HISTOIRE DU CARMEL DE TROYES, aujourd’hui à Saint-Germain.
Situé à la sortie de Troyes, sur la commune de St-Germain, à droite de la RN77 direction Auxerre : le Carmel. Il est devenu « Carmel d’Accueil » ou de Sœurs Aînées, qui vivent la vie du carmel dans des conditions adaptées aux santés.
Aujourd’hui 23 carmélites rassemblées de 9 carmels continuent de donner vie à ce lieu. Dans un climat de joie, plein d’Evangile sous le regard de Thérèse d’Avila, elles désirent accomplir leur mission de veille silencieuse et de prière au cœur de cette Eglise qui est dans l’Aube, avec et pour le monde tout entier. C’était les 27-29 novembre 1997.
ADRESSE
Carmel d’Accueil - 1164, rue de Troyes - 10 120 Saint Germain Tél. 03 25 71 53 60 et 06 75 56 76 90 - Fax. 03 25 72 90 99 - courriel : st_germain.carmel aliceadsl.fr
| Offices | Semaine | Dimanche |
|---|---|---|
| Laudes | 7 h 30 | 7 h 30 |
| Eucharistie | 11 h 15 | 9 h 00 |
| Vêpres | 17 h 00 | 17 h 00 |
| Lectures | 20 h 15 | 20 h 15 |
Nos ressources : les retraites des sœurs, et l’aide aux personnes âgées couvrent les dépenses de la vie courante .
Les sœurs en meilleure santé servent auprès des aînées, et aux multiples tâches de la vie quotidienne.
Le Carmel à Troyes a une longue histoire.
Première fondation : 14 septembre 1620 – le deuxième : 8 septembre 1630.
Le sieur Jacques de Vignier, marquis de Ricey, conseiller d’Etat, et son épouse Marie de Mesgrigny, désiraient fonder un monastère où ils pourraient placer leurs filles « sous la protection de la Vierge ». Connaissant la « sagesse » et la « prudence » de Monsieur de Bérulle, ils s’en remirent entièrement à lui « pour le choix de l’Ordre… » Il proposa les carmélites. Marie de Vignier offrit sa maison natale située rue du Bourg-Neuf .
Les mères fondatrices viendraient de trois monastères. Celui de Rouen ‘fournirait’ la prieure Marie de la Trinité d’Hannivel, et deux autres sœurs. Le carmel de Dieppe, deux sœurs ; celui de Paris une postulante et une sœur converse.
Elles arrivent à Troyes le 13 septembre. Le 14, inauguration du monastère. Il est placé sous le vocable de l’Incarnation du Sauveur, vocable favori de M. de Bérulle.
Marie de la Trinité d’Hannivel, nièce de Jean de Brétigny, grande figure du carmel de France, rejoint le 18 octobre 1604, les cinq Mères fondatrices, venues d’Espagne. Mère Anne de Jésus la choisit comme secrétaire et interprète, pour sa maîtrise de l’espagnol.
Elle prend l’habit du Carmel le 1er novembre 1604 – fait profession à Dijon le 1er novembre 1605. Première professe française – 2e prieure. Eminemment douée des talents nécessaires au gouvernement et au bien de l’Ordre, elle participera à de nombreuses fondations.
La communauté des carmélites prospérait. Son rayonnement était grand. L’Evêque René de Breslay y venait fréquemment. Naturellement, le Faubourg Croncels de Troyes, « jaloux du bonheur de la ville de posséder l’Ordre de la Ste Vierge, demanda avec insistance d’avoir le même avantage ». Marie de la Trinité « qui ne voyait en ses supérieurs que Jésus-Christ » est chargée par eux de cette dernière fondation.
Un terrain est rapidement acquis, et Jacques de Vignier accepta avec empressement la proposition de se rendre fondateur du nouveau couvent. Le 13 avril 1630, la Reine Anne d’Autriche, posa la 1re pierre du Carmel.
Le 8 septembre, le couvent « du Faubourg de Croncels » est fondé, sous le titre de Notre-Dame de Pitié, nom reçu par Marie de la Trinité, au cours d’une vision, le 3 avril 1630. Elle choisit les Sœurs qui participeront à la fondation. Elle est prieure alternativement de l’un ou l’autre monastère. C’est de celui-ci que nous descendons.
En 1747 le carmel du Bourg-Neuf, ayant subi la crise du jansénisme, est supprimé.
Ce sont les pièces originales de la fondation du carmel de Troyes signées par le roi Louis XIII.
Quelques dates :
1792 : dispersion des Sœurs à cause de la Révolution
1794 : elles se rassemblent dans une maison rue du Cloître St-Etienne
1828 : les Sœurs s’installent dans le nouveau monastère rue St-Jacques
1940, 4 juin : un gros bombardement détruit le monastère en quelques minutes.
Seules debout dans les ruines, la statue de la Vierge et celle de Petite Thérèse. Elles prendront place dans l’actuel monastère.
Au retour de « l’exode », les Sœurs sont logées par l’Evêché : Maison du Bon Pasteur, en grande précarité.
1948 : 27 novembre : les sœurs arrivent à Saint-Germain sur l’emplacement d’une ancienne briquetterie, dans un beau monastère tout neuf – à peine terminé.
1949 – 18 mai : pose de la 1re pierre de la chapelle
1950 – 25 avril : inauguration. Chapelle bondée – joie débordante.
1977 : sœur Chantal, habitée par un appel missionnaire part à Brazzaville rejoindre le carmel en fondation.
1996 – 9 août : la communauté, devenue trop peu nombreuse, offre son carmel à la Fédération, pour devenir « Carmel de Sœurs Aînées ». L’offre est accueillie avec reconnaissance.
1997 : année féconde en événements. A partir d’avril, début des travaux de transformation en accord avec le Conseil Général, jusqu’à devenir « maison de retraite pour sœurs carmélites âgées » aux normes de 1997 (cf : borderereau d’envoi du 24 janvier 1998).
Pour la clôture de l’année du centenaire de la mort de Thérèse de l’Enfant-Jésus, le 27 septembre : Bénédiction et inauguration solennelle du carmel aménagé – Portes ouvertes.
27 – 29 novembre : les huit Sœurs présentes ouvrent leur cœur aux arrivantes. Le 1er décembre : Sous la présidence de Mgr Daucourt, l’Eucharistie est célébrée solennellement. Les Sœurs renouvellent leurs vœux. La nouvelle communauté est créée. Chacune et toutes s’engagent dans l’Aventure.
1998 – 29 novembre : fête des 50 ans de l’arrivée du Carmel à St-Germain
2004 – 2 octobre : dans la foulée du 4e centenaire de l’arrivée des carmélites espagnoles en France, la communauté fait mémoire de sa fondatrice Sr Marie de la Trinité (d’Hannivel) et rend grâce pour la continuité de l’œuvre de l’Esprit.
« Un trait commun entre les deux époques, dira Mgr Stenger, Evêque de Troyes : c’est la communauté joyeuse et priante, riche de la convergence des sœurs de diverses communautés, apportant la singularité de leur tradition pour la mettre à disposition de toutes ».