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		<title>Carmel en France</title>
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		<title>Christ - Roi de l'Univers</title>
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&lt;p&gt;AU SOIR TU SERAS EXAMIN&#201; SUR L'AMOUR Fr&#232;res et S&#339;urs, Pour clore l'ann&#233;e liturgique, la lecture qui a &#233;t&#233; choisie et que nous venons d'entendre, c'est cette grande fresque du jugement dernier en saint Matthieu. Un &#233;pisode &#233;vang&#233;lique tr&#232;s connu puisqu'il est &#233;crit en lettres de pierre sur les tympans des cath&#233;drales de France. Nous avons tous en t&#234;te cette image du Christ Pantocrator avec d'un c&#244;t&#233; les justes conduits par les anges vers le paradis et de l'autre les mauvais que les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2009-2010-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2009-2010 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;AU SOIR TU SERAS EXAMIN&#201; SUR L'AMOUR&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fr&#232;res et S&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour clore l'ann&#233;e liturgique, la lecture qui a &#233;t&#233; choisie et que nous venons d'entendre, c'est cette grande fresque du jugement dernier en saint Matthieu. Un &#233;pisode &#233;vang&#233;lique tr&#232;s connu puisqu'il est &#233;crit en lettres de pierre sur les tympans des cath&#233;drales de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons tous en t&#234;te cette image du Christ Pantocrator avec d'un c&#244;t&#233; les justes conduits par les anges vers le paradis et de l'autre les mauvais que les d&#233;mons attrapent et agrippent pour les entra&#238;ner dans un lieu de souffrances&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais peut-&#234;tre que nous connaissons trop ce passage d'&#233;vangile avec toutes les repr&#233;sentations que nous avons vues. Et comme nous le connaissons trop, nous le connaissons trop mal.
Je vous propose de reprendre ce texte en le d&#233;coupant en trois ensembles, mais d'une nouvelle mani&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, nous pourrions avoir un ensemble qui commence avec : &#171; Quand le Fils de l'Homme viendra dans sa gloire&#8230; &#187; Et nous irions jusqu'au d&#233;but du dialogue du Roi avec ceux qui sont plac&#233;s &#224; sa droite : &#171; Recevez le Royaume pr&#233;par&#233; pour vous depuis la cr&#233;ation du monde. &#187;
Ces quelques phrases couvrent toute l'histoire du Salut, toute l'histoire de l'humanit&#233; ; de la fin des temps o&#249; le Christ viendra dans la gloire, nous remontons jusqu'au dessein cr&#233;ateur de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dessein de Dieu, de toute &#233;ternit&#233;, est de nous donner en partage le Royaume, de nous le pr&#233;parer et de nous proposer d'y entrer.
&#192; nous d'accueillir cette proposition, &#224; nous d'entrer dans ce Royaume qui s'est d&#233;voil&#233; &#224; nos yeux tout au long de cette ann&#233;e liturgique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me ensemble se constitue de la suite du dialogue : &#171; J'avais faim, j'&#233;tais nu, j'&#233;tais malade&#8230; &#187;
Il y a une mani&#232;re de vivre, une mani&#232;re d'&#234;tre qui permet d'entrer dans le Royaume qui est pr&#233;par&#233;. Une mani&#232;re d'&#234;tre qui est un certain oubli de soi pour &#234;tre attentif aux besoins des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces hommes et ces femmes n'avaient pas conscience de servir le Christ en servant les autres. Mais ils ont &#233;t&#233; attentifs aux besoins de ceux qui &#233;taient autour et c'est bien cela qui est mis en valeur par J&#233;sus.
Il ne s'agit pas de faire attention aux autres parce qu'ils sont repr&#233;sentants du Christ.
Il n'y a rien de plus intol&#233;rable que de dire &#224; quelqu'un que nous l'aimons en J&#233;sus-Christ. Cela signifie concr&#232;tement que la personne n'existe pas pour elle-m&#234;me, en elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'aimer l'autre dans sa singularit&#233; et d'&#234;tre attentif &#224; ses besoins.
Ces hommes et ces femmes, &#224; la droite du Roi, ont &#233;t&#233; attentifs aux autres en donnant &#224; boire, en donnant des v&#234;tements, mais aussi en donnant de leur temps pour visiter les malades et les prisonniers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me ensemble concerne ceux qui sont &#224; la gauche du Roi. Souvent dans les repr&#233;sentations de la sc&#232;ne, nous voyons d'un c&#244;t&#233; ceux qui ont fait le bien et de l'autre, ceux qui ont fait le mal. Mais ce n'est pas tout &#224; fait ce que dit notre texte d'&#233;vangile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les membres de ce groupe n'ont pas fait de mal, ils n'ont simplement rien fait. En fait, ils &#233;taient enferm&#233;s, repli&#233;s sur eux-m&#234;mes. Ils n'ont rien vu des besoins de ceux qui &#233;taient autour d'eux. Ils &#233;taient trop centr&#233;s sur eux-m&#234;mes, oublieux de tous les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus leur dit : &#171; Allez-vous-en loin de moi. Dans le feu &#233;ternel pr&#233;par&#233; pour le d&#233;mon et ses anges. &#187;
Notons que le feu &#233;ternel a &#233;t&#233; pr&#233;par&#233; pour le d&#233;mon et pour ses anges, pas pour les hommes. La seule chose que Dieu a pr&#233;par&#233; pour les hommes, c'est son Royaume pr&#233;par&#233; depuis la cr&#233;ation du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut accueillir cette Bonne-Nouvelle. Pour entrer dans ce Royaume, il nous faut avoir l'attitude du Bon Pasteur. Cette attitude si merveilleusement d&#233;crite dans la premi&#232;re lecture de ce jour. &#171; Veiller sur les brebis&#8230; Chercher celle qui est perdue ; soigner celle qui est bless&#233;e ; rendre des forces &#224; celle qui est faible&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bon Berger accomplit cela par la puissance de sa R&#233;surrection si fortement affirm&#233;e par saint Paul dans la deuxi&#232;me lecture. R&#233;surrection qui l'&#233;tablit T&#234;te de l'&#201;glise, comme Premier N&#233; d'entre les morts. Cette R&#233;surrection qui est &#224; l'&#339;uvre en nous les croyants par la gr&#226;ce de notre Bapt&#234;me et par la gr&#226;ce des Eucharisties que nous c&#233;l&#233;brons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut alors suivre ce Roi Berger, qui nous &#171; fait reposer sur des pr&#232;s d'herbe fra&#238;che ; qui nous m&#232;ne vers les eaux tranquilles, &#187; vers ces sources cach&#233;es qui jaillissent de la m&#233;ditation de la Parole de Dieu ; vers ces sources cach&#233;es qui jaillissent de la vie sacramentelle ; vers ces sources cach&#233;es qui jaillissent de notre pri&#232;re silencieuse et personnelle. Il nous permet alors de &#171; traverser les ravins de la mort &#187; sachant qu'il est avec nous, &#171; qu'il nous guide et nous rassure. Il pr&#233;pare pour nous la table &#187; de l'Eucharistie. Il r&#233;pand sur nous le parfum d&#233;licieux de l'Esprit Saint qui nous fait devenir dans le monde &#171; la bonne odeur du Christ &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors nous savons que tous les jours de notre vie, nous sommes effectivement accompagn&#233;s par celui qui est le Premier N&#233; d'entre les morts et &#233;tant accompagn&#233; par lui, nous pouvons &#171; habiter la maison du Seigneur tout au long de nos jours. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr&#232;res et s&#339;urs, le Christ Roi de l'univers n'est pas un monarque absolu, c'est un Roi Berger qui conduit au P&#232;re. Dans l'&#233;p&#238;tre aux Corinthiens, Paul montre que le &#171; Christ remettra son pouvoir au P&#232;re. &#187; Dans l'&#233;vangile de ce jour, le Roi dit : &#171; Venez les b&#233;nis de mon P&#232;re. &#187; Laissons nous guider par ce Roi-Berger, laissons guide vers les sources o&#249; il veut nous d&#233;salt&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous sommes &#224; la fin de l'ann&#233;e liturgique, je voudrai vous faire &#8220;cadeau&#8221; d'une parole de saint Jean de la Croix : &#171; Au soir, on t'examinera sur l'amour. Apprends donc &#224; aimer Dieu comme il veut &#234;tre aim&#233; et laisse l&#224; ce que tu es. &#187; (Parole de Lumi&#232;re et d'Amour n&#176; 58)
Cette parole est tout &#224; fait adapt&#233;e &#224; la fin de cette ann&#233;e liturgique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au soir : Ce peut &#234;tre au soir de notre vie, mais &#233;galement au soir de la journ&#233;e, ou encore au soir de la semaine ou du mois. Prendre le temps de regarder ce que nous avons v&#233;cu et voir quelle a &#233;t&#233; la qualit&#233; d'amour dans le quotidien, dans le concret de notre vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apprends &#224; aimer Dieu : Dieu veut &#234;tre aim&#233; pour que nous aimions les autres comme nous sommes aim&#233;s de lui. Th&#233;r&#232;se d'Avila indique que c'est le progr&#232;s dans l'amour des autres qui montre effectivement un progr&#232;s dans l'amour de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laisse-l&#224; ce que tu es : Oublies toi, ne te renfermes pas sur toi-m&#234;me. Sois attentif aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors fr&#232;res et s&#339;urs, r&#233;examinons cette ann&#233;e liturgique : regardons si nous avons v&#233;cu selon cet amour. Confions tout cela &#224; la tendresse et &#224; la mis&#233;ricorde de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appuyons-nous sur cette parole de Jean de la Croix pour entrer dans une nouvelle ann&#233;e liturgique :
&#171; Au soir, on t'examinera sur l'amour. Apprends donc &#224; aimer Dieu comme il veut &#234;tre aim&#233; et laisse l&#224; ce que tu es. &#187;
Amen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Didier-Marie Golay, ocd&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>33e dimanche TO -C-</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Le proph&#232;te Malachie t&#233;moigne dans la premi&#232;re lecture de la tradition juive du style apocalyptique et, r&#233;cemment, un succ&#232;s cin&#233;matographique, avec le film 2012, a montr&#233; que notre culture contemporaine est encore marqu&#233;e par cette crainte apocalyptique. Mais il y a une diff&#233;rence radicale entre l'esp&#233;rance de la fin des temps n&#233;e de notre foi et la crainte d'une fin du monde. En effet, le croyant attend le d&#233;voilement final du sens ultime de l'histoire, ce qui fait na&#238;tre en lui une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2009-2010-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2009-2010 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le proph&#232;te Malachie t&#233;moigne dans la premi&#232;re lecture de la tradition juive du style apocalyptique et, r&#233;cemment, un succ&#232;s cin&#233;matographique, avec le film 2012, a montr&#233; que notre culture contemporaine est encore marqu&#233;e par cette crainte apocalyptique. Mais il y a une diff&#233;rence radicale entre l'esp&#233;rance de la fin des temps n&#233;e de notre foi et la crainte d'une fin du monde. En effet, le croyant attend le d&#233;voilement final du sens ultime de l'histoire, ce qui fait na&#238;tre en lui une dynamique pour sa vie et non une peur de destruction totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car ce qui sera destructeur pour les r&#233;alit&#233;s mondaines sera tout au contraire un ach&#232;vement pour ce qui a &#233;t&#233; b&#226;ti sur la foi et l'amour. Comme le dit le proph&#232;te Malachie, le jour du Seigneur sera une fournaise pour l'impi&#233;t&#233;, mais pour les fid&#232;les, ce sera un soleil de justice. La fin de ce monde n'est pas son an&#233;antissement, sa destruction totale, mais une nouvelle cr&#233;ation, et l'ach&#232;vement par le Seigneur lui-m&#234;me de tous nos efforts pour r&#233;pondre &#224; la parole de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi Saint-Paul dans la deuxi&#232;me &#233;p&#238;tre aux Thessaloniciens nous invite &#224; continuer &#224; travailler dans l'attente de la venue en gloire du Seigneur, m&#234;me si nous savons que ce monde est temporaire et que nos efforts seront toujours limit&#233;s et imparfaits. Car ce qui sera vide de foi et d'amour sera d&#233;truit &#224; la fin des temps, mais ce qui aura &#233;t&#233; germe de foi et d'amour sera achev&#233; par la gr&#226;ce de Dieu, et en premier lieu nos propres personnes, nos propres vies. Nos existences et le monde se trouvent donc placer aujourd'hui dans une dynamique historique : du provisoire construit par nos mains vers l'ach&#232;vement r&#233;alis&#233; par le Seigneur lui-m&#234;me. Et ce sont ces r&#233;alisations provisoires, nos efforts et nos existences dans leur imperfection qui constituent le socle et les mat&#233;riaux de la construction d&#233;finitive. C'est pourquoi nous ne pouvons abandonner nos efforts ni baisser les bras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre engagement de chaque jour en r&#233;ponse &#224; la parole de Dieu, ce que nous essayons de construire par notre vie, tous ces efforts sont n&#233;cessaires aujourd'hui, m&#234;me s'ils ne dureront pas toujours et que nous avons conscience qu'en d&#233;finitive ils seront marqu&#233;s par l'imperfection, et m&#234;me un certain &#233;chec. Mais en ce qu'ils expriment notre foi en Dieu, notre amour du prochain et du Seigneur lui-m&#234;me, ils sont porteurs d'&#233;ternit&#233;. Il en a &#233;t&#233; ainsi du Temple de J&#233;rusalem comme le rappelle J&#233;sus dans l'&#201;vangile de ce jour, il en sera de m&#234;me pour nos cath&#233;drales et de nos &#233;glises. Ces b&#226;timents de pierre comme ce que nous avons construit dans nos vies, tout sera transform&#233; en demeure spirituelle, dans les cieux, &#224; partir de l'amour qui les aura habit&#233;s ici-bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous comprenons donc que l'histoire humaine n'est pas destin&#233;e &#224; la destruction, &#224; l'an&#233;antissement, et alors nos efforts seraient totalement inutiles, mais que notre histoire est orient&#233;e vers la venue en gloire du Seigneur. Et nous devons construire dans nos vies, ce qui tiendra sous le regard de Dieu, notre demeure &#233;ternelle, nous commen&#231;ons &#224; la construire d&#232;s ici-bas avec les pauvres mat&#233;riaux de notre vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette tension entre le provisoire de nos vies actuelles et l'attente de l'ach&#232;vement de la cr&#233;ation, nous la c&#233;l&#233;brons en chaque eucharistie dans les r&#233;alit&#233;s humbles et pauvres du pain et du vin par lesquelles est comm&#233;mor&#233; le m&#233;morial de la passion de J&#233;sus. Dans ces r&#233;alit&#233;s toutes simples, nous rejoignons l'amour immense et &#233;ternel de Dieu comme des germes d'&#233;ternit&#233; et d'immortalit&#233; sem&#233;es au c&#339;ur de nos vies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Antoine-Marie Leduc, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>32e Dimanche T.O. -C-</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/32eme-Dimanche-T-O-C.html</link>
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		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;surrection est au c&#339;ur de la foi chr&#233;tienne, pourtant aujourd'hui, comme au temps de J&#233;sus, croire &#224; la r&#233;surrection des morts n'est pas forc&#233;ment une &#233;vidence. Cette r&#233;surrection est le c&#339;ur de la foi chr&#233;tienne, car la r&#233;surrection de J&#233;sus est le fondement de notre esp&#233;rance face &#224; la r&#233;alit&#233; universelle de la mort. Cette r&#233;alit&#233; de la fin de notre vie terrestre a &#233;t&#233; au cours des &#226;ges le point de d&#233;part de nombreuses r&#233;flexions philosophiques et religieuses. De la r&#233;ponse que l'on (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2009-2010-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2009-2010 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;surrection est au c&#339;ur de la foi chr&#233;tienne, pourtant aujourd'hui, comme au temps de J&#233;sus, croire &#224; la r&#233;surrection des morts n'est pas forc&#233;ment une &#233;vidence. Cette r&#233;surrection est le c&#339;ur de la foi chr&#233;tienne, car la r&#233;surrection de J&#233;sus est le fondement de notre esp&#233;rance face &#224; la r&#233;alit&#233; universelle de la mort. Cette r&#233;alit&#233; de la fin de notre vie terrestre a &#233;t&#233; au cours des &#226;ges le point de d&#233;part de nombreuses r&#233;flexions philosophiques et religieuses. De la r&#233;ponse que l'on donne au sens de la mort, on d&#233;terminera aussi le sens de la vie. G&#233;n&#233;ralement &#224; la question de savoir ce qui se passe sur l'autre rivage de la mort, trois r&#233;ponses nous sont donn&#233;es : les incroyants ou les agnostiques r&#233;pondent rien, ou nous n'en savons rien ; la sagesse orientale r&#233;pond &#224; cette question par la th&#233;orie de la r&#233;incarnation qui ces derni&#232;res ann&#233;es s'est largement r&#233;pandue dans le monde occidental ; enfin les chr&#233;tiens r&#233;pondent que nous sommes appel&#233;s &#224; ressusciter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;vangile de ce jour, on nous pr&#233;sente un groupe particulier de juifs, les sadduc&#233;ens refusent de croire que les morts ressuscitent. Par contre les pharisiens, que nous connaissons mieux, suivis en cela par la majorit&#233; des juifs, enseignaient la foi en la r&#233;surrection. J&#233;sus est donc sollicit&#233; pour prendre position au c&#339;ur d'un d&#233;bat assez passionn&#233;, comme nous pouvons nous en rendre compte au chapitre XXIII du livre des Actes des ap&#244;tres, o&#249; Saint Paul tire astucieusement profit de cet antagonisme pour se soustraire &#224; ses accusateurs. L'argumentation des sadduc&#233;ens s'apparente &#224; un raisonnement par l'absurde : il s'agit de prouver la fausset&#233; d'une hypoth&#232;se en poussant jusqu'au bout ses cons&#233;quences, et en montrant qu'elle conduit &#224; un non-sens. Ils s'appuient sur une coutume appel&#233;e le mariage du l&#233;virat d&#233;crit en Dt 25 : le beau-fr&#232;re (le l&#233;vir en H&#233;breux) non mari&#233; est oblig&#233; d'&#233;pouser sa belle-s&#339;ur veuve, si son fr&#232;re ne lui a pas donn&#233; de gar&#231;on. Les fils de cette union &#233;taient consid&#233;r&#233;s comme les fils du premier mari d&#233;funt. Les raisons de cette pratique &#233;taient avant tout &#233;conomiques et sociales : il s'agissait de trouver un h&#233;ritier qui puisse porter la responsabilit&#233; du patrimoine familial laiss&#233; par le d&#233;funt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse de J&#233;sus souligne l'&#233;troitesse de vue de ses interlocuteurs qui imaginent l'au-del&#224; sur un mode trop terrestre, ils r&#233;duisent la vie &#233;ternelle &#224; un simple prolongement de la vie terrestre. Une telle interpr&#233;tation signifie &#224; la fois m&#233;conna&#238;tre les &#201;critures et la puissance de Dieu. J&#233;sus commence par d&#233;montrer que les sadduc&#233;ens m&#233;connaissent les &#201;critures, car contrairement &#224; ce qu'ils pr&#233;tendent, celles-ci annoncent la r&#233;surrection, y compris dans les cinq premiers livres de la Bible, les seuls que reconnaissent ses contradicteurs. J&#233;sus cite en effet le c&#233;l&#232;bre passage du Buisson Ardent au livre de l'Exode (Ex 3) : &#171; Dieu n'est pas le Dieu des morts mais des vivants &#187; ce qui implique que le Seigneur &#171; ne peut abandonner son ami &#224; la mort, ni lui laisser voir la corruption &#187; (Ps 16). Les sadduc&#233;ens m&#233;connaissent &#233;galement la puissance de Dieu, puisqu'ils ne semblent pas croire que Dieu peut r&#233;aliser une telle &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La le&#231;on vaut aussi pour nous et nous interroge sur la mani&#232;re dont nous lisons la Parole : l'interpr&#233;tons-nous sur l'horizon de nos conceptions humaines de la vie et de la mort, ou nous laissons-nous &#171; guider vers la v&#233;rit&#233; tout enti&#232;re &#187; (Jn 16, 13) par l'Esprit saint qui nous interpr&#232;te les &#201;critures ? La foi en notre participation &#224; la r&#233;surrection du Christ se fonde sur sa Parole, confirm&#233;e par le P&#232;re et attest&#233;e par l'Esprit. L'objet de notre esp&#233;rance n'est pas une simple survie, mais une action divine d&#233;concertante, apparent&#233;e &#224; une nouvelle cr&#233;ation, qui r&#233;alisera pour nous &#171; ce que personne n'avait vu de ses yeux, ni entendu de ses oreilles, ce que le c&#339;ur de l'homme n'avait pas imagin&#233;, ce qui avait &#233;t&#233; pr&#233;par&#233; pour ceux qui aiment Dieu &#187; (1 Co 2, 9). Certes, l'homme sera toujours masculin jusque dans son corps glorieux, et la femme sera toujours son vis-&#224;-vis compl&#233;mentaire qui suscitera son &#233;merveillement comme au matin de la Gen&#232;se (Gn 2, 23). L'amour sera m&#234;me plus br&#251;lant que jamais en leur c&#339;ur, selon le dessein originel du Cr&#233;ateur. Mais l'&#233;tat de l'humanit&#233; glorifi&#233;e ne n&#233;cessitera plus la procr&#233;ation au sens o&#249; nous la vivons dans notre condition terrestre. L'homme et la femme s'aimeront en Dieu, qui leur donnera part dans l'Esprit &#224; la f&#233;condit&#233; de son amour divin. Forts de cette promesse, &#171; tendons vers les r&#233;alit&#233;s d'en haut, et non pas vers celles de la terre. Quand para&#238;tra le Christ notre vie, alors nous aussi, nous para&#238;trons avec lui en pleine gloire &#187; (Col 3, 1-4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Croire en la r&#233;surrection, ce n'est pas seulement parler de l'au-del&#224;, c'est aussi donn&#233; du sens &#224; la vie terrestre, car c'est dire l'importance, la valeur de chaque personne humaine en comparaison avec la r&#233;incarnation. Chaque personne pourra participer &#224; l'amour &#233;ternel de Dieu, et ainsi r&#233;aliser sa capacit&#233; d'aimer et d'&#234;tre aim&#233;, avec tout son &#234;tre, corps, &#226;me et esprit. L'unicit&#233; de la vie humaine dit clairement son s&#233;rieux, son importance. Unicit&#233; de la vie qui ne peut se r&#233;p&#233;ter, unicit&#233; de la personne o&#249; l'&#226;me et le corps sont li&#233;s. Ma vie terrestre actuelle est le seul chemin vers l'&#233;ternit&#233;, comme elle est le lieu unique o&#249; je peux r&#233;aliser ma capacit&#233; d'aimer. Dire que ma vie ne se r&#233;p&#233;tera pas, c'est prendre au s&#233;rieux ma libert&#233; et ma responsabilit&#233;, c'est affirmer l'importance des choix que je pose aujourd'hui. Ma vie actuelle est le lieu o&#249; je peux r&#233;ussir ma vie, et o&#249; je me pr&#233;pare &#224; accueillir l'amour &#233;ternel. Ma personne et ma vie sont pr&#233;cieuses car elles sont uniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, croire &#224; la r&#233;surrection de ma personne unique, c'est croire aussi que l'amour de Dieu est plus fondamental que ma capacit&#233; personnelle &#224; r&#233;ussir ma vie par mes propres forces. En effet, si dans ma vie unique, j'ai &#224; poser des choix pour accueillir l'amour de Dieu, je sais que ma participation &#224; la vie &#233;ternelle d&#233;pend moins de mes m&#233;rites que de l'amour de Dieu pour moi. Ma participation &#224; la vie &#233;ternelle ne sera pas la r&#233;compense des efforts r&#233;it&#233;r&#233;s, mais un don gratuit de celui dont j'accueille l'amour. Croire &#224; la r&#233;surrection, c'est donc croire &#224; la valeur unique de ma personne, mon corps n'est pas une simple enveloppe, et ma vie n'est pas purs al&#233;as que je pourrais reprendre &#224; l'avenir, ma vie est unique. La r&#233;surrection dit donc l'unicit&#233; et l'importance de chaque vie humaine, mais la r&#233;surrection affirme aussi la primaut&#233; de l'amour gratuit de Dieu pour chacun de nous par rapport &#224; notre capacit&#233; personnelle &#224; construire notre salut, notre bonheur, par nos seules forces. C'est pourquoi tous les pauvres, quelle que soit leur pauvret&#233;, pourront participer &#224; l'amour de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ressuscitant J&#233;sus d'entre les morts, Dieu notre p&#232;re nous adresse donc ce message, d'une part, la vie a un sens, vos efforts pour trouver le lieu o&#249; vous serez aim&#233;s seront r&#233;compens&#233;s, et vous trouverez le repos. D'autre part, chacun de nous est unique et peut recevoir l'amour de Dieu, quel qu'il soit aujourd'hui, car l'amour se donne gratuitement et sans condition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Antoine-Marie Leduc, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>31e Dimache T.O. -C-</title>
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&lt;p&gt;&#171; Zach&#233;e, descends vite ! &#187; &#171; Aujourd'hui le salut est venu pour cette maison. &#187; C'est ce que J&#233;sus veut pouvoir dire chaque soir de notre maison fraternelle. C'est ce qu'il voudrait dire de chacun de nous lorsque, &#224; complies, nous lui offrons votre journ&#233;e. Le secret de cette r&#233;ussite spirituelle, c'est &#224; Zach&#233;e, le publicain, que nous pouvons le demander. Le salut est venu dans la maison de Zach&#233;e parce que d'abord Zach&#233;e &#233;tait vraiment en qu&#234;te de son Seigneur : &#171; Il cherchait &#224; voir (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2009-2010-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2009-2010 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Zach&#233;e, descends vite ! &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Aujourd'hui le salut est venu pour cette maison. &#187; C'est ce que J&#233;sus veut pouvoir dire chaque soir de notre maison fraternelle. C'est ce qu'il voudrait dire de chacun de nous lorsque, &#224; complies, nous lui offrons votre journ&#233;e. Le secret de cette r&#233;ussite spirituelle, c'est &#224; Zach&#233;e, le publicain, que nous pouvons le demander.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le salut est venu dans la maison de Zach&#233;e parce que d'abord Zach&#233;e &#233;tait vraiment en qu&#234;te de son Seigneur : &#171; Il cherchait &#224; voir qui &#233;tait J&#233;sus. &#187; Au milieu des soucis de son m&#233;tier, fatigu&#233; du m&#233;pris des autres, d&#233;go&#251;t&#233; de tant d'ann&#233;es perdues &#224; frauder la justice, Zach&#233;e n'avait plus qu'une id&#233;e, qu'un visage, qu'un nom en t&#234;te : J&#233;sus. Devant J&#233;sus, il pourrait s'expliquer ; avec J&#233;sus il pourrait recommencer sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre mis&#232;re &#224; nous, trop souvent, c'est d'avoir dit adieu aux recommencements, et de tra&#238;ner notre vie &#224; mi&#173;pente, en nous r&#233;signant &#224; des compromis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre secret de Zach&#233;e, c'est de savoir reconna&#238;tre ses limites, et d'agir en cons&#233;quence. Avec sa petite taille, il aurait pu, perdu dans la foule, se tenir pour battu. Mais non : l'esp&#233;rance vive le rend inventif. Qu'importe le handicap : pour voir J&#233;sus, il trouvera bien une astuce !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Transformer nos impuissances en d&#233;sir de la rencontre, quelle force ce serait pour nous ! Mais nous avons peur d'&#234;tre seuls &#224; grimper sur le sycomore, d'&#234;tre petits aux yeux de tous, et c'est cela qui nous paralyse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureux Zach&#233;e, qui ignore ces petitesses du c&#339;ur, et qui court l&#224; o&#249; s&#251;rement J&#233;sus passera : au rendez&#8209;vous de la parole. L&#224; encore il est exemplaire, parce qu'il ne veut pas laisser passer l'heure de Dieu. Dans son arbre, tout essouffl&#233;, il guette, il attend, il esp&#232;re. Faut-il appeler ? Faut-il faire signe ? J&#233;sus va-t-il seulement l'apercevoir ? Trop tard pour r&#233;fl&#233;chir : voil&#224; Zach&#233;e pris au pi&#232;ge de son esp&#233;rance. J&#233;sus est arriv&#233; : de lui-m&#234;me il l&#232;ve les yeux : &#171; Zach&#233;e, descends vite ! il me faut aujourd'hui demeurer dans ta maison ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas grand chose pour que J&#233;sus s'invite chez nous ; il lui suffit de voir qu'il est attendu, il lui suffit de rencontrer notre regard, et d'y lire, avec notre d&#233;tresse, une petite lueur de foi et de sinc&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pass&#233; est lourd ? le pr&#233;sent douloureux, l'avenir incertain ? Et apr&#232;s ! Tout cela est l'affaire de celui qui peut tout ! Ce qui importe, jour apr&#232;s jour, et Zach&#233;e l'avait bien saisi ce jour-l&#224;, c'est d'accueillir J&#233;sus avec joie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; est-elle, l'all&#233;gresse limpide de notre jeunesse chr&#233;tienne ? O&#249; est-elle, la fra&#238;cheur de nos v&#339;ux ? O&#249; s'en va-t-il, au long des mois, l'enthousiasme des communaut&#233;s r&#233;unies par J&#233;sus pour vivre devant Dieu &#224; la louange de sa gloire ? Puisque d&#233;j&#224; nous avons tout, de quel autre tr&#233;sor sommes-nous en qu&#234;te, qui nous ronge ainsi le c&#339;ur et fait de nous des &#234;tres tristes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque, aujourd'hui encore, J&#233;sus s'invite parmi nous dans sa maison de pri&#232;re, puisqu'il nous donne part &#224; son Corps et &#224; son Sang, offrons-lui, avec notre volont&#233; de conversion, toutes les maladresses de notre c&#339;ur. Puisqu'il vient chercher et sauver en nous ce qui d&#233;j&#224; &#233;tait perdu, et que pour lui nos mis&#232;res n'ont jamais &#233;t&#233; un secret, allons au bout de la confiance : offrons-lui nos mains ouvertes, pour qu'il y d&#233;pose sa joie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Hom&#233;lie d'Avon : Sainte Th&#233;r&#232;se d'Avila 15 octobre</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Homelie-d-Avon-Sainte-Therese-d-Avila-15-octobre.html</link>
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&lt;p&gt;REGARDS D'&#201;DITH STEIN SUR TH&#201;R&#200;SE D'AVILA Fr&#232;res et s&#339;urs, Il y a 77 ans, &#201;dith Stein entrait au carmel de Cologne. Peu avant, elle &#233;crivait &#224; une amie : &#171; Je serai autoris&#233;e &#224; vivre la f&#234;te de Sainte Th&#233;r&#232;se comme son enfant. &#187; Quelques jours plus tard, elle &#233;crit &#224; un ami : &#171; Je suis entr&#233;e au couvent des carm&#233;lites d&#233;chauss&#233;es samedi dernier, et je suis ainsi devenue fille de sainte Th&#233;r&#232;se qui avait pr&#233;c&#233;demment inspir&#233; ma conversion. &#187; C'est apr&#232;s la lecture de la Vida qu'elle a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2009-2010-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2009-2010 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;REGARDS D'&#201;DITH STEIN SUR TH&#201;R&#200;SE D'AVILA&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fr&#232;res et s&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a 77 ans, &#201;dith Stein entrait au carmel de Cologne.
Peu avant, elle &#233;crivait &#224; une amie : &#171; Je serai autoris&#233;e &#224; vivre la f&#234;te de Sainte Th&#233;r&#232;se comme son enfant. &#187; Quelques jours plus tard, elle &#233;crit &#224; un ami : &#171; Je suis entr&#233;e au couvent des carm&#233;lites d&#233;chauss&#233;es samedi dernier, et je suis ainsi devenue fille de sainte Th&#233;r&#232;se qui avait pr&#233;c&#233;demment inspir&#233; ma conversion. &#187; C'est apr&#232;s la lecture de la Vida qu'elle a d&#233;cid&#233; de recevoir le bapt&#234;me dans l'&#201;glise catholique. Elle pr&#233;cise dans le M&#233;moire de sa vocation : &#171; Le Carmel &#233;tait mon but depuis pr&#232;s de douze ans, depuis que la &#8220;Vie&#8221; de notre M&#232;re sainte Th&#233;r&#232;se m'&#233;tait tomb&#233;e entre les mains en l'&#233;t&#233; 1921 et avais mis fin &#224; ma longue qu&#234;te de la vraie foi. &#187; A la lecture de la &#8220;Vida&#8221;, &#201;dith a &#233;t&#233; illumin&#233;e, elle fait d&#233;sormais partie, selon sa propre expression, de &#171; ceux qui lui [sainte Th&#233;r&#232;se] doivent d'avoir trouv&#233; le chemin de la lumi&#232;re &#187; &#171; et dont le nombre ne sera connu qu'au jugement dernier. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers les mots de Th&#233;r&#232;se, &#201;dith se trouve face &#224; une exp&#233;rience, un itin&#233;raire personnel, un chemin de v&#233;rit&#233; et d'int&#233;riorit&#233;, et non pas face &#224; une th&#233;orie. En d&#233;voilant son monde int&#233;rieur avec simplicit&#233; et v&#233;rit&#233;, Th&#233;r&#232;se permet &#224; &#201;dith de comprendre ce qui se passe en elle et de d&#233;couvrir la v&#233;rit&#233; de son &#234;tre : &#234;tre cr&#233;&#233; qui n'est en v&#233;rit&#233; que lorsqu'il se situe humblement devant son Dieu. Elle voit que cette v&#233;rit&#233; qu'elle cherche passionn&#233;ment c'est Quelqu'un : le Christ J&#233;sus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;dith a &#233;t&#233; impressionn&#233;e, tant au niveau affectif qu'au niveau cognitif par l'authenticit&#233; et la simplicit&#233; de Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus. Si elle n'a rien voulu dire sur ce qui s'est pass&#233; cette nuit-l&#224;, les sentiments qui l'ont alors anim&#233;e transparaissent dans ses &#233;crits : &#171; la force de son langage, la sinc&#233;rit&#233; et la simplicit&#233; du style de ses &#233;crits ouvrent les c&#339;urs et d&#233;posent en eux la vie divine. &#187; Pr&#233;sentant le livre de la &#8220;Vida&#8221;, elle &#233;crit : &#171; Avec les Confessions de saint Augustin, aucun livre de la litt&#233;rature universelle n'est marqu&#233; comme la Vie de Th&#233;r&#232;se du sceau de la v&#233;rit&#233;, aucun livre n'&#233;claire d'une lumi&#232;re aussi p&#233;n&#233;trante les plis secrets de notre &#226;me, ni ne livre un t&#233;moignage aussi &#233;mouvant des &#8220;mis&#233;ricordes de Dieu&#8221;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle ne cesse de lire Th&#233;r&#232;se d'Avila et d'approfondir sa pens&#233;e et son t&#233;moignage. &#171; Je crois que l'on peut et que l'on doit parler d'exp&#233;rience religieuse ; mais ce faisant, il ne s'agit pas d'une &#171; intuition imm&#233;diate &#187; de Dieu. [&#8230;] L&#224; o&#249; l'exp&#233;rience personnelle fait d&#233;faut, il faut s'en tenir aux t&#233;moignages d'homines religiosi. Ceux-ci au moins, ne manquent pas. Les plus impressionnants sont &#224; mon sens, les mystiques espagnols Th&#233;r&#232;se et Jean de la Croix. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence de Th&#233;r&#232;se d'Avila est tr&#232;s forte dans le corpus des &#233;crits de s&#339;ur Th&#233;r&#232;se B&#233;n&#233;dicte de la Croix. Nous pouvons en citer au moins cinq : Amour pour amour , Un ma&#238;tre dans l'art d'&#233;duquer : Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus , Le ch&#226;teau de l'&#226;me , La pri&#232;re de l'&#201;glise et Histoire et esprit du Carmel . Dans ces divers &#233;crits, nous recueillons un beau portrait de notre M&#232;re Sainte Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi dans sa pr&#233;sentation biographique Amour pour Amour, elle pr&#233;sente les traits saillants de l'&#234;tre de la Madre : &#171; d&#233;licatesse de sa conscience qui s'accuse avec un vif remords quand nul autre ne peut d&#233;couvrir en elle une faute ; ardeur de son amour qui la rend pr&#234;te &#224; n'importe quel sacrifice pour l'honneur de Dieu ; souci des &#226;mes qu'elle d&#233;sire de toutes ses forces arracher &#224; leur perte et conduire dans la paix du Seigneur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la Pri&#232;re de l'&#201;glise, elle s'interroge : &#171; Qu'est-ce qui donna donc &#224; cette religieuse, qui consacra &#224; la pri&#232;re des d&#233;cennies de sa vie dans la cellule d'un monast&#232;re, le d&#233;sir ardent d'&#339;uvrer pour la cause de l'&#201;glise et la lucidit&#233; pour discerner la d&#233;tresse et les besoins de son temps ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle donne elle-m&#234;me la r&#233;ponse : &#171; elle vivait dans la pri&#232;re et se laissait toujours plus profond&#233;ment attirer par le Seigneur &#224; l'int&#233;rieur du &#8220;ch&#226;teau&#8221; de son &#226;me, jusqu'&#224; cet appartement secret o&#249; il put lui dire &#8220;qu'il &#233;tait temps qu'elle se charge d&#233;sormais de ses int&#233;r&#234;ts &#224; lui comme des siens propres, et qu'il prendrait soin de ses int&#233;r&#234;ts &#224; elle.&#8221; C'est pourquoi elle ne put faire autrement que de &#8220;&#8230;br&#251;ler d'un z&#232;le ardent pour le Seigneur, le Dieu des arm&#233;es&#8221; (Paroles de notre saint p&#232;re Elie, qui ont &#233;t&#233; retenues comme devise dans le blason de notre ordre). Celui qui se donne sans r&#233;serve au Seigneur est choisi comme instrument pour construire son royaume.
L'histoire officielle ne dit rien de ces forces invisibles et inestimables. Mais la confiance du peuple croyant et le jugement de l'&#201;glise, qui examine longuement et p&#232;se avec prudence, les connaissent. Et notre temps se voit de plus en plus contraint, quand tout le reste a &#233;chou&#233;, &#224; placer son dernier espoir de salut en ces sources cach&#233;es. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son article Histoire et esprit du Carmel, elle &#233;crit : &#171; Durant plusieurs dizaines d'ann&#233;es, elle souffrit de se sentir tiraill&#233;e entre les relations mondaines qui la retenaient prisonni&#232;re et le don sans r&#233;serve &#224; Dieu qui l'attirait. Mais le Seigneur ne lui laissa pas de r&#233;pit tant qu'elle n'eut pas tranch&#233; tous les liens qui l'entravaient et qu'elle n'eut vraiment rendu sa vie coh&#233;rente avec cette v&#233;rit&#233; : Dieu seul suffit. &#187; Dans cet article, elle expose ce qui pour elle constitue le c&#339;ur du charisme carm&#233;litain. Elle en montre la continuit&#233; &#224; travers trois expressions : &#171; se tenir devant Dieu &#187;, &#171; M&#233;diter jour et nuit la loi du Seigneur &#187;, Dieu seul suffit &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle poursuit comme une confidence &#8211; mais aussi pour nous une invitation &#8211; : &#171; Ses &#233;crits sur la pri&#232;re, la description la plus compl&#232;te et la plus vivante qui soit de la vie int&#233;rieure, sont le pr&#233;cieux h&#233;ritage par lequel son esprit continue d'agir en nous. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une recension sur la nouvelle publication des &#233;crits de la Madre, en 1938, nous pouvons lire : &#171; Le Chemin de perfection constitue le sixi&#232;me et dernier volume des &#338;uvres. Il s'agit du manuel de vie spirituel que la Sainte M&#232;re a &#233;crit pour ses filles et fils spirituels. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous le savez bien, durant cette ann&#233;e 2010-2011, tout l'Ordre du Carmel est invit&#233; &#224; &#233;couter dans le Chemin de perfection ce que Th&#233;r&#232;se veut nous dire pour aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;dith, postulante carm&#233;lite, concluait sa biographie de Th&#233;r&#232;se par ses mots : &#171; Dans la grande famille religieuse qu'elle a fond&#233;e, tous ceux &#224; qui fut accord&#233;e cette gr&#226;ce immense d'&#234;tre appel&#233;s ses fils et ses filles l&#232;vent leur regard vers leur sainte M&#232;re avec un amour plein de reconnaissance et ne connaissent nul autre d&#233;sir que celui d'&#234;tre remplis de son esprit et de parcourir en lui tenant la main le chemin de la perfection jusqu'&#224; atteindre le but. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fils et filles du Carmel, nous qui c&#233;l&#233;brons en ce jour notre M&#232;re sainte Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus, puissions-nous recevoir double part de son esprit.
Amen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Didier-Marie Golay, ocd&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>30e Dimanche TO -C-</title>
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&lt;p&gt;&#8216;Mon Dieu, prends piti&#233; du p&#233;cheur que je suis !' L'une des particularit&#233;s de l'&#201;vangile selon saint Luc, par rapport aux 2 autres &#201;vangiles synoptiques de Marc et de Matthieu, est d'insister sur la pri&#232;re et la mis&#233;ricorde. Luc, plus que Marc et Matthieu, nous parle de la pri&#232;re de J&#233;sus, de ces longs moments qu'il passait aupr&#232;s de son P&#232;re en se retirant de nuit. De m&#234;me, Luc d&#233;veloppe particuli&#232;rement l'appel de J&#233;sus &#224; une pri&#232;re fervente, confiante et pers&#233;v&#233;rante en nous offrant 2 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#8216;Mon Dieu, prends piti&#233; du p&#233;cheur que je suis !'&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'une des particularit&#233;s de l'&#201;vangile selon saint Luc, par rapport aux 2 autres &#201;vangiles synoptiques de Marc et de Matthieu, est d'insister sur la pri&#232;re et la mis&#233;ricorde. Luc, plus que Marc et Matthieu, nous parle de la pri&#232;re de J&#233;sus, de ces longs moments qu'il passait aupr&#232;s de son P&#232;re en se retirant de nuit. De m&#234;me, Luc d&#233;veloppe particuli&#232;rement l'appel de J&#233;sus &#224; une pri&#232;re fervente, confiante et pers&#233;v&#233;rante en nous offrant 2 paraboles qui ne sont pas reprises par Marc et Matthieu. Nous avons entendu la premi&#232;re dimanche dernier, celle du juge inique qui, las des pri&#232;res incessantes d'une veuve opini&#226;tre, lui rend tout de m&#234;me justice. Aujourd'hui, J&#233;sus poursuit son enseignement sur la pri&#232;re avec cette parabole du pharisien et du publicain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette parabole est bien caract&#233;ristique de St Luc, il y joint ses 2 th&#232;mes favoris de la pri&#232;re et de la mis&#233;ricorde. Ainsi elle pr&#233;sente le c&#339;ur de la Bonne Nouvelle selon St Luc : &#171; Qui s'&#233;l&#232;ve sera abaiss&#233;, qui s'abaisse sera &#233;lev&#233; ! &#187; Sentence que nous retrouvons au fronton de notre basilique Ste Th&#233;r&#232;se de l'Enfant J&#233;sus &#224; Lisieux. Luc nous d&#233;voile que l'&#339;uvre de salut se r&#233;alise dans le c&#339;ur v&#233;ritablement humble. Devient juste celui qui sait garder un c&#339;ur de pauvre et non celui qui est satisfait de lui-m&#234;me. La figure du pharisien symbolise ceux qui pensent que Dieu attend de nous avant tout un comportement irr&#233;prochable en pratiquant scrupuleusement ses commandements : la pri&#232;re, le je&#251;ne et l'aum&#244;ne. Et il rend gr&#226;ce &#224; Dieu non pas de ce qu'il aurait re&#231;u du Seigneur, mais d'&#234;tre satisfait de lui-m&#234;me, de ce qu'il a pu r&#233;aliser par ses propres forces : &#171; Mon Dieu, je te rends gr&#226;ce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adult&#232;res, ou encore comme ce publicain. Je je&#251;ne deux fois par semaine et je verse le dixi&#232;me de tout ce que je gagne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en est de m&#234;me pour nous quand nous pensons &#224; Dieu avant tout comme un ma&#238;tre exigeant qui attendrait de nous que nous pratiquions strictement ses commandements. &#202;tre un bon chr&#233;tien, ce serait devenir juste par la pratique de la loi nouvelle de l'&#201;vangile, le but serait de pouvoir dire &#224; Dieu que l'on a r&#233;ussi &#224; faire tout ce qui nous demande. Ainsi nous pensons que Dieu serait satisfait de nous, et nous serions ainsi satisfaits de nous-m&#234;mes aussi ! Pouss&#233;e jusqu'au bout, cette attitude vise &#224; vouloir en d&#233;finitive se passer de la gr&#226;ce de Dieu, de sa mis&#233;ricorde. Il faudrait utiliser le moins possible cette gr&#226;ce et cette mis&#233;ricorde, essayer et r&#233;ussir &#224; ob&#233;ir &#224; Dieu sans avoir besoin de lui, de son aide, pour lui offrir dans une fausse action de gr&#226;ce notre ob&#233;issance et notre fid&#233;lit&#233; &#224; ses commandements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tout cela est vain et d&#233;forme l'image de Dieu, notre P&#232;re. C'est vain parce que personne ne pourra jamais par lui-m&#234;me accomplir parfaitement la loi de Dieu. Car toute la loi consiste en l'amour de Dieu et de notre prochain. Or qui peut aimer parfaitement par lui-m&#234;me ? Personne. Alors quelle est l'image de Dieu, si l'on consid&#232;re qu'il nous oblige &#224; un commandement impossible &#224; r&#233;aliser ? Penser que le commandement de l'amour est une obligation qui p&#232;se sur nos &#233;paules et que cela nous est impos&#233; par Dieu aboutit &#224; une culpabilisation incessante et &#224; voir en Dieu l'image d'un ma&#238;tre exigeant qui assigne &#224; ses sujets un but impossible &#224; r&#233;aliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les grands saints reconnaissent au contraire que ce qu'ils sont et ce qu'ils font vient de Dieu, que c'est l'Esprit Saint qui agit &#224; travers eux. Nous connaissons tous, ici &#224; Lisieux, la petite voie de confiance et d'amour de Ste Th&#233;r&#232;se qui reconnaissait son impuissance et qui attend tout de la mis&#233;ricorde du Seigneur, m&#234;me en ce qui concerne la charit&#233; fraternelle. Ne dit-elle pas dans ses manuscrits autobiographiques : &#171; Seigneur, je sais que vous ne commandez rien d'impossible, vous connaissez mieux que moi ma faiblesse, mon imperfection, vous savez bien que jamais je ne pourrais aimer mes s&#339;urs comme vous les aimez, si vous-m&#234;me, &#244; mon J&#233;sus, ne les aimiez encore en moi. C'est parce que vous voulez m'accorder cette gr&#226;ce que vous avez fait un commandement nouveau. Oh ! Que je l'aime puisqu'il me donne l'assurance que votre volont&#233; est d'aimer en moi tous ceux que vous me commandez d'aimer ! &#187; (Ms C 12 v&#176;). Il en est de m&#234;me pour St Paul qui reconna&#238;t dans la 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;re&lt;/sup&gt; &#233;p&#238;tre aux Corinthiens : &#171; C'est par la gr&#226;ce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa gr&#226;ce &#224; mon &#233;gard n'a pas &#233;t&#233; st&#233;rile. Loin de l&#224;, j'ai travaill&#233; plus qu'eux tous : oh ! non pas moi, mais la gr&#226;ce de Dieu qui est avec moi. &#187; (1Co 15,10)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette de parabole du pharisien et du publicain est la quintessence de l'&#201;vangile de Luc parce qu'elle nous invite &#224; reconna&#238;tre que notre justification aux yeux du Seigneur nait de notre pauvret&#233;, de notre incapacit&#233; &#224; r&#233;aliser les commandements. Parce que notre pauvret&#233;, et m&#234;me notre p&#233;ch&#233;, permet &#224; Dieu d'&#234;tre v&#233;ritablement Dieu dans notre vie. En effet, si nous n'avions pas besoin de son pardon et de sa mis&#233;ricorde ou plut&#244;t si, comme le pharisien, nous pensions n'avoir pas besoin du pardon et de la mis&#233;ricorde, quelle serait la place de Dieu dans notre vie ? Lui qui n'est qu'amour et mis&#233;ricorde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble qu'on pourrait m&#234;me comprendre que le Seigneur puisse se servir de nos faiblesses et de notre p&#233;ch&#233; pour nous le faire comprendre. Dans certains cas, particuli&#232;rement pour des fautes qui nous humilient et cause pas de grands dommages au prochain, en nous laissant nous heurter quotidiennement &#224; nos limites et &#224; nos fautes, le Seigneur nous invite &#224; comprendre que sans lui nous ne pouvons rien faire (Jean 15,5). L'incapacit&#233; &#224; d&#233;passer par nous-m&#234;mes nos limites et &#224; r&#233;aliser la pl&#233;nitude de la loi de l'amour pourra faire na&#238;tre un jour en nos c&#339;urs et en notre esprit la pri&#232;re du publicain par laquelle nous serons justifi&#233;s : &#171; Mon Dieu, prends piti&#233; du p&#233;cheur que je suis ! &#187;. Peut-&#234;tre que le Seigneur nous donnera de d&#233;passer nos limites, de vaincre notre p&#233;ch&#233;, lorsque nous saurons accueillir ces victoires, non pas en pensant qu'elles viennent de nous, mais en reconnaissant, comme Saint-Paul et Sainte Th&#233;r&#232;se, que ce sont l&#224; les &#339;uvres de Dieu en nous. Bienheureuse faute qui nous vaudra de reconna&#238;tre notre Sauveur ! Avec St Jean de la Croix nous pouvons dire : &#171; Qui pourra se lib&#233;rer de ses pauvres mani&#232;res et de ses pauvres limites, si Toi-m&#234;me ne l'&#233;l&#232;ves &#224; Toi en puret&#233; d'amour, mon Dieu ? Comment s'&#233;l&#232;vera jusqu'&#224; Toi l'homme engendr&#233; et cr&#233;&#233; dans la bassesse, si Toi-m&#234;me ne l'&#233;l&#232;ves, Seigneur, de Ta main qui l'a fait ? &#187; (Pri&#232;re de l'&#226;me &#233;namour&#233;e)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voici donc ensemble r&#233;unis autour de l'autel pour recevoir le don de Dieu les mains ouvertes et vides, le c&#339;ur contrit. Tous rassembl&#233;s, p&#233;cheurs mais pardonn&#233;s, mauvais riches mais qui osons lever les yeux au ciel, pauvres qui n'avons rien n'a donn&#233;, ouvriers de la 11&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; heure et autres voleurs de gr&#226;ce. C'est pourquoi de nombreuses fois au cours de l'Eucharistie avant de recevoir le corps du Seigneur nous aimons implorer sa mis&#233;ricorde : &#171; prends piti&#233; de nous ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Antoine-Marie Leduc, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>29e Dimanche T.O. -C-</title>
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&lt;p&gt;La veuve insistante Nous n'avons pas de mal &#224; nous imaginer la sc&#232;ne, si vivante dans la parabole de J&#233;sus : une veuve qui insiste pour qu'on lui rende justice, et un juge qui n'a jamais le temps pour elle. Finalement il se dit : Cette femme me fatigue : je vais la contenter pour qu'elle ne revienne pas sans cesse &#171; me pocher les yeux &#187;. Ce qui nous pose probl&#232;me, c'est la le&#231;on qu'en tire le Seigneur J&#233;sus. Tout se r&#233;sume, semble-t-il, dans un raisonnement a fortiori : si d&#233;j&#224; un juge (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La veuve insistante&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous n'avons pas de mal &#224; nous imaginer la sc&#232;ne, si vivante dans la parabole de J&#233;sus : une veuve qui insiste pour qu'on lui rende justice, et un juge qui n'a jamais le temps pour elle. Finalement il se dit : Cette femme me fatigue : je vais la contenter pour qu'elle ne revienne pas sans cesse &#171; me pocher les yeux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ce qui nous pose probl&#232;me, c'est la le&#231;on qu'en tire le Seigneur J&#233;sus. Tout se r&#233;sume, semble-t-il, dans un raisonnement a fortiori : si d&#233;j&#224; un juge inique se laisse faire de guerre lasse, &#224; plus forte raison Dieu, le juge parfait, rendra-t-il par amour justice &#224; ses &#233;lus, et cela ne tardera pas. C'est bien, en effet, ce qu'on attend de Dieu ; mais dans la r&#233;alit&#233;, tout se passe autrement. Les jours s'&#233;coulent, les semaines, les mois ; et l'&#233;lu de Dieu &#171; crie vers lui jour et nuit &#187;, sans rencontrer d'autre &#233;cho que sa voix, de plus en plus d&#233;sesp&#233;r&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; On est tent&#233; de d&#233;placer le probl&#232;me, en disant par exemple : il s'agit du retard de la Parousie, de la venue du Fils de l'homme sans cesse report&#233;e, alors que les chr&#233;tiens l'attendaient de leur vivant. Et l'on dirait volontiers, avec la II Pierre :&#171; Le Seigneur ne tarde pas avec sa promesse, comme certains pensent qu'il tarde ; mais il est longanime envers vous, ne voulant pas que quelques-uns p&#233;rissent, mais que tous arrivent au repentir &#187; (3,7). Cependant ce d&#233;tour nous laisse insatisfaits, car il s'agit ici, non pas de patienter avec des injustes, mais de ne pas faire attendre une malheureuse (cf. Sir 35,19-24).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc revenir &#224; la parole &#233;trange du Sauveur : il y a ce que fait Dieu, - et qui est toujours conforme &#224; sa bont&#233; et &#224; sa justice - , et ce que nous percevons de l'action de Dieu. Alors que Dieu semble se taire, il est en train de nous &#233;couter ; alors que Dieu semble impuissant, il est sans cesse au travail,
dans le sens de son amour, alors que Dieu para&#238;t absent, il conforte en silence ceux qui souffrent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est sans doute pourquoi, dans ce contexte, J&#233;sus insiste tellement sur la foi :&#171; Le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? &#187; (v.8). C'est la foi qui nous fait pers&#233;v&#233;rer quand nous demandons quelque chose selon Dieu. &#171; Croyez que vous l'avez obtenue &#187; (Mc 11,24), nous dit J&#233;sus, sans sourciller. &#171; Demandez, et il vous sera donn&#233; (par Dieu &#187; (Mt 7,7). Toute l'exp&#233;rience des grands priants de la Bible va dans ce sens : alors que la souffrance leur fait voir fantasme sur fantasme, la foi leur fait entendre ce que Dieu dit de lui-m&#234;me et de son &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La foi nous fait d&#233;passer nos &#233;vidences, &#171; elle est la garantie de ce qu'on esp&#232;re, la preuve de ce qu'on ne voit pas &#187; (Hb,11,1), et &#171; c'est par la foi qu'Abraham partit, sans savoir o&#249; il allait &#187; (11,8). Nous aimerions que l'insistance de la veuve d&#233;bouche sur un exaucement sensible, J&#233;sus , dans sa parabole, r&#233;alise beaucoup plus : il nous ouvre un espace, et c'est l'espace de notre foi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sainte Th&#233;r&#232;se d'Avila</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Sainte-Therese-d-Avila,1346.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;F&#234;te de Ste Th&#233;r&#232;se d'Avila : Lectures : Sagesse 7, 7-14 ; Ps 83 ; Ep&#238;tre aux Romains 8, 14-17.26-27 ; Evangile selon St Jean 4, 5-15 Pour plus d'information d&#233;couvrez notre rubrique : Th&#233;r&#232;se d'&#193;vila Pour entrer dans l'aventure spirituelle &#224; la suite de Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus, il me semble qu'il faille accueillir deux certitudes essentielles n&#233;es de son exp&#233;rience spirituelle : d'une part de la pr&#233;sence de Dieu au c&#339;ur de l'homme, et d'autre part, l'oraison comme chemin de saintet&#233;. Il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2009-2010-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2009-2010 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;F&#234;te de Ste Th&#233;r&#232;se d'Avila : Lectures : Sagesse 7, 7-14 ; Ps 83 ; Ep&#238;tre aux Romains 8, 14-17.26-27 ; Evangile selon St Jean 4, 5-15&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plus d'information d&#233;couvrez notre rubrique : &lt;a href='http://www.carmel.asso.fr/-Therese-d-Avila-.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Th&#233;r&#232;se d'&#193;vila&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour entrer dans l'aventure spirituelle &#224; la suite de Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus, il me semble qu'il faille accueillir deux certitudes essentielles n&#233;es de son exp&#233;rience spirituelle : d'une part de la pr&#233;sence de Dieu au c&#339;ur de l'homme, et d'autre part, l'oraison comme chemin de saintet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut croire, tout d'abord, au d&#233;sir de Dieu notre P&#232;re de venir faire sa demeure au plus intime de notre c&#339;ur. Et pour laisser le Seigneur prendre possession de notre &#234;tre, la porte qui ouvre ce ch&#226;teau int&#233;rieur, c'est l'oraison. &#171; Consid&#233;rer notre &#226;me comme un ch&#226;teau fait tout entier d'un seul diamant ou d'un tr&#232;s clair cristal, o&#249; il y a beaucoup de chambres, de m&#234;me qu'il y a beaucoup de demeures au ciel. Car &#224; bien y songer, mes soeurs, l'&#226;me du juste n'est rien d'autre qu'un paradis o&#249; Il dit trouver ses d&#233;lices. (&#8230;) Je ne vois rien qu'on puisse comparer &#224; la grande beaut&#233; d'une &#226;me et &#224; sa vaste capacit&#233;. Vraiment, c'est &#224; peine si notre intelligence, si aigue soit-elle, peut arriver &#224; le comprendre, (&#8230;) Il suffit donc que Sa Majest&#233; dise que l'&#226;me est faite &#224; son image pour qu'il nous soit difficile de concevoir sa grande dignit&#233; et sa beaut&#233; &#187; (1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;re&lt;/sup&gt; Deumeure chap. 1). Pensons-nous vraiment que notre c&#339;ur est le lieu privil&#233;gi&#233; de la pr&#233;sence de Dieu ? Savons-nous demeurer dans l'admiration de ce myst&#232;re qui nous habite ? Nous avons &#233;t&#233; cr&#233;&#233; &#224; l'image de la ressemblance de Dieu, par le bapt&#234;me nous avons rev&#234;tu le Christ, et nous sommes marqu&#233;s du sceau de l'Esprit Saint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui est la source du salut, la sant&#233; de notre &#226;me, nous est d&#233;j&#224; pr&#233;sent comme une source qui d&#233;sire se r&#233;pandre en notre c&#339;ur. Il ne s'agit pas pour nous de cr&#233;er la communion avec Dieu, car elle nous est d&#233;j&#224; donn&#233;e. Il s'agit pour nous d'un travail d'accueil pour Lui permettre de se d&#233;velopper. M&#234;me nos fautes n'emp&#234;chent pas cette pr&#233;sence de Dieu au fond de notre c&#339;ur. &#201;coutons Th&#233;r&#232;se, &#171; Mon &#226;me se recueillit soudain et me parut tout enti&#232;re comme un clair miroir, sans envers, ni c&#244;t&#233;s, ni haut, ni bas qui ne fussent clart&#233;, et au centre m'apparut le Christ Notre Seigneur, tel qu'il m'arrive de le voir. Il me semblait le voir dans toutes les parties de mon &#226;me aussi clairement que dans un miroir, et ce miroir lui-m&#234;me, je ne saurais dire comment, se sculptait tout entier dans le Seigneur lui-m&#234;me, par une communication que je ne saurais expliquer, tr&#232;s amoureuse. Je sais que chaque fois que je me rappelle cette vision, j'en tire de grands bienfaits, surtout quand je viens de communier. On me fit entendre que lorsque l'&#226;me est en &#233;tat de p&#233;ch&#233; mortel, ce miroir se couvre d'un &#233;pais brouillard qui le rend tr&#232;s noir, on ne peut donc se repr&#233;senter ce Seigneur ni le voir, lui qui, toujours pr&#233;sent, nous donne l'&#234;tre. &#187; (Vida 40,5)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit donc pour nous de nous tourner vers cette pr&#233;sence, cette lumi&#232;re du Christ et qui peut traverser nos t&#233;n&#232;bres et nous illuminer. C'est pourquoi la pri&#232;re personnelle, comme le lieu privil&#233;gi&#233; de la rencontre avec le Seigneur, est incontournable pour l'accueil de cette pr&#233;sence qui d&#233;sire nous transformer. Elle est la porte de notre ch&#226;teau int&#233;rieur et le chemin de notre sanctification car elle permet au Seigneur de prendre possession peu &#224; peu de notre vie. Par l'attention &#224; sa pr&#233;sence, par l'offrande de notre libert&#233; et de notre amour, nous permettons au Seigneur de mettre en &#339;uvre son amour qui nous recr&#233;e &#224; partir du centre de notre &#234;tre. &#171; Pensez-vous qu'il importe peu &#224; une &#226;me qui a tendance &#224; se distraire, de comprendre cette v&#233;rit&#233; et de savoir qu'elle n'a pas besoin d'aller au ciel pour parler &#224; son P&#232;re &#201;ternel, et se d&#233;lecter avec Lui ? (&#8230;) Enfin, songez que dans ce palais habite ce grand Roi qui a daign&#233; &#234;tre votre P&#232;re, et qu'il se tient sur un tr&#244;ne du plus haut prix : votre c&#339;ur. (&#8230;) Mais quoi de plus merveilleux que de voir celui qui remplirait mille mondes de sa grandeur s'enfermer dans une si petite chose ! (&#8230;) Quand une &#226;me commence dans cette voie, il ne se fait pas conna&#238;tre, de peur qu'elle ne se trouble en se voyant si petite pour contenir quelque chose de si grand, mais, petit &#224; petit, tout doucement, il &#233;largit cette &#226;me &#224; la mesure de ce qu'il met en elle. C'est pourquoi je dis qu'il porte en lui la libert&#233;, car il a le pouvoir d'agrandir ce palais. &#187; (Chemin de Perfection, manuscrit de Valladolid, chap.28,12)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accueillir le Seigneur pour qu'il transforme de notre vie, c'est tout simplement &#224; voir avec lui une relation d'amiti&#233; dans la confiance. En prenant le temps de l'oraison, de la pri&#232;re personnelle silencieuse, nous entrons dans une relation faite de simplicit&#233; et d'humilit&#233;. &#171; Nous pouvons dire cette pri&#232;re de telle fa&#231;on qu'&#224; peine aura-t-il compris que nous sommes sans arri&#232;re pens&#233;es, et que nous agirons comme nous le disons, il fera notre fortune. Il aime beaucoup que nous lui parlions franchement ; lorsque nous lui parlons simplement et clairement, sans dire une chose pour nous en r&#233;server une autre il donne toujours au-del&#224; de ce que nous lui demandons. &#187; (CP V 37, 4)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dieu ne s'offense pas si nous sommes simples et vrais, ce qui ne veut pas dire grossier, ni familier au sens p&#233;joratif du terme. Mais il s'agit de devenir des familiers de Dieu au sens positif du terme. &#171; Mon Dieu n'est nullement susceptible ; il n'est pas m&#233;ticuleux ; il devra vous savoir gr&#233; de ce que vous aurez donn&#233;. Quant &#224; celle qui n'est pas g&#233;n&#233;reuse, mais si avare qu'elle n'a pas le c&#339;ur de donner, c'est d&#233;j&#224; beaucoup qu'elle pr&#234;te. Enfin, faites quelque chose, Notre-Seigneur nous tient compte de tout ; il s'accommode de toutes nos fa&#231;ons. Lorsqu'il nous demande des comptes, il n'est pas minutieux, mais magnanime ; m&#234;me si nous lui avons fait du tort, il lui en co&#251;te peu de pardonner. Il paye si scrupuleusement que n'ayez crainte, m&#234;me si vous n'avez fait que lever les yeux en pensant &#224; Lui, il ne manquera pas de vous en r&#233;compenser. &#187; (CP V 23,3)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que le Seigneur nous donne d'entrer dans cette relation d'amour et de confiance qu'est l'oraison et qui est ouverte &#224; tout chr&#233;tien qui a entendu l'appel &#224; la saintet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;fr. Antoine-Marie, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hom&#233;lie d'Avon : 27e Dimanche TO</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Homelie-d-Avon-27e-Dimanche-TO.html</link>
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		<dc:date>2010-10-12T09:16:43Z</dc:date>
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&lt;p&gt;AUGMENTE EN NOUS LA FOI Fr&#232;res et S&#339;urs, Aujourd'hui, nous entendons les Ap&#244;tre demander &#224; J&#233;sus : &#171; Augmente en nous la foi. &#187; (Lc 17, 5.) Ils avaient fortement conscience que la foi &#233;tait un don &#224; recevoir, une gr&#226;ce &#224; demander. Dans notre pri&#232;re personnelle, nous interc&#233;dons pour telle ou telle personne, nous pr&#233;sentons au Seigneur, telle ou telle situation, mais osons-nous lui demander d'augmenter en nous la foi ? Nous arrive-t-il de formuler cette demande ? Oui, fr&#232;res et s&#339;urs, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2009-2010-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2009-2010 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;AUGMENTE EN NOUS LA FOI&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fr&#232;res et S&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, nous entendons les Ap&#244;tre demander &#224; J&#233;sus : &#171; Augmente en nous la foi. &#187; (Lc 17, 5.)
Ils avaient fortement conscience que la foi &#233;tait un don &#224; recevoir, une gr&#226;ce &#224; demander.
Dans notre pri&#232;re personnelle, nous interc&#233;dons pour telle ou telle personne, nous pr&#233;sentons au Seigneur, telle ou telle situation, mais osons-nous lui demander d'augmenter en nous la foi ?
Nous arrive-t-il de formuler cette demande ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, fr&#232;res et s&#339;urs, demandons au Seigneur d'augmenter notre foi, cette foi que nous allons proclamer dans quelques instants, la foi en un Dieu cr&#233;ateur.
Avoir foi en un Dieu cr&#233;ateur, c'est se d&#233;couvrir comme cr&#233;ature.
C'est se recevoir de Dieu et savoir que notre source n'est pas en nous mais en lui.
Il nous faut toujours apprendre &#224; nous situer dans la v&#233;rit&#233; de notre &#234;tre, un &#234;tre cr&#233;&#233; qui se tient face &#224; son Cr&#233;ateur.
Mais notre Cr&#233;ateur a envoy&#233; son Fils dans notre humanit&#233; pour qu'il nous soit donn&#233; par le Fils de devenir enfants de Dieu, fils et filles dans le Fils unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, fr&#232;res et s&#339;urs, nous croyons en un Dieu Trinit&#233;, un Dieu, P&#232;re, Fils et Saint-Esprit.
Mais ce Dieu Trinit&#233; n'est pas rest&#233; enclos en lui-m&#234;me ; la circulation d'amour et de vie qui ne cesse d'irriguer les relations mutuelles des Trois Personnes Divines a jaillit &#224; l'ext&#233;rieur dans l'acte Cr&#233;ateur.
Un acte absolu libre et gratuit.
Cet amour jaillit du c&#339;ur m&#234;me de l'&#202;tre trinitaire jaillit encore &#224; l'ext&#233;rieur par l'acte R&#233;dempteur, l'Incarnation du Verbe et son Myst&#232;re Pascal, acte qui ne cesse de s'actualiser pour les croyants au cours des temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette communication que Dieu fait de lui-m&#234;me, elle est surabondante, gratuite ; elle ne d&#233;pend ni de nos m&#233;rites, ni de qualit&#233;s, ni de nos capacit&#233;s, elle est &#224; recevoir dans l'action de gr&#226;ce, dans la gratuit&#233; totale.
Alors face &#224; ce don que Dieu veut faire de lui-m&#234;me, J&#233;sus invite les croyants &#224; se donner aussi totalement, sans retenue.
Il ne faut pas &#8220;faire d'&#233;picerie avec le Seigneur. Face au d&#233;bordement d'amour dont il ne cesse de nous inonder, nous ne serons jamais en r&#232;gle.
Nous ne pouvons pas nous satisfaire d'une pratique dominicale r&#233;guli&#232;re et de la pri&#232;re du matin et du soir. C'est toute notre vie qui doit se laisser irriguer ainsi par la vie de foi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons reprendre ici la formule de saint Augustin : &#171; La mesure de l'amour, c'est d'aimer sans mesure. &#187;
Nous sommes invit&#233;s &#224; ne pas calculer, &#224; accueillir la grande lib&#233;ralit&#233; de l'amour divin et &#224; y r&#233;pondre avec g&#233;n&#233;rosit&#233; et abandon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cela, il nous faut entendre les conseils que Paul donne &#224; Timoth&#233;e : &#171; R&#233;veille en toi le don que Dieu que tu as re&#231;u quand je t'ai impos&#233; les mains. &#187; (2 Tm 1, 6.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr&#232;res et S&#339;urs, ne restreignons pas l'imposition des mains dont Paul parle &#224; Timoth&#233;e &#224; la c&#233;l&#233;bration d'ordination des diacres, pr&#234;tres et &#233;v&#234;ques (ministres ordonn&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun, chacune de nous a re&#231;u et re&#231;oit encore l'imposition des mains.
Au jour de notre bapt&#234;me, le pr&#234;tre nous a impos&#233; les mains pour nous pr&#233;parer au don que nous allions recevoir.
Au jour de notre confirmation, l'&#233;v&#234;que ou son d&#233;l&#233;gu&#233; nous a impos&#233; les mains avant de nous oindre du Saint Chr&#234;me.
A chaque eucharistie, l'Esprit saint est appel&#233; par l'imposition des mains sur le pain et sur le vin pour qu'ils deviennent Corps et Sang du Christ, mais &#233;galement sur notre assembl&#233;e pour qu'elle devienne &#8220;Corps du Christ.
Chaque fois que nous recevons le sacrement de la r&#233;conciliation, le pr&#234;tre impose la main sur nous en pronon&#231;ant la formule d'absolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, nous avons re&#231;u nous aussi l'imposition des mains et nous sommes donc invit&#233;s &#224; r&#233;veiller en nous le don re&#231;u qui n'est autre que l'Esprit Saint.
Paul &#233;voque un &#171; esprit de force, d'amour et de raison. &#187; (2 Tm 1, 7.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, il nous faut fortifier notre foi. Si nous demandons au Seigneur, &#8220;d'augmenter en nous la foi, il nous revient de collaborer &#224; son &#339;uvre en la fortifiant. Et les deux qualificatifs employ&#233;s par Paul se compl&#232;tent magnifiquement : amour et raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut fortifier notre foi par l'usage de notre raison en cherchant &#224; comprendre les Myst&#232;res de la foi et du Salut, en essayant de p&#233;n&#233;trer les secrets de l'&#201;criture. Quelle part donnons-nous dans notre existence concr&#232;te &#224; la lecture d'ouvrages bibliques ou th&#233;ologiques. Nous devons nourrir notre raison, notre intelligence. Mais il nous faut aussi nourrir notre affectivit&#233;, notre amour pour que nous ayons la joie de vivre en intimit&#233; profonde avec le Christ, J&#233;sus et par lui, avec les Trois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul poursuit : &#171; N'aie pas honte de rendre t&#233;moignage. &#187; (2 Tm 1, 8.)
Dans nos familles, sur nos lieux de travail, dans nos coll&#232;ges, ils nous arrivent bien souvent d'avoir peur de nous affirmer chr&#233;tien. Nous avons honte de notre foi, de notre &#201;glise&#8230; Nous avons peur des moqueries, de ne pas avoir la bonne r&#233;ponse, de perdre la face&#8230;
Or Paul nous invite &#224; prendre notre &#171; part des souffrances pour l'annonce de l'&#201;vangile. &#187; (2 Tm 1, 8.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Verbe de Dieu s'est incarn&#233;, il a v&#233;cu le Myst&#232;re Pascal, myst&#232;re de mort et de r&#233;surrection. Le chemin qu'il a emprunt&#233;, il l'a ouvert pour nous. Notre M&#232;re, sainte Th&#233;r&#232;se d'Avila s'exclamait : &#171; Faisons route ensemble, Seigneur ! O&#249; que tu ailles, il me faut aller ; o&#249; que tu passes, il me faut passer. &#187; (Chemin de perfection, 26, 6.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus, dans le myst&#232;re de son Incarnation r&#233;demptrice a pris la &#171; condition de serviteur (qui nous &#233;tait recommand&#233; dans l'&#233;vangile de ce jour), il s'est abaiss&#233; jusqu'&#224; la mort et la mort de la croix. &#187; (Ph, 2, 7-8.)
Nous sommes invit&#233;s &#224; entrer dans la profondeur du Myst&#232;re pascal, non d'une mani&#232;re intellectuelle ou spirituelle mais d'une mani&#232;re existentielle, ainsi nous rendrons t&#233;moignage au Christ et donc au P&#232;re, au Fils et &#224; l'Esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce matin, fr&#232;res et s&#339;urs, nous pouvons entendre de mani&#232;re personnelle l'appel que Paul lance &#224; Timoth&#233;e : &#171; Tu es le d&#233;positaire de l'&#201;vangile ; garde-le dans toute sa puret&#233; gr&#226;ce &#224; l'Esprit Saint qui habite en nous. &#187; (2 Tm 1, 13-14.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, fr&#232;res et s&#339;urs, chacun, chacune de nous est &#8220;d&#233;positaire de l'&#201;vangile. Quelle responsabilit&#233; ! Quelle confiance !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors si vous le voulez, soyons les uns pour les autres mendiants de l'Esprit Saint pour qu'il nous aide &#224; &#234;tre de vrais d&#233;positaires de l'&#201;vangile.
C'est-&#224;-dire que nous le mettions, par notre, agir par nos paroles, &#224; la disposition de tous nos fr&#232;res les hommes pour qu'ils puissent en &#234;tre &#233;clair&#233;s et r&#233;chauff&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, Seigneur J&#233;sus, nous te le demandons les uns pour les autres : &#8220;augmente en nous la foi, fortifie-l&#224; ; Donne-nous l'Esprit Saint pour que nous puissions &#234;tre de v&#233;ritables d&#233;positaires de ton &#201;vangile, de vrais t&#233;moins de la foi au c&#339;ur de monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Didier-Marie Golay, ocd&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>28e Dimanche TO -C-</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/28eme-Dimanche-TO-C.html</link>
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		<description>
&lt;p&gt;&#034;L'un d'eux, voyant qu'il &#233;tait gu&#233;ri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu &#224; pleine voix.&#034; Dans la tradition biblique et la culture juive, nous le savons, la l&#232;pre n'est pas une maladie comme les autres, car tout d'abord, elle condamne le malade &#224; vivre en marge de la soci&#233;t&#233;. Et ce n'est pas avant tout par rejet de cette personne, mais bien pour se prot&#233;ger de cette maladie mortelle et contagieuse. La l&#233;gislation du L&#233;vitique en t&#233;moigne : &#171; Le l&#233;preux portera ses v&#234;tements d&#233;chir&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2009-2010-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2009-2010 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; L'un d'eux, voyant qu'il &#233;tait gu&#233;ri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu &#224; pleine voix. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la tradition biblique et la culture juive, nous le savons, la l&#232;pre n'est pas une maladie comme les autres, car tout d'abord, elle condamne le malade &#224; vivre en marge de la soci&#233;t&#233;. Et ce n'est pas avant tout par rejet de cette personne, mais bien pour se prot&#233;ger de cette maladie mortelle et contagieuse. La l&#233;gislation du L&#233;vitique en t&#233;moigne : &#171; Le l&#233;preux portera ses v&#234;tements d&#233;chir&#233;s et ses cheveux d&#233;nou&#233;s [&#8230;] et il criera : Impur ! Impur ! [&#8230;] Tant que durera son mal il demeurera &#224; part, sa demeure sera hors du camp &#187; (Lv13,45). De plus, cette maladie a une interpr&#233;tation spirituelle, la l&#232;pre qui touche le corps t&#233;moigne de l'&#339;uvre du p&#233;ch&#233; dans le c&#339;ur de l'homme. C'est pourquoi celui qui est touch&#233; par cette maladie est identifi&#233; aussi &#224; l'homme p&#233;cheur. R&#233;prouv&#233; par Dieu, le l&#233;preux l'est aussi par les hommes qui se d&#233;tournent de lui, on ne peut vivre avec lui, ni le toucher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ne pas encourir les rigueurs de la loi, et contrairement &#224; son habitude, J&#233;sus ne s'approche pas des 10 l&#233;preux qui demandent leur gu&#233;rison, et il peut encore moins les toucher. J&#233;sus ne leur adresse m&#234;me pas une parole d'encouragement, si ce n'est cette demande un peu incongrue de se rendre aupr&#232;s des pr&#234;tres du Temple de J&#233;rusalem pour constater leur gu&#233;rison. Demande incongrue en effet, car ils ne sont pas encore gu&#233;ris, ils ne le seront qu'en chemin. Mais sur la parole de J&#233;sus, ils se mettent en route vers la vie de Sainte, et chemin faisant, il constate leur gu&#233;rison. En ob&#233;issant &#224; la parole de J&#233;sus, les 10 l&#233;preux ont fait preuve d'une certaine foi, d'une certaine confiance en sa parole, et ce n'est pas rien. Ils se sont mis en marche alors qu'ils constataient encore la l&#232;pre sur leur corps. Il leur fallait tout de m&#234;me une belle audace et confiance en J&#233;sus pour lui ob&#233;ir. Il y avait l&#224; une &#233;preuve pour leur foi bien sup&#233;rieure &#224; celle qu'avait demand&#233;e le proph&#232;te &#201;lis&#233;e au g&#233;n&#233;ral syrien Naaman, qui devait simplement se baigner 7 fois dans le Jourdain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois constat&#233;e leur gu&#233;rison, parmi les 10 l&#233;preux, un seul fait marche arri&#232;re pour venir remercier J&#233;sus, et glorifier Dieu &#224; pleine voix. Et J&#233;sus s'&#233;tonne avec une certaine d&#233;ception que seul le samaritain ait eu cette r&#233;action : &#171; Est-ce que tous les dix n'ont pas &#233;t&#233; purifi&#233;s ? Et les neuf autres, o&#249; sont-ils ? On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire &#224; Dieu ; il n'y a que cet &#233;tranger ! &#187;. L'ob&#233;issance &#224; la parole de J&#233;sus de la part des 9 autres l&#233;preux qui continuent leur chemin vers le temple, cette ob&#233;issance n'a pas suffi &#224; J&#233;sus pour leur rendre hommage. &#192; l'ob&#233;issance, J&#233;sus a pr&#233;f&#233;r&#233; le sacrifice d'action de gr&#226;ces du samaritain. Et ce retour vers J&#233;sus va comme achever le miracle de la gu&#233;rison : &#171; Rel&#232;ve-toi et va : ta foi t'a sauv&#233;. &#187; Ce retour dans l'action de gr&#226;ces ach&#232;ve le miracle, car si tous sont purifi&#233;s de leur l&#232;pre ext&#233;rieure, les 9 anciens l&#233;preux, qui recevront du pr&#234;tre du temple leurs certificats de gu&#233;rison ext&#233;rieure, ne recevront pas de J&#233;sus cette parole qui constate la gu&#233;rison int&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gu&#233;rison de la l&#232;pre s'ach&#232;ve par l'acte de foi et d'action de gr&#226;ces pour l'&#339;uvre de salut op&#233;r&#233; par Dieu &#224; travers la personne de J&#233;sus. Le samaritain ne revient pas vers J&#233;sus comme &#233;tait revenu le g&#233;n&#233;ral syrien Naaman vers le proph&#232;te &#201;lis&#233;e en voulant s'acquitter d'une dette et faire un don en retour. Le l&#233;preux revient en glorifiant Dieu &#224; pleine voix, reconnaissant par l&#224; l'&#339;uvre d'amour de Dieu pour lui. C'est par cet acte de foi que le samaritain acc&#232;de &#224; la pl&#233;nitude du salut. Car si la l&#232;pre a une valeur symbolique signifiant le p&#233;ch&#233; qui ronge le c&#339;ur de l'homme, la seule gu&#233;rison profonde et totale de la l&#232;pre ne sera pas seulement la gu&#233;rison du corps, mais celle du c&#339;ur et de l'esprit qui sait reconna&#238;tre sa faute et surtout l'auteur de la v&#233;ritable gu&#233;rison et purification du c&#339;ur, &#224; savoir l'amour de Dieu manifest&#233; en J&#233;sus. Sans cet ach&#232;vement de la gu&#233;rison par l'acte de foi en la personne de J&#233;sus, Sauveur de l'homme, la gu&#233;rison corporelle de la l&#232;pre reste un demi-miracle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet acte de foi et d'action de gr&#226;ces est le seul v&#233;ritable le cadeau que nous pouvons faire &#224; Dieu en remerciement de ce qu'il fait pour nous, de son &#339;uvre de salut. Nous ne pouvons offrir &#224; Dieu ni or, ni argent, ni m&#234;me les m&#233;rites de nos actions mais nos chants d'action de gr&#226;ce, l'eucharistie de nos vies. Dans cet &#201;vangile, J&#233;sus nous montre quelle consid&#233;ration il a pour celui qui vient remercier Dieu. Cet &#233;pisode du l&#233;preux purifi&#233; et qui revient dans la louange vers J&#233;sus, nous aide &#224; comprendre un des aspects de toutes nos messes. &#192; chaque eucharistie, nous revenons vers Dieu pour lui rendre gr&#226;ce, pour le remercier de ce qu'il a fait dans nos vies. Malgr&#233; toutes nos occupations, nous savons faire retour sur nous-m&#234;mes, nous savons quitter le quotidien de nos existences pour rendre gr&#226;ce &#224; Dieu, le placer au centre de notre vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#233;l&#233;brer l'eucharistie est une &#339;uvre sacr&#233;e, non seulement parce que nous c&#233;l&#233;brons l'eucharistie de J&#233;sus, son action de gr&#226;ce, le m&#233;morial de notre salut, mais aussi parce que le temps que nous prenons pour remercier le seigneur, c'est le seul v&#233;ritable cadeau que nous pouvons lui faire. L'homme debout, gu&#233;ri et purifi&#233;, l'homme eucharistique, qui sait rendre gr&#226;ce &#224; Dieu, c'est ainsi que Dieu est glorifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Antoine-Marie Leduc&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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