l’amour est missionnaire

Thérèse de Lisieux aurait voulu être prêtre, missionnaire, théologienne… Elle aurait voulu remplir toutes les vocations à la fois, mais ses désirs immenses se heurtaient à ses limites. Dieu lui a fait alors comprendre de quelle manière elle pourrait le mieux répondre à tous ces appels qui criaient en elle : en étant simplement au cœur de l’Église, l’Amour, car l’Amour est nécessaire à toutes les vocations, et sans l’Amour, dit saint Paul, notre vocation est vaine.

Le Carmel réunit en cette vocation unique : l’Amour, cette soif de sauver le monde en lui révélant Dieu, et en même temps celle de vivre dans l’intimité de Dieu.

Nous rejoignons l’homme en ce qui le constitue fondamentalement, à savoir l’Amour. Notre action se situe à ce niveau uniquement. Notre apostolat est caché, mais non moins exigeant ! Pour faire découvrir l’Amour qui est Dieu, il nous faut essentiellement demeurer dans l’Amour ; être constamment « branché » sur Dieu pour délivrer l’Amour au cœur des hommes.

Notre vocation, notre mission, se situe au cœur de l’être, là où nul ne peut pénétrer sinon Dieu ; aussi il ne peut y avoir de frontière : par Dieu, nous pouvons atteindre tous les êtres, et notre lieu d’action se trouve là où est Dieu, notre place est en Lui, et plus nous sommes caché en Lui, plus nous sommes puissant pour le monde.

Les paradoxes se rejoignent : contemplation et mission trouvent leur origine en Dieu, c’est-à-dire dans l’Amour auquel nous sommes envoyé pour délivrer cet Amour au cœur du monde.

Sainte Thérèse de Lisieux, patronne des Missions, nous en a découvert la plus urgente, la plus efficace : celle de faire connaître l’Amour qui est Dieu