La vie fraternelle

Elle constitue un élément essentiel sur le chemin de l’union à Dieu, car amour de Dieu et amour du Frère sont inséparables. Plus le Carmel insiste sur le choix de la solitude pour Dieu, plus il valorise également la qualité de la communion fraternelle. C’est pourquoi l’Ordre est composé essentiellement de petites communautés afin de favoriser des relations plus personnelles entre tous les Frères. Le Prieur est lui-même un Frère parmi les autres. Elu pour trois ans, il veille à la fidélité de chacun à sa vocation et travaille à favoriser l’unité de la communauté.

Vie fraternelle 1 Né de la rencontre de quelques ermites sur le Mont Carmel en Palestine au 13e siècle, le courant religieux appelé à constituer l’Ordre du Carmel, s’est immédiatement structuré en vie de fraternité.

La communauté des ermites mettait en commun tous ses biens, distribués selon les besoins de chacun. Elle se réunissait, chaque matin pour la messe, et à intervalle régulier pour organiser ensemble la vie de la fraternité, ce que la Règle appelle « la garde de l’Ordre et le salut des âmes ».

Il s’agit de rien moins que d’accueillir en soi l’amour du Christ pour qu’il transfigure nos rapports avec les autres, ainsi que le dit l’Evangile : « aimer son prochain comme soi-même. »

Ainsi la « conversion » religieuse de ces ermites, la soumission de leur vie à la Loi du Seigneur méditée jour et nuit, est sans cesse confrontée aux exigences de la vie commune : paradoxe du Carmel.

Les engagements au service de l’Eglise, qui sont apparus au cours de l’histoire de l’Ordre, n’ont cessé d’obliger les Carmes à redéfinir les formes de leur vie commune. Les transformations sociales contemporaines et la volonté de l’Eglise d’annoncer aujourd’hui l’Evangile exigent que le Carmel s’établisse dans le monde en vivantes fraternités de prière.