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		<title>Hom&#233;lie d'Avon : 1er Dimanche de l'Avent</title>
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&lt;p&gt;DEBOUT, ASSIS : LES DEUX POSTURES DE L'AVENT Pour entrer dans ce temps de l'Avent, je voudrais lire un t&#233;moignage (un apophtegme) concernant Abba Ars&#232;ne, un des p&#232;res du d&#233;sert, ces premiers moines du christianisme. Le samedi soir, debout, le moine Ars&#232;ne abandonnait le soleil derri&#232;re lui, tendait les mains vers le ciel, priant jusqu'&#224; ce que le soleil se l&#232;ve devant lui. Alors seulement il s'asseyait. Pas de parole dans ce r&#233;cit, un seul geste, mais un geste tr&#232;s parlant et riche de ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2008-2009-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2008-2009 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;DEBOUT, ASSIS : LES DEUX POSTURES DE L'AVENT&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour entrer dans ce temps de l'Avent, je voudrais lire un t&#233;moignage (un apophtegme) concernant Abba Ars&#232;ne, un des p&#232;res du d&#233;sert, ces premiers moines du christianisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le samedi soir, debout, le moine Ars&#232;ne abandonnait le soleil derri&#232;re lui, tendait les mains vers le ciel, priant jusqu'&#224; ce que le soleil se l&#232;ve devant lui. Alors seulement il s'asseyait. Pas de parole dans ce r&#233;cit, un seul geste, mais un geste tr&#232;s parlant et riche de ce que pourrait &#234;tre notre Avent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Litt&#233;ralement, glose un commentateur , il rejette dans son dos le soleil qui choit et, luttant contre la nuit, droit sur ses pieds, il l&#232;ve les mains vers le pont de l'horizon d'o&#249; la lumi&#232;re, comme une r&#233;ponse, viendra saisir ses paumes ouvertes. Entre le soir et le matin, entre le haut et le bas, entre ce qui meurt et ce qui na&#238;t, il n'est qu'un geste d'attente et un corps fatigu&#233; par le d&#233;sir. C'est l'homme en pri&#232;re, tel un arbre entre ciel et terre. Qu'a-t-il besoin de parler ? Le bois de la croix, corps immobile dans le silence nocturne, sera demain couvert de la gloire du ressuscit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps de l'Avent est le &#171; temps du long d&#233;sir &#187;. Notre apophtegme nous en indique trois aspects que j'exprime avec les mots de la pri&#232;re d'ouverture de ce jour : un d&#233;sir orient&#233; vers la rencontre du Seigneur ; un d&#233;sir courageux ; un d&#233;sir en chemin. Reprenons cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, Ars&#232;ne est debout, orient&#233; au sens strict du terme, tourn&#233; vers le matin, vers Celui qui vient, vers le neuf. Vers toi Seigneur, j'&#233;l&#232;ve mon &#226;me, vers toi mon Dieu chantions-nous pareillement avec le psaume 24, qui est un des psaumes privil&#233;gi&#233;s de l'Avent. Notons l'originalit&#233; de l'orientation : &#171; entre le soir et le matin &#187;, &#171; entre ce qui meurt et ce qui na&#238;t &#187; ! Originalit&#233; que donnent l'esp&#233;rance, et avec elle, la perception de ce qui advient et un sens renouvel&#233; de la vie. Nous envisageons souvent nos journ&#233;es comme allant du matin jusqu'au soir et nos vies de la naissance &#224; la mort, alors que la foi chr&#233;tienne r&#233;oriente nos regards avec l'assurance que &#171; l'arbre de la croix sera demain couvert de la gloire du ressuscit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Avent ouvre une nouvelle ann&#233;e liturgique. L&#224; aussi, originalit&#233; de la d&#233;marche, elle ne commence pas par une mise &#224; z&#233;ro de tous les compteurs, mais, par ce par quoi elle s'&#233;tait termin&#233;e, dans cette invitation &#224; la vigilance et dans la perspective des fins derni&#232;res, qui occupent depuis plusieurs semaines nos lectures liturgiques. Le temps du long d&#233;sir est ensuite le temps du courage. C'est ce qu'expriment la lutte d'Ars&#232;ne et les invitations de J&#233;sus dans l'&#233;vangile &#224; ne pas s'alourdir, ni s'&#233;tourdir dans l'ivrognerie ni &#224; se laisser prendre par les soucis de la vie. Asc&#233;tiques, on pourrait dire aussi di&#233;t&#233;tiques, ces conseils sont l&#224; pour garder l'essentiel, sans faire de d&#233;tour. Pas de recherche buissonni&#232;re du Seigneur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Avent est enfin un chemin, une invitation &#224; creuser notre d&#233;sir. Pour ce faire, il relit les proph&#232;tes de l'Ancien Testament (tout sp&#233;cialement Isa&#239;e m&#234;me si nous lisions tout &#224; l'heure J&#233;r&#233;mie). Il ne s'agit pas de rejouer l'attente d'Isra&#235;l dont on confirmerait, de mani&#232;re factice car ext&#233;rieure, l'accomplissement le jour de No&#235;l, mais d'approfondir nos propres aspirations, les n&#244;tres et celles de notre temps, des communaut&#233;s avec lesquelles nos vies sont li&#233;es. Le long d&#233;sir est celui, d&#233;cant&#233;, concentr&#233;, des si&#232;cles pr&#233;c&#233;dents, qui vient rejoindre les n&#244;tres, les interroger, les &#233;largir. Cela ne va pas sans l'&#233;preuve de nos pauvret&#233;s et de nos obscurit&#233;s tenaces, mais entre un soir et un matin, n'y-a-t-il pas la nuit ? Remarquons aussi avec saint Paul qu'il ne s'agit pas de faire des choses nouvelles et in&#233;dites mais de progresser sur le chemin de l'amour fraternel. Le psalmiste quant &#224; lui suppliait le Seigneur de lui montrer sa justice et sa v&#233;rit&#233; pour poursuivre sa route. &#171; Il enseigne aux humbles son chemin &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Debout, orient&#233; et courageux dans l'attente, notre orant Abba Ars&#232;ne est donc en marche vers Dieu. Notre commentateur de tout &#224; l'heure poursuit : Avec le mince bagage de ses gestes et de ses mots, il poursuit son humble p&#232;lerinage. De ce point de vue, la succession de ses postures et des pas sur cette route implique la n&#233;gation de chaque posture : non Dieu n'est pas l&#224; mais ailleurs toujours plus loin. Le geste n'est pas une localisation de l'Absolu mais il n'est pas non plus le simple moment d'un d&#233;part. D&#233;j&#224;, il est accueil et r&#233;ponse, en m&#234;me temps que d&#233;sir et attente. Il saisit d&#232;s maintenant ce qu'il doit chercher. L'orant trouve dans son geste le Dieu d&#233;j&#224; venu au-dedans, d&#233;j&#224; descendu des hauteurs, d&#233;j&#224; manifest&#233; dans sa gloire, de sorte qu'il peut &#233;noncer avec chaque terme de son vocabulaire corporel : Dieu est l&#224; aussi. Il se l&#232;ve, il part, il va, il court vers Dieu ; mais il est aussi en Dieu, il le prend dans ses mains vides, il le re&#231;oit sur ses paumes ouvertes, il le contient dans la cellule de son corps. Voil&#224; un compl&#233;ment indispensable pour notre Avent : debout, il faut aussi savoir s'asseoir ; tendu et en recherche, il faut savoir accueillir paisiblement Dieu, ses promesses et ses dons, tout ce qui est de l'ordre de la naissance dans nos vies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela aussi, les Ecritures et tout sp&#233;cialement les proph&#232;tes nous l'apprennent. Le germe dont parlait J&#233;r&#233;mie est d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre : l'Avent est le temps pour le rep&#233;rer, rendre gr&#226;ce et favoriser sa croissance. Il est donc d&#233;j&#224; le temps de la pr&#233;sence. Eprouver Dieu pr&#233;sent dans notre attente, seul l'homme de d&#233;sir sait le faire car l'esp&#233;rance obtient autant qu'elle esp&#232;re, et avant tout de rencontrer Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est temps de conclure. Debout et assis, notre Avent nous convie &#224; deux positions. Liturgiquement, elles correspondent aux deux parties de l'Avent : la premi&#232;re, marqu&#233;e par les figures en marche d'Isa&#239;e et de Jean-Baptiste, la seconde, &#224; partir du 17 d&#233;cembre, marqu&#233;e par la figure assise, en attente, de la Vierge. Th&#233;ologiquement, elles correspondent &#224; la double perception de Dieu, toujours au-del&#224; et d&#233;j&#224;-l&#224; dans nos vies. Elles nous acheminent ainsi vers la manifestation pl&#233;ni&#232;re du Seigneur, commenc&#233;e depuis l'Incarnation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la nuit de No&#235;l, c'est &#224; une troisi&#232;me position que nous serons convi&#233;s. Prostern&#233;s, nous rendrons gr&#226;ce &#224; Dieu, ce que l'eucharistie de ce jour nous donne d&#233;j&#224; de faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amen&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Guillaume Dehorter, ocd&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>33e Dimanche T.O. ; Marc 13, 24-32</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/33eme-Dimanche-T-O-Marc-13-24-32.html</link>
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		<description>
&lt;p&gt;&#171; Il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps pr&#233;sent et la gloire que Dieu va bient&#244;t r&#233;v&#233;ler en nous. &#187; (Rm 8,18) En cette fin d'ann&#233;e liturgique, les lectures de ce dimanche nous invitent &#224; m&#233;diter sur des textes qui figurent la fin du monde. Ce th&#232;me a suscit&#233; beaucoup l'imagination des hommes au cours des &#226;ges en soulignant le plus souvent la trag&#233;die de la fin du monde, mais tr&#232;s peu ont su mettre en lumi&#232;re la bonne nouvelle que sugg&#232;re J&#233;sus dans l'&#233;vangile de ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2008-2009-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2008-2009 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps pr&#233;sent et la gloire que Dieu va bient&#244;t r&#233;v&#233;ler en nous. &#187; (Rm 8,18)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En cette fin d'ann&#233;e liturgique, les lectures de ce dimanche nous invitent &#224; m&#233;diter sur des textes qui figurent la fin du monde. Ce th&#232;me a suscit&#233; beaucoup l'imagination des hommes au cours des &#226;ges en soulignant le plus souvent la trag&#233;die de la fin du monde, mais tr&#232;s peu ont su mettre en lumi&#232;re la bonne nouvelle que sugg&#232;re J&#233;sus dans l'&#233;vangile de ce jour. En effet, au c&#339;ur de l'automne, en ce moment o&#249; les feuilles meurent et tombent, cet &#233;vangile nous sugg&#232;re une image de printemps : le figuier dont les branches deviennent tendres au moment o&#249; sortent les feuilles qui annoncent que l'&#233;t&#233; est proche. Cette image de printemps, pleine d'espoirs et de promesses, J&#233;sus l'applique &#224; la fin des temps et &#224; la proximit&#233; de sa venue, &#171; Lorsque vous verrez cela, sachez que le Fils de l'homme est proche, sur le seuil. &#187; Bien s&#251;r, il y a d'autres images et d'autres signes avant-coureurs du retour de J&#233;sus, beaucoup moins champ&#234;tres, inqui&#233;tants m&#234;me, presque terrifiants. Il y a la terrible d&#233;tresse dont parlait l'&#233;vangile, le soleil et la lune qui perdent leur &#233;clat, les &#233;toiles qui tombent du ciel, le bruit de la guerre et l'horreur des pers&#233;cutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vrai, il y a tout cela, et dans la bouche m&#234;me de J&#233;sus. Mais il y a aussi l'autre image, celle de la branche qui se gonfle sous la s&#232;ve qui monte, et du bourgeon qui &#233;clot sous la pouss&#233;e de la vie, elle aussi dans la bouche de J&#233;sus. A trop uniquement regarder les images qui suscitent l'appr&#233;hension de la fin du monde, nous en viendrions &#224; oublier la fra&#238;cheur de celle qui annonce la vie et une pl&#233;nitude nouvelle. Comme, d'ailleurs, nous oublions que ce monde, sans attendre les derniers temps, est d&#233;j&#224; profond&#233;ment marqu&#233; par la violence, l'injustice et la haine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que le seigneur nous annonce, c'est moins la fin de ce monde que la naissance d'un autre. C'est moins la perte de ce monde marqu&#233; par le p&#233;ch&#233; que la restauration d'un monde nouveau o&#249; les mots de libert&#233;, d'&#233;galit&#233; et de fraternit&#233;s ne seront plus de vains mots. Car J&#233;sus pr&#233;cise explicitement que les signes de d&#233;tresse et de peur, et qui ne sont que passagers, ne sont l&#224; que pour annoncer le seul &#233;v&#233;nement qui importe et qui m&#233;rite de mobiliser toutes nos &#233;nergies et toute notre attente : &#171; De m&#234;me, vous aussi, lorsque vous verrez cela, sachez que le Fils de l'homme est proche, sur le seuil. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, la naissance du monde nouveau sera pr&#233;c&#233;d&#233;e d'un d&#233;chirement, d'une perte, d'un bouleversement, mais n'est-ce pas le lot de toutes naissances ? Sait-on jamais si la branche de figuier souffre d'&#233;cart&#232;lement lorsque la s&#232;ve de l'int&#233;rieur pousse et fait gonfler ses parois ? Ou si le bourgeon a mal lorsqu'il doit &#233;clater pour c&#233;der la place aux fleurs et aux feuilles ? Nous ne posons m&#234;me pas la question, tellement notre regard est attir&#233;, d&#233;j&#224;, vers le spectacle verdoyant et florissant du printemps. Qui plaindrait la tige ou le bourgeon ? Il en est de m&#234;me pour la naissance d'un &#234;tre humain, malgr&#233; les douleurs de l'enfantement, et m&#234;me si l'on en a conscience, la joie de donner naissance l'emporte sur l'appr&#233;hension de la douleur. Naturellement, on sait hi&#233;rarchiser les valeurs pour relever le regard vers le bien promis, vers la r&#233;colte &#224; venir, la beaut&#233; d'un paysage en fleurs, la naissance d'un enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il en est de m&#234;me pour l'&#201;glise quand elle regarde vers la fin des temps et en prenant conscience des douleurs qui marquent aujourd'hui les hommes. Bien s&#251;r, notre humanit&#233; est promise &#224; l'&#233;preuve et m&#234;me &#224; un certain cataclysme final &#224; travers lequel la figure actuelle du monde sera transform&#233;e. Mais c'est la joie qui l'emporte, puisque le Fils de l'homme, J&#233;sus, notre sauveur, est d&#233;sormais tout proche, devant la porte, sur le seuil. A travers tout ce qui peut nous contrarier, c'est lui que nous attendons, c'est lui qui nous apporte la paix promise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telle est la joie de l'&#201;glise, et celle de chacun de nous, une joie qui l'emporte toujours. Parce que le Seigneur J&#233;sus est de plus en plus proche, et que chaque nouveau d&#233;chirement est le signe, qui ne peut tromper, que J&#233;sus se rapproche encore davantage. Parce que chaque mis&#232;re et m&#234;me chaque p&#233;ch&#233;, qui maintenant nous sautent aux yeux, sont la preuve s&#251;re que le voile est sur le point de se d&#233;chirer et que nous allons bient&#244;t faire face &#224; J&#233;sus et &#234;tre noy&#233;s dans l'amour et la mis&#233;ricorde. Car plus J&#233;sus se fera proche, plus le monde sera &#233;cartel&#233;, et plus notre mis&#232;re sera &#233;vidente, mais plus aussi nous serons aspir&#233;s par la puissance de son amour. Et plus il sera facile et plus il sera doux de lui ouvrir la porte : &#171; Voici que je me tiens &#224; la porte, disait J&#233;sus, et que je frappe ; si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui pour un souper, moi pr&#232;s de lui, et lui pr&#232;s de moi &#187; (Ap 3, 20)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec saint Paul, dans l'&#233;p&#238;tre aux Romains, c'est dans l'esp&#233;rance que nous vivons ce temps pr&#233;sent : &#171; J'estime donc qu'il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps pr&#233;sent et la gloire que Dieu va bient&#244;t r&#233;v&#233;ler en nous. En effet, la cr&#233;ation aspire de toutes ses forces &#224; voir cette r&#233;v&#233;lation des fils de Dieu. Elle a gard&#233; l'esp&#233;rance d'&#234;tre, elle aussi, lib&#233;r&#233;e de l'esclavage, de la d&#233;gradation in&#233;vitable, pour conna&#238;tre la libert&#233;, la gloire des enfants de Dieu. Nous le savons bien, la cr&#233;ation tout enti&#232;re crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d'un enfantement qui dure encore. &#187; (Rm 8, 18&#8230;22)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hom&#233;lie d'Avon : Elisabeth de la Trinit&#233; et les pr&#234;tres</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Homelie-d-Avon-8-novembre-Elisabeth-de-la-Trinite.html</link>
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		<dc:date>2009-11-11T20:24:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;Fr&#232;res et s&#339;urs, En cette &#8220;ann&#233;e sacerdotale&#8221;, je vous propose de regarder ce qu'&#201;lisabeth de la Trinit&#233; nous dit du minist&#232;re des Pr&#234;tres. Dans sa vie de la&#239;que, collaborant &#224; la mission de l'&#201;glise, &#201;lisabeth vit en relation avec les pr&#234;tres. Comme tout fid&#232;le du Christ, elle s'adresse &#224; eux pour recevoir les sacrements, particuli&#232;rement la confession et l'Eucharistie. Mais elle attend d'eux aussi une direction d'&#226;me et un enseignement. &#201;lisabeth, avec un sensus fidei &#233;tonnant, int&#232;gre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2008-2009-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2008-2009 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fr&#232;res et s&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cette &#8220;ann&#233;e sacerdotale&#8221;, je vous propose de regarder ce qu'&#201;lisabeth de la Trinit&#233; nous dit du minist&#232;re des Pr&#234;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa vie de la&#239;que, collaborant &#224; la mission de l'&#201;glise, &#201;lisabeth vit en relation avec les pr&#234;tres. Comme tout fid&#232;le du Christ, elle s'adresse &#224; eux pour recevoir les sacrements, particuli&#232;rement la confession et l'Eucharistie. Mais elle attend d'eux aussi une direction d'&#226;me et un enseignement.
&#201;lisabeth, avec un &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;sensus fidei&lt;/em&gt; &#233;tonnant, int&#232;gre les trois dimensions de la mission des pr&#234;tres : ils c&#233;l&#232;brent pour elle l'eucharistie, ils lui donnent le pardon du Seigneur et l'enseignent par leurs pr&#233;dications. Elle a besoin d'eux pour recevoir les sacrements, pour l'enseignement des myst&#232;res chr&#233;tiens et pour diriger sa conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mademoiselle Catez est tr&#232;s discr&#232;te sur sa relation avec les pr&#234;tres. Nous n'en trouvons aucune allusion dans sa correspondance. La seule source qui nous permet d'en parler est son Journal intime dont il ne reste qu'une partie. Dans cet &#233;crit, elle parle de quelques pr&#234;tres : l'abb&#233; Jean-Baptiste Sellenet, vicaire &#224; la paroisse Saint-Michel de Dijon de 1890 &#224; 1897 ; l'abb&#233; Alexis Golmard, cur&#233; de la paroisse Saint-Michel de 1895 &#224; 1916 ; le p&#232;re &#201;variste Lion, r&#233;demptoriste, qui pr&#234;che une mission &#224; Saint-Michel, avec deux de ses confr&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;lisabeth se r&#233;v&#232;le &#224; travers son journal. Nous d&#233;couvrons une &#226;me qui sent ce qu'il lui faut, qui voit par intuition o&#249; elle doit &#234;tre men&#233;e, mais qui accepte en m&#234;me temps, dans une profonde ob&#233;issance, de recevoir ceux qui lui sont donn&#233;s comme directeurs et accompagnateurs. C'est dans le dialogue avec les pr&#234;tres qu'elle discerne et approfondit sa vocation au Carmel. Cette vocation qu'elle avait spontan&#233;ment avou&#233;e au Chanoine Angle d&#232;s ses sept ans et avec lequel elle entretiendra une pr&#233;cieuse correspondance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques extraits de ces lettres nous montrent comment &#224; travers le minist&#232;re du pr&#234;tre, elle veut &#234;tre une &#226;me offerte dans le sacrifice de l'Eucharistie pour &#234;tre totalement saisie par le Christ.
Avant sa prise d'habit, le 8 d&#233;cembre 1901, elle &#233;crit : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Votre &#226;me n'est-ce pas, sera toute en communion avec celle de l'heureuse fianc&#233;e qui enfin va se donner &#224; Celui qui depuis si longtemps l'appelle, et qui la veut toute sienne. Demandez lui que je ne vive plus, mais que Lui vive en moi. Puis du meilleur de votre &#226;me, b&#233;nissez votre petite enfant bienheureuse et reconnaissante. &#187;&lt;/em&gt; (Lettre 99)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e suivante, le 2 ao&#251;t 1902, elle demande : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Mettez-moi dans le calice, afin que mon &#226;me soit toute baign&#233;e dans ce Sang de mon Christ dont j'ai si soif ! pour &#234;tre toute pure, toute transparente, pour que la Trinit&#233; puisse se refl&#233;ter en moi comme en un cristal. &#187;&lt;/em&gt; (Lettre 131)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 janvier 1904, elle pr&#233;cise : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Au Saint Sacrifice, &#224; l'autel de Celui que j'aime, souvenez-vous de votre carm&#233;lite : dites au Bon Dieu qu'elle veut &#234;tre son Hostie pour qu'il demeure toujours en elle, et puisse le donner. &#187;&lt;/em&gt; (Lettre 190)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les puissants d&#233;sirs de la carm&#233;lite ressemblent &#224; ceux de la jeune &#201;lisabeth. Peu de temps avant son entr&#233;e au Carmel, elle avait &#233;crit &#224; Marguerite Gollot : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Nous sommes ses hosties vivantes, ses petits ciboires que tout en nous Le refl&#232;te, que nous Le donnions aux &#226;mes &#187;&lt;/em&gt; (Lettre 54, du 16 mai 1901) &#201;lisabeth use d'un langage symbolique tr&#232;s fort : elle est &#8220;hostie vivante&#8221;, &#8220;ciboire&#8221; ; elle est en quelque sorte une &#8220;pr&#233;sence r&#233;elle&#8221; du Christ ; elle Le rayonne et veut tel un ap&#244;tre &#8220;le donner aux &#226;mes&#8221;. Nous sentons vibrer son z&#232;le apostolique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une derni&#232;re lettre, le 9 mai 1906, elle mendie : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Puisque vous &#234;tes son pr&#234;tre, consacrez moi &#224; Lui comme une petite Hostie de louange qui veut le glorifier au ciel ou sur la terre, dans la souffrance tant qu'Il voudra. Et puis si je m'en vais, vous m'aiderez &#224; sortir du Purgatoire&#8230; &#187;&lt;/em&gt; (Lettre 271)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;lisabeth r&#233;clame l'aide du ministre de l'Eucharistie pour participer toujours plus pleinement au Myst&#232;re Pascal du Christ. Elle demande &#224; celui qui fut le confident de son enfance de l'aider par le sacrifice eucharistique &#224; devenir cette Hostie vivante, agr&#233;able &#224; Dieu. Dans cette Communion des Saints, si importante pour elle, elle compte sur sa pri&#232;re pour l'ultime purification avant le face &#224; face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est sans aucun doute dans la correspondance avec l'abb&#233; Andr&#233; Chevignard qu'appara&#238;t le plus fortement la dimension sacerdotale d'&#201;lisabeth. Peu apr&#232;s avoir rencontr&#233; pour la premi&#232;re fois le beau-fr&#232;re de sa s&#339;ur, elle lui &#233;crit : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; J'ai eu un parloir tout divin avec l'Abb&#233; Chevignard. Je crois qu'il y a eu &lt;strong&gt;fusion&lt;/strong&gt; entre l'&#226;me du Pr&#234;tre et celle de la carm&#233;lite. &#187;&lt;/em&gt; (Lettre 135, vers le 14 septembre 1902)
C'est &#201;lisabeth elle-m&#234;me qui souligne le mot &#8220;fusion&#8221;. En parlant et en &#233;crivant &#224; ce jeune s&#233;minariste qui sera ordonn&#233; pr&#234;tre le 29 juin 1905, &#201;lisabeth approfondit sa vocation de carm&#233;lite, fille de Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus et de tout son &#234;tre elle va s'unir &#224; l'action sacerdotale de son correspondant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 24 f&#233;vrier 1903, elle lui &#233;crit : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Ne trouvez-vous pas que dans l'action, alors qu'on remplit l'office de Marthe, l'&#226;me peut toujours demeurer toute adorante ensevelie comme Madeleine en sa contemplation, se tenant &#224; cette source comme une affam&#233;e. Et c'est ainsi que je comprends l'apostolat pour la carm&#233;lite comme pour le Pr&#234;tre. Alors l'un et l'autre peuvent rayonner Dieu, le donner aux &#226;mes s'ils se tiennent sans cesse aux sources divines. Il me semble qu'il faudrait s'approcher si pr&#232;s du Ma&#238;tre, communier tellement &#224; son &#226;me, s'identifier &#224; tous les mouvements, puis s'en aller comme Lui en la Volont&#233; du P&#232;re. &#187;&lt;/em&gt; (Lettre 158)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons noter le rapport &#233;troit qu'elle &#233;tablit entre le pr&#234;tre et la carm&#233;lite dont l'apostolat lui semble identique.
Le 27 avril 1904, elle confie :&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt; &#171; J'aime beaucoup ce que vous me dites de Marie dans votre lettre et je vous demande, puisque vous vivez si pr&#232;s d'elle, de la prier un peu pour moi. J'envisage aussi ma vie de carm&#233;lite sous cette double vocation : &#171; Vierge et M&#232;re &#187;. Vierge : &#233;pous&#233;e en la foi par le Christ ; M&#232;re : sauvant les &#226;mes, multipliant les adopt&#233;s du P&#232;re, les coh&#233;ritiers du Christ &#187;&lt;/em&gt;. (Lettre 199)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Sauver les &#226;mes&#8221;, &#8220;multiplier les adopt&#233;s du P&#232;re&#8221; sont bien des actions sacerdotales. &#201;lisabeth &#8220;d&#233;passe&#8221; d'une certaine mani&#232;re sa propre vocation d'&#233;pouse du Christ pour lui donner une dimension sacerdotale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 novembre 1904, elle lui &#233;crit : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; &#8230; que le poids de son amour vous entra&#238;ne jusqu'&#224; cette heureuse perte dont parlait l'ap&#244;tre lorsqu'il s'&#233;criait : &#8220;Ce n'est plus moi qui vit, mais c'est le Christ qui vit en moi.&#8221; (Ga 2, 20) C'est l&#224; le r&#234;ve de mon &#226;me de carm&#233;lite, c'est aussi je crois celui de votre &#226;me sacerdotale, c'est surtout celui du Christ &#8230; &#187;&lt;/em&gt; (Lettre 214)
A nouveau Elisabeth identifie son d&#233;sir de carm&#233;lite &#224; celui du Pr&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 juin 1905, peu de jours avant l'Ordination de l'Abb&#233; Chevignard, elle lui &#233;crit : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Vendredi au Saint Autel lorsque pour la premi&#232;re fois entre vos mains consacr&#233;es, J&#233;sus, le Saint de Dieu, viendra s'incarner en l'humble hostie, n'oubliez pas celle qu'Il a conduite sur le Carmel afin qu'elle y soit la louange de gloire ; demandez-lui de l'ensevelir dans la profondeur de son myst&#232;re, et de la consumer des feux de son amour ; puis offrez-la au P&#232;re avec l'Agneau divin &#187;&lt;/em&gt;. (Lettre 232)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis dans une courte lettre du 21 juillet, elle pr&#233;cise : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Puisque vous &#234;tes le pr&#234;tre de l'amour, je viens vous demander avec la permission de notre R&#233;v&#233;rende M&#232;re, de bien vouloir me consacrer &#224; Lui demain &#224; la Sainte Messe. Baptisez moi dans le sang de l'Agneau afin que, vierge de tout ce qui n'est pas Lui, je ne vive que pour aimer d'une passion toujours croissante jusqu'&#224; cette heureuse unit&#233; &#224; laquelle Dieu nous a pr&#233;destin&#233;s en son vouloir &#233;ternel et immuable. &#187;&lt;/em&gt; (Lettre 234)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;lisabeth souligne &#8220;me consacrer&#8221; et &#8220;unit&#233;&#8221;. La moniale compte sur la gr&#226;ce particuli&#232;re de la premi&#232;re messe de l'abb&#233; Chevignard pour faire de sa vie une offrande plus profonde, pour &#234;tre plus intimement unie au Christ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le sommet de la correspondance avec l'Abb&#233; Chevignard est atteint le 29 novembre 1905, un an avant sa mort : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Dans le silence de l'oraison, &#233;coutons-le, il est le principe qui parle au-dedans de nous [&#8230;] Demandons-lui de nous rendre vrais dans notre amour, c'est-&#224;-dire de faire de nous des &#234;tres de sacrifice, car il me semble que le sacrifice n'est que l'amour mis en action. &#8220;Il m'a aim&#233; et s'est livr&#233; pour moi.&#8221; J'aime cette pens&#233;e que la vie du pr&#234;tre (et de la carm&#233;lite) est un Avent qui pr&#233;pare l'Incarnation dans les &#226;mes. [&#8230;] N'est-ce pas aussi notre mission de pr&#233;parer les voies du Seigneur par notre union &#224; Celui que l'Ap&#244;tre appelle un &#8220;feu consumant&#8221; &#187;&lt;/em&gt;. (Lettre 250)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;lisabeth fait, avec audace, un parall&#232;le voire une identification entre la mission du Pr&#234;tre et celle de la Carm&#233;lite qui doivent tous deux pr&#233;parer les chemins au Seigneur dans les &#226;mes. Elle collabore activement &#224; la mission des pr&#234;tres selon les instructions de sainte Th&#233;r&#232;se d'Avila aux chapitres 1 et 3 du &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Chemin de Perfection&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;lisabeth a chemin&#233; avec l'abb&#233; Chevignard qu'elle a connu comme s&#233;minariste et elle l'a rencontr&#233; au parloir. Elle a ainsi approfondit sa propre vocation de carm&#233;lite dans sa double dimension apostolique et sacerdotale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, citons une lettre du 22 juin 1902, adress&#233;e &#224; l'abb&#233; Joseph Baudis, missionnaire en Chine : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Je veux &#234;tre ap&#244;tre avec vous, du fond de ma ch&#232;re solitude du Carmel, je veux travailler &#224; la gloire de Dieu. [&#8230;] &#8220;Ap&#244;tre, Carm&#233;lite&#8221;, c'est tout un ! &#187;&lt;/em&gt; (Lettre 124)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous entendons bien ici l'id&#233;al apostolique du carmel th&#233;r&#233;sien. &#201;lisabeth veut collaborer de toutes ses forces et de toute son &#226;me &#224; l'&#339;uvre apostolique du missionnaire.
La carm&#233;lite, par sa pri&#232;re et par le don d'elle-m&#234;me, va aider les pr&#234;tres dans leur apostolat, mais elle attend d'eux qu'ils l'aident aussi &#224; r&#233;aliser sa vocation. Il y a un v&#233;ritable &#233;change qui la conduit &#224; identifier, tout en les distinguant ses deux vocations de pr&#234;tre et de carm&#233;lite.
Par l'intercession d'&#201;lisabeth que le Seigneur mette sur notre route les ministres dont nous avons besoin. Qu'&#224; sa pri&#232;re, il nous donne de pouvoir r&#233;pondre toujours plus g&#233;n&#233;reusement &#224; la vocation qui est la n&#244;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Didier-Marie Golay, ocd&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hom&#233;lie d'Avon : F&#234;te de la Toussaint</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Homelie-d-Avon-Fete-de-la-Toussaint.html</link>
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&lt;p&gt;&#8220;HEUREUX, BIENHEUREUX ?&#8221; &#171; Ils se tiennent debout devant le Tr&#244;ne et devant l'Agneau, en v&#234;tements blancs, avec des palmes &#224; la main. &#187; (Ap 7, 9.) La liturgie c&#233;leste, qui nous est pr&#233;sent&#233;e dans ce passage de l'Apocalypse, nous dit quelque chose de notre union, par la liturgie que nous c&#233;l&#233;brons, &#224; la liturgie c&#233;leste. Chaque fois que nous nous rassemblons en &#201;glise pour c&#233;l&#233;brer les saints Myst&#232;res du Salut, donn&#233;s par notre Dieu en son Fils J&#233;sus-Christ, nous sommes unis &#224; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2008-2009-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2008-2009 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#8220;HEUREUX, BIENHEUREUX ?&#8221;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &#171; Ils se tiennent debout devant le Tr&#244;ne et devant l'Agneau, en v&#234;tements blancs, avec des palmes &#224; la main. &#187; (Ap 7, 9.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liturgie c&#233;leste, qui nous est pr&#233;sent&#233;e dans ce passage de l'Apocalypse, nous dit quelque chose de notre union, par la liturgie que nous c&#233;l&#233;brons, &#224; la liturgie c&#233;leste.
Chaque fois que nous nous rassemblons en &#201;glise pour c&#233;l&#233;brer les saints Myst&#232;res du Salut, donn&#233;s par notre Dieu en son Fils J&#233;sus-Christ, nous sommes unis &#224; la liturgie c&#233;leste qui se c&#233;l&#232;bre devant le tr&#244;ne de Dieu et devant l'Agneau.
Nous sommes ainsi dans chaque liturgie unis &#224; ceux que nous appelons les morts, mais qui sont vivants de la vie m&#234;me de Dieu apr&#232;s &#234;tre pass&#233;s par la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une liturgie c&#233;leste qui invite tous les hommes &#224; accueillir le salut que Dieu veut pour eux.
Il y a, nous dit saint Jean, &#171; une foule immense que nul ne peut d&#233;nombrer. &#187; (Ap 7, 9.)
Le chiffre de 144000, qui est &#233;nonc&#233;, n'est pas une comptabilit&#233; de ceux qui seraient sauv&#233;s ; ce chiffre est &#233;minemment symbolique : 12 x 12 : le nombre des 12 tribus, au carr&#233;. Puis 10 x 10 x 10 : pour signifier la surabondance&#8230;
L'ap&#244;tre Jean qui parle des 144000, ajoute tr&#232;s rapidement : &#171; une foule immense que nul ne pouvait d&#233;nombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. &#187; (Ap 7, 9.)
Le dessein d'amour de notre Dieu, qui s'est exprim&#233; par la Cr&#233;ation, qui s'est manifest&#233; plus encore par l'Incarnation R&#233;demptrice de son Fils, est de nous sauver tous et chacun, de nous faire participer &#224; cette vie divine qui passe du P&#232;re au Fils, du Fils au P&#232;re dans le dynamisme incessant de l'Esprit. C'est &#224; cette vie l&#224; qu'il veut que nous communiions pour notre bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ils viennent de la grande &#233;preuve ; ils ont lav&#233; leurs v&#234;tements, ils les ont purifi&#233;s dans le sang de l'Agneau. &#187; (Ap 7, 14.)
Nous aussi, fr&#232;res et s&#339;urs, nous avons lav&#233; notre v&#234;tement ; nous l'avons purifi&#233; dans le sang de l'Agneau, au jour de notre saint bapt&#234;me. Au jour de ce bapt&#234;me nous avons &#233;t&#233; plong&#233;s dans la grande &#233;preuve, dans le Myst&#232;re Pascal du Christ. Nous avons &#233;t&#233;, par le bapt&#234;me, plong&#233;s dans sa mort pour avoir part &#224; sa R&#233;surrection.
Par la gr&#226;ce insigne du Myst&#232;re Pascal, au jour de notre bapt&#234;me, nous avons &#233;t&#233; purifi&#233;s du p&#233;ch&#233; originel et nous sommes alors n&#233;s &#224; la vie d'enfant de Dieu.
En vertu de ce bapt&#234;me, saint Paul appelle les chr&#233;tiens : les &#8220;saints&#8221;. (Cf. Rm 1, 7 ; Col 1, 2 ; Eph 1, 1.)
En vertu de ce bapt&#234;me, nous sommes, chacun et chacune, non seulement des enfants de Dieu mais des &#8220;saints&#8221;, accueillants cette vie divine en nous.
Cela c'est le point de d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le point d'arriv&#233;e, nous l'avons dans la deuxi&#232;me lecture : &#171; Lorsque le Fils de Dieu para&#238;tra, nous serons semblables &#224; lui, parce que nous le verrons tel qu'il est. &#187; (I Jn 3, 2.)
Il faut laisser, fr&#232;res et s&#339;urs, la gr&#226;ce de notre bapt&#234;me se d&#233;ployer pleinement en nous.
De mani&#232;re &#224; ce que nous puissions dire avec saint Paul : &#171; Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi. &#187; (Ga 2, 20.)
L'ap&#244;tre Jean, dans la seconde lecture, nous invite &#224; contempler la grandeur de cet amour dont le P&#232;re nous a combl&#233;s en voulant que nous soyons appel&#233;s ses fils dans son Fils unique. &#171; Nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne para&#238;t encore pleinement. &#187; (I Jn 3, 2.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut laisser du temps &#224; la gr&#226;ce ; il nous faut collaborer &#224; cette gr&#226;ce pour que s'accomplisse en nous les promesses de notre bapt&#234;me.
Gr&#233;goire de Nysse nous dit : &#171; Tu es baptis&#233;, chaque fois que tu renonces au mal. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous lui serons rendus semblables quand nous le verrons tel qu'il est. Et tout homme qui fonde sur lui une telle esp&#233;rance se rend pur comme lui-m&#234;me est pur. &#187; (I Jn 3, 3.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interrogeons-nous quelques instants, fr&#232;res et s&#339;urs :
Quelle est l'esp&#233;rance qui habite notre c&#339;ur ?
Quelle est l'esp&#233;rance qui habite au plus intime de notre &#234;tre ?
Est-ce que cette esp&#233;rance c'est v&#233;ritablement de lui &#234;tre rendu semblable ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224;, nous voyons le Christ J&#233;sus.
Nous le voyons, voil&#233; sous les esp&#232;ces eucharistiques ;
Nous le voyons, voil&#233; sous la Parole proclam&#233;e en &#201;glise ;
Nous le voyons, voil&#233; dans l'assembl&#233;e des chr&#233;tiens qui est le Corps du Christ ;
Mais nous avons cette esp&#233;rance qu'un jour nous le verrons face et face et qu'alors nous lui serons rendu semblable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du jour de notre bapt&#234;me au jour de ce face &#224; face, doit se d&#233;ployer notre vie chr&#233;tienne, doit s'actualiser pour nous la saintet&#233; que Dieu veut nous donner en partage et dont nous avons re&#231;u le germe au jour du bapt&#234;me.
Nous comprenons alors qu'&#224; ceux qui se rassemblent autour de lui, J&#233;sus dise : &#171; Heureux ! &#187; (Mt 5, 3.)
Dieu veut notre bonheur ; il veut notre bonheur &#224; travers toutes les situations et tous les &#233;v&#233;nements de nos vies.
Les B&#233;atitudes ne sont pas simplement un code moral, ou un id&#233;al, une sagesse de vie. Elles sont une b&#233;n&#233;diction de Dieu sur notre humanit&#233;.
C'est un appel &#224; l'esp&#233;rance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les B&#233;atitudes &#8211; comme le Notre P&#232;re d'ailleurs &#8211; sont un peu comme un condens&#233; des Psaumes, de la longue pri&#232;re du Peuple d'Isra&#235;l.
Le premier des psaumes commence par ces mots : &#171; Heureux l'homme qui se pla&#238;t dans la loi du Seigneur. &#187; (Ps 1, 1.)
Le psaume 111 nous dit : &#171; Heureux qui craint le Seigneur et aime enti&#232;rement sa volont&#233;. &#187; (Ps 111, 1.)
Dans le psaume 36, nous chantons que les &#171; doux poss&#232;deront la terre et jouiront d'une abondante paix &#187; (Ps 36, 11.)
Dans le psaume 106, nous affirmons : &#171; Il comble de biens les affam&#233;s &#187; (Ps 106, 9.)
Le psaume 118 commence par une b&#233;atitude redoubl&#233;e :
&#171; Heureux les hommes int&#232;gres en leurs voies, qui marchent suivant la loi du Seigneur.
Heureux ceux qui gardent ses exigences, ils le cherchent de tout c&#339;ur. &#187; (Ps 118, 1-2.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, les B&#233;atitudes nous invitent faire n&#244;tre l'attitude du Psalmiste qui se tient &#8220;devant son Dieu&#8221; et qui &#224; travers tout les &#233;v&#233;nements de sa vie, sait que rien ne peut le s&#233;parer de l'amour de son Dieu. (Cf. Rm 8, 39.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut apprendre la pauvret&#233; du c&#339;ur et la douceur,
Il nous faut sans doute pleurer sur nous-m&#234;mes et sur le p&#233;ch&#233; du monde, pour devenir peu &#224; peu mis&#233;ricordieux.
Il nous faut &#234;tre affam&#233;s et assoiff&#233;s de justice pour pouvoir vivre la bont&#233; et la puret&#233; du c&#339;ur.
Il nous faut passer par la contradiction, par la pers&#233;cution, &#8211; &#224; cause du Christ &#8211; pour savoir si nous sommes v&#233;ritablement des artisans de paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il nous soit donn&#233; dans cette Eucharistie de nous enraciner davantage en J&#233;sus-Christ.
Que nous soyons fortifi&#233;s dans cette esp&#233;rance de &#171; lui &#234;tre rendus semblables quand nous le verrons tel qu'il est. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il nous soit donn&#233; de devenir des &#8220;saints&#8221;, c'est-&#224;-dire non pas des personnes parfaites, mais des personnes qui accueillent la vie de Dieu et qui cherchent &#224; s'ajuster &#224; sa volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que cette f&#234;te de &#8220;tous les saints&#8221;, qui est notre f&#234;te, vienne accomplir en nous les promesses de notre bapt&#234;me, les promesses de Dieu manifest&#233;s dans le Christ J&#233;sus notre Seigneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Didier-Marie Golay, ocd&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>32e Dimanche T.O. ; Mc 12, 38-44</title>
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		<dc:date>2009-11-06T07:33:55Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>&lt;p&gt;L'obole de la veuve&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2008-2009-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2008-2009 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J&#233;sus &#233;tait observateur. Il aimait les choses et les &#234;tres. Selon lui, les humbles r&#233;alit&#233;s de la vie &#233;taient pleines de le&#231;ons pour qui savait les voir avec son c&#339;ur. Comme les sages de l'Ancienne Alliance, J&#233;sus se passionnait pour l'homme, et surtout pour la mani&#232;re dont l'homme cherchait Dieu et parlait &#224; Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour-l&#224; il s'&#233;tait assis et regardait, tranquillement, comment les croyants d'Isra&#235;l apportaient leurs pi&#232;ces pour le tr&#233;sor du temple, &#171; le denier du culte &#187;, en quelque sorte. Mais en fait de denier, la pauvre veuve, la veuve pauvre, n'avait que quelques petites pi&#232;ces, minces et l&#233;g&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus a aim&#233; son geste. Il a appel&#233; ses disciples aupr&#232;s de lui, comme pour leur communiquer un enseignement important :&#171; Amen, je vous le dis &#8230; &#187; C'est ainsi que J&#233;sus introduisait les certitudes ou les le&#231;ons qu'il voulait inculquer &#224; ses disciples : &#171; Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres dans le tr&#233;sor &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord elle a donn&#233; malgr&#233; sa pauvret&#233;. Sa pauvret&#233; ne l'a pas d&#233;courag&#233;e. Bien que pauvre, elle avait quelque chose &#224; donner &#224; Dieu. Ce jour-l&#224;, elle a su faire pour Dieu une folie : donner &#224; Dieu sa derni&#232;re assurance, s'en remettre &#224; Dieu pour l'avenir, et pour le pain d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a accept&#233; de manquer, pour que Dieu, dans sa vie, f&#251;t le premier servi. Elle a su affronter le risque de manquer, comme la veuve de Sarepta, qui a sacrifi&#233; pour &#201;lie sa derni&#232;re poign&#233;e de farine. Elle n'a pas eu peur de sa pauvret&#233;, ni devant Dieu ni devant les hommes. Elle ne s'est pas dit :&#171; De quoi vais-je avoir l'air, venant apr&#232;s &#187;beaucoup&#171; de riches qui ont donn&#233; &#187;beaucoup&#034;, moi qui vais &#234;tre seule &#224; donner quasi rien !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle ne s'est pas dit :&#171; Seuls les riches sont int&#233;ressants ; moi, je n'ai qu'&#224; m'&#233;craser devant Dieu et devant les hommes, parce que je suis pauvre et que je le serai toujours &#187;. Elle n'a pas regard&#233; le don des autres pour s'en attrister, elle n'a pas song&#233; &#224; comparer. Elle a donn&#233; &#171; comme elle avait r&#233;solu dans son c&#339;ur &#187;, pour reprendre la formule de Paul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et non seulement elle a su donner, bien que pauvre, mais elle a donn&#233; sa pauvret&#233; ; et c'est cela surtout qui a touch&#233; J&#233;sus. Elle savait que son obole allait la rendre plus pauvre encore, mais sa foi toute simple et droite lui disait que Dieu l'aimait ainsi, qu'elle n'avait pas &#224; devenir riche pour pouvoir donner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dieu accueille avec joie l'offrande d'une pauvre qui reste pauvre, et qui accepte de le rester devant lui et devant les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus, dans ce don inconditionnel, retrouve l'un des r&#233;flexes de son propre c&#339;ur : &#171; lui qui, de riche qu'il &#233;tait, s'est fait pauvre, pour nous enrichir par sa pauvret&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a tant de mani&#232;res de se sentir d&#233;muni : d&#233;muni d'atouts pour faire sa route dans la vie, d&#233;muni de sant&#233; ou de gr&#226;ce physique, d&#233;muni d'appuis ou d'amiti&#233;. Et parce que toutes ces pauvret&#233;s nous d&#233;pr&#233;cient &#224; nos propres yeux, nous serions tent&#233;s d'en faire reproche aux autres et &#224; Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la veuve de l'&#201;vangile nous montre le vrai chemin : oui, nous sommes pauvres, mais nous savons quoi faire de notre pauvret&#233; : la reconna&#238;tre, la pr&#233;senter au Seigneur, et nous mettre, d&#232;s aujourd'hui, sans attendre, au service du Royaume, tels que nous sommes, tels que Dieu nous voit et nous aime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Toussaint 2009 ; Mt 5, 1-12</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Toussaint-2009-Mt-5-1-12.html</link>
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		<dc:date>2009-10-29T17:16:54Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;&#171; Marqu&#233;s du sceau &#187; Aujourd'hui, dans la pri&#232;re de l'&#201;glise, et donc dans l'univers invisible de la foi, se r&#233;alise un merveilleux &#233;change : le ciel visite la terre, et les amis de Dieu, sur la terre, se laissent fasciner un instant par le ciel, par le rayonnement de tant d'a&#238;n&#233;s qui ont su trouver le chemin du bonheur. Autour de vous, ma s&#339;ur, et pour c&#233;l&#233;brer avec vous cinquante ann&#233;es de fid&#233;lit&#233; du Seigneur, votre Carmel du ciel rejoint votre carmel de la terre. Th&#233;r&#232;se, bien s&#251;r, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2008-2009-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2008-2009 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Marqu&#233;s du sceau &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, dans la pri&#232;re de l'&#201;glise, et donc dans l'univers invisible de la foi, se r&#233;alise un merveilleux &#233;change : le ciel visite la terre, et les amis de Dieu, sur la terre, se laissent fasciner un instant par le ciel, par le rayonnement de tant d'a&#238;n&#233;s qui ont su trouver le chemin du bonheur. Autour de vous, ma s&#339;ur, et pour c&#233;l&#233;brer avec vous cinquante ann&#233;es de fid&#233;lit&#233; du Seigneur, votre Carmel du ciel rejoint votre carmel de la terre. Th&#233;r&#232;se, bien s&#251;r, est de la f&#234;te, avec les amis qu'elle a retrouv&#233;s pr&#232;s de Dieu, les saints de l'ordinaire et les passionn&#233;s de la mission, avec les compagnes qu'elle a sanctifi&#233;es ici-m&#234;me, avec toutes vos anciennes qui ont suivi dans ce clo&#238;tre la petite voie de la confiance. Th&#233;r&#232;se, entour&#233;e de toute cette famille de t&#233;moins, s'unit, dans l'invisible, &#224; notre action de gr&#226;ce, et nous lui demandons son aide pour accueillir l'Esprit, car seul il peut nous donner le double regard que requiert la Toussaint : un regard vers la gloire, un regard vers la terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gloire c'est la densit&#233; et l'&#233;clat de la vie divine, et elle est au-del&#224; de toute parole. C'est la r&#233;ciprocit&#233;, dans l'amour, du P&#232;re et du Fils, et nous aurons l'&#233;ternit&#233; pour entrer dans ce myst&#232;re. La gloire pour l'homme, de par le don de Dieu, c'est le monde de Dieu ouvert aux hommes, et pour &#233;voquer cette entr&#233;e des hommes dans la vie de Dieu, les &#201;critures mobilisent toute une panoplie d'images et de symboles : s&#233;rie, faisceau, gerbe, cort&#232;ge .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant le tr&#244;ne de Dieu et devant l'Agneau, le Christ immol&#233; et glorieux, la liturgie c&#233;leste que l'Apocalypse d&#233;ploie sous nos yeux rassemble une foule innombrable d'hommes et de femmes, venus &#171; de toutes nations, races, peuples et langues &#187;, tous &#171; marqu&#233;s au front du sceau des serviteurs de Dieu &#187;, tous arborant les signes de la gloire : les v&#234;tements blancs et la palme dans la main. Une seule &#339;uvre d&#233;sormais les r&#233;unit : chanter &#224; Dieu &#171; la louange et l'action de gr&#226;ces &#187;,lui apporter &#171; la gloire et l'honneur &#187;, c&#233;l&#233;brer &#171; la sagesse et la puissance &#187; qu'il a mises en &#339;uvre pour le bonheur des hommes, et redire, au long de si&#232;cles qui ont quitt&#233; le temps, ce qui fut ici-bas leur d&#233;couverte, leur certitude et leur &#233;merveillement : c'est Dieu qui sauve en J&#233;sus-Christ : &#171; le salut est donn&#233; par notre Dieu, lui qui si&#232;ge sur le tr&#244;ne, et par l'Agneau &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce quotidien des saints dans l'&#233;ternit&#233; ne nous est livr&#233; qu'en figures, toujours &#224; distance de nos prises. Une chose est s&#251;re, c'est que nous verrons Dieu tel qu'il est, et que cette vision face &#224; face nous rendra ressemblants &#224; Celui qui nous aime, car devant Dieu c'est le regard qui transfigure. Plus que jamais Dieu brillera dans nos c&#339;urs ; plus que jamais nous illuminera sa gloire qui est sur la face du Christ&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous serons alors ne nous est pas, ici-bas, manifest&#233;. Mais il nous revient de manifester dans le monde ce que d&#233;j&#224; nous sommes : des enfants de Dieu. C'est ainsi que, spontan&#233;ment, en cette f&#234;te des saints, notre regard, d'abord tourn&#233; vers la gloire, reflue sur cette terre o&#249; nos fr&#232;res les hommes nous demandent raison de l'esp&#233;rance qui est en nous, cette terre des p&#232;lerins, o&#249; Dieu nous offre de monnayer notre amour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour rejoindre la liturgie &#233;ternelle, il nous faut, en effet, passer par &#171; la grande &#233;preuve &#187;, c'est-&#224;-dire travailler, construire et aimer, l&#224; o&#249; Dieu nous place pour y porter du fruit. Ces ann&#233;es de labeur et de fid&#233;lit&#233; nous permettent, patiemment, de laver et relaver nos v&#234;tements de route, et de les purifier, en d&#233;finitive, dans le sang de l'Agneau, en rejoignant le Christ par la communion &#224; ses souffrances et la plong&#233;e dans sa R&#233;surrection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Longue marche, lente mont&#233;e, que vous avez v&#233;cues avec joie ma s&#339;ur, sur les pentes du Carmel, assumant avec vos s&#339;urs, et parfois &#224; leur t&#234;te, le renouveau du Concile, le m&#251;rissement de la communaut&#233;, et tout r&#233;cemment encore, les inventions impr&#233;visibles de l'Esprit Saint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusque dans la pri&#232;re il nous faut demeurer &#171; en pauvret&#233; et nudit&#233; d'esprit &#187;, jusque dans les nuances de la vie fraternelle J&#233;sus nous enseigne sa douceur, jusque dans nos larmes de lassitude et d'impuissance l'Esprit nous apporte sa consolation .Souvent ce r&#233;confort de l'Esprit nous atteint, non pas au niveau de l'&#233;motion, mais au-del&#224; de tout senti, dans ces profondeurs de nous-m&#234;mes o&#249; s'enracine la determinaci&#243;n, comme dit la Madre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureuse &#234;tes-vous, ma s&#339;ur, apr&#232;s ces longues d&#233;cennies de Carmel, parce que le Dieu fid&#232;le rassasie votre faim et votre soif de vous ajuster &#224; son dessein d'amour. Heureuse &#234;tes-vous, parce que le d&#233;sir de faire mis&#233;ricorde a grandi en vous comme une blessure qui ne se fermera plus. Heureuse &#234;tes-vous, parce que l'aust&#233;rit&#233; joyeuse du Carmel garde intact en votre c&#339;ur le reflet de la bont&#233; de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais, avec vos s&#339;urs, le P&#232;re vous veut ouvri&#232;re de paix, dans un monde instable o&#249; tant de choses prennent un nouveau d&#233;part. Plus que jamais, en ce temps d'&#233;preuves pour l'&#201;glise, le Christ vous rend solidaire, avec vos s&#339;urs, de ceux qui, dans le monde entier, sont pers&#233;cut&#233;s pour la justice, parce qu'ils s'ajustent, dans leurs choix, sur la seule volont&#233; de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui encore, parce que &#171; le monde est en feu &#187;, parce que l'Esprit veut faire toutes choses nouvelles, le vieil Ordre du Carmel a repris son Exode, et votre monast&#232;re creuse de nouvelles fondations pour accueillir les s&#339;urs du troisi&#232;me mill&#233;naire Les B&#233;atitudes de J&#233;sus, prennent pour vous toutes, mes s&#339;urs, depuis quelque temps des formes paradoxales ; mais la petite Th&#233;r&#232;se, experte en audace et en confiance, vous redit, de la part du Seigneur : &#171; R&#233;jouissez-vous, soyez dans l'all&#233;gresse, car votre r&#233;compense est grande dans les cieux ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aujourd'hui tout juste cinquante ans, ma s&#339;ur, le I&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; novembre 1950, au moment m&#234;me o&#249; le pape Pie XII venait de proclamer solennellement l'&#233;l&#233;vation au ciel de la Vierge Marie, vous prononciez vos v&#339;ux de religion &#224; l'oratoire du Carmel en vous pla&#231;ant sous le vocable de l' Assomption. C'est elle, la Vierge Marie, qui attire encore nos regards vers la gloire ; c'est &#224; Elle que nous confions votre merci d'aujourd'hui et votre esp&#233;rance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'elle vous rev&#234;te de nouveau du manteau de sa compassion, qu'elle garde vos pas &#171; sur un chemin de paix &#187;, et vous accueille, &#224; l'heure de Dieu, dans la joie de son Fils,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hom&#233;lie d'Avon : Sainte Th&#233;r&#232;se d'Avila</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Homelie-d-Avon-Sainte-Therese-d-Avila,1226.html</link>
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		<dc:date>2009-10-23T19:54:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;TH&#201;R&#200;SE D'AVILA ET LES PR&#202;TRES Fr&#232;res et s&#339;urs, En cette &#8220;ann&#233;e sacerdotale&#8221;, je vous propose de regarder la vie et l'enseignement de Notre M&#232;re Sainte Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus sous l'angle du minist&#232;re sacerdotal. Par l'histoire, nous savons que Teresa de Cepeda y Ahumada avait un oncle pr&#234;tre, bien qu'elle n'en parle jamais dans ses &#233;crits. Nous ne savons pas si des pr&#234;tres fr&#233;quentaient habituellement la maison de don Alonso et de do&#241;a Beatriz. Elle a lu ce que nous pourrions appeler un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2008-2009-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2008-2009 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;TH&#201;R&#200;SE D'AVILA ET LES PR&#202;TRES&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fr&#232;res et s&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En cette &#8220;ann&#233;e sacerdotale&#8221;, je vous propose de regarder la vie et l'enseignement de Notre M&#232;re Sainte Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus sous l'angle du minist&#232;re sacerdotal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par l'histoire, nous savons que Teresa de Cepeda y Ahumada avait un oncle pr&#234;tre, bien qu'elle n'en parle jamais dans ses &#233;crits. Nous ne savons pas si des pr&#234;tres fr&#233;quentaient habituellement la maison de don Alonso et de do&#241;a Beatriz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a lu ce que nous pourrions appeler un &#8220;trait&#233; de spiritualit&#233; sacerdotale&#8221;. En effet, en 1533, de passage chez son oncle Pedro, &#224; Hortigosa, elle lit les &#233;p&#238;tres de saint J&#233;r&#244;me. (V 3, 7) Or, le traducteur, Juan de Molina, a organis&#233; les lettres de J&#233;r&#244;me en diverses cat&#233;gories : &#233;tat &#233;r&#233;mitique, &#233;tat virginal, &#233;tat eccl&#233;siastique&#8230; Les id&#233;es de Th&#233;r&#232;se sur les pr&#234;tres s'enracinent en partie dans ces lettres de J&#233;r&#244;me et dans le texte de saint Augustin qui &#233;tait inclus dans cette section des &#8220;lettres &#224; l'&#233;tat eccl&#233;siastique&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne vais pas &#233;voquer les divers pr&#234;tres s&#233;culiers ou r&#233;guliers que Th&#233;r&#232;se a rencontr&#233;s dans sa vie. Il faudrait y consacrer un cycle de conf&#233;rences. Mais nous pouvons tout de m&#234;me noter qu'elle a toujours eu le souci de s'en remettre &#224; des pr&#234;tres pour savoir si le chemin qu'elle suivait &#233;tait bien sous l'inspiration de l'Esprit Saint, si cela venait de Dieu.
&#171; Elle d&#233;sira donc s'entretenir avec quelques grands th&#233;ologiens, m&#234;me s'ils ne pratiquaient pas beaucoup l'oraison. Tout son d&#233;sir &#233;tant de savoir si les choses qui se passaient en elle &#233;taient conformes &#224; l'&#201;criture Sainte. &#187; (R 4, 7)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier pr&#234;tre &#233;voqu&#233; de mani&#232;re anonyme dans ses &#233;crits est le pr&#234;tre de Becedas., lieu o&#249; Th&#233;r&#232;se est all&#233;e se faire soigner. Il m&#232;ne une double vie et entretient des relations coupables avec une femme du village. Th&#233;r&#232;se &#233;crit : &#171; il m'inspira une piti&#233; profonde. &#187; (V 5, 4) Gr&#226;ce &#224; l'amiti&#233; que lui t&#233;moigne Th&#233;r&#232;se, il peut rompre cette relation. Il meurt un an plus tard et Th&#233;r&#232;se &#233;crit : &#171; Dans cet intervalle, il s'&#233;tait beaucoup donn&#233; au service de Dieu. &#187; (V 5, 6) D'ailleurs, aujourd'hui encore, dans le village de Becedas, il y a une f&#234;te particuli&#232;re, appel&#233; &#8220;Th&#233;r&#232;se d'Ao&#251;t&#8221; au cours de laquelle on v&#233;n&#232;re en Th&#233;r&#232;se, celle qui &#8220;rend saint les pr&#234;tres&#8221;. Nous verrons que cette expression populaire fait &#233;cho &#224; l'enseignement de la Madre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de la Vida, Th&#233;r&#232;se &#233;voque un pr&#234;tre qui est en &#233;tat de p&#233;ch&#233; mortel. Elle voit les d&#233;mons tenir sa gorge entre leurs cornes durant la c&#233;l&#233;bration de l'Eucharistie et elle conclut en disant : &#171; Notre Seigneur me dit de prier pour elle (l'&#226;me de ce pr&#234;tre) &#187; (V 38, 23)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;r&#232;se se fait une certaine id&#233;e du pr&#234;tre. Il appartient &#224; ses yeux &#224; une &#8220;classe sociale&#8221; qui le place au-dessus du peuple et de la noblesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#234;tre pour Th&#233;r&#232;se doit d'abord &#234;tre un lettr&#233;, un homme instruit. Sinon, il peut faire plus de mal que de bien. &#192; propos du pr&#234;tre de Becedas, elle indique : &#171; Je le choisis pour confesseur, car j'ai toujours aim&#233; les gens instruits. Et cependant des confesseurs d'un m&#233;diocre savoir m'ont fait bien du tort. Par la suite l'exp&#233;rience m'a montr&#233; que lorsque les confesseurs sont vertueux et de bonne vie, il vaut mieux encore qu'ils n'aient aucune instruction que d'en avoir une m&#233;diocre, parce qu'alors ils s'informent aupr&#232;s des hommes de doctrine et ne se fient pas &#224; leurs propres lumi&#232;res. &#187; (V 5, 3)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle fera allusion &#224; l'instruction ou &#224; la science de Jean de la Croix :
&#171; J'appr&#233;cierais beaucoup d'avoir ici mon p&#232;re, le fr&#232;re Jean de la Croix [&#8230;] c'est un grand spirituel, un homme de grande science et de grande exp&#233;rience. &#187; (LT 277, de d&#233;cembre 1578, &#224; Anne de J&#233;sus)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou &#224; celle de J&#233;r&#244;me Gratien : &#171; Je re&#231;us la visite d'un de nos p&#232;res carmes d&#233;chauss&#233;s. C'est un homme de grand savoir, intelligent et modeste, dont toute la vie a &#233;t&#233; orn&#233;e de rares vertus. &#187; (F 23, 1)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle souhaite que les implantations des fr&#232;res se fassent dans les villes universitaires. Elle &#233;crit :
&#171; Mon d&#233;sir en effet &#233;tait qu'il entre des hommes de talent&#8230; &#187; (LT 161, 5)
Elle souhaite que ses filles puissent s'entretenir avec des pr&#234;tres instruits :
&#171; Qu'elles puissent s'entretenir de temps en temps avec des hommes instruits et traiter avec eux des choses de leur &#226;me, surtout si leurs confesseurs ont peu de savoir, si vertueux soient-ils d'ailleurs. Le savoir est pr&#233;cieux pour donner la lumi&#232;re en tout. Aussi bien n'est-il pas impossible de trouver chez quelques-uns la science et la vertu r&#233;unies. &#187; (C 5, 2)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, &#224; ses yeux, l'instruction ne fait pas tout, il faut aussi acqu&#233;rir une exp&#233;rience :
&#171; En effet pour instruit qu'il puisse &#234;tre, s'il n'a pas l'exp&#233;rience de ces sortes de choses, il ne sera pas &#224; m&#234;me d'en faire le discernement. &#187; (F 8, 8)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A propos du P&#232;re Pedro Iba&#241;ez, elle &#233;crit : &#171; S'il me rassurait et me consolait auparavant par les lumi&#232;res de la science, dans la suite, il le fit en outre par l'exp&#233;rience des voies de l'esprit. &#187; (V 33, 6)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux yeux de Th&#233;r&#232;se, le pr&#234;tre est responsable de la Parole de Dieu.
Il est responsable d'une certaine mani&#232;re des &#226;mes dont il re&#231;oit la charge. Et cela l'oblige &#224; la saintet&#233;. Elle &#233;crit, apr&#232;s cette terrible vision d'un pr&#234;tre sacril&#232;ge : &#171; Je compris combien les pr&#234;tres sont plus contraints que les autres &#224; la vertu, &#224; quel point il est terrible de recevoir indignement ce sacrement tr&#232;s saint. &#187; (V 38, 23)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'image guerri&#232;re du ch&#226;teau assi&#233;g&#233;, que Th&#233;r&#232;se utilise au d&#233;but de Chemin de perfection, les pr&#234;tres ont la responsabilit&#233; de l'exemplarit&#233; et du commandement : &#171; La demande que nous devons adresser &#224; Dieu, c'est qu'il rende &#233;minents dans son service les capitaines de cette citadelle, je veux dire les pr&#233;dicateurs et les th&#233;ologiens et qu'il leur fasse atteindre la perfection propre &#224; leur &#233;tat. &#187; (C 3, 2)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles exhortent ses filles &#224; prier pour les pr&#234;tres et se faisant, elle &#233;tablit une physionomie du pr&#234;tre ap&#244;tre : &#171; C'est &#224; eux de fortifier les faibles et d'encourager les forts. La belle situation que celle de soldats sans capitaines. &#187; (C 3, 3)
Elle poursuit quelques lignes plus loin : &#171; Il faut qu'ils vivent parmi les hommes, qu'ils conversent avec les hommes, que parfois m&#234;me, ext&#233;rieurement, ils prennent leurs fa&#231;ons de faire. Pensez-vous, mes filles, qu'il faille peu de vertu pour traiter avec le monde, pour vivre dans le monde, pour s'occuper des affaires du monde, pour se pr&#234;ter comme je viens de le dire aux usages du monde et pour &#234;tre, en m&#234;me temps, int&#233;rieurement &#233;tranger au monde, pour vivre ici-bas en exil&#233;, en un mot, pour &#234;tre non des hommes mais des anges ? En effet, s'ils ne sont pas ainsi, ils ne m&#233;ritent pas le nom de capitaines. &#187; (C 3, 3)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Th&#233;r&#232;se, le minist&#232;re des pr&#234;tres n'aura de l'efficacit&#233; que s'ils ont au c&#339;ur &#171; l'in&#233;branlable conviction qu'il leur importe souverainement de fouler aux pieds tout ce qui est de la terre, de vivre d&#233;tach&#233;s des choses p&#233;rissables pour ne s'attacher qu'aux choses &#233;ternelles. &#187; (C 3, 4)
Th&#233;r&#232;se exige du pr&#234;tre cette qualit&#233; particuli&#232;re de la saintet&#233; car elle est convaincue : &#171; qu'un seul homme parfait fera plus qu'un grand nombre d'autres qui ne le seront pas. &#187; (C 3, 5)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une Relation, de 1563, elle avait d&#233;j&#224; &#233;crit : &#171; Je d&#233;sire avec une ardeur plus grande encore qu'&#224; l'ordinaire voir au service de Dieu des personnes d&#233;gag&#233;es de tout et qui ne s'arr&#234;tent &#224; rien des choses d'ici-bas, puisque tout y est com&#233;die, et ce d&#233;sir regarde surtout les hommes doctes. Quant aux grandes n&#233;cessit&#233;s de l'&#201;glise, elles me causent une telle douleur, que s'affliger d'autre chose, &#224; mes yeux, c'est se moquer. Aussi, je ne cesse de recommander &#224; Dieu ces hommes de grand savoir, car je vois tr&#232;s bien qu'un seul d'entre eux, enti&#232;rement parfait et embras&#233; de l'amour divin, fera plus de bien qu'un grand nombre d'autres vivant dans la ti&#233;deur. &#187; (R 3, 7)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que par la gr&#226;ce de Dieu et l'intercession de Notre M&#232;re Sainte Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus, il nous soit donn&#233; d'&#234;tre comme elle embras&#233;s de cet amour divin.
Rendons gr&#226;ce avec elle, pour le minist&#232;re des pr&#234;tres, qui nous donne, par les sacrements, la vie divine en partage. Prions pour les pr&#234;tres, afin qu'ils deviennent des Saints.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Didier-Marie Golay, ocd&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>30e Dimanche T.O. ; Mc 10, 46-52</title>
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&lt;p&gt;La premi&#232;re lecture et le psaume nous rapportent des cris de joie apr&#232;s un temps de souffrance, de captivit&#233;, de d&#233;portation. De m&#234;me, l'aveugle de l'&#201;vangile, Bartim&#233;, pousse son cri d'esp&#233;rance vers J&#233;sus &#171; fils de David, aie piti&#233; de moi ! &#187;. Ce mendiant aveugle croise J&#233;sus alors que celui-ci passe par J&#233;richo pour se diriger vers J&#233;rusalem afin d'y c&#233;l&#233;brer la P&#226;que et en d&#233;finitive pour y vivre sa propre P&#226;que. Et comme le signe proph&#233;tique, J&#233;sus rend la vue &#224; l'aveugle signifiant par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2008-2009-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2008-2009 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La premi&#232;re lecture et le psaume nous rapportent des cris de joie apr&#232;s un temps de souffrance, de captivit&#233;, de d&#233;portation. De m&#234;me, l'aveugle de l'&#201;vangile, Bartim&#233;, pousse son cri d'esp&#233;rance vers J&#233;sus &#171; fils de David, aie piti&#233; de moi ! &#187;. Ce mendiant aveugle croise J&#233;sus alors que celui-ci passe par J&#233;richo pour se diriger vers J&#233;rusalem afin d'y c&#233;l&#233;brer la P&#226;que et en d&#233;finitive pour y vivre sa propre P&#226;que. Et comme le signe proph&#233;tique, J&#233;sus rend la vue &#224; l'aveugle signifiant par l&#224; que la nuit n'est pas &#233;ternelle, que la lumi&#232;re de la v&#233;rit&#233; et de l'amour l'emportera sur les t&#233;n&#232;bres, m&#234;me sur les t&#233;n&#232;bres de cette foule qui l'acclame aujourd'hui et qui demain sera pr&#234;t &#224; le lyncher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette foi et cette esp&#233;rance de l'amour victorieux du Seigneur, le peuple d'Isra&#235;l l'a port&#233;e avant nous, comme nous le rappelle le proph&#232;te J&#233;r&#233;mie lors de l'&#233;preuve terrible de l'exil &#224; Babylone, et plus r&#233;cemment encore &#224; travers la nuit de la Shoah pendant la seconde guerre mondiale. L'histoire du peuple de Dieu, d'Isra&#235;l et de l'&#233;glise, montre la pr&#233;sence discr&#232;te mais finalement victorieuse du Seigneur. Et la joie du proph&#232;te J&#233;r&#233;mie et du psalmiste retentissent apr&#232;s des ann&#233;es d'obscurit&#233; o&#249; Isra&#235;l aurait pu se croire d&#233;finitivement abandonn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette &#233;poque, le peuple &#233;lu avait perdu ce qui structurait sa vie, la terre promise, le roi donn&#233; par le Seigneur et le temple o&#249; il c&#233;l&#233;brait sa foi. Tout cela &#233;tait des dons de Dieu et scellait l'alliance re&#231;ue au Sina&#239;. En effet, en sortant d'Egypte, Isra&#235;l n'avait pas de terre, mais ils re&#231;urent la terre qui leur avait &#233;t&#233; promise par le Seigneur, en signe d'alliance. La perdre, c'est perdre le don de Dieu, rien de moins. D&#232;s lors comment croire &#224; l'accomplissement de la promesse, si on perd ce qui mat&#233;rialisait l'amour du Seigneur ? De m&#234;me, comment accomplir la liturgie prescrite par la parole de Dieu s'il n'y a plus de temple ? Tout ce qui fondait leur foi et qui constituait leur soutien quotidien leur est soudain arrach&#233;. Comment ne pas d&#233;sesp&#233;rer, comment croire que le Seigneur ne les a pas abandonn&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant l'exil &#224; Babylone, Isra&#235;l vit dans un extr&#234;me d&#233;nuement et vuln&#233;rabilit&#233;, il n'y a plus d'appui, d&#232;s lors Isra&#235;l a fait l'exp&#233;rience de d&#233;pendre enti&#232;rement de Dieu. Plus rien au monde ne lui donnait de motif d'esp&#233;rance, il semblait pris dans une nuit sans fin. Il ne lui restait rien d'autre que la Parole &#224; m&#233;diter, Parole &#233;crite dans les livres sauv&#233;s du saccage, et sa foi dans la fid&#233;lit&#233; du Seigneur. Et un jour, la lumi&#232;re a jailli dans leurs t&#233;n&#232;bres. &#171; Nous &#233;tions comme en r&#234;ve &#187;, se rappelle le psalmiste. L'explosion de joie rapport&#233;e par les lectures de ce jour t&#233;moigne de l'intensit&#233; de la lib&#233;ration. &#171; Ils &#233;taient partis dans les larmes, dans la consolation je les ram&#232;ne &#187;, dit le Seigneur et Isra&#235;l r&#233;pond : &#171; Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous, nous &#233;tions en grande f&#234;te ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le proph&#232;te J&#233;r&#233;mie nous dit qu'&#224; travers cette &#233;preuve v&#233;cue dans la foi et l'esp&#233;rance des choses ont boug&#233; dans leur compr&#233;hension du myst&#232;re de Dieu. D'abord, le visage de Dieu appara&#238;t plus clairement comme celui d'un p&#232;re, aimant et pr&#233;sent aux c&#244;t&#233;s de ses enfants. La premi&#232;re lecture se conclut par cette r&#233;v&#233;lation qui bouleverse notre relation avec le Seigneur : &#171; je suis un p&#232;re pour Isra&#235;l &#187;. Ensuite, le peuple d'Isra&#235;l relisant cette exp&#233;rience traumatisante de l'exil pourra dire a posteriori qu'elle lui a permis de grandir dans la foi : &#171; qui s&#232;me dans les larmes, moissonne dans la joie &#187;. Ainsi la joie manifest&#233;e n'est pas seulement la joie du retour, comme si on revenait en arri&#232;re, que l'on refermait une parenth&#232;se douloureuse. Mais cette &#233;preuve v&#233;cue dans la foi lui a permis de d&#233;couvrir des r&#233;alit&#233;s cach&#233;es et en particulier ce visage paternel et discret du Seigneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chemin de l'aveugle Bartim&#233; dans la nuit de sa c&#233;cit&#233; symbolise ce cheminement de la foi &#224; travers les &#233;preuves qu'a connues le peuple d'Isra&#235;l et aussi la nuit plus terrible encore de J&#233;sus sur la croix. De m&#234;me son cri de confiance vers J&#233;sus symbolise cet &#233;lan de confiance qui touchera les entrailles de mis&#233;ricorde du P&#232;re lorsque le peuple d'Isra&#235;l demeurera fid&#232;le dans l'exil et encore le cri de J&#233;sus sur la croix, &#171; en tes mains Seigneur, je remets mon esprit &#187;. Et la lumi&#232;re qui jaillit aux yeux de l'aveugle symbolise la joie du retour apr&#232;s l'exil et elle anticipe la lumi&#232;re de P&#226;ques qui resplendit encore aujourd'hui sur le visage du Christ et de l'&#201;glise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire du peuple de Dieu, la vie de J&#233;sus et les n&#244;tres sont marqu&#233;s par ces passages de l'ombre &#224; la lumi&#232;re, de la souffrance &#224; la joie, de la mort &#224; la vie, jusqu'au passage d&#233;finitif &#224; travers la mort corporelle pour la vie &#233;ternelle. Ce que l'histoire sainte d'Isra&#235;l et de l'Eglise, la vie de J&#233;sus, et ce qu'a profond&#233;ment compris Ste Th&#233;r&#232;se de l'enfant J&#233;sus et de la Sainte Face, ce sont que les nuits que nous traversons ne sont que des passages o&#249; nous avons &#224; tenir la petite lumi&#232;re de l'esp&#233;rance en attendant l'illumination de la venue de notre P&#232;re, et &#224; travers ces &#233;preuves nous pouvons d&#233;couvrir le vrai visage de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre v&#233;ritable appui, celui qui peut vaincre toutes les t&#233;n&#232;bres n'est pas loin de nous, il passe l&#224; sur la route, il est &#224; nos c&#244;t&#233;s discr&#232;tement. Comme l'aveugle &#224; J&#233;richo, ne craignons pas, m&#234;me si c'est pour la milli&#232;me fois, de nous lever et de crier vers lui : &#171; fils de David, aie piti&#233; de moi ! &#187;. La vie et la joie rejailliront si nous tenons dans l'esp&#233;rance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>29e Dimanche T.O. ; Mc 10, 35-45</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/29eme-Dimanche-T-O-Mc-10-35-45.html</link>
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		<dc:date>2009-10-15T19:38:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;La demande des fils de Z&#233;b&#233;d&#233;e et la r&#233;action des disciples sont l'occasion pour J&#233;sus de pr&#233;ciser les conditions d'accomplissement de notre vocation chr&#233;tienne. Pour parvenir &#224; partager la gloire du Christ, il faut aussi le suivre sur le chemin du serviteur souffrant. Notons cependant que si J&#233;sus valorise la position du serviteur, il ne s'est pas oppos&#233; &#224; l'ambition de Jean et de Jacques. Certes, J&#233;sus leur r&#233;torque en premier lieu qu'ils ne savent pas ce qu'ils demandent, mais il ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2008-2009-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2008-2009 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La demande des fils de Z&#233;b&#233;d&#233;e et la r&#233;action des disciples sont l'occasion pour J&#233;sus de pr&#233;ciser les conditions d'accomplissement de notre vocation chr&#233;tienne. Pour parvenir &#224; partager la gloire du Christ, il faut aussi le suivre sur le chemin du serviteur souffrant. Notons cependant que si J&#233;sus valorise la position du serviteur, il ne s'est pas oppos&#233; &#224; l'ambition de Jean et de Jacques. Certes, J&#233;sus leur r&#233;torque en premier lieu qu'ils ne savent pas ce qu'ils demandent, mais il ne r&#233;cuse pas le souhait des deux fr&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, que connaissent les deux disciples du partage de la gloire c&#233;leste et du placement au c&#244;t&#233; du Christ ? &#192; y songer, il y a une certaine na&#239;vet&#233; dans la demande des fils de Z&#233;b&#233;d&#233;e. Cependant, la r&#233;ponse de J&#233;sus laisse entendre que la demande n'&#233;tait pas totalement absurde. Il y a bien, semble-t'il, des hommes qui si&#232;geront &#224; la droite et la gauche du Christ en gloire, mais c'est le P&#232;re qui attribuera les places.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perspective de si&#233;ger au c&#244;t&#233; du Christ est-elle une &#233;lucubration m&#233;galomaniaque ou une esp&#233;rance chr&#233;tienne estimable ? Le partage de la gloire divine, comme expression du salut, n'est pas absent de la r&#233;v&#233;lation du Nouveau Testament. Jean dans l'apocalypse nous rapporte sa vision de 24 vieillards qui entourent le tr&#244;ne du Vivant. &#171; J'eus ensuite une vision. (&#8230;) Voici, un tr&#244;ne &#233;tait dress&#233; dans le ciel, et, si&#233;geant sur le tr&#244;ne, Quelqu'un&#8230; Celui qui si&#232;ge est comme une vision de jaspe et de cornaline ; un arc-en-ciel autour du tr&#244;ne est comme une vision d'&#233;meraude. 24 si&#232;ges entourent le tr&#244;ne, sur lesquels sont assis 24 Vieillards v&#234;tus de blanc, avec des couronnes d'or sur leurs t&#234;tes. &#187; (Ap 4, 1&#8230;4) St Paul, de son c&#244;t&#233;, nous rappelle dans la premi&#232;re &#233;p&#238;tre aux Corinthiens que les chr&#233;tiens jugeront le monde et m&#234;me les anges. Et l'ap&#244;tre pr&#233;cise, notamment dans la seconde &#233;p&#238;tre aux m&#234;mes Corinthiens, que nous participons &#224; l'&#234;tre et &#224; la gloire du Christ. &#171; Nous tous qui, le visage d&#233;couvert, r&#233;fl&#233;chissons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transform&#233;s en cette m&#234;me image, allant de gloire en gloire, comme de par le Seigneur, qui est Esprit. &#187; (2Co 3,18)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi la demande de Jacques et de Jean n'est pas en soi ridicule, vouloir participer &#224; la gloire du Christ est un d&#233;sir l&#233;gitime pour tout chr&#233;tien. C'est m&#234;me l'accomplissement de notre vocation de fils adoptifs. La foi ne serait pas un acte totalement d&#233;sint&#233;ress&#233;, il y a m&#234;me un grand avantage &#224; croire. D'ailleurs de son c&#244;t&#233;, et &#224; plusieurs reprises, il encourage ceux qui le suivent en leur promettant des biens dont ils h&#233;riteront par leur fid&#233;lit&#233;. Ainsi, ceux qui auront su quitter un bien estimable pour le Christ et l'&#201;vangile, en recevront le centuple. &#171; En v&#233;rit&#233;, je vous le dis, nul n'aura laiss&#233; maison, fr&#232;res, s&#339;urs, m&#232;re, p&#232;re, enfants ou champs &#224; cause de moi et &#224; cause de l'&#201;vangile, qui ne re&#231;oive le centuple d&#232;s maintenant, au temps pr&#233;sent, en maisons, fr&#232;res, s&#339;urs, m&#232;res, enfants et champs, avec des pers&#233;cutions, et, dans le monde &#224; venir, la vie &#233;ternelle. &#187; (Marc 10,29-31)
Savoir exprimer ses attentes quant aux biens promis n'est pas une faute, car la r&#233;compense promise sera exauc&#233;e. Ainsi Saint Paul prie pour les chr&#233;tiens d'Eph&#232;se : &#171; Daigne le Dieu de notre Seigneur J&#233;sus-Christ, le P&#232;re de la gloire, vous donner un esprit de sagesse et de r&#233;v&#233;lation, qui vous le fasse vraiment conna&#238;tre ! Puisse-t-il illuminer les yeux de votre c&#339;ur pour vous faire voir quelle esp&#233;rance vous ouvre son appel, quels tr&#233;sors de gloire renferme son h&#233;ritage parmi les saints, et quelle extraordinaire grandeur sa puissance rev&#234;t pour nous, les croyants, selon la vigueur de sa force, qu'il a d&#233;ploy&#233;e en la personne du Christ, le ressuscitant d'entre les morts et le faisant si&#233;ger &#224; sa droite, dans les cieux &#187; (Ep. 1,17-20)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le P&#232;re attribuera la place qui revient &#224; chacun. Certains d'entre nous iront si&#233;ger au plus pr&#232;s de Dieu. Le Fils ne peut devancer le jugement du P&#232;re, mais il nous indique la mani&#232;re d'obtenir ce bien inestimable : franchir la porte &#233;troite de sa P&#226;que en ayant notamment une attitude de service envers tous nos fr&#232;res. Pour suivre le Christ dans sa gloire, il nous faut aussi le suivre dans l'abaissement qu'il v&#233;cut au milieu de ses disciples. C'est la condition du disciple que de ne pas &#234;tre au-dessus de son ma&#238;tre. J&#233;sus peut nous assurer que nous recevrons de grands biens dans la mesure o&#249; nous suivons son chemin. C'est cette invitation &#224; imiter le Christ que Paul nous adresse quand il nous dit dans l'&#233;p&#238;tre aux Philippiens : &#171; Ayez entre vous les m&#234;mes sentiments qui sont dans le Christ J&#233;sus : Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l'&#233;galait &#224; Dieu. Mais il s'an&#233;antit lui-m&#234;me, prenant condition d'esclave. &#187; (Ph 2, 5-7)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant le chemin de la Passion et l'attitude de service en tout et pour tous ne peuvent &#234;tre d&#233;tach&#233;s des promesses de vie et de biens qui se re&#231;oivent d&#232;s cette terre. On ne peut dissocier l'appel &#224; boire la coupe que le Christ a bu, et l'appel &#224; demeurer le serviteur de tous, sans avoir en m&#234;me temps une vive conscience du profit que nous en recevons. R&#233;pondre &#224; l'invitation &#224; suivre J&#233;sus, ce n'est pas d'abord se r&#233;signer &#224; la croix que nous devons porter, ni supporter notre t&#226;che de service sans contre partie. Si Paul peut &#233;crire &#171; A tout moment, nous subissons l'&#233;preuve, mais nous ne sommes pas &#233;cras&#233;s ; nous sommes d&#233;sorient&#233;s, mais non pas d&#233;sempar&#233;s ; nous sommes pourchass&#233;s, mais non pas abandonn&#233;s ; terrass&#233;s, mais non pas an&#233;antis. &#187; (2Co 4, 8-9), s'il peut dire cela, c'est qu'il a en lui une force qui le fait tenir au-del&#224; des &#233;preuves. S'il en &#233;tait autrement, la vie chr&#233;tienne serait r&#233;serv&#233;e &#224; des super h&#233;ros sto&#239;ques, alors qu'elle est, avant tout, la manifestation de la puissance de l'Esprit Saint en nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre un saint, suivre le Christ ce n'est pas porter sa croix et servir avec la seule satisfaction du devoir accompli. D'ailleurs, juste apr&#232;s sa remarque sur son combat int&#233;rieur, St Paul ajoute : &#171; Partout et toujours, nous subissons dans notre corps la mort de J&#233;sus, afin que la vie de J&#233;sus, elle aussi, soit manifest&#233;e dans notre corps. &#187; (2Co 4, 10) Voil&#224; son secret, la vie de J&#233;sus en Lui, et Paul &#233;crira ailleurs &#171; je suis crucifi&#233; avec le Christ ; et ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi &#187;. (Ga 2, 20) Sans cette vie du Christ en nous, qui est la cause de notre joie et la garantie des biens &#224; venir, nous ne pourrions qu'&#234;tre &#233;cras&#233;s par le poids de la croix et l'ampleur du service. J&#233;sus invite Jacques et Jean &#224; boire SA coupe, et &#224; &#234;tre baptis&#233; de SON bapt&#234;me, et &#224; le suivre dans SON attitude de serviteur. Ainsi, le Seigneur invite &#224; une d&#233;pendance spirituelle sans laquelle nos &#233;preuves et notre labeur seraient d&#233;nu&#233;s de sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne sommes pas livr&#233;s &#224; nous-m&#234;mes dans notre cheminement, c'est parce que nous vivons notre condition humaine dans la foi au Fils de Dieu que nous supportons positivement certaines &#233;preuves C'est la pr&#233;sence et la force de l'Esprit Saint, cet Esprit du Christ qui constitue d&#232;s aujourd'hui les arrhes des biens &#224; venir, c'est cet Esprit qui nous fait tenir debout et qui nous rel&#232;ve quand il le faut. L'enseignement de J&#233;sus, qui nous rappelle les conditions de notre participation au Royaume de Dieu, ne saurait &#234;tre compris comme une exhortation &#224; une pure abn&#233;gation. L'abn&#233;gation &#233;vang&#233;lique est incontournable, mais c'est parce qu'elle est soutenue par le don de l'Esprit qu'elle n'est pas mortif&#232;re. Avec St Paul nous pouvons dire que nous estimons qu'il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps pr&#233;sent et la gloire que Dieu va bient&#244;t r&#233;v&#233;ler en nous. Car, avec toute la cr&#233;ation, nous avons l'esp&#233;rance de connaitre la gloire et la libert&#233; des enfants de Dieu (Rm 8, 18.21).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l'attitude juste, lorsque nous nous sentons &#233;cras&#233;s par les conditions de notre existence, ne serait-elle pas de nous renouveler int&#233;rieurement dans l'esp&#233;rance et la certitude des dons qui nous sont faits. Et le don primordial qui nous a &#233;t&#233; fait est cette pr&#233;sence au plus intime de notre c&#339;ur de la vie trinitaire qui se manifestera pleinement dans la gloire du Royaume &#224; venir. Vivre notre existence humaine et chr&#233;tienne dans la d&#233;pendance de J&#233;sus&#8211;Christ, comme nous dit la r&#232;gle du Camel, est la condition de notre force et de notre joie dans le service et les difficult&#233;s de nos vies. AMEN.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>28e Dimanche T.O. ; Marc 10,17-30</title>
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		<dc:date>2009-10-09T10:41:58Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Que dois-je faire pour avoir la vie &#233;ternelle ? Cela s'est pass&#233; brusquement : J&#233;sus se pr&#233;parait &#224; partir, et voil&#224; un homme qui arrive en trombe et se met &#224; genoux devant lui. Apparemment il est press&#233;, comme s'il jouait la derni&#232;re chance de sa vie ! Que vient-il demander ? Une gu&#233;rison pour lui pour un de ses proches ? Non, cet homme arrive, tout essouffl&#233;, pour poser une question bizarre : &#171; Que dois-je faire pour avoir en partage la vie &#233;ternelle ? &#187; Et cette question nous g&#234;ne, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2008-2009-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2008-2009 Ann&#233;e B&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Que dois-je faire pour avoir la vie &#233;ternelle ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cela s'est pass&#233; brusquement : J&#233;sus se pr&#233;parait &#224; partir, et voil&#224; un homme qui arrive en trombe et se met &#224; genoux devant lui. Apparemment il est press&#233;, comme s'il jouait la derni&#232;re chance de sa vie ! Que vient-il demander ? Une gu&#233;rison pour lui pour un de ses proches ? Non, cet homme arrive, tout essouffl&#233;, pour poser une question bizarre : &#171; Que dois-je faire pour avoir en partage la vie &#233;ternelle ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cette question nous g&#234;ne, parce que c'est justement celle que nous n'avons plus le courage de poser. Bien s&#251;r, nous ne sommes pas &#224; court de moyens pour &#233;liminer ce t&#233;moin g&#234;nant. On dira :&#171; C'est un anxieux ! ; nous qui sommes &#233;quilibr&#233;s, nous n'avons pas besoin de penser &#224; une vie &#233;ternelle ! &#187;. &#171; C'est un nanti ! ayant tout ce qu'il lui faut pour vivre, il peut se payer le luxe de r&#234;ver &#224; une autre vie ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous sentons bien que toutes nos bonnes raisons seraient de l'enfantillage. Il faut entendre la question de cet homme, parce que c'est tout simplement un r&#233;aliste : il veut d&#232;s aujourd'hui une vie qui puisse traverser la mort ; il veut, avec les choses qui passent, construire d&#232;s aujourd'hui du d&#233;finitif. C'est lui qui a raison, et nous qui sommes des r&#234;veurs : nous imaginons que &#171; &#231;a va durer toujours &#187;, et lorsque nous prenons conscience du vide de notre action, de notre d&#233;vouement, de notre amour, lorsque nous constatons l'&#233;chec de notre vis&#233;e spirituelle, de notre travail apostolique, nous imaginons toujours que nous pourrons, &#171; plus tard &#187;, &#171; un jour &#187;, recommencer notre vie, comme on efface le tableau pour recommencer une op&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Bon ma&#238;tre, dit l'homme, que dois-je faire pour avoir en partage la vie d&#233;finitive ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Christ r&#233;pond : &#171; Tu as les commandements &#187;, c'est-&#224;-dire : ce qui pla&#238;t &#224; Dieu, ce qui est bon, ce qui est parfait. Pour chacun de nous ce serait d&#233;j&#224; un programme ambitieux ; mais cet homme, &#224; genoux devant le Christ, est d'une autre trempe :&#171; Ma&#238;tre, tout cela, je l'ai gard&#233; depuis ma jeunesse &#187;. Et c'est vrai ! Le Christ qui le regarde sait qu'il dit vrai ; il sait ce qu'il en a co&#251;t&#233; &#224; cet homme, et il le prend en affection, non pas tellement pour le bilan positif de sa vie morale, mais parce que cet homme, ce fid&#232;le, ce juste, a compris que le Christ lui demandait autre chose, une sagesse nouvelle, une sagesse chr&#233;tienne qu'il faut aimer plus que la sant&#233;, plus que la beaut&#233; et l'&#233;l&#233;gance, plus que le pouvoir et la volont&#233; de puissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Une seule chose te manque : va vendre ce que tu as, r&#233;alise tout cela au compte des pauvres. Puis viens, suis-moi ! &#187;. Voil&#224; bien, pour cet homme, et pour chacun(e) de nous, une de ces paroles de J&#233;sus porteuse de vie, et qui p&#233;n&#232;tre au c&#339;ur de notre existence, pour trier nos sentiments et juger nos pens&#233;es. Une seule chose nous manque, c'est d'avoir br&#251;l&#233; nos vaisseaux et d'&#234;tre devenus pour le Christ des inconditionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque part peut-&#234;tre dans notre vie, il y a un oui qui n'a pas encore &#233;t&#233; dit &#224; Dieu, et c'est cela qui nous rend tristes ; il y a un avoir qui nous emp&#234;che d'&#234;tre, et c'est cela qui nous g&#234;ne pour suivre vraiment le Christ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je veux bien te suivre, Seigneur, mais laisse-moi me faire une place au soleil ; laisse-moi devenir quelqu'un dans la communaut&#233;. Je veux bien te servir, mais laisse-moi garder ce style que je tiens de mon pass&#233;. Je veux bien t'&#233;couter, mais laisse-moi prendre ma distance vis-&#224;-vis de ton &#201;glise. Je consens &#224; recevoir ta parole, mais surtout, qu'elle ne vienne pas entamer mes &#233;vidences ni mon syst&#232;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant que nous en restons au &#171; oui, mais &#187;, nous avons gard&#233; quelque part &#171; de grands biens &#187;. Alors J&#233;sus regarde autour de lui, et il dit &#224; ses disciples, &#224; nous tous : &#171; Comme il sera difficile &#224; ceux qui ont des richesses d'entrer dans le r&#232;gne de Dieu ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes nous-m&#234;mes souvent trop encombr&#233;s pour cheminer selon les B&#233;atitudes, et Dieu n'a que faire de notre fil trop voyant, quand il veut broder au fond de notre c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les disciples ont si bien compris qu'ils en ont &#233;t&#233; catastroph&#233;s : &#171; Mais alors, qui peut &#234;tre sauv&#233; ? &#187; Tous nous r&#233;agissons comme cet homme qui &#171; avait de grands biens &#187; Tous nous restons crisp&#233;s sur un tr&#233;sor, que ce soient l'aisance, le confort, la culture et le pouvoir qu'elle donne, que ce soient l'ind&#233;pendance intellectuelle, un sch&#233;ma spirituel, l'influence sur les autres, les projets qui nous valorisent, que ce soient enfin un amour trop possessif ou des vis&#233;es d'ambition poursuivies &#224; travers les &#234;tres aim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous-m&#234;mes, religieux et religieuses, qui avons promis de vivre pauvres, de suivre le Christ Serviteur, et de garder notre c&#339;ur ouvert sur le monde entier, sans jamais le refermer sur quiconque, pouvons-nous vraiment dire que nous avons tout quitt&#233; ? Sur la route &#233;troite que le Christ a choisie pour nous et que nous avons choisie pour lui, ne sommes-nous pas retard&#233;s par des loisirs de riches, par le d&#233;sir de plaire, et par une volont&#233; d'autonomie souvent farouche et agressive ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr&#232;res et s&#339;urs, peut-&#234;tre allons-nous dire : &#171; Dieu ne demande pas l'impossible ! &#187;. C'est vrai en un sens, mais J&#233;sus le disait autrement : &#171; Tout est possible pour Dieu &#187;. Sommes-nous pr&#234;ts, aujourd'hui, &#224; le laisser faire ? Aujourd'hui encore, le Christ nous offre sa parole, sa sagesse de vie. Aujourd'hui, apr&#232;s avoir communi&#233; tous ensemble &#224; la vie qu'il nous apporte, faudra-t-il, malgr&#233; lui, que nous repartions tout tristes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Croire vraiment en Dieu qui peut tout, voil&#224; pour nous la route de la paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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