oui, c’est vrai, c’est bien nous qui prions ! Mais il ne s’agit pas de faire sa prière comme on fait sa toilette du matin !

Il s’agit de rencontrer quelqu’un ! Quelqu’un de vivant, Quelqu’un qui nous aime… Et quelqu’un qui échappe à nos petits schémas, à nos projections. Quelqu’un qui n’est pas enfermé dans notre bibliothèque d’images personnelle !

Dieu est Dieu ; et nous, nous ne savons pas prier comme il faut (Cf. Romains 8, 26). Mais, à notre baptême, nous avons reçu le don de l’Esprit Saint. L’Esprit de Dieu nous habite et nous unit au Fils de Dieu, Jésus Christ.

Unis à lui et par lui, nous avons accès auprès du Père comme des fils bien-aimés. Non, nous ne savons pas prier comme il faut, mais l’Esprit vient à notre secours…

Une vie de prière est avant tout une grâce offerte.

Il ne s’agit donc pas tant de faire sa prière que d’accueillir ce don qui nous est fait de pouvoir nous adresser à Dieu comme notre Père, de nous adresser au Christ, Verbe de Dieu incarné, Fils éternel du Père, comme notre frère et notre ami.

Cette vérité a des conséquences pratiques :

On ne vient pas à la prière, on ne se met pas en prière comme on se met au travail : en crachant dans ses mains après avoir retroussé ses manches !

On vient à la prière, on se met en prière en se mettant à la disposition de l’Esprit Saint, sous son autorité, en s’en remettant à lui.

En s’en remettant à lui pour la conduite de ce temps de prière que nous allons prendre.

Nous ne savons pas d’avance ce qu’il veut nous donner.

Nous ne savons pas d’avance là où il veut nous conduire.

Il est donc nécessaire que nous adoptions une attitude d’entière disponibilité et de docilité u moment où nous allons nous mettre en prière, pour nous laisser éclairer et guider par le seul véritable maître de prière qu’est l’Esprit Saint.

Nous pouvons pour cela nous aider d’une invocation à l’Esprit, celle que nous trouvons dans notre cœur, ou bien une de celles que nous propose l’Église, ou bien encore l’une ou l’autre trouvée dans une revue, le refrain d’un chant connu, etc.

Qui es-tu, douce lumière, qui me remplis
et illumines la ténèbre de mon cœur ?
 
Comme la main d’une mère, tu me conduis
et, si tu me lâchais, je ne saurais faire un pas de plus.
 
Tu es l’espace enveloppant mon être
et l’abritant en toi.
 
Le rejetterais-tu,
il coulerait à pic dans l’abîme du néant
d’où tu le tiras pour l’élever vers la lumière.
 
Toi, qui m’es plus proche que je ne le suis moi-même,
qui m’es plus intérieur que mon propre cœur,
et pourtant insaisissable, inconcevable,
au-delà de tout nom,
Saint-Esprit, éternel Amour !
 
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix,
« Et je demeure en vous »
Source cachée 1998, Ad Solem/Cerf, p. 338
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