Marchons ensemble Seigneur

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S’engager à la pauvreté, à la chasteté, à l’obéissance

Un regard prolongé sur le Christ pauvre nous engage sur un chemin de pauvreté.

Nous mettons tout en commun et nous veillons, ensemble, à avoir un style de vie modeste, réduisant nos besoins, portant le souci de partager avec les plus pauvres, préservant un espace de gratuité, dans un monde d’efficacité, de profit, d’assurance. S’il faut bien être partie prenante des réseaux économiques d’aujourd’hui, notre service de la prière nous demande de mettre de la distance vis-à-vis de ce qui captive, disperse et encombre. Vivre simplement, sans faire de bruit, « gardant les yeux sur notre Époux ». Lui désencombrera notre cœur pour l’envahir.

C’est à Lui seul que nous nous attachons en engageant notre vie dans le célibat, pour apprendre à mieux aimer tous les hommes, nos frères.

L’épreuve du désert du cœur, la vérité et la qualité de nos relations fraternelles, lentement, libèrent et dilatent notre capacité d’aimer. Nous sommes solidaires d’un monde de violence et de conflits et nous avons à apprendre le respect de l’autre, l’acceptation de nos différences, les chemins de paix et d’unité. Nous recevons nos sœurs de l’amour du Christ sans les avoir nous-mêmes choisies. L’espace d’accueil et de liberté que nous réservons à chacune reflète l’amour que le Christ-Epoux tisse avec nous.

En choisissant l’obéissance, nous remettons librement notre volonté à Jésus Serviteur.

Selon la règle de vie des carmélites, nous nous mettons au service de la construction de la Communauté, sous l’autorité de la prieure, celle à qui il revient de la diriger et de l’animer, ainsi que d’aider chacune sur son chemin.

Soumettre ses projets personnels, ses idées, ses désirs, à un regard autre que le sien, avancer selon la lumière reçue, tel est le libre choix de l’obéissance, de l’écoute.

Être carmélite, c’est devenir « serviteurs de l’Amour ».