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		<title>Carmel en France</title>
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		<title>Christ, Roi de l'Univers ; Jean 18, 33-37</title>
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		<dc:date>2006-11-24T09:07:25Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Pour couronner l'ann&#233;e liturgique, l'&#201;glise f&#234;te le myst&#232;re de la royaut&#233; du Christ. Le symbole royal occupe une place centrale dans l'histoire de la R&#233;v&#233;lation comme nous le livre l'Ancien Testament. Mais il nous faut le lib&#233;rer de la charge que le pass&#233; fait peser sur ces mots : royaut&#233;, monarchie, absolutisme, pouvoir arbitraire aux mains d'un seul, etc. Il est indispensable de le situer dans son sens premier : &#8220;regere&#8221;, assurer une direction, une rectitude, une r&#232;gle de vie de l'&#234;tre et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2005-2006-annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2005-2006 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour couronner l'ann&#233;e liturgique, l'&#201;glise f&#234;te le myst&#232;re de la royaut&#233; du Christ. Le symbole royal occupe une place centrale dans l'histoire de la R&#233;v&#233;lation comme nous le livre l'Ancien Testament. Mais il nous faut le lib&#233;rer de la charge que le pass&#233; fait peser sur ces mots : royaut&#233;, monarchie, absolutisme, pouvoir arbitraire aux mains d'un seul, etc. Il est indispensable de le situer dans son sens premier : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#8220;regere&#8221;&lt;/em&gt;, assurer une direction, une rectitude, une r&#232;gle de vie de l'&#234;tre et de l'agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La f&#234;te du Christ Roi a &#233;t&#233; institu&#233;e relativement r&#233;cemment, en 1925, par le pape Pie XI. Il s'agissait pour le pape d'affermir la foi des fid&#232;les faces aux id&#233;ologies conqu&#233;rantes de l'&#233;poque, nationale-socialiste, fasciste et communiste. Ces id&#233;ologies n'avaient pas pour but seulement de gouverner la cit&#233; terrestre dans une l&#233;gitime autonomie du pouvoir politique par rapport au religieux. Elles avaient pour but de modeler un homme nouveau, de r&#233;genter toute la vie des personnes, et d'imposer par la force leur mani&#232;re de voir, elles &#233;taient totalitaires. Ces extr&#234;mismes avaient notamment en commun de prof&#233;rer la fonction totalitaire de l'&#201;tat sur le citoyen. Pour les tenants de ces id&#233;ologies et leurs dirigeants, leur victoire amenait &#224; exclure la foi chr&#233;tienne de la soci&#233;t&#233;. La popularit&#233; de ces id&#233;ologies &#224; partir des ann&#233;es 20 mettait en p&#233;ril la libert&#233; religieuse et la foi des chr&#233;tiens. Il fallait redire une dimension essentielle de la R&#233;v&#233;lation : la foi au Christ n'est pas une v&#233;rit&#233; subordonn&#233;e au politique, ni une affaire purement priv&#233;e. Cette f&#234;te a donc un caract&#232;re p&#233;dagogique. Elle vise &#224; nous rappeler qu'il nous faut toujours nous garder des idoles c'est-&#224;-dire des id&#233;ologies, des mani&#232;res de penser, qui veulent r&#233;genter toute notre vie personnelle, et exclure la libert&#233; religieuse de la soci&#233;t&#233;. La communaut&#233; politique et l'Eglise, tout en &#233;tant &#171; ind&#233;pendantes et autonomes, chacune dans son domaine &#187;, sont toutes les deux &#171; au service de la vocation personnelle et sociale des personnes humaines &#187; (Vatican II, &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Gaudium et spes&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dire que le Christ est Roi, c'est affirmer que, dans son humanit&#233; glorifi&#233;e, le Christ a autorit&#233; comme Dieu non seulement sur la terre, mais sur le cosmos tout entier, sur tous ces mondes dont nous connaissons l'existence et sur tous ceux que notre science n'a pas encore d&#233;couverts. Dire que le Christ est Roi, c'est proclamer aussi qu'il est le ma&#238;tre de l'histoire pour tous les peuples et dans tous les temps, et qu'il m&#232;ne souverainement le destin de chaque homme, de chaque communaut&#233;, en faisant concourir tous les &#233;v&#233;nements au bien de ceux qui l'aiment. Dire que le Christ est Roi, c'est reconna&#238;tre que l'amour du Christ lui donne autorit&#233; sur nous ; c'est reconna&#238;tre que le Christ a le droit de nous aimer comme il veut, autant qu'il veut et que notre premier devoir est d'accueillir, d'&#233;couter. C'est aussi reprendre avec courage et bonheur, le chemin que librement nous avons choisi pour l'aimer et le suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La f&#234;te du Christ Roi de l'univers en concluant l'ann&#233;e liturgique en donne aussi l'orientation d&#233;finitive. Au cours de cette ann&#233;e liturgique, nous avons successivement c&#233;l&#233;br&#233; l'attente de la venue du Sauveur, sa naissance parmi nous, nous avons entendu et accueilli sa pr&#233;dication, nous avons v&#233;cu sa passion et sa r&#233;surrection, et enfin nous avons re&#231;u l'Esprit du Seigneur pour vivre de la vie m&#234;me du Christ. L'ensemble de ces c&#233;l&#233;brations trouve un enracinement historique dans la vie sur terre de J&#233;sus et les commencements de l'&#233;glise. Aujourd'hui, cette solennit&#233; &#224; un caract&#232;re particulier, car elle n'a pas d'enracinement historique dans les &#233;vangiles, nous c&#233;l&#233;brons un &#233;v&#233;nement avenir &#224; savoir l'av&#232;nement en gloire du Christ J&#233;sus que nous proclamons apr&#232;s la cons&#233;cration eucharistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin des temps, le Christ viendra achever toute l'&#339;uvre de son P&#232;re. Il viendra remettre toute la cr&#233;ation entre les mains du P&#232;re, et J&#233;sus sera &#233;tabli Seigneur sur toute la cr&#233;ation, et ainsi tout sera d&#233;finitivement accompli. En c&#233;l&#233;brant cette f&#234;te, nous voulons signifier que notre vie &#224; un sens qui s'inscrit dans l'histoire de l'humanit&#233; et qui concernent tous les peuples. Notre vie &#224; un sens, c'est-&#224;-dire qu'elle a qu'une orientation, elle s'inscrit dans un d&#233;roulement voulu, nous avons un but qui nous est d&#233;sign&#233; par Dieu lui-m&#234;me. Notre vie personnelle, comme la terre, n'est pas ballott&#233;e par des forces contradictoires, produits du hasard et de la n&#233;cessit&#233;, vers un avenir ind&#233;termin&#233;. Notre vie personnelle et la cr&#233;ation tout enti&#232;re tirent leur origine de Dieu et elles trouvent leur fin en Dieu. Notre vie &#224; un sens car elle a un point de d&#233;part et un point d'arriv&#233;e ainsi qu'une force directrice qui sont l'&#339;uvre de Dieu en nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Verbe s'est fait chair, il a demeur&#233; parmi nous, partageant en tout notre condition d'homme except&#233; le p&#233;ch&#233; ; il nous a r&#233;v&#233;l&#233; sa gloire sur la Croix, lorsqu'il nous a &#171; aim&#233;s jusqu'&#224; la fin &#187; (Jn 13, 1). Exalt&#233; &#224; la droite du P&#232;re, il r&#232;gne d&#233;j&#224; sur l'univers, m&#234;me si nous sommes encore dans le temps de la patience, qui pr&#233;c&#232;de sa venue d&#233;finitive. Tout au long de l'ann&#233;e, l'&#201;glise a m&#233;dit&#233; sur ces saints myst&#232;res dont elle a nourri sa pri&#232;re, son action de gr&#226;ce, son adoration. Dans la c&#233;l&#233;bration de ce jour, elle ravive son esp&#233;rance en relisant quelques extraits des Ecritures empreints d'une majest&#233; toute particuli&#232;re. Nous sommes invit&#233;s, seuls dans notre pri&#232;re personnelle, ou en Eglise avec toute la communaut&#233; croyante, &#224; &#171; regarder &#187;, comme Daniel, &#171; au cours des visions de la nuit &#187; de notre foi, c'est-&#224;-dire &#224; la lumi&#232;re de la R&#233;v&#233;lation, en direction de l'Orient d'o&#249; viendra le Seigneur &#171; comme un Fils d'homme &#187; couvert de &#171; gloire et de royaut&#233; &#187; (1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;re&lt;/sup&gt; lect.). Car il est fid&#232;le le Dieu qui nous appelle, et il ne saurait faillir &#224; sa Parole : &#171; Voici qu'il vient parmi les nu&#233;es, et tous les hommes le verront &#187; (2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;de&lt;/sup&gt; lect.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la charni&#232;re de deux ann&#233;es liturgiques, la f&#234;te du Christ Roi donne d&#233;j&#224; l'orientation de la premi&#232;re partie de l'Avent, qui nous invite &#224; ranimer notre esp&#233;rance en la venue prochaine de Notre Seigneur J&#233;sus-Christ. L'&#201;glise nous rappelle ainsi que toute la vie du chr&#233;tien se d&#233;roule dans cet entre-deux : nous vivons, certes, au c&#339;ur de ce monde, mais notre d&#233;sir nous garde tendus vers le Royaume qui vient. C'est cet entre-deux qui donne du sens &#224; notre vie et nous invite &#224; accueillir J&#233;sus comme notre ma&#238;tre int&#233;rieur pour qu'il m&#232;ne notre vie &#224; son accomplissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Antoine-Marie, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>33e Dimanche T.O. ; Mc 13, 24-32</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/33eme-Dimanche-T-O-Mc-13-24-32.html</link>
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		<description>&lt;p&gt;La le&#231;on du figuier&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2005-2006-annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2005-2006 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Beaucoup de gens, m&#234;me parmi les chr&#233;tiens, essaient d'imaginer la fin du monde. On en fait des romans, on en fait des films, comme si l'important &#233;tait de faire peur. Mais est-ce vraiment ainsi que J&#233;sus voyait les choses ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une chose est s&#251;re, et J&#233;sus l'a dit formellement, c'est que sa venue en gloire marquera la fin de l'histoire ; et cette fin, il nous faut &#224; la fois l'attendre, l'esp&#233;rer et la pr&#233;parer. Comme le dit notre Credo :&#171; J'attends la r&#233;surrection des morts et la vie du monde &#224; venir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus n'a pr&#233;sent&#233; aucun sc&#233;nario des derniers temps : il se contente de les &#233;voquer en reprenant les images traditionnelles des proph&#232;tes, sp&#233;cialement Daniel, qu'il cite tr&#232;s souvent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins J&#233;sus, dans ce passage de Marc 13, distingue trois moments :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le commencement des douleurs : J&#233;sus d&#233;crit l&#224; tout ce que les g&#233;n&#233;rations de chr&#233;tiens depuis lors ont connu : les guerres, les tremblements de terre, les faux messies et les pers&#233;cutions. Le temps des douleurs est-il uniquement un temps de catastrophe ? Non, car c'est aussi le temps o&#249; l'&#201;vangile est proclam&#233; &#224; toutes les nations et o&#249; l'Esprit Saint parle lui-m&#234;me pour la d&#233;fense des disciples de J&#233;sus. D'ailleurs les douleurs sont des douleurs d'enfantement : l'humanit&#233; selon Dieu, l'&#201;glise de J&#233;sus, est enfant&#233;e tout au long de ce commencement.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Viennent ensuite, dans l'&#201;vangile de Marc, &#171; les jours de d&#233;tresse &#187;, qui visent probablement une &#233;preuve plus pr&#233;cise, comme les combats qui ont marqu&#233; la prise de J&#233;rusalem.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mais la fin du monde est encore autre chose. Elle aura lieu &#171; en ces jours-l&#224;, apr&#232;s cette d&#233;tresse &#187;. L'histoire des hommes s'arr&#234;tera ; le soleil et la lune cesseront de marquer les jours et les nuits. Alors on verra le Fils de l'Homme (J&#233;sus Fils de Dieu), venir, entour&#233; de nu&#233;es, dans la pl&#233;nitude de la puissance et dans la gloire.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;La fin du monde sera surtout l'irruption du monde nouveau, la manifestation de la gloire du Christ, et l'immense rassemblement de tous les amis de J&#233;sus, tous ses fid&#232;les, les &#233;lus de tous les pays et de tous les temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce l&#224; une catastrophe ? Non : c'est la r&#233;ussite du plan de Dieu, c'est le moment, connu de Dieu seul, o&#249; Il d&#233;clarera : &#171; C'est fait ; mon amour a r&#233;ussi l'homme &#187;, c'est le moment de l'enfantement apr&#232;s les douleurs, c'est le premier cri de l'humanit&#233; nouvelle, qui ouvrira les yeux &#224; la gloire du Christ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin du monde, c'est l'&#233;t&#233; de Dieu, et J&#233;sus y insiste. Qu'est-ce qui rend si tendres les jeunes pousses du figuier ? Qu'est-ce qui fait appara&#238;tre les feuilles ? &#8211; La s&#232;ve, tout simplement. Et quand la s&#232;ve monte, les fruits viennent, s&#251;rement ; l'&#233;t&#233; arrive, immanquablement ; de m&#234;me que, lorsque les douleurs surviennent, c'est que l'enfant demande &#224; na&#238;tre et &#224; vivre. Voil&#224; ce qu'est la fin du monde, aux yeux de J&#233;sus : c'est la pouss&#233;e victorieuse de la s&#232;ve ; c'est la naissance de l'homme nouveau selon Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hommes guettent partout la catastrophe ; or la fin du monde sera un moment de maturit&#233;, le moment de la maturit&#233;. D&#233;j&#224; le proph&#232;te Daniel l'annon&#231;ait de la part de Dieu :&#171; En ce temps-l&#224; viendra le salut de tous les peuples, de tous ceux dont le nom se trouvera dans le livre de Dieu &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, c'est parfois dans la douleur que nous nous pr&#233;parons &#224; cette victoire de Dieu. Oui, il y a et il y aura des jours de d&#233;tresse, et c'est pourquoi nous devons rester &#233;veill&#233;s, &#171; tout &#233;veill&#233;s dans notre foi &#187; et dans l'amour fraternel, serrant dans le creux de notre main la perle du Royaume, c'est-&#224;-dire la promesse que J&#233;sus nous a faite et la promesse que nous avons faite &#224; J&#233;sus. Mais J&#233;sus nous a sauv&#233;s une fois pour toutes : il n'aura pas besoin de se lever &#224; nouveau pour souffrir et mourir. Il s'est assis, pour toujours, &#224; la droite de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>32e Dimanche T.O. ; Marc 12, 38-44</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/32eme-Dimanche-T-O-Marc-12-38-44.html</link>
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		<description>&lt;p&gt;L'obole de la veuve&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2005-2006-annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2005-2006 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J&#233;sus &#233;tait observateur. Il aimait les choses et les &#234;tres. Selon lui, les humbles r&#233;alit&#233;s de la vie &#233;taient pleines de le&#231;ons pour qui savait les voir avec son c&#339;ur. Comme les sages de l'Ancienne Alliance, J&#233;sus se passionnait pour l'homme, et surtout pour la mani&#232;re dont l'homme cherchait Dieu et parlait &#224; Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224; il s'&#233;tait assis et regardait, tranquillement, comment les croyants d'Isra&#235;l apportaient leurs pi&#232;ces pour le tr&#233;sor du temple, &#171; le denier du culte &#187;, en quelque sorte. Mais en fait de denier, la pauvre veuve, la veuve pauvre, n'avait que quelques petites pi&#232;ces, minces et l&#233;g&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus a aim&#233; son geste. Il a appel&#233; ses disciples aupr&#232;s de lui, comme pour leur communiquer un enseignement important :&#171; Amen, je vous le dis &#8230; &#187; C'est ainsi que J&#233;sus introduisait les certitudes ou les le&#231;ons qu'il voulait inculquer &#224; ses disciples : &#171; Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres dans le tr&#233;sor &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord elle a donn&#233; malgr&#233; sa pauvret&#233;. Sa pauvret&#233; ne l'a pas d&#233;courag&#233;e. Bien que pauvre, elle avait quelque chose &#224; donner &#224; Dieu. Ce jour-l&#224;, elle a su faire pour Dieu une folie : donner &#224; Dieu sa derni&#232;re assurance, s'en remettre &#224; Dieu pour l'avenir, et pour le pain d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a accept&#233; de manquer, pour que Dieu, dans sa vie, f&#251;t le premier servi. Elle a su affronter le risque de manquer, comme la veuve de Sarepta, qui a sacrifi&#233; pour &#201;lie sa derni&#232;re poign&#233;e de farine. Elle n'a pas eu peur de sa pauvret&#233;, ni devant Dieu ni devant les hommes. Elle ne s'est pas dit :&#171; De quoi vais-je avoir l'air, venant apr&#232;s &#187;beaucoup&#171; de riches qui ont donn&#233; &#187;beaucoup&#034;, moi qui vais &#234;tre seule &#224; donner quasi rien !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle ne s'est pas dit :&#171; Seuls les riches sont int&#233;ressants ; moi, je n'ai qu'&#224; m'&#233;craser devant Dieu et devant les hommes, parce que je suis pauvre et que je le serai toujours &#187;. Elle n'a pas regard&#233; le don des autres pour s'en attrister, elle n'a pas song&#233; &#224; comparer. Elle a donn&#233; &#171; comme elle avait r&#233;solu dans son c&#339;ur &#187;, pour reprendre la formule de Paul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et non seulement elle a su donner, bien que pauvre, mais elle a donn&#233; sa pauvret&#233; ; et c'est cela surtout qui a touch&#233; J&#233;sus. Elle savait que son obole allait la rendre plus pauvre encore, mais sa foi toute simple et droite lui disait que Dieu l'aimait ainsi, qu'elle n'avait pas &#224; devenir riche pour pouvoir donner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dieu accueille avec joie l'offrande d'une pauvre qui reste pauvre, et qui accepte de le rester devant lui et devant les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus, dans ce don inconditionnel, retrouve l'un des r&#233;flexes de son propre c&#339;ur : &#171; lui qui, de riche qu'il &#233;tait, s'est fait pauvre, pour nous enrichir par sa pauvret&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a tant de mani&#232;res de se sentir d&#233;muni : d&#233;muni d'atouts pour faire sa route dans la vie, d&#233;muni de sant&#233; ou de gr&#226;ce physique, d&#233;muni d'appuis ou d'amiti&#233;. Et parce que toutes ces pauvret&#233;s nous d&#233;pr&#233;cient &#224; nos propres yeux, nous serions tent&#233;s d'en faire reproche aux autres et &#224; Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la veuve de l'&#201;vangile nous montre le vrai chemin : oui, nous sommes pauvres, mais nous savons quoi faire de notre pauvret&#233; : la reconna&#238;tre, la pr&#233;senter au Seigneur, et nous mettre, d&#232;s aujourd'hui, sans attendre, au service du Royaume, tels que nous sommes, tels que Dieu nous voit et nous aime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>31e Dimanche T.O., Marc 12, 28-34</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/31eme-Dimanche-T-O-Marc-12-28-34.html</link>
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		<dc:date>2006-11-03T08:10:23Z</dc:date>
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		<description>&lt;p&gt;Le plus grand commandement&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2005-2006-annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2005-2006 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon la tradition des rabbins, la Loi de Mo&#239;se comprenait 613 commandements, dont 365 &#233;taient des interdictions, et 213 des pr&#233;ceptes positifs. L'une des r&#232;gles d'interpr&#233;tation avait tendance &#224; situer tous les commandements sur le m&#234;me plan :&#171; Que le commandement l&#233;ger te soit aussi cher que le commandement grave ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela pouvait partir d'une bonne intention, et exprimer un amour de Dieu tr&#232;s attentif ; mais cela pouvait tout aussi bien virer au l&#233;galisme pointilleux, et parfois aboutir &#224; une d&#233;formation des consciences. Ainsi certains rabbins mettaient-ils sur une m&#234;me ligne la d&#233;fense de d&#233;nicher des oiseaux et le pr&#233;cepte d'honorer son p&#232;re et sa m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au temps de J&#233;sus quelques hommes clairvoyants dans leur foi essayaient d'&#233;tablir une hi&#233;rarchie parmi ces multiples obligations de la Loi ; d'o&#249; la question de ce sp&#233;cialiste &#224; J&#233;sus :&#171; Quel commandement est le premier de tous ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus r&#233;pond d'abord en citant Dt 6,5, un beau texte que tous avaient en m&#233;moire, puisque, d&#233;j&#224; au temps de J&#233;sus, tous les hommes juifs devaient le r&#233;citer au moins deux fois par jour. C'est le texte m&#234;me de notre premi&#232;re lecture d'aujourd'hui : &#171; &#201;coute, Isra&#235;l, le Seigneur, notre Dieu, est le seul. Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton c&#339;ur, de toute ton &#226;me, de toute ta pens&#233;e et de toute ton &#233;nergie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il ne faudrait pas ici forcer la distinction entre c&#339;ur, &#226;me, et pens&#233;e. Pour nous, occidentaux modernes, le c&#339;ur sert surtout &#224; aimer ; pour un h&#233;breu, le c&#339;ur a sa part aussi dans l'activit&#233; intellectuelle : Dieu donne un c&#339;ur pour comprendre (Dt 29,3). Pour les juifs du temps de J&#233;sus, le c&#339;ur est &#224; la fois conscience et m&#233;moire, intuition et force morale. Dans le c&#339;ur r&#233;sonnent toutes les affections ; mais c'est aussi dans le c&#339;ur que les impressions et les id&#233;es se changent en d&#233;cisions et en projets . Et surtout c'est dans le c&#339;ur que s'enracinent l'attitude croyante et la fid&#233;lit&#233; &#224; Dieu. Le c&#339;ur, au sens biblique, c'est donc le tout de l'homme int&#233;rieur, et le lieu privil&#233;gi&#233; du risque de la foi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi :&#171; Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton c&#339;ur &#187; signifie :&#171; Toute ta personne sera mobilis&#233;e pour l'amour de ton Dieu ; tu dois tendre vers Dieu avec le meilleur de toi-m&#234;me &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais J&#233;sus ajoute aussit&#244;t, en citant cette fois le L&#233;vitique (19,18) :&#171; Tu aimeras ton prochain comme toi-m&#234;me &#187;. C'est le second commandement, toujours ins&#233;parable du premier et pourtant toujours distinct. Car l'amour pour autrui ne peut pas remplacer l'amour pour Dieu, pas plus que le prochain ne peut remplacer Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les deux commandements sont semblables, parce que l'amour du prochain, comme l'amour pour Dieu, doit mobiliser toute la personne et toutes ses forces. On ne peut vraiment s'approcher de Dieu, sans commencer &#224; aimer tout ce que Dieu aime ; et plus on est pr&#232;s de Dieu, plus on se rend proche des autres fils de Dieu. &#171; La charit&#233;, c'est tout sur la terre, disait Th&#233;r&#232;se de Lisieux, et l'on est sainte dans la mesure o&#249; on la pratique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ma&#238;tre, r&#233;pond le scribe &#224; J&#233;sus, tu as parfaitement dit que Dieu est l'Unique, et qu'il n'y en a pas d'autre que lui ; l'aimer de tout son c&#339;ur, de toute son intelligence et de toute sa force, et aimer le prochain comme soi-m&#234;me, vaut mieux que tous les holocaustes et tous les sacrifices (d'animaux) &#187;. Et J&#233;sus, voyant qu'il avait r&#233;pondu avec sagacit&#233;, lui dit :&#171; Tu n'es pas loin du R&#232;gne de Dieu &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tu n'es pas loin : c'est &#224; la fois encourageant et d&#233;cevant. Cela veut dire : &#187;Tu y viens ; mais tu n'y es pas encore&#171; . &#187;Tu n'es pas loin&#171; : c'est &#224; chacun de nous que J&#233;sus s'adresse, puisque nous sommes r&#233;unis pour entendre sa parole &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu n'es pas loin, puisque tu cherches la v&#233;rit&#233;, puisque tu veux la trouver aupr&#232;s de moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu n'es pas loin, puisque tu veux donner un sens &#224; ta vie, &#224; ton travail, &#224; tes souffrances, &#224; ton d&#233;vouement ; puisque tu veux prendre du recul par rapport au tourbillon de ta vie ; puisque tu veux &#233;chapper &#224; l'engrenage de la routine, au mensonge des relations superficielles, &#224; tout ce qui rapetisse ta vie, comme les 613 commandements de la loi que tu t'es faite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu n'es pas loin, si tu as entrevu l'importance de la charit&#233;, si tu as compris qu'il faut vouloir concr&#232;tement pour ton fr&#232;re ce que tu veux pour toi : une vie joyeuse, donn&#233;e, efficace, la reconnaissance par les autres, et l'amiti&#233; de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, Seigneur, si je ne suis pas loin, dis-moi, aujourd'hui, ce qui me manque encore pour &#234;tre tout pr&#232;s de toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Toussaint 2006, Mt 5, 1-12</title>
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		<dc:date>2006-10-31T12:49:44Z</dc:date>
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		<description>&lt;p&gt;La Toussaint nous d&#233;couvre la beaut&#233; de l'Eglise&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2005-2006-annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2005-2006 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La liturgie de la Toussaint est l'occasion pour nous de tourner notre regard tant vers le pass&#233;, vers ceux qui nous ont pr&#233;c&#233;d&#233;s sur le chemin de la foi, que vers l'avenir, vers cette pleine r&#233;alisation de l'&#339;uvre de Dieu, ce rassemblement des saints dont nous parle le livre de l'Apocalypse. Et ce double regard, vers l'ancien et le nouveau, nous permet de bien saisir le myst&#232;re de l'&#201;glise dans sa dimension spirituelle. En effet, dans cette liturgie de la Toussaint, bien plus que d'habitude, le Ciel et la Terre viennent se rencontrer pour c&#233;l&#233;brer l'Amour de Dieu qui &#339;uvre en chaque homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, notre regard se tourne vers ceux qui nous ont pr&#233;c&#233;d&#233;s et qui ont, d'une mani&#232;re ou d'une autre, v&#233;cu les myst&#232;res &#233;vang&#233;liques, et pour qui les promesses des B&#233;atitudes se sont r&#233;alis&#233;es. Et si nous nous tournons vers eux, c'est avant tout pour les remercier, pour rendre gr&#226;ce, car sans tous ces chr&#233;tiens qui nous ont transmis le myst&#232;re de la Foi, nous ne serions pas l&#224; o&#249; nous sommes. Suivant l'ordre chronologique, il nous faut remercier avant tout bien s&#251;r la bienheureuse vierge Marie et les ap&#244;tres pour avoir su accueillir et annoncer en premier J&#233;sus, verbe de Dieu fait homme, mort et ressuscit&#233; pour nous. Ensuite, viennent tous ceux qui ont su accueillir le d&#233;p&#244;t de la Foi, le transmettre et le faire fructifier depuis plus de 2000 ans. Enfin, pour chacun de nous, il y a tous ceux qui nous ont permis d'accueillir nous-m&#234;mes cette Foi, nos parents ou grands-parents, des amis, tous ceux qui nous ont marqu&#233;s. Chacun, en ce jour, peut faire la liste de ses saints ordinaires qui ont compt&#233; pour lui et qui ont &#233;t&#233; le relais pour l'&#339;uvre de gr&#226;ce en nos c&#339;urs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car ce regard vers ceux qui nous ont pr&#233;c&#233;d&#233;s nous donne un premier enseignement sur le myst&#232;re de l'Eglise qui reprend la fameuse r&#233;flexion de Paul contemplant sa propre vie, &#171; la puissance de Dieu se d&#233;ploie dans la faiblesse &#187;. En effet, rendre gr&#226;ce pour ceux qui nous ont pr&#233;c&#233;d&#233;s et qui ont &#233;t&#233; pour nous des relais, ce n'est pas canoniser tout leur vie, mais reconna&#238;tre la puissance de Dieu qui se sert d'hommes et de femmes bien fragiles. Par exemple, que sont les ap&#244;tres sans le don de l'Esprit Saint &#224; la Pentec&#244;te ? On peut dire sans exag&#233;rer que ce n'est qu'une bande de trouillards ayant perdu tout espoir, et enferm&#233;s au c&#233;nacle. Mais nous savons aussi que par la gr&#226;ce de Dieu, ils seront les artisans de la plus belle aventure que l'humanit&#233; ait connue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le regard de foi, qui nous permet de d&#233;couvrir la r&#233;alit&#233; spirituelle, nous aide aujourd'hui &#224; ne pas enfermer la r&#233;alit&#233; eccl&#233;siale dans les faiblesses des humaines, sans pour cela les excuser. Nous savons que le myst&#232;re de l'&#339;uvre de Dieu d&#233;passe et transcende les vases d'argile dans laquelle elle est &#224; l'&#339;uvre. Ainsi, si nous pouvons nous nourrir de la s&#232;ve du Carmel aujourd'hui, c'est bien gr&#226;ce aux fr&#232;res et soeurs qui ont fait vivre les communaut&#233;s qui nous accueillent aujourd'hui. Et si nous sommes champions pour pouvoir discerner les faiblesses de nos fr&#232;res et soeurs d'hier et d'aujourd'hui, nous ne pouvons les y enfermer. Certes, nous pouvons croire, par illusion ou par esp&#233;rance, que nous ferons mieux que ceux qui nous ont pr&#233;c&#233;d&#233;s, cependant nous ne pouvons oublier deux choses : c'est par eux que l'&#339;uvre de Dieu s'est accomplie, et c'est gr&#226;ce &#224; eux que nous pouvons en vivre aujourd'hui. Chacun est porteur du myst&#232;re de l'&#339;uvre de Dieu qui nous d&#233;passe tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce regard d'action de gr&#226;ces vers le pass&#233; &#233;claire notre pr&#233;sent en nous faisant prendre conscience que le myst&#232;re de l'Eglise transcende les r&#233;alit&#233;s humaines. Et c'est encore cette r&#233;alit&#233; spirituelle que d&#233;couvre notre regard lorsqu'ils se tournent vers l'avenir. Le livre de l'Apocalypse nous d&#233;couvre la pleine r&#233;alisation de cette &#339;uvre de Dieu, et le passage entendu nous ouvre sur cette foule de t&#233;moins qui c&#233;l&#232;brent la liturgie c&#233;leste : les hommes rassembl&#233;s par le Christ, t&#234;te du corps, tourn&#233; vers le P&#232;re, dans la puissance de l'Esprit Saint. En effet, le royaume de Dieu ne consiste pas en des questions de nourriture ou de boissons, il est paix et joie, exultation pour tous ceux qui participent &#224; la louange de la vie trinitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cette r&#233;alit&#233; spirituelle c&#233;leste nous invite &#224; toujours comprendre nos liturgies terrestres dans cette dynamique trinitaire. Nos c&#233;l&#233;brations perdent une grande partie de leur valeur lorsqu'elles sont comme repli&#233;es sur elle-m&#234;me, quand elles sont purement terrestres. Et elles sont purement terrestres lorsqu'elles se veulent uniquement un temps de r&#233;flexion intellectuelle, un temps de rassemblement humain, une &#8220;autoc&#233;l&#233;bration&#8220; de l'assembl&#233;e. Car toute liturgie chr&#233;tienne nous ouvre &#224; la communion de tous les saints, &#224; une v&#233;ritable catholicit&#233; &#224; travers le temps et l'espace. Toute liturgie chr&#233;tienne unit le Ciel et la Terre dans la louange, l'action de gr&#226;ce pour l'&#339;uvre d'Amour du P&#232;re en nos c&#339;urs par ses deux mains que sont le Fils et l'Esprit Saint. La f&#234;te de la Toussaint nous permet de rappeler cette r&#233;alit&#233; spirituelle de l'unit&#233; du corps du Christ, du temple de l'Esprit Saint qu'est l'Eglise, l'humanit&#233; sauv&#233;e et rassembl&#233;e pour &#234;tre louange du P&#232;re. Le Ciel et la Terre, par tous les saints de tous les temps, sont unis pour c&#233;l&#233;brer l'unique et v&#233;ritable liturgie qu'est la vie trinitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; R&#233;jouissons-nous, et soyons dans l'all&#233;gresse, car notre r&#233;compense sera grande dans les cieux. &#187; Cette joie est celle de tous ceux qui nous ont pr&#233;c&#233;d&#233;s et avec qui nous c&#233;l&#233;brons aujourd'hui les promesses de Dieu qui se r&#233;alise d&#233;j&#224; en nos c&#339;urs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Antoine-Marie, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>30e Dimanche T.O. , Mc 10,46-52</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/30eme-Dimanche-T-O-Mc-10-46-52.html</link>
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		<dc:date>2006-10-27T06:30:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>&lt;p&gt;L'aveugle Bar Tim&#233;e&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2005-2006-annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2005-2006 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J&#233;sus, avant d'aborder la longue mont&#233;e vers J&#233;rusalem, traverse J&#233;richo, dans la vall&#233;e du Jourdain, puis il sort de la ville, accompagn&#233; d'une foule assez nombreuse, celle des p&#232;lerins qui montaient comme lui, pour la P&#226;que, &#224; la Ville Sainte. C'est &#224; ce moment pr&#233;cis que saint Marc situe l'&#233;pisode de l'aveugle Bar Tim&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mieux saisir et ressaisir ce qui s'est pass&#233;, nous allons suivre les faits : d'abord du point de vue de la foule, puis du point de vue de J&#233;sus, et enfin du point de vue de Bar Tim&#233;e lui-m&#234;me, avant d'actualiser l'&#233;pisode dans notre vie de chr&#233;tiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour la foule, c'est bien simple : Bar Tim&#233;e est un g&#234;neur. Non seulement il est d&#233;pendant des autres pour ses longs d&#233;placements, non seulement il mendie, mais voil&#224; qu'il se met &#224; crier ! Les handicap&#233;s sont toujours ressentis comme g&#234;nants par les soci&#233;t&#233;s o&#249; r&#232;gne le confort, m&#234;me lorsqu'ils ne crient pas, m&#234;me lorsqu'ils n'ont pas de voix pour se faire entendre. Et le plus grave des handicaps, c'est de ne pas pouvoir acc&#233;der &#224; la foi, soit &#224; cause de barri&#232;res culturelles, soit &#224; cause des s&#233;quelles d'une &#233;ducation, soit &#224; cause du contre-t&#233;moignage des croyants, ou encore &#224; cause du poids d'une vie de p&#233;ch&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien d'hommes et de femmes, combien de jeunes, sont encore l&#224; , au bord de la route, entendant passer ceux qui marchent avec J&#233;sus, ceux qui ont J&#233;sus, ceux qui parfois se servent de J&#233;sus, sans pouvoir faire autre chose que de tendre la main vers un peu d'amiti&#233; vers un regard, vers un moment de dialogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour J&#233;sus, la pr&#233;sence de l'aveugle Bar Tim&#233;e va &#234;tre, une fois de plus, l'occasion d'entamer et de contester l'&#233;go&#239;sme de la foule, l'&#233;go&#239;sme de chacun lorsqu'il est dans la foule. Pourtant J&#233;sus est, ce jour-l&#224;, l'homme de la foule, le h&#233;ros de la foule. Ces gens qui l'accompagnent, qui l'entourent, qui l'accaparent, sont les m&#234;mes qui vont, &#224; la fin du voyage, l'acclamer &#224; J&#233;rusalem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or J&#233;sus, malgr&#233; le brouhaha des conversations, entend le cri isol&#233; de l'aveugle. J&#233;sus, en s'arr&#234;tant, fait s'arr&#234;ter la foule. Car cet homme, cet aveugle que la foule n&#233;glige, et m&#234;me qu'elle rabroue pour le faire taire, est, aux yeux de J&#233;sus, unique, irrempla&#231;able, et il sera, ce jour-l&#224;, le privil&#233;gi&#233; de son amour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus, comme &#224; son habitude, va se comporter en &#233;ducateur. Il &#233;duque la foule &#224; la charit&#233; active ; sans faire aucun reproche &#224; tous ces gens qui passaient sans voir l'aveugle, sans le remarquer, J&#233;sus dit simplement :&#171; Appelez-le &#187;. La foule devient ainsi le relais de la charit&#233; de J&#233;sus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'aveugle, c'est sa foi qui va &#234;tre &#233;duqu&#233;e. J&#233;sus attend qu'il arrive devant lui, et lui demande : &#171; Que veux-tu que je fasse pour toi ? &#187; Cela nous semble &#233;vident, mais J&#233;sus sait l'importance de la parole pour cet aveugle : Bar Tim&#233;e ne voit pas J&#233;sus ; il ne peut rien lire, rien deviner, dans les yeux de J&#233;sus. Il faut que J&#233;sus lui parle pour qu'il y ait communication entre eux deux. Et puis surtout, J&#233;sus veut donner &#224; cet homme la joie d'exprimer sa confiance :&#171; Rabb&#251;n&#299;, que je retrouve la vue ! &#187; Rabb&#251;n&#299; : c'est plus et mieux que &#171; rabb&#299; &#187; ; c'est non seulement :&#171; ma&#238;tre &#187;, mais &#171; mon ma&#238;tre ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes maintenant &#224; m&#234;me de revivre cette gu&#233;rison comme Bar Tim&#233;e l'a v&#233;cue, en nous disant : l'aveugle, c'est moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une grande foule n'est pas toujours une aubaine pour un mendiant ; et Bar Tim&#233;e aurait pu se r&#233;signer ce jour-l&#224;. Mais entendant dans la foule parler de J&#233;sus, le proph&#232;te de Nazareth, il se met &#224; crier :&#171; Fils de David, J&#233;sus, aie piti&#233; de moi ! &#187; Autrement dit :&#171; J&#233;sus, toi qui es le Messie attendu, aie piti&#233; de moi ! &#187; Le passage de J&#233;sus &#224; J&#233;richo, c'est la chance de sa vie : il ne la laissera pas passer. Il a deux minutes pour crier, deux minutes pour attendrir J&#233;sus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les instants que nous passons ensemble pour la liturgie de ce matin peuvent &#234;tre les minutes d'une rencontre intense du Christ. J&#233;sus s'arr&#234;te pour nous ; le tout est d'oser crier, d'oser lui faire confiance :&#171; J&#233;sus, aie piti&#233; de moi, ton aveugle &#187;. Bar Tim&#233;e sent qu'on s'approche de lui, et il per&#231;oit tout &#224; coup quelques paroles, les plus belles que l'on puisse entendre sur terre de la part de compagnons ou de compagnes :&#171; Confiance, l&#232;ve-toi, J&#233;sus t'appelle ! &#187; Rejetant son manteau, il se l&#232;ve d'un bond :&#171; Rabb&#251;n&#299;, que je revoie ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous voici, d'un bond, aveugles, devant J&#233;sus que nous devinons sans le voir encore. Aveugles, mais confiants ; aveugles, mais certains que J&#233;sus se rendra ma&#238;tre de notre aveuglement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rabb&#251;n&#299;, que je retrouve la vue ! Que je sache reconna&#238;tre ta visite, discerner les traces de ton amour, voir ta main qui m'invite. Que je voie comment me situer en chr&#233;tien dans un monde de plus en plus complexe, de plus en plus dur. Que je sente ton amour et ta fid&#233;lit&#233; &#224; l'&#339;uvre dans ma vie communautaire, familiale, personnelle. Que j'aper&#231;oive comment rester constructif l&#224; m&#234;me o&#249; les efforts et les intentions sont fauss&#233;s par les id&#233;ologies ou d&#233;natur&#233;s par les mass media. Que je sache voir ton dessein d'amour m&#234;me lorsqu'il y a &#224; souffrir dans l'&#201;glise, avec l'&#201;glise, par l'&#201;glise, pour l'&#201;glise et le salut du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rabb&#251;n&#299;, que je voie de nouveau par quel chemin rajeunir mon premier amour. Que je trouve les mots pour t&#233;moigner de toi, et les gestes qui enjambent le conflit des g&#233;n&#233;rations. Que je t'entende aujourd'hui me dire :&#171; Va, ta foi t'a sauv&#233; ! &#187; Que je m'attache &#224; tes pas pour te suivre sur la route en &#171; glorifiant Dieu &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>29e Dimanche T.O., Marc 10, 35-45</title>
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		<description>&lt;p&gt;&#171; &#192; ta droite et &#224; ta gauche &#187;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2005-2006-annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2005-2006 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Ma&#238;tre, nous d&#233;sirons que tu fasses pour nous ce que nous te demandons &#187;. Curieuse demande. Curieux moment &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curieuse demande, discr&#232;te, secr&#232;te, envelopp&#233;e, comme si les deux fr&#232;res craignaient de l'exprimer clairement. Mais J&#233;sus les oblige &#224; parler net :&#171; Que voulez-vous que je fasse pour vous ? &#187; Ils veulent &#234;tre &#224; sa droite et &#224; sa gauche dans sa gloire, dans son Royaume. Rien que cela ! Eux qui furent parmi les premiers appel&#233;s, qui furent m&#234;me parmi les trois confidents de J&#233;sus, n'ont encore rien compris au projet du Ma&#238;tre. Ils s'imaginent que J&#233;sus va organiser un royaume terrestre, et ils croient le moment venu de se pousser aux postes honorifiques !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curieux moment pour parler de cela &#8230; En effet J&#233;sus, pour la troisi&#232;me fois et solennellement, vient de pr&#233;dire sa passion : &#171; Voici que nous montons &#224; J&#233;rusalem, et le Fils de l'Homme sera livr&#233; aux grands pr&#234;tres et aux docteurs de la Loi. Ils le condamneront &#224; mort et ils le livreront aux pa&#239;ens. On se moquera de lui, on crachera sur lui, on le flagellera et on le mettra &#224; mort, et apr&#232;s trois jours il ressuscitera &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224;, lors de la deuxi&#232;me pr&#233;diction de sa passion, les disciples avaient si peu compris qu'ils s'&#233;taient disput&#233;s aussit&#244;t apr&#232;s en vue d'une question de pr&#233;s&#233;ance. Mais J&#233;sus, cette fois encore, ne se f&#226;che pas : patiemment il tente encore de leur expliquer. Vous voulez partager mon sort ? Alors rappelez-vous que j'ai une coupe &#224; boire et que j'ai un bapt&#234;me dans lequel je dois &#234;tre plong&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coupe, pour ces hommes qui lisaient les Proph&#232;tes, ce n'&#233;tait pas seulement le symbole des souffrances, &#171; la coupe am&#232;re &#187;, mais plus pr&#233;cis&#233;ment la coupe du vertige, m&#233;rit&#233;e par le peuple p&#233;cheur, comme l'avait cri&#233; le proph&#232;te Isa&#239;e : &#171; L&#232;ve-toi, J&#233;rusalem, toi qui as bu de la main du Seigneur la coupe de son vertige &#187; (Is 51,17). La coupe m&#233;rit&#233;e par les p&#233;ch&#233;s de son peuple, c'est J&#233;sus qui la boira !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la myst&#233;rieuse plong&#233;e dont parle J&#233;sus, c'est la plong&#233;e dans la mort, la mort violente, injuste, la mort r&#233;voltante de l'innocent sur qui l'on crachera. Mais les deux disciples sont s&#251;rs d'eux-m&#234;mes : ce n'est pas maintenant qu'ils vont reculer. Le combat ne leur fait pas peur, pourvu qu'ils arrivent &#224; leur fin, pourvu qu'ils participent au pouvoir du Messie. Ils croient encore qu'on entre dans le Royaume de Dieu comme dans une citadelle ; ils s'imaginent qu'au service de J&#233;sus il y a de bonnes places &#224; conqu&#233;rir et un pouvoir comme r&#233;compense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois de plus J&#233;sus, en v&#233;ritable &#233;ducateur de la foi, d&#233;veloppe sa pens&#233;e : il ne crie pas ; il explique. Et il &#233;claire d'abord le futur, puis le pr&#233;sent. Pour le futur : oui, les deux fr&#232;res suivront J&#233;sus sur le chemin de la souffrance, et ils seront plong&#233;s, eux aussi, dans la mort, comme nous tous quand l'heure sera venue. C'est le sentier o&#249;, t&#244;t ou tard, tous les vivants s'engagent, mais les croyants y marchent &#224; la suite du Ressuscit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux places d'honneur, c'est le secret de Dieu ; et il y aura des surprises. On ne peut s'y pousser comme on joue des coudes sur la terre pour arriver en bonne position ou pour occuper un poste. Les places pr&#232;s de Dieu, c'est Dieu qui les propose, et il sait ce qu'il fait. D'ailleurs, m&#234;me sur terre, pour un chr&#233;tien, les premi&#232;res places, les vraies premi&#232;res places, ne sont pas celles qu'on imagine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et J&#233;sus en vient &#224; parler du pr&#233;sent. Il en appelle &#224; l'exp&#233;rience des disciples : &#171; Vous savez que ceux qui semblent gouverner les peuples les oppriment, et que leurs grands exercent sur eux leur pouvoir &#187;. &#171; Ceux qui semblent gouverner &#187;, dit J&#233;sus, faisant sans doute allusion au semblant de pouvoir que poss&#233;daient tous les roitelets de Palestine sous le protectorat romain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais J&#233;sus, plus largement, vise la volont&#233; de puissance qui travaille le c&#339;ur de tout homme. O&#249; que nous soyons, en effet, et quelles que soient notre situation, notre position, nos responsabilit&#233;s, que nous vivions &#224; dix, &#224; cinq ou &#224; deux, nous sommes toujours le tyran de quelqu'un, nous profitons de la moindre miette de pouvoir, que ce soit en famille ou dans un cadre plus large de travail ou d'amiti&#233;. Nous voulons r&#233;gner sur des intelligences, sur des destin&#233;es, sur des c&#339;urs. Au grand jour ou plus subtilement, nous organisons sans le vouloir notre monde autour de notre moi, et parfois, m&#234;me le t&#233;moignage rendu au Christ, m&#234;me les engagements apostoliques, m&#234;me la fid&#233;lit&#233;, servent &#224; am&#233;liorer notre image de marque, &#224; imposer notre pr&#233;sence, &#224; nous glisser pr&#232;s du Christ, &#224; sa droite ou &#224; sa gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un mot le Christ renverse toutes nos fausses valeurs : &#171; Il n'en est pas de m&#234;me parmi vous ; bien au contraire. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur, et celui qui veut &#234;tre le premier parmi vous, qu'il soit le serviteur de tous &#187;. Il ne s'agit donc plus, en r&#233;gime chr&#233;tien, de se pousser &#224; la premi&#232;re place, mais de se mettre volontairement &#224; la derni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entendons bien : cela ne signifie pas qu'il faille renoncer &#224; travailler &#224; son vrai niveau, qu'il faille d&#233;cliner les responsabilit&#233;s en s'abritant derri&#232;re une humilit&#233; de mauvais aloi. Cela signifie qu'il nous faut rester, tout au long de notre vie, en situation de serviteur, &#171; mettant au service de tous les dons re&#231;us de Dieu &#187;. Cela implique aussi que nous abordions chaque &#234;tre humain comme digne d'&#234;tre aim&#233; et d'&#234;tre servi, quelles que soient sa valeur, sa d&#233;ch&#233;ance ou son ingratitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que J&#233;sus, jour apr&#232;s jour, veut nous identifier &#224; lui-m&#234;me, car lui non plus &#171; n'est pas venu pour se faire servir, mais pour servir, et pour donner sa vie en ran&#231;on pour la multitude &#187;. Le meilleur de nous-m&#234;mes, ce n'est pas ce que nous gardons, mais ce que nous donnons, et J&#233;sus nous le redit &#224; chaque Eucharistie o&#249; il se donne &#224; nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand nous aurons tout &#224; l'heure communi&#233; &#224; son Corps et &#224; son Sang, n'&#233;touffons pas la voix qui redira en nous : Tu ne peux plus vivre &#224; ton compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sainte Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Dimanche 15 octobre 2006 : F&#234;te de Ste Th&#233;r&#232;se d'Avila Lectures : Sagesse 7, 7-14 ; Ps 83 ; Ep&#238;tre aux Romains 8, 14-17.26-27 ; Evangile selon St Jean 4, 5-15 Pour plus d'information d&#233;couvrez notre rubrique : Th&#233;r&#232;se d'&#193;vila Pour entrer dans l'aventure spirituelle &#224; la suite de Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus, il me semble qu'il faille accueillir deux certitudes essentielles n&#233;es de son exp&#233;rience spirituelle : d'une part de la pr&#233;sence de Dieu au c&#339;ur de l'homme, et d'autre part, l'oraison comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2005-2006-annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2005-2006 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dimanche 15 octobre 2006 : F&#234;te de Ste Th&#233;r&#232;se d'Avila
Lectures : Sagesse 7, 7-14 ; Ps 83 ; Ep&#238;tre aux Romains 8, 14-17.26-27 ; Evangile selon St Jean 4, 5-15&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plus d'information d&#233;couvrez notre rubrique : &lt;a href='http://www.carmel.asso.fr/-Therese-d-Avila-.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Th&#233;r&#232;se d'&#193;vila&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour entrer dans l'aventure spirituelle &#224; la suite de Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus, il me semble qu'il faille accueillir deux certitudes essentielles n&#233;es de son exp&#233;rience spirituelle : d'une part de la pr&#233;sence de Dieu au c&#339;ur de l'homme, et d'autre part, l'oraison comme chemin de saintet&#233;. Et ceux qui connaissent Th&#233;r&#232;se de l'Enfant-J&#233;sus, sa fille dans le Carmel, verront ais&#233;ment comment sa petite voie trouve son origine sur le chemin de perfection de la grande Th&#233;r&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut croire, tout d'abord, au d&#233;sir de Dieu notre P&#232;re de venir faire sa demeure au plus intime de notre c&#339;ur. Et pour laisser le Seigneur prendre possession de notre &#234;tre, la porte qui ouvre ce ch&#226;teau int&#233;rieur, c'est l'oraison. &#171; Consid&#233;rer notre &#226;me comme un ch&#226;teau fait tout entier d'un seul diamant ou d'un tr&#232;s clair cristal, o&#249; il y a beaucoup de chambres, de m&#234;me qu'il y a beaucoup de demeures au ciel. Car &#224; bien y songer, mes soeurs, l'&#226;me du juste n'est rien d'autre qu'un paradis o&#249; Il dit trouver ses d&#233;lices. (&#8230;) Je ne vois rien qu'on puisse comparer &#224; la grande beaut&#233; d'une &#226;me et &#224; sa vaste capacit&#233;. Vraiment, c'est &#224; peine si notre intelligence, si aigue soit-elle, peut arriver &#224; le comprendre, (&#8230;) Il suffit donc que Sa Majest&#233; dise que l'&#226;me est faite &#224; son image pour qu'il nous soit difficile de concevoir sa grande dignit&#233; et sa beaut&#233; &#187; (1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;re&lt;/sup&gt; Deumeure chap. 1). Pensons-nous vraiment que notre c&#339;ur est le lieu privil&#233;gi&#233; de la pr&#233;sence de Dieu ? Savons-nous demeurer dans l'admiration de ce myst&#232;re qui nous habite ? Nous avons &#233;t&#233; cr&#233;&#233; &#224; l'image de la ressemblance de Dieu, par le bapt&#234;me nous avons rev&#234;tu le Christ, et nous sommes marqu&#233;s du sceau de l'Esprit Saint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui est la source du salut, la sant&#233; de notre &#226;me, nous est d&#233;j&#224; pr&#233;sent comme une source qui d&#233;sire se r&#233;pandre en notre c&#339;ur. Il ne s'agit pas pour nous de cr&#233;er la communion avec Dieu, car elle nous est d&#233;j&#224; donn&#233;e. Il s'agit pour nous d'un travail d'accueil pour Lui permettre de se d&#233;velopper. M&#234;me nos fautes n'emp&#234;chent pas cette pr&#233;sence de Dieu au fond de notre c&#339;ur. &#201;coutons Th&#233;r&#232;se, &#171; Mon &#226;me se recueillit soudain et me parut tout enti&#232;re comme un clair miroir, sans envers, ni c&#244;t&#233;s, ni haut, ni bas qui ne fussent clart&#233;, et au centre m'apparut le Christ Notre Seigneur, tel qu'il m'arrive de le voir. Il me semblait le voir dans toutes les parties de mon &#226;me aussi clairement que dans un miroir, et ce miroir lui-m&#234;me, je ne saurais dire comment, se sculptait tout entier dans le Seigneur lui-m&#234;me, par une communication que je ne saurais expliquer, tr&#232;s amoureuse. Je sais que chaque fois que je me rappelle cette vision, j'en tire de grands bienfaits, surtout quand je viens de communier. On me fit entendre que lorsque l'&#226;me est en &#233;tat de p&#233;ch&#233; mortel, ce miroir se couvre d'un &#233;pais brouillard qui le rend tr&#232;s noir, on ne peut donc se repr&#233;senter ce Seigneur ni le voir, lui qui, toujours pr&#233;sent, nous donne l'&#234;tre. &#187; (Vida 40,5)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit donc pour nous de nous tourner vers cette pr&#233;sence, cette lumi&#232;re du Christ et qui peut traverser nos t&#233;n&#232;bres et nous illuminer. C'est pourquoi la pri&#232;re personnelle, comme le lieu privil&#233;gi&#233; de la rencontre avec le Seigneur, est incontournable pour l'accueil de cette pr&#233;sence qui d&#233;sire nous transformer. Elle est la porte de notre ch&#226;teau int&#233;rieur et le chemin de notre sanctification car elle permet au Seigneur de prendre possession peu &#224; peu de notre vie. Par l'attention &#224; sa pr&#233;sence, par l'offrande de notre libert&#233; et de notre amour, nous permettons au Seigneur de mettre en &#339;uvre son amour qui nous recr&#233;e &#224; partir du centre de notre &#234;tre. &#171; Pensez-vous qu'il importe peu &#224; une &#226;me qui a tendance &#224; se distraire, de comprendre cette v&#233;rit&#233; et de savoir qu'elle n'a pas besoin d'aller au ciel pour parler &#224; son P&#232;re &#201;ternel, et se d&#233;lecter avec Lui ? (&#8230;) Enfin, songez que dans ce palais habite ce grand Roi qui a daign&#233; &#234;tre votre P&#232;re, et qu'il se tient sur un tr&#244;ne du plus haut prix : votre c&#339;ur. (&#8230;) Mais quoi de plus merveilleux que de voir celui qui remplirait mille mondes de sa grandeur s'enfermer dans une si petite chose ! (&#8230;) Quand une &#226;me commence dans cette voie, il ne se fait pas conna&#238;tre, de peur qu'elle ne se trouble en se voyant si petite pour contenir quelque chose de si grand, mais, petit &#224; petit, tout doucement, il &#233;largit cette &#226;me &#224; la mesure de ce qu'il met en elle. C'est pourquoi je dis qu'il porte en lui la libert&#233;, car il a le pouvoir d'agrandir ce palais. &#187; (Chemin de Perfection, manuscrit de Valladolid, chap.28,12)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accueillir le Seigneur pour qu'il transforme de notre vie, c'est tout simplement &#224; voir avec lui une relation d'amiti&#233; dans la confiance. En prenant le temps de l'oraison, de la pri&#232;re personnelle silencieuse, nous entrons dans une relation faite de simplicit&#233; et d'humilit&#233;. &#171; Nous pouvons dire cette pri&#232;re de telle fa&#231;on qu'&#224; peine aura-t-il compris que nous sommes sans arri&#232;re pens&#233;es, et que nous agirons comme nous le disons, il fera notre fortune. Il aime beaucoup que nous lui parlions franchement ; lorsque nous lui parlons simplement et clairement, sans dire une chose pour nous en r&#233;server une autre il donne toujours au-del&#224; de ce que nous lui demandons. &#187; (CP V 37, 4)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dieu ne s'offense pas si nous sommes simples et vrais, ce qui ne veut pas dire grossier, ni familier au sens p&#233;joratif du terme. Mais il s'agit de devenir des familiers de Dieu au sens positif du terme. &#171; Mon Dieu n'est nullement susceptible ; il n'est pas m&#233;ticuleux ; il devra vous savoir gr&#233; de ce que vous aurez donn&#233;. Quant &#224; celle qui n'est pas g&#233;n&#233;reuse, mais si avare qu'elle n'a pas le c&#339;ur de donner, c'est d&#233;j&#224; beaucoup qu'elle pr&#234;te. Enfin, faites quelque chose, Notre-Seigneur nous tient compte de tout ; il s'accommode de toutes nos fa&#231;ons. Lorsqu'il nous demande des comptes, il n'est pas minutieux, mais magnanime ; m&#234;me si nous lui avons fait du tort, il lui en co&#251;te peu de pardonner. Il paye si scrupuleusement que n'ayez crainte, m&#234;me si vous n'avez fait que lever les yeux en pensant &#224; Lui, il ne manquera pas de vous en r&#233;compenser. &#187; (CP V 23,3)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que le Seigneur nous donne d'entrer dans cette relation d'amour et de confiance qu'est l'oraison et qui est ouverte &#224; tout chr&#233;tien qui a entendu l'appel &#224; la saintet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;fr. Antoine-Marie, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>27e Dimanche TO, Marc 10, 2-16</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/27eme-Dimanche-TO-Marc-10-2-16.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.carmel.asso.fr/27eme-Dimanche-TO-Marc-10-2-16.html</guid>
		<dc:date>2006-10-06T07:02:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>&lt;p&gt;&#171; Ce que Dieu a uni &#187;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2005-2006-annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2005-2006 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, J&#233;sus nous adresse une parole claire et nette. Cette clart&#233; et cette nettet&#233; peuvent d'ailleurs dans le contexte actuel nous mettre mal &#224; l'aise. En effet, il est d&#233;licat actuellement d'affirmer, de mani&#232;re aussi tranch&#233;e que le fait l'&#233;vangile, &#171; que celui qui a renvoy&#233; sa femme pour en &#233;pouser une autre est coupable d'adult&#232;re envers elle. Et si une femme a renvoy&#233; son mari et en &#233;pouse un autre, elle est coupable d'adult&#232;re &#187;. Tous, nous connaissons des couples qui se sont s&#233;par&#233;s, qui ont divorc&#233;, nous connaissons les blessures et les douleurs que portent ces personnes et aussi leurs enfants. Conscient de ces douleurs, il nous est difficile de les accentuer en les condamnant comme adult&#232;res. Nous pr&#233;f&#233;rerons de beaucoup pouvoir soulager ces personnes et &#224; les aider dans la mesure du possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le texte de l'&#233;vangile de ce jour vient nous rappeler l'exigence &#233;vang&#233;lique de l'unit&#233; et de la fid&#233;lit&#233; des couples chr&#233;tiens. Comment pouvons-nous &#234;tre &#224; la fois fid&#232;les &#224; la parole de J&#233;sus et accueillant envers les personnes qui ont v&#233;cu un &#233;chec dans leur relation conjugale ? D'une part, cette parole de J&#233;sus doit venir interpeller tous ceux qui se pr&#233;parent au mariage pour v&#233;rifier si c'est bien dans cette voie de l'unit&#233; et de la fid&#233;lit&#233; qu'ils veulent s'engager. D'autre part, pour ceux qui sont d&#233;j&#224; engag&#233;s dans les liens du mariage, cette parole les invite &#224; trouver les solutions justes pour r&#233;ussir leur relation conjugale en s'interrogeant sur la mani&#232;re dont se construisent cette unit&#233; et cette fid&#233;lit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour accueillir cette parole comme une lumi&#232;re et comme un point de rep&#232;re pour mener votre vie conjugale et familiale, il faut en entendre toute la force spirituelle. En effet, J&#233;sus, en reprenant le texte de la gen&#232;se, ne veut pas d'abord souligner l'obligation morale qu'ont les &#233;poux de demeurer ensemble toute leur vie, mais, en disant que l'homme et la femme ne font plus qu'un, J&#233;sus souligne la dimension spirituelle du couple. Ce petit mot &#171; un &#187; a un sens bien particulier car, dans la Bible, on n'utilise pas un terme de mani&#232;re irr&#233;fl&#233;chi, sans avoir &#224; l'esprit les occurrences de ce mot dans d'autres passages. Or ce petit mot de &#171; un &#187; est utilis&#233; dans un texte fondamental de l'Ancien Testament, au livre du Deut&#233;ronome (6,4) : &#171; &#201;coute Isra&#235;l, le Seigneur, notre Dieu, est un &#187;. En disant au livre de la Gen&#232;se que l'homme et la femme qui s'unissent dans le mariage ne font plus qu'un, la r&#233;v&#233;lation biblique ne veut pas dire d'abord que l'homme et la femme, dans le mariage, devront &#234;tre bien d'accord entre eux sur tout. Mais, le texte biblique r&#233;v&#232;le avant tout que l'homme et la femme, engag&#233;s dans le mariage, sont image de Dieu et que le Seigneur est celui qui les unit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que l'Eglise pr&#233;sente le sacrement de mariage aux futurs &#233;poux. En leur demandant de s'engager librement sur les valeurs d'unit&#233;, de fid&#233;lit&#233; et de f&#233;condit&#233;, l'Eglise demande aux fianc&#233;s de s'engager &#224; transformer leur amour humain dans l'amour de Dieu. En s'engageant dans un amour unique et f&#233;cond, il s'engage &#224; transformer l'amour qu'ils ressentent l'un pour l'autre dans l'amour m&#234;me de Dieu qui seul est v&#233;ritablement unique, fid&#232;le et f&#233;cond. C'est donc au sens fort qu'il faut comprendre cette phrase &#171; ce que Dieu a uni &#187;. Car l'amour humain qui s'est engag&#233; sur cette voie de l'unit&#233;, de la fid&#233;lit&#233; et de la f&#233;condit&#233; n'est pas seul dans cet engagement. L'amour humain engag&#233; dans le mariage est saisi par l'amour m&#234;me de Dieu qui d'une certaine mani&#232;re veut le prendre en charge et le mener &#224; son accomplissement. Et d'ailleurs, sans cette pr&#233;sence de Dieu &#224; nos c&#244;t&#233;s pourrions-nous r&#233;ussir notre engagement &#224; aimer pour toujours une m&#234;me personne ? Notre capacit&#233; &#224; aimer est limit&#233;e si nous sommes laiss&#233;s &#224; nous-m&#234;mes. La fid&#233;lit&#233; conjugale est presque une gageure humainement, car elle demande un v&#233;ritable d&#233;passement de soi qui est quelquefois h&#233;ro&#239;que. C'est pourquoi la pr&#233;sence et l'aide de notre Dieu-Trinit&#233;, qui est communion d'amour, est l'appui n&#233;cessaire pour mener &#224; bien notre engagement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Esprit du Seigneur, pr&#233;sent en nous, peut transformer notre amour, qui est limit&#233;, dans l'amour immense de Dieu. C'est pourquoi l'Eglise croit &#224; la possibilit&#233; de l'amour conjugal unique, fid&#232;le, et f&#233;cond &#224; l'image m&#234;me de Dieu. Car l'Esprit Saint uni &#224; notre esprit peut nous permettre d'aller infiniment au-del&#224; de ce que nous pouvons concevoir de l'amour. Peu &#224; peu notre amour humain est conduit et transform&#233; pour participer &#224; l'amour m&#234;me du P&#232;re pour le Fils, et nous devenons ainsi participants de l'amour de Dieu. Nous d&#233;couvrons alors qu'un myst&#232;re nous habite, qu'il y a en chacun de nous quelque chose de plus grand que nous. Quand les &#233;poux &#233;changent entre eux, quand ils se pardonnent, m&#234;me quand ils se donnent l'un &#224; l'autre charnellement, leur amour n'est plus simplement le leur, il est l'&#339;uvre de Dieu, et participation &#224; l'amour de Dieu. Car en J&#233;sus-Christ, Dieu nous a adress&#233; une parole, il nous a pardonn&#233;, il s'est donn&#233; &#224; nous comme l'&#233;poux de l'humanit&#233;. Il y a une v&#233;ritable similitude entre la vie de J&#233;sus telle que nous la livrent les &#201;vangiles, et votre mani&#232;re de pratiquer l'amour conjugal. J&#233;sus nous apprend &#224; dialoguer, &#224; pardonner, &#224; donner sa vie et &#224; porter du fruit. C'est pourquoi le couple est sacrement de l'amour trinitaire et image de l'amour du Christ pour l'Eglise, c'est-&#224;-dire de l'humanit&#233; sauv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En comprenant ainsi le sacrement du mariage, nous voyons que la parole biblique est une invitation pour les couples chr&#233;tiens &#224; prendre conscience du myst&#232;re qu'ils sont eux-m&#234;mes. Ils sont image de l'amour trinitaire et image de l'amour du Christ pour les hommes. La grandeur de cette vocation est de manifester aux yeux du monde cet amour de Dieu qui est capable de transformer notre amour humain en un amour divin, fort, unique et f&#233;cond. De plus, nous sommes invit&#233;s &#224; la confiance quant &#224; la r&#233;ussite de votre vie familiale, car elle n'est pas simplement le r&#233;sultat de votre bonne volont&#233;. C'est bien l'amour de Dieu qui vous unit, et ce que Dieu a uni, m&#234;me vos manques d'amour, vos infid&#233;lit&#233;s, ne peuvent porter atteinte &#224; ce fondement, &#224; ce rocher sur lequel vous &#234;tes b&#226;tis. Enfin, la r&#233;v&#233;lation biblique nous permet aussi de comprendre pourquoi J&#233;sus nous parle avec autant de clart&#233; et de nettet&#233;, cars les &#233;checs conjugaux sont aussi des &#233;checs pour Dieu lui-m&#234;me. D&#232;s le d&#233;but de la cr&#233;ation, comme fondement et comme couronnement de la cr&#233;ation, le Seigneur a voulu que le couple soit son image sur terre. En portant atteinte &#224; l'unit&#233; du couple, les s&#233;parations portent atteinte &#224; l'image de Dieu tel qu'il voudrait se faire conna&#238;tre aux hommes. Il ne peut donc pas rester indiff&#233;rent ni impassible face &#224; ces &#233;checs. Le Seigneur nous rappelle aujourd'hui que face aux difficult&#233;s de la vie conjugale, la r&#233;ponse essentielle est l'ouverture de la famille &#224; la pr&#233;sence de l'amour trinitaire comme source et sommet de l'amour conjugal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Antoine-Marie, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ste Th&#233;r&#232;se de l'Enfant J&#233;sus, Mt 11, 25-30</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Ste-Therese-de-l-Enfant-Jesus-Mt.html</link>
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		<dc:date>2006-09-29T14:06:57Z</dc:date>
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&lt;p&gt;1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; Octobre, pour le Carmel, f&#234;te de Ste Th&#233;r&#232;se de l'Enfant J&#233;sus et de la Sainte-Face. Messe : Isa&#239;e 66, 10-14c ; Ps 102 ; 1Jn 4, 7-16 ; Mt 11, 25-30 Souvent la pri&#232;re de J&#233;sus, au cours de ses journ&#233;es harassantes de minist&#232;re se traduisait par un cri d'admiration devant l'&#339;uvre accomplie par le P&#232;re dans le c&#339;ur des hommes de bonne volont&#233;. Ce qui faisait sa joie, c'&#233;tait de voir comment les pauvres s'y prenaient avec Dieu, comment ils s'ouvraient &#224; son propre message de foi et de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2005-2006-annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2005-2006 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; Octobre, pour le Carmel, f&#234;te de &lt;a href='http://www.carmel.asso.fr/-Therese-de-Lisieux-.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Ste Th&#233;r&#232;se de l'Enfant J&#233;sus et de la Sainte-Face&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Messe : Isa&#239;e 66, 10-14c ; Ps 102 ; 1Jn 4, 7-16 ; Mt 11, 25-30&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Souvent la pri&#232;re de J&#233;sus, au cours de ses journ&#233;es harassantes de minist&#232;re se traduisait par un cri d'admiration devant l'&#339;uvre accomplie par le P&#232;re dans le c&#339;ur des hommes de bonne volont&#233;. Ce qui faisait sa joie, c'&#233;tait de voir comment les pauvres s'y prenaient avec Dieu, comment ils s'ouvraient &#224; son propre message de foi et de conversion, comment les progr&#232;s du r&#232;gne de Dieu d&#233;routaient toutes les pr&#233;visions trop humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les villes du lac, riches, orgueilleuses, voyaient de nombreux miracles, sans pour autant se convertir :&#171; Malheur &#224; toi, Chorazin ; malheur &#224; toi, Bethsa&#239;da &#187; ; mais les villes des pa&#239;ens, Tyr et Sidon, accueillaient le Messie. Les cit&#233;s, si&#232;ges des &#233;coles rabbiniques et de la culture religieuse, se retranchaient derri&#232;re une montagne de traditions, tandis que les &#171; simples &#187;, les petites gens, les &#171; pauvres en esprit &#187; des B&#233;atitudes, et tant d'autres laiss&#233;s pour compte, reconnaissaient avec enthousiasme en J&#233;sus l'envoy&#233; de Dieu, &#224; qui tout pouvoir &#233;tait donn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je te loue &#187;, s'&#233;crie J&#233;sus ; je te loue, P&#232;re, Seigneur du ciel et de la-terre&#171; . Louer, dans les Psaumes, c'&#233;tait c&#233;l&#233;brer Dieu, et l'acclamer pour son &#339;uvre de salut. Quelle est cette &#339;uvre, aux yeux de J&#233;sus ? &#187;Tu as cach&#233; ces choses aux sages et aux intelligents, et tu les as r&#233;v&#233;l&#233;es aux petits enfants (n&#232;pioi : ceux qui n'ont pas la parole)&#034; Ces choses dont parle J&#233;sus, c'est le projet de Dieu sur les hommes, un projet de pardon et d'amour qu'Il r&#233;alise par J&#233;sus ; c'est donc le sens de ce que fait J&#233;sus au nom du P&#232;re, au nom du Seigneur du ciel et de la terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rejoindre cette id&#233;e de Dieu sur le monde et son r&#234;ve pour chaque homme, co&#239;ncider du fond du c&#339;ur avec ce dessein de Dieu, ce n'est pas une affaire de prestige intellectuel ou de culture humaine, mais avant tout une affaire de transparence int&#233;rieure, d'accueil humble de la parole de Dieu ; c'est une r&#233;ponse du c&#339;ur profond aux initiatives de la mis&#233;ricorde. Et pour ce don total les plus pauvres de c&#339;ur sont les plus dou&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel est le sens de cette louange spontan&#233;e qui jaillit du c&#339;ur du Christ en Galil&#233;e ; il a per&#231;u avec &#233;merveillement le dialogue de deux tendresses, la tendresse de Dieu pour les pauvres, et la tendresse des pauvres pour Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liturgie d'aujourd'hui nous invite &#224; entrer dans l'all&#233;gresse du Seigneur J&#233;sus et &#224; reprendre &#224; notre compte sa pri&#232;re &#171; Nous te louons, Seigneur du ciel et de la terre d'avoir r&#233;v&#233;l&#233; un reflet de ta mis&#233;ricorde par la vie et la parole de Th&#233;r&#232;se la petite, la pauvre. &#187; Par bien des aspects, en effet, Th&#233;r&#232;se se pr&#233;sente &#224; notre monde moderne comme une pauvre, comme une sainte vraiment d&#233;munie :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; son langage d&#233;concerte, et parfois &#233;loigne d'elle des chr&#233;tiens qui voudraient l'admirer ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; le milieu familial o&#249; elle a v&#233;cu, tellement choy&#233;e, tellement prot&#233;g&#233;e, ne rappelle que de tr&#232;s loin la situation actuelle de beaucoup de foyers, m&#234;me chr&#233;tiens ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; le contenu de ses journ&#233;es au Carmel semble bien maigre et bien terne en regard de nos vies tr&#233;pidantes ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; enfin et surtout, alors que notre monde est satur&#233; d'id&#233;es, chez Th&#233;r&#232;se c'est la vie qui parle, et c'est elle qu'il faut deviner bien souvent entre les lignes des confidences qu'elle nous a laiss&#233;es.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est vrai, et m&#234;me g&#234;nant parfois ; et pourtant beaucoup de chr&#233;tiens se tournent aujourd'hui vers Th&#233;r&#232;se de Lisieux comme vers une ma&#238;tresse de vie &#233;vang&#233;lique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ce paradoxe, pourquoi cette attirance ? Ce qui fascine d'abord chez Th&#233;r&#232;se, c'est qu'elle a pris au s&#233;rieux l'amour de Dieu : elle a tout b&#226;ti sur la certitude d'&#234;tre aim&#233;e. Et ce qu'on appelle sa &#171; petite voie &#187;, la voie de l'enfance spirituelle, c'est avant tout l'audace de ceux qui se savent aim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi l'enfant est-il heureux ? Pourquoi vit-il dans une paix que jamais aucun adulte ne peut revivre ? Parce qu'il se sent aim&#233;, parce qu'il se sait aim&#233; et qu'il trouve cela normal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;r&#232;se a trouv&#233; normal que Dieu l'aime, que Dieu continue &#224; l'aimer malgr&#233; ses mis&#232;res, tout simplement parce que Dieu est amour, et qu'il ne peut aimer &#224; moiti&#233; ou pour une moiti&#233; de vie. Cet amour de Dieu, elle l'a trouv&#233; &#224; la fois merveilleux et doucement exigeant. L'urgence de l'amour voil&#224; sans doute un deuxi&#232;me trait qui rend si lumineuse pour le chr&#233;tien d'aujourd'hui l'exp&#233;rience spirituelle de Th&#233;r&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'amour, disait-elle, ne se paie que par l'amour &#187; ; &#171; ma vocation, c'est l'amour ! &#187; ; &#171; dans le c&#339;ur de l'Eglise, ma M&#232;re, je serai l'amour ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entendons bien : non pas un amour reposant, s&#233;curisant, trop facile, purement affectif ou vell&#233;itaire, mais un amour qui se veut sans cesse en &#233;tat d'accueil et de r&#233;ponse, qui r&#233;sume, en intensit&#233;, toutes les vocations , un amour prouv&#233; dans le quotidien, qui r&#233;alise, dans le cadre r&#233;el et &#233;troit d'une existence humaine, le projet universel de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par amour, Th&#233;r&#232;se s'est accroch&#233;e, des mois durant, &#224; une pri&#232;re aride, sachant bien qu'au Carmel l'&#339;uvre d'aimer prime sur toutes les &#339;uvres de l'amour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par amour elle a voulu que rien ne soit perdu de ses joies et de ses souffrances, et que tout en elle br&#251;le comme un seul holocauste joyeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par amour, aussi, elle s'est chaque jour convertie &#224; la vie fraternelle, devinant bien que ses s&#339;urs et sa communaut&#233; tout enti&#232;re &#233;taient le lieu privil&#233;gi&#233; o&#249; Dieu voulait &#234;tre aim&#233; et servi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dieu sait pourtant quelles difficult&#233;s Th&#233;r&#232;se a d&#251; affronter. Rien de ce qui fait le poids de nos vies et la croix de la vie commune ne lui a &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;. Elle a vu lentement ses forces dispara&#238;tre et tout son &#234;tre ext&#233;rieur se d&#233;faire. Non seulement il lui a fallu assumer des souffrances physiques qui auraient suffi &#224; l'abattre, mais jusqu'au bout elle a connu dans sa propre communaut&#233; des raideurs, des blocages et des incompr&#233;hensions qui auraient pu la murer dans une solitude douloureuse. Elle a senti autour d'elle les r&#233;actions m&#234;l&#233;es des s&#339;urs, dont certaines ne la comprenaient pas totalement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Th&#233;r&#232;se, parce qu'elle s'&#233;tait donn&#233;e &#224; l'amour, parce qu'elle avait tout mis&#233; sur l'amour de Dieu, a pu demeurer jusqu'au bout dans l'esp&#233;rance. On obtient de Dieu autant qu'on esp&#232;re de Lui. Dieu nous fait d&#233;sirer ce qu'il veut nous donner, et les grands d&#233;sirs n'ont jamais fl&#233;chi dans le c&#339;ur de Th&#233;r&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle &#233;crivait, un an avant sa mort :&#171; J&#233;sus, je suis trop petite pour faire de grandes choses, et ma folie &#224; moi, c'est d'esp&#233;rer &#187;. Esp&#233;rer quoi ? &#171; que ton amour m'accepte &#187;. C'est bien l&#224; tout le message de J&#233;sus dans l'Evangile d'aujourd'hui : un appel &#224; une confiance courageuse en celui qui peut tout et qui aime d&#233;passer notre attente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Venez &#224; moi, vous qui &#234;tes fatigu&#233;s &#187;, qui travaillez dur ou peinez sous le joug de la vie,&#171; moi, je vous soulagerai &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Venez &#224; moi, vous qui &#234;tes accabl&#233;s &#187; par le poids d'une mission crucifiante, d'une vie de famille bou&#173;levers&#233;e, par les blessures ou les cicatrices que la vie a laiss&#233;es en vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Prenez mon joug &#187; : si c'est moi qui le pose sur vos &#233;paules, il para&#238;tra l&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Laissez moi vous instruire, car je suis doux et humble, et vous trouverez repos pour vos &#226;mes &#187;, car c'est toujours par la douceur et l'humilit&#233; du c&#339;ur que l'on revient &#224; la paix quand on en a perdu le chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, notre folie &#224; nous, c'est d'esp&#233;rer, d'esp&#233;rer parce qu'aucune mis&#232;re ni aucune souillure ne peuvent rebuter J&#233;sus qui sauve, d'esp&#233;rer, parce que Dieu fait du neuf avec du vieux, du renouveau avec du surann&#233;, de la jeunesse avec nos vieilleries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dieu l'a promis : vous l'avez entendu :&#171; Comme un homme que sa m&#232;re console, moi-m&#234;me je vous consolerai.. Vous verrez, et votre c&#339;ur se r&#233;jouira ! Vous serez comme l'herbe qui reverdit (vous, votre famille, votre communaut&#233;), et la main du Seigneur se fera conna&#238;tre &#224; ses serviteurs &#187; (Is 66)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Visitez aussi nos pages sp&#233;ciales sur &lt;a href='http://www.carmel.asso.fr/-Therese-de-Lisieux-.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Sainte Th&#233;r&#232;se de Lisieux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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