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		<title>Carmel en France</title>
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		<title>&#171; Venez, suivez-moi &#187; - [Ho 3e Dim TO - Ann&#233;e A]</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e A) : Is 8, 23b &#8211; 9, 3 ; Ps 26 (27) ; 1 Co 1, 10-13.17 ; Mt 4, 12-23) &#171; Venez, suivez-moi &#187;, dit J&#233;sus. Il dit cela par deux fois, en marchant su bord de la mer de Galil&#233;e, et quatre hommes les suivent, quatre hommes qui vivaient de la p&#234;che. Mais l'appel de J&#233;sus nous concerne tous. Dans notre vie &#224; tous et &#224; toutes, J&#233;&#173;sus est pass&#233; et il passe, en disant : &#171; Viens, suis-moi ! &#187; Que nous soyons m&#232;re de famille ou religieuse, artisan, employ&#233; ou moine, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2010-2011-Annee-A-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2010-2011 Ann&#233;e A&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/pexels-micah-boerma-327482-1008739-6f6ca.jpg?1782943751' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e A) : Is 8, 23b &#8211; 9, 3 ; Ps 26 (27) ; 1 Co 1, 10-13.17 ; Mt 4, 12-23)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Venez, suivez-moi &#187;, dit J&#233;sus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il dit cela par deux fois, en marchant su bord de la mer de Galil&#233;e, et quatre hommes les suivent, quatre hommes qui vivaient de la p&#234;che. Mais l'appel de J&#233;sus nous concerne tous. Dans notre vie &#224; tous et &#224; toutes, J&#233;&#173;sus est pass&#233; et il passe, en disant : &#171; Viens, suis-moi ! &#187; Que nous soyons m&#232;re de famille ou religieuse, artisan, employ&#233; ou moine, l'&#233;vangile d'aujourd'hui fait retentir dans notre vie, et donc dans notre c&#339;ur, l'appel de J&#233;sus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essayons donc de comprendre, &#224; partir de l'exemple des Ap&#244;tres, ce que le Ma&#238;tre attend de nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair, tout d'abord, que c'est J&#233;sus qui appelle. Les ma&#238;tres, les professeurs, les gourous, on les choisit soi-m&#234;me, parfois entre cent ; mais avec J&#233;sus, c'est diff&#233;rent : il prend l'initiative, il passe, il s'arr&#234;te, il invite : &#171; Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, dira J&#233;sus lors du dernier repas ; mais c'est moi qui vous ai choisis et vous ai &#233;tablis pour que vous alliez, vous, et que vous portiez du fruit &#187; (Jn 15,26).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas nous qui avons fait un cadeau &#224; Dieu, qui avons fait &#224; J&#233;sus l'honneur de le suivre, mais lui qui nous a fait suffisamment confiance pour nous prendre &#224; son service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand J&#233;sus appelle, il nous faut accepter certaines ruptures. C'est l&#224; un deuxi&#232;me enseignement que nous sugg&#232;re l'exemple des premiers ap&#244;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont quitt&#233; les filets, la barque, leur p&#232;re dans la barque. Ils ont v&#233;cu l&#224; une rupture avec le m&#233;tier, les habitudes, le gagne-pain et une certaine forme de s&#233;curit&#233;. Ils ont d&#251; accepter de l&#226;cher l'avenir pr&#233;vu, pr&#233;par&#233;, et les filets appr&#234;t&#233;s pour la p&#234;che selon des techniques longuement &#233;prouv&#233;es ; et cela pour suivre J&#233;sus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivre J&#233;sus, pour nous comme pour les ap&#244;tres, c'est marcher derri&#232;re lui, aller o&#249; il va, travailler l&#224; o&#249; il travaille, &#224; son &#339;uvre de r&#233;demption, accueillir ceux qu'il accueille, et chercher ce qu'il cherche : des adorateurs pour le P&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si J&#233;sus am&#232;ne dans nos vies certaines ruptures, il s'occupe, lui, de la continuit&#233;. Nous resterons des hommes de la p&#234;che, mais nous p&#234;cherons avec le P&#234;cheur d'hommes. J&#233;sus nous demandera souvent une transposition de tout notre agir ; il fera servir nos capacit&#233;s, mais &#224; un autre niveau, celui du R&#232;gne de Dieu en marche. Rien ne sera perdu du pass&#233;, de l'amour de la mer, du savoir-faire acquis dans la barque de Z&#233;b&#233;d&#233;e, et pourtant il faudra tout r&#233;apprendre, &#224; l'&#233;cole du nouveau Ma&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers les ruptures, c'est bien notre vie qui continue, notre r&#233;ponse personnelle &#224; J&#233;sus ; mais pour chacun/e d'entre nous l'appel de J&#233;sus demeure un myst&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois nous l'entendons de loin, comme une voix qui n'arrive pas &#224; se faire entendre, couverte qu'elle est par la rumeur du d&#233;sir ; parfois nous la percevons en nous comme un murmure, comme un ruisseau discret, mais inlassable, ou encore il nous parvient comme le souvenir vivant d'un grand oui d&#233;j&#224; prononc&#233;, comme le rappel paisible de la premi&#232;re rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le myst&#232;re des choix de Dieu, de Dieu qui est libre, divinement libre, et qui sait &#224; la fois le bonheur qu'il nous offre et le grand raccourci qu'il nous propose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous nous sommes appel&#233;s ; nous sommes convi&#233;s &#224; travailler &#224; plein temps dans le champ du P&#232;re, &#224; moissonner, ou &#224; glaner, dans la moisson de J&#233;sus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui que nous soyons, nous pouvons rendre ce t&#233;moignage que les moments o&#249; nous sommes le plus fid&#232;les &#224; cet appel sont dans notre vie les instants ou les p&#233;riodes de plus grande pl&#233;nitude. Savons-nous, voulons-nous suffisamment offrir ce t&#233;moignage &#224; ceux et celles que le Christ met sur notre route, sp&#233;cialement les jeunes qui veulent donner un sens &#224; leur vie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute ont-ils besoin, plus que jamais, pour r&#233;pondre &#224; leur tour &#224; l'invitation de J&#233;sus : &#171; Viens, suis-moi ! &#187;, de voir en nous des appel&#233;s heureux, des baptis&#233;s qui n'ont pas &#233;t&#233; d&#233;&#231;us dans leur amiti&#233; avec le Christ, bref des passionn&#233;s de J&#233;sus Seigneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d. (&#8224;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Notre-Dame du Mont Carmel 2011</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Notre-Dame-du-Mont-Carmel-2011.html</link>
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		<description>
&lt;p&gt;Chaque institut religieux a un rapport particulier avec la Vierge Marie, et d&#233;veloppe une spiritualit&#233; mariale qui lui est propre. Mais il est d'usage de dire que l'Ordre du Carmel est tout entier marial. Non pas que l'ordre du Carmel essaie de capter pour lui seul la figure de la Vierge Marie, mais parce que carmes et carm&#233;lites nous d&#233;couvrons dans la figure de la vierge Marie la totalit&#233; de notre vocation. On pourrait d&#233;finir cette vocation mariale du Carmel en disant que les carmes et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2010-2011-Annee-A-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2010-2011 Ann&#233;e A&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chaque institut religieux a un rapport particulier avec la Vierge Marie, et d&#233;veloppe une spiritualit&#233; mariale qui lui est propre. Mais il est d'usage de dire que l'Ordre du Carmel est tout entier marial. Non pas que l'ordre du Carmel essaie de capter pour lui seul la figure de la Vierge Marie, mais parce que carmes et carm&#233;lites nous d&#233;couvrons dans la figure de la vierge Marie la totalit&#233; de notre vocation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait d&#233;finir cette vocation mariale du Carmel en disant que les carmes et carm&#233;lites d&#233;sirent imiter l'&#233;coute et la docilit&#233; de la Vierge Marie &#224; la Parole de Dieu, &#171; Que chacun demeure seul dans sa cellule ou pr&#232;s d'elle, m&#233;ditant jour et nuit la loi du Seigneur et veillant dans la pri&#232;re &#187;. Toute la collaboration de Marie &#224; l'&#339;uvre de salut s'est faite dans la discr&#233;tion, sans &#233;clat apparent, dans une vie toute cach&#233;e. Dans ce d&#233;ploiement du salut, Marie semble n'appara&#238;tre qu'en passant, comme drap&#233;e de modestie ; et pourtant, en d&#233;pit de cet effacement, Dieu a donn&#233; &#224; son destin et &#224; ses choix une port&#233;e universelle. C'est avec elle et par elle que Dieu a fait advenir son salut. C'est avec elle et par elle qu'est venue la pl&#233;nitude du temps. C'est par elle que le Fils de Dieu a pu assumer notre condition humaine et nous apporter l'adoption divine. Et la porte d'entr&#233;e de cette destin&#233;e exceptionnelle a &#233;t&#233; son ouverture de c&#339;ur, l'&#233;coute profonde aux Promesse de l'Alliance, &#224; la Parole de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit donc pour le membre de l'ordre du Carmel de reproduire dans notre vie cette attitude fondamentale de l'&#233;coute, &#233;coute qui r&#233;v&#232;le que nous reconnaissons la pr&#233;sence de Dieu aujourd'hui. Si nous &#233;coutons, c'est que nous reconnaissons que le Seigneur est d&#233;j&#224; l&#224;, et qu'il d&#233;sire se communiquer &#224; nous. Si la pri&#232;re est un dialogue qui exprime la relation entre Dieu et l'homme, l'&#233;coute est ce qui introduit l'homme dans cette alliance, car le premier qui se donne, c'est Dieu lui-m&#234;me, et que notre premier devoir est d'accueillir ce don.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'exemple de la Vierge Marie, notre vie portera du fruit &#224; la mesure de cet accueil de la f&#233;condit&#233; de Dieu en nous. C'est pourquoi au Carmel nous savons qu'il est indispensable d'offrir un temps important &#224; l'&#233;coute de la Parole de Dieu dans la pri&#232;re personnelle silencieuse. Certes ce temps, offert et donc perdu pour d'autres activit&#233;s, nous rend peut-&#234;tre moins efficace dans les travaux manuels ou intellectuels, et dans les services apostoliques que nous pouvons rendre. Mais il manifeste la primaut&#233; du don de Dieu, la primaut&#233; de la gratuit&#233; dans l'&#233;coute et l'accueil de l'amour qui veut se donner &#224; chacun de nous. Et pour ceux qui sont entr&#233;s fid&#232;lement sur ce chemin de la pri&#232;re, de l'&#233;coute r&#233;guli&#232;re de la Parole de Dieu, ils savent que ce n'est pas un chemin facile. Contrairement &#224; ce que beaucoup de personnes pensent, il faut parfois beaucoup de courage pour &#234;tre de fid&#232;les tout au long d'une vie &#224; la pri&#232;re. La vie contemplative n'est pas un refuge par rapport &#224; la vie apostolique, c'est-&#224;-dire &#224; une activit&#233; directe d'annonce de la parole de Dieu, car entrer dans le chemin de l'&#233;coute de la Parole de Dieu, demande &#224; savoir se faire accueillant &#224; cette parole en se vidant de soi-m&#234;me. Et c'est acceptant cette mort que le priant acc&#232;de &#224; la f&#233;condit&#233; de sa pri&#232;re, qui d'ailleurs n'est plus sa pri&#232;re, mais l'entr&#233;e dans la pri&#232;re de J&#233;sus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi le choix de ce texte de Saint-Jean que nous avons entendu est particuli&#232;rement significatif au Carmel. Pour f&#234;ter la Vierge Marie, Reine et Beaut&#233; du Carmel, la liturgie ne manquait pas de textes riants, qui chantaient la joie de sa maternit&#233; envers le Fils de Dieu et envers les hommes. Pourtant comme pouss&#233;e par une sorte d'instinct th&#233;ologique, l'&#201;glise nous offre ce r&#233;cit des derniers moments de J&#233;sus, o&#249; la M&#232;re et le Fils se retrouvent devant le plus grand myst&#232;re que Dieu leur ait donn&#233; &#224; vivre, devant la mort du Fils, qui marque aussi le sommet de l'existence de Marie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyant si forte et si soumise, si grande dans sa douleur, celle qu'il aimait plus que tout au monde, J&#233;sus dit :&#034;Femme, voici ton fils&#034;. Puis il dit au disciple :&#034;Voici ta m&#232;re&#034;. C'&#233;tait &#224; la fois son testament de fils et le don d'une nouvelle mission &#224; celle qui l'avait suivi jusqu'au bout dans les douleurs de sa compassion. D&#233;sormais l'humble femme de Nazareth, sans se d&#233;partir de sa pauvret&#233;, voyait sa maternit&#233; s'agrandir aux dimensions du monde entier. D&#233;sormais la M&#232;re de J&#233;sus recevait pour fils tous ceux qui accepteraient d'&#234;tre vivifi&#233;s par la mort de son Fils unique. D&#233;sormais ces hommes et ces femmes, quelles que soient leurs joies ou leurs &#233;preuves, sauraient, et par une promesse solennelle de J&#233;sus, que la propre M&#232;re du Messie serait l&#224; et se pencherait sur eux. J&#233;sus souligne aussi pour chacun de nous la f&#233;condit&#233; de notre participation secr&#232;te &#224; sa passion, qui est l'offrande de sa vie au P&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Carmel, nous croyons qu'en imitant la Vierge dans son &#233;coute et sa docilit&#233; &#224; la Parole, en demeurant debout au pied de la Croix, nous participons aussi &#224; sa maternit&#233; de Marie qui est une participation &#224; la f&#233;condit&#233; du salut offert en J&#233;sus-Christ.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Pour approfondir votre m&#233;ditation, visitez notre rubrique &lt;a href='http://www.carmel.asso.fr/-La-Vierge-Marie-.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;La Vierge Marie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>15e Dimanche T.O. -A-</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/15eme-Dimanche-T-O-A.html</link>
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&lt;p&gt;Le pourquoi des paraboles Ce sont les disciples qui posent la question &#224; J&#233;sus ; et ils ne disent pas :&#171; pourquoi parles-tu en paraboles ? &#187;, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, mais :&#171; pourquoi leur parles-tu en paraboles ? &#187;, &#224; eux, &#224; ces gens distincts de nous ? Dans la question m&#234;me sont typ&#233;es ainsi deux attitudes vis-&#224;-vis de la parole de J&#233;sus, mais les disciples s'interrogent surtout sur la p&#233;dagogie de J&#233;sus : pourquoi leur parles-tu ainsi, pourquoi cette diff&#233;rence de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2010-2011-Annee-A-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2010-2011 Ann&#233;e A&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le pourquoi des paraboles&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce sont les disciples qui posent la question &#224; J&#233;sus ; et ils ne disent pas :&#171; pourquoi parles-tu en paraboles ? &#187;, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, mais :&#171; pourquoi leur parles-tu en paraboles ? &#187;, &#224; eux, &#224; ces gens distincts de nous ? Dans la question m&#234;me sont typ&#233;es ainsi deux attitudes vis-&#224;-vis de la parole de J&#233;sus, mais les disciples s'interrogent surtout sur la p&#233;dagogie de J&#233;sus : pourquoi leur parles-tu ainsi, pourquoi cette diff&#233;rence de traitement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; J&#233;sus, dans l'&#201;vangile de Matthieu, donne successivement deux r&#233;ponses :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La premi&#232;re redouble notre embarras : &#171; Parce qu'&#224; vous il a &#233;t&#233; donn&#233; [par Dieu] de conna&#238;tre les myst&#232;res du Royaume de Dieu ; mais &#224; ceux-l&#224;, ce n'a pas &#233;t&#233; donn&#233; [par Dieu] &#187;. J&#233;sus justifie sa mani&#232;re de faire en se r&#233;f&#233;rant &#224; l'initiative de Dieu . Est-ce de la part de Dieu une d&#233;cision arbitraire ? - Non pas ; et J&#233;sus s'explique imm&#233;diatement :&#171; Car quiconque a, on lui donnera et il aura surabondance ; mais quiconque n'a pas, m&#234;me ce qu'il a lui sera enlev&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Si Dieu accorde aux uns et refuse aux autres la connaissance des myst&#232;res du Royaume, c'est que les premiers &#171; ont &#187; d&#233;j&#224; quelque chose dont les autres sont d&#233;pourvus ; ils ont, eux, ce que les autres aussi devaient avoir et sont coupables de ne pas poss&#233;der. La d&#233;cision divine n'est donc pas tyrannique, elle constitue d&#233;j&#224; un jugement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mais que faut-il donc avoir au d&#233;part, qu'est-ce que Dieu attend des auditeurs de J&#233;sus ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me r&#233;ponse du Ma&#238;tre va le pr&#233;ciser :&#171; Voil&#224; pourquoi je leur parle en paraboles : parce qu'ils voient sans voir et qu'ils entendent sans entendre ni comprendre &#187;. J&#233;sus ne vise pas ici la simple incapacit&#233; de voir et d'entendre, mais le refus d'entrer avec le c&#339;ur dans ce qu'ils entendent, et c'est bien cette attitude de refus qu'il lit dans le proph&#232;te Isa&#239;e :&#171; Le c&#339;ur de ce peuple s'est &#233;paissi, ils sont devenus durs d'oreille, ils ont ferm&#233; les yeux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le langage de J&#233;sus peut para&#238;tre tranchant ; c'est un appel &#224; la responsabilit&#233;, mais qui contient une offre magnifique de mis&#233;ricorde :&#171; &#8230; je les aurais gu&#233;ris ! &#187;, dit Dieu par la voix d'Isa&#239;e. C'est bien pour gu&#233;rir et sauver que J&#233;sus vient au nom de Dieu . C'est pour gu&#233;rir et sauver qu'il parle en paraboles, pour que chacun/e accepte de voir, laisse p&#233;n&#233;trer en lui ce qu'il entend, pour que chacun/e &#171; comprenne avec le c&#339;ur &#187;. Et le signe visible de cette conversion, c'est que le disciple commence &#224; porter du fruit, comme J&#233;sus l'expliquera plus loin en commentant lui-m&#234;me la parabole du semeur :&#171; Celui qui &#233;t&#233; ensemenc&#233; dans la bonne terre, c'est celui qui entend la parole et comprend : alors il porte du fruit &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; J&#233;sus n'oppose donc pas deux groupes, ceux qui ont la chance de croire et ceux qui ne sont pour rien dans leur incr&#233;dulit&#233;. Il souligne simplement que chacun est responsable de son ouverture comme de son aveuglement, et qu'il ne tient qu'&#224; nous d'&#234;tre de ses disciples. Au fond, la fronti&#232;re entre la foi et l'incr&#233;dulit&#233;, m&#234;me si elle dessine bien deux groupes d'hommes, passe surtout &#224; l'int&#233;rieur de chaque c&#339;ur humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Suis-je incr&#233;dule, dur d'oreille et dur de c&#339;ur ? Suis-je au contraire disciple de J&#233;sus, heureux de voir, heureux d'entendre, heureux de scruter l'&#201;vangile, heureux de laisser r&#233;sonner chaque parole de J&#233;sus dans le silence du d&#233;sert, dans la &#171; solitude sonore &#187; de la pri&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La question m'est pos&#233;e, &#171; rien que pour aujourd'hui &#187;, elle me restera pos&#233;e jusqu'au jour de la rencontre, me rappelant chaque jour l'enjeu de ma libert&#233;, me renouvelant une offre de gu&#233;rison, ensemen&#231;ant chaque jour ma vie pour les fruits du royaume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'Esprit de J&#233;sus est l&#224;, d&#233;sormais, pour m'introduire en pauvre, en converti, dans les paraboles de J&#233;sus, pour me les faire comprendre avec le c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>14e Dimanche T.O. -A-</title>
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&lt;p&gt;&#171; Venez &#224; moi ! &#187; Souvent la pri&#232;re de J&#233;sus, au cours de ses journ&#233;es harassantes de minist&#232;re se traduisait par un cri d'admiration devant l'&#339;uvre accomplie par le P&#232;re dans le c&#339;ur des hommes de bonne volont&#233;. Ce qui faisait sa joie, c'&#233;tait de voir comment les pauvres s'y prenaient avec Dieu, comment ils s'ouvraient &#224; son propre message de foi et de conversion, comment les progr&#232;s du r&#232;gne de Dieu d&#233;routaient toutes les pr&#233;visions trop humaines. Les villes du lac, riches, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2010-2011-Annee-A-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2010-2011 Ann&#233;e A&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Venez &#224; moi ! &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Souvent la pri&#232;re de J&#233;sus, au cours de ses journ&#233;es harassantes de minist&#232;re se traduisait par un cri d'admiration devant l'&#339;uvre accomplie par le P&#232;re dans le c&#339;ur des hommes de bonne volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui faisait sa joie, c'&#233;tait de voir comment les pauvres s'y prenaient avec Dieu, comment ils s'ouvraient &#224; son propre message de foi et de conversion, comment les progr&#232;s du r&#232;gne de Dieu d&#233;routaient toutes les pr&#233;visions trop humaines.
Les villes du lac, riches, orgueilleuses, voyaient de nombreux miracles, sans pour autant se convertir :&#171; Malheur &#224; toi, Chorazin ; malheur &#224; toi, Bethsa&#239;da &#187; ; mais les villes des pa&#239;ens, Tyr et Sidon, accueillaient le Messie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cit&#233;s, si&#232;ges des &#233;coles rabbiniques et de la culture religieuse, se retranchaient derri&#232;re une montagne de traditions, tandis que les &#171; simples &#187;, les petites gens, les &#171; pauvres en esprit &#187; des B&#233;atitudes, et tant d'autres laiss&#233;s pour compte, reconnaissaient avec enthousiasme en J&#233;sus l'envoy&#233; de Dieu, &#224; qui tout pouvoir &#233;tait donn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je te loue &#187;, s'&#233;crie J&#233;sus ; je te loue, P&#232;re, Seigneur du ciel et de la-terre&#034;.
Louer, dans les Psaumes, c'&#233;tait c&#233;l&#233;brer Dieu, et l'acclamer pour son &#339;uvre de salut. Quelle est cette &#339;uvre, aux yeux de J&#233;sus ? &#171; Tu as cach&#233; ces choses aux sages et aux intelligents, et tu les as r&#233;v&#233;l&#233;es aux petits enfants (n&#232;pioi : ceux qui n'ont pas la parole) &#187; Ces choses dont parle J&#233;sus, c'est le projet de Dieu sur les hommes, un projet de pardon et d'amour qu'Il r&#233;alise par J&#233;sus ; c'est donc le sens de ce que fait J&#233;sus au nom du P&#232;re, au nom du Seigneur du ciel et de la terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rejoindre cette id&#233;e de Dieu sur le monde et son r&#234;ve pour chaque homme, co&#239;ncider du fond du c&#339;ur avec ce dessein de Dieu, ce n'est pas une affaire de prestige intellectuel ou de culture humaine, mais avant tout une affaire de transparence int&#233;rieure, d'accueil humble de la parole de Dieu ; c'est une r&#233;ponse du c&#339;ur profond aux initiatives de la mis&#233;ricorde. Et pour ce don total les plus pauvres de c&#339;ur sont les plus dou&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel est le sens de cette louange spontan&#233;e qui jaillit du c&#339;ur du Christ en Galil&#233;e ; il a per&#231;u avec &#233;merveillement le dialogue de deux tendresses, la tendresse de Dieu pour les pauvres, et la tendresse des pauvres pour Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liturgie d'aujourd'hui nous invite &#224; entrer dans l'all&#233;gresse du Seigneur J&#233;sus et &#224; reprendre &#224; notre compte sa pri&#232;re
&#171; Nous te louons, Seigneur du ciel et de la terre d'avoir r&#233;v&#233;l&#233; un reflet de ta mis&#233;ricorde par la vie et la parole de Th&#233;r&#232;se la petite, la pauvre. &#187; Par bien des aspects, en effet, Th&#233;r&#232;se se pr&#233;sente &#224; notre monde moderne comme une pauvre, comme une sainte vraiment d&#233;munie :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; son langage d&#233;concerte, et parfois &#233;loigne d'elle des chr&#233;tiens qui voudraient l'admirer ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le milieu familial o&#249; elle a v&#233;cu, tellement choy&#233;e, tellement prot&#233;g&#233;e, ne rappelle que de tr&#232;s loin la situation actuelle de beaucoup de foyers, m&#234;me chr&#233;tiens ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le contenu de ses journ&#233;es au Carmel semble bien maigre et bien terne en regard de nos vies tr&#233;pidantes ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; enfin et surtout, alors que notre monde est satur&#233; d'id&#233;es, chez Th&#233;r&#232;se c'est la vie qui parle, et c'est elle qu'il faut deviner bien souvent entre les lignes des confidences qu'elle nous a laiss&#233;es.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est vrai, et m&#234;me g&#234;nant parfois ; et pourtant beaucoup de chr&#233;tiens se tournent aujourd'hui vers Th&#233;r&#232;se de Lisieux comme vers une ma&#238;tresse de vie &#233;vang&#233;lique. Pourquoi ce paradoxe, pourquoi cette attirance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui fascine d'abord chez Th&#233;r&#232;se, c'est qu'elle a pris au s&#233;rieux l'amour de Dieu : elle a tout b&#226;ti sur la certitude d'&#234;tre aim&#233;e. Et ce qu'on appelle sa &#171; petite voie &#187;, la voie de l'enfance spirituelle, c'est avant tout l'audace de ceux qui se savent aim&#233;s. Pourquoi l'enfant est-il heureux ? Pourquoi vit-il dans une paix que jamais aucun adulte ne peut revivre ? Parce qu'il se sent aim&#233;, parce qu'il se sait aim&#233; et qu'il trouve cela normal. Th&#233;r&#232;se a trouv&#233; normal que Dieu l'aime, que Dieu continue &#224; l'aimer malgr&#233; ses mis&#232;res, tout simplement parce que Dieu est amour, et qu'il ne peut aimer &#224; moiti&#233; ou pour une moiti&#233; de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cet amour de Dieu, elle l'a trouv&#233; &#224; la fois merveilleux et doucement exigeant. L'urgence de l'amour voil&#224; sans doute un deuxi&#232;me trait qui rend si lumineuse pour le chr&#233;tien d'aujourd'hui l'exp&#233;rience spirituelle de Th&#233;r&#232;se.
&#171; L'amour, disait-elle, ne se paie que par l'amour &#187; ; &#171; ma vocation, c'est l'amour ! &#187; ; &#171; dans le c&#339;ur de l'Eglise, ma M&#232;re, je serai l'amour ! &#187;. Entendons bien : non pas un amour reposant, s&#233;curisant, trop facile, purement affectif ou vell&#233;itaire, mais un amour qui se veut sans cesse en &#233;tat d'accueil et de r&#233;ponse, qui r&#233;sume, en intensit&#233;, toutes les vocations , un amour prouv&#233; dans le quotidien, qui r&#233;alise, dans le cadre r&#233;el et &#233;troit d'une existence humaine, le projet universel de Dieu.
Par amour, Th&#233;r&#232;se s'est accroch&#233;e, des mois durant, &#224; une pri&#232;re aride, sachant bien qu'au Carmel l'&#339;uvre d'aimer prime sur toutes les &#339;uvres de l'amour.
Par amour elle a voulu que rien ne soit perdu de ses joies et de ses souffrances, et que tout en elle br&#251;le comme un seul holocauste joyeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par amour, aussi, elle s'est chaque jour convertie &#224; la vie fraternelle, devinant bien que ses s&#339;urs et sa communaut&#233; tout enti&#232;re &#233;taient le lieu privil&#233;gi&#233; o&#249; Dieu voulait &#234;tre aim&#233; et servi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dieu sait pourtant quelles difficult&#233;s Th&#233;r&#232;se a d&#251; affronter. Rien de ce qui fait le poids de nos vies et la croix de la vie commune ne lui a &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;. Elle a vu lentement ses forces dispara&#238;tre et tout son &#234;tre ext&#233;rieur se d&#233;faire. Non seulement il lui a fallu assumer des souffrances physiques qui auraient suffi &#224; l'abattre, mais jusqu'au bout elle a connu dans sa propre communaut&#233; des raideurs, des blocages et des incompr&#233;hensions qui auraient pu la murer dans une solitude douloureuse. Elle a senti autour d'elle les r&#233;actions m&#234;l&#233;es des s&#339;urs, dont certaines ne la comprenaient pas totalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Th&#233;r&#232;se, parce qu'elle s'&#233;tait donn&#233;e &#224; l'amour, parce qu'elle avait tout mis&#233; sur l'amour de Dieu, a pu demeurer jusqu'au bout dans l'esp&#233;rance. On obtient de Dieu autant qu'on esp&#232;re de Lui. Dieu nous fait d&#233;sirer ce qu'il veut nous donner, et les grands d&#233;sirs n'ont jamais fl&#233;chi dans le c&#339;ur de Th&#233;r&#232;se.
Elle &#233;crivait, un an avant sa mort :&#171; J&#233;sus, je suis trop petite pour faire de grandes choses, et ma folie &#224; moi, c'est d'esp&#233;rer &#187;. Esp&#233;rer quoi ? &#171; que ton amour m'accepte &#187;. C'est bien l&#224; tout le message de J&#233;sus dans l'Evangile d'aujourd'hui : un appel &#224; une confiance courageuse en celui qui peut tout et qui aime d&#233;passer notre attente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Venez &#224; moi, vous qui &#234;tes fatigu&#233;s &#187;, qui travaillez dur ou peinez sous le joug de la vie,&#171; moi, je vous soulagerai &#187;. &#171; Venez &#224; moi, vous qui &#234;tes accabl&#233;s &#187; par le poids d'une mission crucifiante, d'une vie de famille bou&#173;levers&#233;e, par les blessures ou les cicatrices que la vie a laiss&#233;es en vous. &#171; Prenez mon joug &#187; : si c'est moi qui le pose sur vos &#233;paules, il para&#238;tra l&#233;ger. &#171; Laissez moi vous instruire, car je suis doux et humble, et vous trouverez repos pour vos &#226;mes &#187;, car c'est toujours par la douceur et l'humilit&#233; du c&#339;ur que l'on revient &#224; la paix quand on en a perdu le chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, notre folie &#224; nous, c'est d'esp&#233;rer, d'esp&#233;rer parce qu'aucune mis&#232;re ni aucune souillure ne peuvent rebuter J&#233;sus qui sauve, d'esp&#233;rer, parce que Dieu fait du neuf avec du vieux, du renouveau avec du surann&#233;, de la jeunesse avec nos vieilleries. Dieu l'a promis : vous l'avez entendu :&#171; Comme un homme que sa m&#232;re console, moi-m&#234;me je vous consolerai.. Vous verrez, et votre c&#339;ur se r&#233;jouira ! Vous serez comme l'herbe qui reverdit (vous, votre famille, votre communaut&#233;), et la main du Seigneur se fera conna&#238;tre &#224; ses serviteurs &#187; (Is 66)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d ;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Saint Sacrement 2011</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Saint-Sacrement-2011.html</link>
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		<dc:date>2011-06-23T07:08:35Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;&#171; Je suis le pain vivant &#187; (Pour la profession solennelle d'une s&#339;ur) La faim au d&#233;sert, le rassasiement par le Christ, le partage fraternel, ces trois approches de l'Eucharistie, que l'&#201;glise aujourd'hui nous donne &#224; m&#233;diter, &#233;voquent aussi, ma s&#339;ur, trois &#233;tapes de votre vie, trois moments de la gr&#226;ce de Dieu &#171; salutaire &#224; tous les hommes &#187; (Ti 2, 11) qui vous a conduite jusqu'&#224; ce jour du don total, du total acquiescement aux merveilles de Dieu. Vous avez eu faim de Dieu, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2010-2011-Annee-A-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2010-2011 Ann&#233;e A&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Je suis le pain vivant &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;(Pour la profession solennelle d'une s&#339;ur)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faim au d&#233;sert, le rassasiement par le Christ, le partage fraternel, ces trois approches de l'Eucharistie, que l'&#201;glise aujourd'hui nous donne &#224; m&#233;diter, &#233;voquent aussi, ma s&#339;ur, trois &#233;tapes de votre vie, trois moments de la gr&#226;ce de Dieu &#171; salutaire &#224; tous les hommes &#187; (Ti 2, 11) qui vous a conduite jusqu'&#224; ce jour du don total, du total acquiescement aux merveilles de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez eu faim de Dieu, alors m&#234;me que vous cherchiez une vie pleine, authentique, solidaire. Vous aviez un projet, des convictions, et un regard sur le monde ; mais Dieu vous manquait, que l'on ne peut ni cerner, ni conqu&#233;rir, Dieu qui se donne &#224; conna&#238;tre et qui se laisse trouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et vous vous rappelez aujourd'hui avec &#233;motion et action de gr&#226;ces tout le chemin que le Seigneur vous a fait parcourir durant ces ann&#233;es, dans le d&#233;sert de la vie : chemin d'humilit&#233;, chemin d'&#233;preuve, &#171; afin de voir ce que vous aviez dans le c&#339;ur &#187; (Dt 8,2), et surtout pour vous faire voir ce que d&#233;j&#224; il avait mis dans votre c&#339;ur. Il vous a fait sentir la faim, pour vous donner go&#251;t &#224; cette nourriture que l'on ne peut ni imaginer, ni exiger, ni accumuler pour soi-m&#234;me : la parole qui sort de sa bouche pour nous &#233;veiller &#224; la foi, la manne de sa parole, qui donne de marcher &#171; rien que pour aujourd'hui. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel chemin parcouru, depuis &#171; la maison des esclaves &#187; (Dt 8,14) ! Quelle route paradoxale &#224; travers le pays de la soif ! Quelle puissance Dieu a d&#233;ploy&#233;e au service de son dessein de salut, lui qui, pour vous, de loin en loin, a fait jaillir l'eau vive d'une roche de silex, l&#224; m&#234;me o&#249; tout espoir semblait s'&#234;tre bris&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le d&#233;sert et la faim, quand l'heure de Dieu est venue, vous avez d&#233;couvert le Christ, sa passion glorifiante et la force de son pardon.
Peu &#224; peu, de liturgie en liturgie, de rencontre en rencontre, d'oraison en oraison, l'Esprit Paraclet a rendu vivantes en vous les paroles de J&#233;sus, et en vous r&#233;v&#233;lant ainsi les secrets du P&#232;re il a commenc&#233; en vous &#224; glorifier le Fils. Alors a cess&#233; votre premier murmure : &#171; Comment J&#233;sus peut-il dire : Je suis descendu du ciel ? &#187; (Jn 6,42), et vous avez plac&#233; avec bonheur toute votre vie dans le rayonnement de son incarnation. Puis a grandi en vous la certitude qui rendait saint Paul &#224; la fois si heureux et si pauvre : &#171; Il m'a aim&#233; et s'est livr&#233; pour moi ! &#187;
Forte de cette m&#234;me assurance, l'&#201;glise, aim&#233;e et sauv&#233;e, sauv&#233;e par amour, re&#231;oit aujourd'hui humblement le myst&#232;re de l'Eucharistie du Seigneur et trouve la force de d&#233;passer son &#233;tonnement devant les signes choisis par le Christ et de franchir l'autre murmure, dont saint Jean a gard&#233; le souvenir : &#171; Comment cet homme-l&#224; peut-il nous donner sa chair &#224; manger ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout repose, depuis la premi&#232;re Eucharistie, sur les paroles de J&#233;sus : &#171; Le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour la vie du monde &#8230; Ceci est mon corps ; ceci est mon sang. Faites ceci en m&#233;moire de moi. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Audace inou&#239;e de J&#233;sus, qui, pour nous faire demeurer en lui, nous offre et nous ordonne de nous nourrir de lui-m&#234;me. Discr&#233;tion admirable de notre Ma&#238;tre. Il envisage vraiment que sa vie passe en nous : &#171; Celui qui me mange vivra par moi &#187; ; mais ce don de la vie, si r&#233;el, si personnel, si myst&#233;rieux, se r&#233;alise &#224; travers les signes les plus quotidiens, les plus familiers : le pain et le vin travaill&#233;s par les hommes, le pain et le vin de la table des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Audace et discr&#233;tion : ce sont les marques des grandes &#339;uvres de Dieu. C'est aussi le style que le Carmel affectionne, d&#232;s qu'il s'agit d'accueillir le don de Dieu et les inventions de son amour. Les merveilles de Dieu, telle l'Eucharistie, diffusent autour d'elles une extraordinaire simplicit&#233;. Devant elles les mots se taisent, les images font silence ; le regard suffit quand la vie est po&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet accueil du Seigneur qui comble toute faim et cette qu&#234;te intense du visage de Celui qui vous a parl&#233; au d&#233;sert sont ins&#233;parables, vous le savez, d'une volont&#233; tr&#232;s r&#233;aliste de partage fraternel. L'espace concret de votre partage, ce sera d&#233;sormais cette communaut&#233;, qui vous accueille d&#233;finitivement avec toute son affection, et la grande communaut&#233; du Carmel qui a re&#231;u mission de demeurer, au c&#339;ur de l'&#201;glise, comme une force d'amour, d'accueil et de r&#233;conciliation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cet amour fraternel que vous allez traduire dans les pauvres limites d'un clo&#238;tre est en r&#233;alit&#233; aux dimensions du monde et de l'histoire. Plus vous devenez fille de Dieu, plus vous &#234;tes s&#339;ur universelle ; et plus vous &#234;tes unie personnellement au Christ, plus aussi vous &#234;tes pouss&#233;e par l'Esprit, force de coh&#233;sion et d'expansion qui travaille l'&#201;glise et le monde. Cela aussi s'inscrit, selon saint Paul, dans le dynamisme de l'Eucharistie. Le pain qu'ensemble nous rompons et sur lequel l'&#201;glise, dans un instant, appellera la puissance de l'Esprit, est pour nous, ins&#233;parablement, communion au Christ ressuscit&#233;, &#224; sa vie, au rayonnement de sa gloire, et communion avec tous les membres de son Corps qui se construit sur la terre. &#171; Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps, car nous avons tous part &#224; un seul pain. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224;, ma s&#339;ur, &#224; l'Eucharistie de chaque jour, que J&#233;sus votre ami veut reprendre et transfigurer les amiti&#233;s si diverses et si larges qui depuis longtemps ont &#233;t&#233; une lumi&#232;re dans votre vie et dans votre c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers vos amis ici pr&#233;sents, il vous rejoignent, tous ces chercheurs de Dieu avec qui vous avez chemin&#233;, ces hommes et ces femmes qui auraient tant m&#233;rit&#233; de conna&#238;tre le Christ, ces t&#233;moins de J&#233;sus avec qui patiemment, douloureusement, vous avez d&#233;couvert l'&#201;glise, ces fr&#232;res chr&#233;tiens des autres confessions qu'un m&#234;me d&#233;sir d'union r&#233;unit d&#233;j&#224; dans le c&#339;ur de Dieu, et puis ces fils et ces filles d'Isra&#235;l qui aupr&#232;s de nous continuent la marche au d&#233;sert qu'ils ont commenc&#233;e avant nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il vous rejoignent, vos amis pr&#234;tres et les femmes consacr&#233;es qui avec vous ont discern&#233; les chemins de Dieu, les membres de votre famille retenue au loin, les amis de cette paroisse et de ce dioc&#232;se, et les fr&#232;res et s&#339;urs tout proches de la grande famille du Carmel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous, dans un instant, unis dans la pri&#232;re, nous allons dire, unanimes, l'Amen de la foi, en &#233;cho au grand oui que vous allez prononcer. Tous, avec vous, nous allons entrer avec joie dans l'Eucharistie du Seigneur, qui est &#224; la fois m&#233;morial, actualisation, et proph&#233;tie du Royaume qui vient ; avec vous nous allons vivre cette C&#232;ne du Seigneur, sous le signe de la souvenance, de l'aujourd'hui et de la promesse, comme une r&#233;ponse de la foi et com&#173;&#173;me un &#233;change de l'amour sur l'horizon de l'esp&#233;rance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, vivons ce moment de gr&#226;ce, en communion de joie avec toute l'&#201;glise qui aujourd'hui f&#234;te son Seigneur, en union avec l'&#201;glise du ciel et avec la tr&#232;s douce M&#232;re du Christ dont le regard ne vous a pas quitt&#233;e depuis le premier jour, et qui pr&#233;sente elle-m&#234;me votre &#233;paule au fardeau de J&#233;sus et votre c&#339;ur &#224; sa mis&#233;ricorde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Sainte Trinit&#233; 2011</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Sainte-Trinite-2011.html</link>
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		<dc:date>2011-06-16T19:34:53Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Les lectures de ce jour veulent nous faire d&#233;couvrir le myst&#232;re de Dieu en nous r&#233;v&#233;lant la profondeur de ce Dieu d'Amour et de Paix selon l'expression de St Paul. D&#232;s la premi&#232;re r&#233;v&#233;lation, le Seigneur se d&#233;couvre &#224; Mo&#239;se comme &#171; Dieu tendre et mis&#233;ricordieux, lent &#224; la col&#232;re, plein d'amour et de fid&#233;lit&#233; &#187;. C'est cet amour qui le pousse &#224; venir nous sauver &#171; Dieu a tant aim&#233; le monde qu'il a donn&#233; son Fils unique &#187; nous rappelle l'&#233;vangile. F&#234;ter et c&#233;l&#233;brer la Sainte Trinit&#233;, c'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2010-2011-Annee-A-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2010-2011 Ann&#233;e A&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les lectures de ce jour veulent nous faire d&#233;couvrir le myst&#232;re de Dieu en nous r&#233;v&#233;lant la profondeur de ce Dieu d'Amour et de Paix selon l'expression de St Paul. D&#232;s la premi&#232;re r&#233;v&#233;lation, le Seigneur se d&#233;couvre &#224; Mo&#239;se comme &#171; Dieu tendre et mis&#233;ricordieux, lent &#224; la col&#232;re, plein d'amour et de fid&#233;lit&#233; &#187;. C'est cet amour qui le pousse &#224; venir nous sauver &#171; Dieu a tant aim&#233; le monde qu'il a donn&#233; son Fils unique &#187; nous rappelle l'&#233;vangile. F&#234;ter et c&#233;l&#233;brer la Sainte Trinit&#233;, c'est f&#234;ter et c&#233;l&#233;brer l'amour qui est &#224; l'origine et au terme de toute vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Seigneur s'est r&#233;v&#233;l&#233; aupr&#232;s des hommes par sa sollicitude pour nous, par ces intentions bienveillantes aupr&#232;s des hommes. Et avec J&#233;sus, nous allons au-del&#224; de la simple compr&#233;hension de la manifestation de l'amour de Dieu. Nous comprenons que non seulement Dieu agissait avec amour et par amour, mais qu'il &#233;tait l'amour m&#234;me. Avec J&#233;sus, Dieu s'est r&#233;v&#233;l&#233; comme communion d'amour entre le P&#232;re et le Fils dans l'Esprit Saint. Et les trois Personnes sont solidairement impliqu&#233;es dans le myst&#232;re de notre salut : l'initiative vient du P&#232;re qui envoie son Fils, et c'est vers le P&#232;re que J&#233;sus conduit l'humanit&#233; r&#233;concili&#233;e, sous la conduite de l'Esprit. Oui, c'est cet Amour entre le P&#232;re et le Fils dans l'Esprit Saint qui est la source et le sommet de la Foi chr&#233;tienne. Mais cela ne veut pas dire qu'il est facile de comprendre le myst&#232;re de la Trinit&#233;. Pour certains croire en Dieu est d&#233;j&#224; difficile, ce n'est pas &#233;vident, alors croire en notre Dieu Trinit&#233;, c'est d'une certaine mani&#232;re compliquer encore la Foi. Mais loin de compliquer la Foi, le myst&#232;re de la Trinit&#233; nous donne une clef de lecture pour comprendre notre monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on peut dire que Dieu est par essence l'amour, c'est parce que nous croyons qu'il n'est pas solitaire. En effet, il n'y a d'amour que s'il y a une personne qui aime et une personne aim&#233;e. Si je suis seul, si je n'aime rien ni personne, &#224; la rigueur je peux avoir un d&#233;sir d'aimer, mais je ne peux pas dire que j'aime. Or dire que Dieu est amour, c'est donc dire qu'en lui-m&#234;me, et ind&#233;pendamment de la cr&#233;ation, il y a une possibilit&#233; d'&#233;change, de relations. Dire que Dieu est amour, c'est dire qu'il y a en lui-m&#234;me une personne qui aime et une personne aim&#233;e. Car l'amour n'existe pas en th&#233;orie, ni de mani&#232;re abstraite, il n'existe que dans la r&#233;alit&#233; d'une relation, d'un amour en acte et en v&#233;rit&#233;. Chacune des trois personnes n'existe pas pour elle-m&#234;me, elle n'est qu'en &#233;tant pour les deux autres. Le P&#232;re n'existe comme P&#232;re distinct du Fils qu'en se donnant tout entier au Fils. Et le Fils n'existe comme Fils distinct du P&#232;re qu'en &#233;tant tout entier un &#233;lan d'amour pour le P&#232;re. Le P&#232;re n'existe pas d'abord comme une personne constitu&#233;e en elle-m&#234;me et pour elle-m&#234;me : c'est l'acte d'engendrer le Fils qui le constitue comme personne. Et l'Esprit Saint est &#224; la fois l'acte du don du P&#232;re au Fils, et la r&#233;ponse du Fils au P&#232;re. Ainsi, chaque personne n'est en soi qu'en &#233;tant hors de soi. Ce qui nous est ainsi r&#233;v&#233;l&#233;, c'est que la relation d'amour est la forme originelle de l'&#234;tre. C'est-&#224;-dire que le fond de l'&#234;tre divin est cette communion d'amour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e &#224; l'image et &#224; la ressemblance divine, l'humanit&#233; trouve dans la Trinit&#233; la source et le mod&#232;le de sa vocation &#224; l'amour. Ce myst&#232;re trinitaire est l'affirmation que nous sommes appel&#233; &#224; la communion, semblables et divers, semblables de par notre dignit&#233; et divers de par nos caract&#233;ristiques. N'est-ce pas ce que nous avons le plus besoin d'apprendre, pour bien vivre dans ce monde ? C'est-&#224;-dire que nous pouvons &#234;tre divers par la couleur de notre peau, notre culture, notre sexe, notre race, notre religion, mais que nous jouissons de la m&#234;me dignit&#233;, comme personnes humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans la famille et le couple que cet enseignement s'applique d'abord et le plus naturellement. La famille devrait &#234;tre un reflet terrestre de la Trinit&#233; comme communion d'amour dans la diversit&#233;. Le succ&#232;s d'un mariage et d'une famille, comme d'une communaut&#233; religieuse, d&#233;pend de la capacit&#233; de cette diversit&#233; &#224; tendre vers une unit&#233; sup&#233;rieure : unit&#233; d'amour, d'intentions, de collaboration. La communion conjugale et familiale se construit &#224; partir des diff&#233;rences surmont&#233;es et harmonis&#233;es, du respect de chacun et de la collaboration de tous au bien commun. Tout cela suppose l'effort d'accepter la diversit&#233;, ce qui est difficile pour nous et demande une certaine maturit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;v&#233;lation du Dieu Trinit&#233; est donc capitale, car c'est elle qui permet &#224; l'&#234;tre humain de se comprendre lui-m&#234;me. Cr&#233;&#233; &#224; l'image et &#224; la ressemblance de Dieu, l'homme se comprend d'abord comme fruit de l'amour divin. Cr&#233;&#233; &#224; l'image et &#224; la ressemblance de Dieu, l'homme se d&#233;couvre ensuite fondamentalement comme un &#234;tre de relation et de communion. Tout homme d&#233;couvre en lui ce d&#233;sir d'aimer et d'&#234;tre aim&#233;, d&#233;sir qu'il ne se r&#233;alisera pleinement qu'en entrant dans un mouvement de don de soi et d'accueil de l'autre. Ce myst&#232;re nous r&#233;v&#232;le que notre destin&#233;e n'est rien d'autre que le travail d'une conversion permanente qui consiste &#224; d&#233;passer notre mani&#232;re &#233;triqu&#233;e d'aimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons ainsi comprendre que le myst&#232;re de la Sainte Trinit&#233; est le myst&#232;re central de la foi et de la vie chr&#233;tienne. Central pour la foi, car si nous pouvons dire que Dieu est amour, c'est parce qu'il est communion trinitaire. Central pour la vie chr&#233;tienne, car la r&#233;alisation de notre vocation consiste &#224; participer pleinement &#224; ce myst&#232;re de communion, de don de soi et d'accueil de l'autre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>7e Dimanche de P&#226;ques -A-</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/7eme-Dimanche-de-Paques-A.html</link>
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		<dc:date>2011-06-03T05:58:25Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;&#171; P&#232;re, l'heure est venue &#187; Longtemps apr&#232;s les &#233;v&#233;nements de la Passion et de la R&#233;surrection, apr&#232;s avoir m&#233;dit&#233; durant des ann&#233;es les paroles de J&#233;sus, Jean a voulu fixer pour nous le testament spirituel de son Ma&#238;tre. Il l'a fait dans cette longue pri&#232;re du chapitre 17, qui nous apporte un &#233;cho direct du repas d'adieux du Seigneur. On l'appelle souvent pri&#232;re sacerdotale, parce que J&#233;sus l'a prononc&#233;e au moment o&#249; il allait librement donner sa vie pour le salut du monde. C'est bien (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; P&#232;re, l'heure est venue &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Longtemps apr&#232;s les &#233;v&#233;nements de la Passion et de la R&#233;surrection, apr&#232;s avoir m&#233;dit&#233; durant des ann&#233;es les paroles de J&#233;sus, Jean a voulu fixer pour nous le testament spirituel de son Ma&#238;tre. Il l'a fait dans cette longue pri&#232;re du chapitre 17, qui nous apporte un &#233;cho direct du repas d'adieux du Seigneur. On l'appelle souvent pri&#232;re sacerdotale, parce que J&#233;sus l'a prononc&#233;e au moment o&#249; il allait librement donner sa vie pour le salut du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien une pri&#232;re, en effet : J&#233;sus &#171; l&#232;ve les yeux au ciel &#187;, selon son habitude. Il s'adresse &#224; Dieu en lui disant : &#171; Abba, P&#232;re &#187;. C'&#233;tait, dans sa langue, un nom de tendresse filiale, et cette familiarit&#233; de J&#233;sus avec Dieu dans sa pri&#232;re avait toujours frapp&#233; ses disciples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs certaines phrases de cette pri&#232;re rappellent les demandes du Notre P&#232;re :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#171; Que ton nom soit sanctifi&#233; &#187; repara&#238;t ici sous une autre forme : &#171; Que ton Fils te glorifie &#8230; Tu m'as donn&#233; ton nom &#187;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#171; Que ta volont&#233; soit faite &#187; devient ici, dans la bouche de J&#233;sus : &#171; J'ai achev&#233; l'&#339;uvre que tu m'as donn&#233; &#224; faire &#187;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#171; D&#233;livre-nous du mal &#187; affleure plus loin dans cette m&#234;me pri&#232;re : &#171; P&#232;re, garde-les du mauvais &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;vang&#233;liste nous a donc conserv&#233; l&#224; quelque phrases typiques de la pri&#232;re de J&#233;sus ; mais deux traits nouveaux donnent &#224; ces confidences du dernier soir une tonalit&#233; toute sp&#233;ciale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, en m&#234;me temps qu'il prie son P&#232;re, J&#233;sus semble s'adresser &#224; nous. Il prie tout haut, et se r&#233;v&#232;le &#224; travers sa pri&#232;re. Il se d&#233;couvre &#224; nous comme le confident du P&#232;re, et il parle de la joie qu'ils avaient ensemble avant que le monde commen&#231;&#226;t, avant qu'il y e&#251;t des hommes pour conna&#238;tre ou rejeter Dieu, avant que f&#251;t lanc&#233;e l'histoire de la libert&#233; et du salut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre trait inattendu de cette pri&#232;re sacerdotale est que J&#233;sus commence ainsi : &#171; P&#232;re, l'heure est venue &#187;. D'instinct nous comprenons que J&#233;sus veut parler de ses souffrances qui approchent et de sa mort, qu'il a plusieurs fois pr&#233;dite. Mais il y a plus. Car J&#233;sus parlait souvent de &#171; son heure &#187;. Il disait : &#171; Mon heure n'est pas encore venue &#187;, l'heure o&#249; &#171; le Fils de l'Homme doit &#234;tre glorifi&#233; &#187;. Pour J&#233;sus, l'Heure englobait tout son passage au P&#232;re, et donc &#224; la fois ses souffrances, sa mort, sa r&#233;surrection, son entr&#233;e dans la gloire, et m&#234;me, semble-t-il, le don de l'Esprit Saint aux hommes. L'heure de J&#233;sus, c'est une sorte de grand moment qui commence dans le temps et qui d&#233;bouche dans l'&#233;ternit&#233;, dans la gloire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; P&#232;re, l'heure est venue &#187; : J&#233;sus est conscient que la mort d&#233;sormais est in&#233;luctable ; mais pour lui cette mort va marquer l'entr&#233;e dans la vie nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous comprenons alors l'insistance avec laquelle J&#233;sus revient, au cours de la C&#232;ne, sur le th&#232;me de la gloire : &#171; P&#232;re, l'heure est venue ; glorifie ton Fils &#187;.
&#201;trange pri&#232;re &#8230; Mais J&#233;sus, par deux fois, explique pourquoi il demande d'&#234;tre glorifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re raison est qu'il est en train de terminer sa mission terrestre : &#171; J'ai achev&#233; l'&#339;uvre que tu m'as donn&#233; &#224; faire ; et maintenant, P&#232;re, glorifie-moi aupr&#232;s de toi &#187;. Le deuxi&#232;me motif est que J&#233;sus, une fois glorifi&#233; dans son humanit&#233; sainte, va continuer son &#339;uvre sans plus &#234;tre brid&#233; par les limites terrestres : &#171; P&#232;re, glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie &#187;. Et comment J&#233;sus va-t-il s'y prendre d&#233;sormais, au-del&#224; de la mort, pour glorifier le P&#232;re ? - En &#171; donnant la vie &#233;ternelle &#187; &#224; tous ceux que le P&#232;re lui a donn&#233;s. Ainsi, en demandant d'&#234;tre glorifi&#233;, J&#233;sus se soucie encore de nous, pour nous introduire dans la vie, dans sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie &#233;ternelle, qui oserait en parler, si J&#233;sus n'en avait fait le centre de son message ? Souvent elle fait peur ; on a l'impression qu'elle passe comme une ombre sur les joies que la vie peut offrir, et volontiers on en &#233;carte le souvenir, comme si, &#224; force de l'oublier, elle finirait par devenir moins n&#233;cessaire ; comme si, &#224; force d'illusions, nous pourrions &#233;luder le grand passage par la mort corporelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'heure est venue pour J&#233;sus ; l'heure viendra pour nous de &#171; passer de ce monde au P&#232;re &#187;, et c'est bien pourquoi le Christ veut donner d&#232;s &#224; pr&#233;sent &#224; notre existence toute sa densit&#233;, tout son poids d'amour et de service.
Pour ceux qui suivent J&#233;sus Christ, la vie vraie, la vie digne de Dieu et de l'homme, la vie &#233;ternelle, commence non pas au-del&#224;, mais en de&#231;&#224; de la mort, sur le versant terrestre ; et c'est le grand secret de bonheur que l'&#201;vangile crie ou murmure au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La vie &#233;ternelle, explique l'&#201;vangile de Jean, c'est qu'ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoy&#233;, J&#233;sus Christ &#187;. Et pour Jean, comme pour les proph&#232;tes et les psalmistes, conna&#238;tre Dieu ne consiste pas &#224; accumuler des notions abstraites, comme dans un cat&#233;chisme o&#249; le c&#339;ur n'aurait jamais sa part. Conna&#238;tre Dieu, c'est entrer dans son intimit&#233; ; conna&#238;tre J&#233;sus Christ, c'est devenir jour apr&#232;s jour son compagnon, son disciple, son confident ; comme ces hommes qui l'avaient suivi depuis les d&#233;buts en Galil&#233;e et &#224; qui J&#233;sus pouvait dire, quelques heures avant sa mort : &#171; Je ne vous appelle plus mes serviteurs, mais mes amis &#187;(Jn 15,15).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette amiti&#233; invisible de Dieu et de son Christ, cette pr&#233;sence impalpable qui nous para&#238;t &#224; certaines heures si irr&#233;elle, sont en d&#233;finitive plus vraies, plus r&#233;elles encore et plus solides que tous les appuis humains de notre bonheur. Dieu veut r&#233;ussir l'homme pour toujours ; il veut &#233;terniser son amiti&#233; avec nous, et c'est pourquoi il nous envoie l'Esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une rencontre personnelle avec J&#233;sus sauveur, une amiti&#233; grandissante avec le Ressuscit&#233;, c'est cela, pas moins que cela, que nous ambitionnons aussi pour tous ceux &#224; qui nous sommes envoy&#233;s. Ils sont dans le monde, comme nous-m&#234;mes nous sommes dans le monde, mais le P&#232;re des donnera &#224; J&#233;sus, comme il nous a donn&#233;s nous-m&#234;mes &#224; celui qui est mort pour nous. Leur attente nous cr&#233;e des devoirs, leur confiance nous contraint &#224; l'authenticit&#233;. Parce que le Seigneur lui-m&#234;me nous a consacr&#233;s &#224; son service, notre t&#233;moignage p&#232;sera ce que p&#232;se notre pri&#232;&#173;re, notre rencontre des hommes vaudra ce que vaut notre accueil de Dieu. L'Esprit Saint, en tout temps, nous fait percevoir la demande qu'ils nous adressent sans toujours oser la formuler : &#034;Toi qui connais Dieu, que peux-tu me dire de la vie &#233;ternelle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>6e Dimanche de P&#226;ques -A-</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/6eme-Dimanche-de-Paques-A.html</link>
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		<dc:date>2011-05-26T20:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;La liturgie de ce dimanche semble d&#233;j&#224; orienter notre regard vers la f&#234;te de la Pentec&#244;te, en effet, le fil rouge des trois lectures que nous venons d'entendre semble &#234;tre bien la pr&#233;sence et l'&#339;uvre de l'Esprit Saint dans la communaut&#233; des croyants. Tout d'abord, le livre des Actes des ap&#244;tres nous rapporte l'&#233;vang&#233;lisation des Samaritains par Philippe, puis par Pierre et Jean qui lui viennent en aide. Et ce qui est tout &#224; fait remarquable dans ce r&#233;cit, c'est que les deux ap&#244;tres (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2010-2011-Annee-A-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2010-2011 Ann&#233;e A&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La liturgie de ce dimanche semble d&#233;j&#224; orienter notre regard vers la f&#234;te de la Pentec&#244;te, en effet, le fil rouge des trois lectures que nous venons d'entendre semble &#234;tre bien la pr&#233;sence et l'&#339;uvre de l'Esprit Saint dans la communaut&#233; des croyants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, le livre des Actes des ap&#244;tres nous rapporte l'&#233;vang&#233;lisation des Samaritains par Philippe, puis par Pierre et Jean qui lui viennent en aide. Et ce qui est tout &#224; fait remarquable dans ce r&#233;cit, c'est que les deux ap&#244;tres viennent comme compl&#233;ter et achever le travail apostolique de Philippe. Selon le texte, il semblerait que les Samaritains n'aient re&#231;u qu'un bapt&#234;me incomplet, un bapt&#234;me au nom de J&#233;sus, sans avoir re&#231;u le don de l'Esprit Saint. Que pouvait &#234;tre ce premier bapt&#234;me au nom de J&#233;sus ? Il nous est impossible de le dire, et la mauvaise r&#233;ponse serait certainement de croire qu'il y avait d&#233;j&#224; une distinction entre bapt&#234;me et confirmation telle que nous l'entendons aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, dans le bapt&#234;me, il y a d&#233;j&#224; un don de l'Esprit Saint qui nous constitue fils adoptif &#224; l'image du Fils unique. Et il serait faux de croire que le sacrement de confirmation serait, &#224; lui seul, le don de l'Esprit Saint, comme si nous ne l'avions pas re&#231;u avant. Th&#233;ologiquement, il me semble difficile de r&#233;soudre la question que pose ce texte sur le fait de savoir quel pouvait &#234;tre ce bapt&#234;me de J&#233;sus conf&#233;r&#233; par Philippe sans le don de l'Esprit Saint. Et d'ailleurs, l'int&#233;r&#234;t de ce texte n'est pas l&#224;, c'est-&#224;-dire r&#233;soudre cette question de sacramentaire, mais il s'agit plut&#244;t d'indiquer clairement que le travail d'&#233;vang&#233;lisation trouve son accomplissement dans le don de l'Esprit Saint &#224; celui qui accueille le message de Foi. Sans ce don, l'&#339;uvre de r&#233;demption du croyant serait incompl&#232;te. Car, selon la premi&#232;re &#233;p&#238;tre de Pierre, c'est le m&#234;me Esprit qui a rendu la vie &#224; J&#233;sus dans la r&#233;surrection et qui pour chacun de nous tend vers cette &#339;uvre de renouvellement int&#233;rieur pour cr&#233;er l'homme nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devenir chr&#233;tien, ce n'est pas adh&#233;rer &#224; un message, &#224; une doctrine, mais r&#233;aliser dans notre vie le myst&#232;re pascal pour parvenir comme J&#233;sus &#224; la pleine communion avec l'Amour trinitaire. Si, par sa P&#226;ques, J&#233;sus r&#233;alise le salut pour chacun de nous, l'Esprit Saint est celui qui saisit le croyant aux profondeurs de son &#234;tre pour actualiser l'&#339;uvre accomplie par J&#233;sus. &#171; Moi, dit J&#233;sus, je prierai le P&#232;re, et il vous donnera un autre D&#233;fenseur qui sera pour toujours avec vous : c'est l'Esprit de v&#233;rit&#233;. (&#8230;) Vous le connaissez, parce qu'il demeure aupr&#232;s de vous, et qu'il est en vous. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le d&#233;part de J&#233;sus, ou du moins son absence sensible, nous pourrions nous sentir d&#233;laiss&#233;s, orphelin comme livr&#233;s &#224; nous-m&#234;mes et devant alors nous accrocher &#224; des paroles entendues et des gestes pos&#233;s dans le pass&#233;. Mais J&#233;sus nous invite &#224; accueillir le don du P&#232;re, l'Esprit Saint r&#233;pandu en nos c&#339;urs comme le d&#233;fenseur, le protecteur de notre foi et le p&#233;dagogue pour notre vie spirituelle. Ainsi, d'une certaine mani&#232;re, le bon usage de l'Esprit Saint dans notre vie de Foi consiste d'une part &#224; l'accueillir comme h&#244;te int&#233;rieur qui ne nous laisse jamais seuls, d'autre part &#224; nous r&#233;fugier en Lui comme notre d&#233;fenseur, et enfin &#224; nous entretenir avec lui comme notre ma&#238;tre spirituel. Et c'est dans ces trois mani&#232;res d'&#234;tre avec nous que l'Esprit Saint pourra d&#233;ployer ses sept dons pour achever l'&#339;uvre du P&#232;re accomplie par J&#233;sus : don de sagesse, de conseil et de force, don d'intelligence et de sciences, don de pi&#233;t&#233; et de crainte du Seigneur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les ann&#233;es 30, nous vivons en &#201;glise tout un renouveau th&#233;ologique et spirituel autour de l'Esprit Saint pour lui redonner toute sa place dans la vie de l'&#201;glise et la vie spirituelle des chr&#233;tiens. Le premier ouvrage qui connut un certain succ&#232;s en 1938 fut celui du P&#232;re Victor DILLAR, un j&#233;suite, qui &#233;crivit un ouvrage sur l'Esprit Saint intitul&#233; &#171; Au Dieu inconnu &#187;, puis il y eut bien s&#251;r toute la pr&#233;paration et la c&#233;l&#233;bration du concile Vatican II, et encore le renouveau charismatique. Tout cela nous invite &#224; renouveler notre relation avec l'Esprit Saint comme l'acteur central de notre vie spirituelle, comme h&#244;te int&#233;rieur, protecteur et p&#233;dagogue pour notre foi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une relation personnelle et intime avec Celui qui est d&#233;j&#224; l&#224; quand, dans la pri&#232;re, nous prenons le temps de l'&#233;coute, nous cr&#233;ons l'espace qui permet &#224; l'Esprit Saint d'agir en nous. Nous entrons ainsi dans un dialogue avec celui qui fait de notre corps son Temple, c'est-&#224;-dire le lieu de la rencontre et de la c&#233;l&#233;bration, celui qui nous habite au plus intime de nous-m&#234;mes et d&#233;sire de nous transformer de l'int&#233;rieur. Le bapt&#234;me, achev&#233; par la confirmation, nous dispose de fa&#231;on permanente &#224; cette &#233;coute et &#224; un dialogue avec l'Esprit pour nous laisser agir par lui. Et c'est ainsi, par cette &#339;uvre de l'Esprit en nous, que la vie et les paroles de J&#233;sus deviennent actuelles et toujours nouvelles pour chacun de nous et pour son Eglise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans lui, notre vie religieuse et spirituelle ne serait qu'une comm&#233;moration d'un pass&#233; r&#233;volu, avec lui, tout devient actuel et nouveau, et Il nous oriente vers la pleine r&#233;alisation des promesses dont la r&#233;surrection de J&#233;sus constitue les arrhes. C'est pourquoi J&#233;sus peut nous dire : &#171; D'ici peu de temps, le monde ne me verra plus (car il n'a pas re&#231;u l'Esprit Saint), mais vous (qui avez re&#231;u l'Esprit Saint), vous me verrez vivant et vous vivrez aussi. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Antoine-Marie Leduc, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>5e Dimanche de P&#226;ques -A-</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/5eme-Dimanche-de-Paques-A.html</link>
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		<dc:date>2011-05-19T06:48:36Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;&#171; Que votre c&#339;ur cesse de se troubler ! nous dit J&#233;sus l'&#233;vangile de ce jour, vous croyez en Dieu croyez aussi en moi. &#187; En ce temps pascal, cette invitation de J&#233;sus &#224; ses disciples rev&#234;t une couleur particuli&#232;re. En effet, entre le jour de P&#226;ques et celui de la Pentec&#244;te, en ces temps o&#249; nous sommes, tout le travail des apparitions de J&#233;sus ressuscit&#233; est de faire passer les disciples de la crainte &#224; la confiance, du trouble &#224; la Foi. Nous sommes souvent, comme les disciples, effray&#233;s et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2010-2011-Annee-A-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2010-2011 Ann&#233;e A&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Que votre c&#339;ur cesse de se troubler ! nous dit J&#233;sus l'&#233;vangile de ce jour, vous croyez en Dieu croyez aussi en moi. &#187; En ce temps pascal, cette invitation de J&#233;sus &#224; ses disciples rev&#234;t une couleur particuli&#232;re. En effet, entre le jour de P&#226;ques et celui de la Pentec&#244;te, en ces temps o&#249; nous sommes, tout le travail des apparitions de J&#233;sus ressuscit&#233; est de faire passer les disciples de la crainte &#224; la confiance, du trouble &#224; la Foi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes souvent, comme les disciples, effray&#233;s et d&#233;courag&#233;s. Notre esp&#233;rance et notre foi sont bien fragiles. Il est vrai qu'il y a des jours o&#249; tout para&#238;t dur et m&#234;me trop dur, du fait de la maladie, des difficult&#233;s de la vie, des blessures affectives. Il nous est parfois bien difficile de croire ; la vie, et m&#234;me &#224; la vie des chr&#233;tiens, est quelquefois trop lourde, son sens et sa valeur n'apparaissent pas clairement. Peut-&#234;tre, en tant que chr&#233;tien, disons-nous trop rapidement que croire facilite l'existence en lui donnant un sens, et que la Foi est une lumi&#232;re sur notre route. Certes, la Foi est une lumi&#232;re, mais une lumi&#232;re fragile qui peut &#234;tre, de temps &#224; autre, une simple lueur dans l'obscurit&#233;, et certains d'entre nous n'avance qu'&#224; t&#226;tons dans le brouillard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand mystique espagnol, St Jean de la croix, r&#233;formateur du Carmel, a d&#233;crit la vie spirituelle comme la mont&#233;e d'une montagne escarp&#233;e, et la travers&#233;e d'une nuit obscure. On ne peut alors s'appuyer sur rien sinon sur Dieu lui-m&#234;me et Dieu dans son myst&#232;re insaisissable, au-del&#224; de toute consolation ou de toute connaissance. Sainte Th&#233;r&#232;se de Lisieux, disciples de saint Jean de la croix, a v&#233;cue dans ces derniers temps au Carmel dans cette &#233;preuve de la foi, harcel&#233;e par le doute sur l'existence du ciel et de la vie &#233;ternelle au moment m&#234;me o&#249; elle savait que sa mort &#233;tait in&#233;luctable. &#171; Il me semble, a-t-elle &#233;crit, que les t&#233;n&#232;bres me disent en se moquant de moi : &#8220;tu r&#234;ves de la lumi&#232;re, une patrie embaum&#233;e, tu r&#234;ves la possession &#233;ternelle du cr&#233;ateur de toutes ces merveilles, tu crois sortir un jour du brouillard qui t'environne ! Avance, avance, r&#233;jouis-toi de la mort qui te donnera non ce que tu esp&#232;res, mais une nuit plus profonde encore, la nuit du n&#233;ant&#8221;. &#187; Une telle &#233;preuve n'a pas emp&#234;ch&#233; Th&#233;r&#232;se de demeurer h&#233;ro&#239;quement fid&#232;le &#224; sa vocation de carm&#233;lites par une charit&#233; de chaque instant vis-&#224;-vis de ses soeurs. Ma vocation, c'est l'amour, disait Th&#233;r&#232;se avec une joie merveilleuse. Et elle demeura fid&#232;le jusqu'&#224; son dernier souffle &#224; cette charit&#233; qui br&#251;lait son c&#339;ur, elle mourra &#224; 26 ans en murmurant : &#171; mon Dieu, je vous aime. &#187; Ce qui a fait dire &#224; certains sp&#233;cialistes de Th&#233;r&#232;se de l'enfant J&#233;sus, que c'est sa charit&#233; qui a sauv&#233; sa foi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme Ste Th&#233;r&#232;se de l'Enfant-J&#233;sus, plus les t&#233;n&#232;bres sont &#233;paisses, plus il nous faut renouveler notre acte de confiance en Dieu qui nous aime, et rester fid&#232;le &#224; la parole du Seigneur qui nous demande de nous aimer les uns les autres. Sur la croix, J&#233;sus a initi&#233; cette voie de la confiance et de l'amour, lui qui avait le sentiment d'&#234;tre totalement abandonn&#233; de son P&#232;re. Ne s'est-il pas &#233;cri&#233; : &#171; mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonn&#233; ? &#187; Mais cette parole de d&#233;tresse fut suivie de l'acte de confiance, de foi et d'amour : &#171; P&#232;re, en tes mains, je remets mon esprit. &#187; C'est cet acte de confiance qui lui permet de garder fid&#232;lement l'alliance avec Dieu, et cette fid&#233;lit&#233; dans l'&#233;preuve lui permet d'&#234;tre ouvert au don de la vie nouvelle dans la r&#233;surrection. La mort et la r&#233;surrection de J&#233;sus nous manifeste la Bonne Nouvelle fondamentale de l'&#201;vangile. Au-del&#224; des &#233;preuves, m&#234;mes les plus terribles, comme celle qu'a connue J&#233;sus lors de sa passion, Dieu notre p&#232;re est toujours fid&#232;le au don de la vie qu'il nous a fait au moment de la cr&#233;ation du monde et au jour de notre conception puis notre naissance. Cette vie comme le don de Dieu sera toujours vainqueur du mal et de la mort. De P&#226;ques &#224; la Pentec&#244;te, J&#233;sus dans ses apparitions va &#233;duquer les ap&#244;tres &#224; cet acte de foi, qui est une confiance amoureuse envers Dieu. Et ce temps de formation pour les ap&#244;tres, nous montre aussi que l'acte de foi n'est pas seulement un acte de la volont&#233;. La foi, c'est en m&#234;me temps la libert&#233; de l'homme qui se tourne vers Dieu, et un don de Dieu lui-m&#234;me, une action de Dieu dans le c&#339;ur de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, nous remarquons que ce passage vers la Foi ne sera pleinement r&#233;alis&#233; qu'au jour de la Pentec&#244;te quand les ap&#244;tres recevront l'Esprit Saint. Nous pouvons relever avec une certaine stup&#233;faction que tant que les disciples n'ont pas re&#231;u cet Esprit au jour de la Pentec&#244;te, ils demeurent dans la peur et l'enfermement. J&#233;sus a beau les pr&#233;parer avant sa passion par ses nombreux discours et ses exhortations, il a beau se manifester &#224; eux apr&#232;s sa r&#233;surrection, les disciples restent enferm&#233;s sur eux-m&#234;mes, sur leur communaut&#233;. Ce n'est qu'apr&#232;s avoir re&#231;u l'Esprit du P&#232;re et du Fils au jour de la Pentec&#244;te qu'ils oseront proclamer la bonne nouvelle de la r&#233;surrection. Avant et apr&#232;s la r&#233;surrection, J&#233;sus s'adresse &#224; l'intelligence des disciples en enseignant le sens des &#233;critures et le dessein de Dieu, il s'adresse aussi &#224; leur sensibilit&#233; en se laissant toucher par eux et en mangeant avec eux, mais tout cela n'enl&#232;ve pas totalement la peur du c&#339;ur des ap&#244;tres, et ne les pousse pas &#224; annoncer publiquement l'&#201;vangile. Il faudra attendre le don de Dieu qui est l'Esprit Saint r&#233;pandu en nos c&#339;urs pour que la Foi et le z&#232;le missionnaire se manifeste. Il ne s'agit donc pas simplement de savoir, de comprendre, de toucher pour faire de nous des hommes de Foi et des disciples de J&#233;sus ressuscit&#233; qui le reconnaissent comme le chemin, la v&#233;rit&#233; et la vie et qui l'annoncent. Il s'agit aussi d'accueillir le don de Dieu, la Foi est autant l'&#339;uvre de la libert&#233; humaine que de l'Esprit Saint en nos c&#339;urs. La r&#233;flexion de Thomas, dans cet &#233;vangile, n'est donc pas surprenante, car n'ayant pas encore re&#231;u l'Esprit de v&#233;rit&#233; qui conduit vers la v&#233;rit&#233; tout enti&#232;re, il demeure dans une certaine ext&#233;riorit&#233; au myst&#232;re de la personne de J&#233;sus. On peut dire en quelque sorte qu'il n'a encore rien compris, car il n'a pas encore re&#231;u l'Esprit de Lumi&#232;re et de Force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi notre Pape Beno&#238;t XVI nous invite &#224; grandir dans la Foi par une relation personnelle et vivante avec le Christ : &#171; une foi &#034;adulte&#034; ne suit pas les courants de la mode et des derni&#232;res nouveaut&#233;s ; une foi adulte et m&#251;re est une foi profond&#233;ment enracin&#233;e dans l'amiti&#233; avec le Christ. C'est cette amiti&#233; qui nous ouvre &#224; tout ce qui est bon et qui nous donne le crit&#232;re permettant de discerner entre le vrai et le faux, entre imposture et v&#233;rit&#233;. &#187; En ce temps pascal, demandons pour nous-m&#234;mes et pour chacun d'entre nous la gr&#226;ce de recevoir plus pleinement encore cet esprit de lumi&#232;re et de v&#233;rit&#233; qui nous conduira vers la v&#233;rit&#233; tout enti&#232;re et fera de nous de v&#233;ritables disciples de J&#233;sus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Antoine-Marie Leduc, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>4e Dimanche de P&#226;que -A-</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/4eme-Dimanche-de-Paque-A.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.carmel.asso.fr/4eme-Dimanche-de-Paque-A.html</guid>
		<dc:date>2011-05-13T17:10:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;J&#233;sus, le Bon Pasteur. Dimanche de pri&#232;re pour les vocations sacerdotales et religieuses. Nous ne ferons jamais suffisamment entendre aux hommes cette affirmation de la volont&#233; de Dieu : leur donner la vie, et la leur donner en abondance. Nous-m&#234;mes, nous ne l'entendrons jamais assez pour nous convaincre de la grande bont&#233; de Dieu notre P&#232;re. Dans ce passage de l'&#201;vangile de Jean, le disciple bien aim&#233; nous partage ce qu'il a d&#233;couvert du d&#233;sir profond du Christ qui justifie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2010-2011-Annee-A-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2010-2011 Ann&#233;e A&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;J&#233;sus, le Bon Pasteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dimanche de pri&#232;re pour les vocations sacerdotales et religieuses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous ne ferons jamais suffisamment entendre aux hommes cette affirmation de la volont&#233; de Dieu : leur donner la vie, et la leur donner en abondance. Nous-m&#234;mes, nous ne l'entendrons jamais assez pour nous convaincre de la grande bont&#233; de Dieu notre P&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce passage de l'&#201;vangile de Jean, le disciple bien aim&#233; nous partage ce qu'il a d&#233;couvert du d&#233;sir profond du Christ qui justifie l'Incarnation du Verbe : &#171; Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu'ils l'aient en abondance. &#187; Ce d&#233;sir de Dieu motive la cr&#233;ation du monde, et la r&#233;demption apport&#233;e par le Christ. D&#232;s la premi&#232;re alliance, le Seigneur implorait Isra&#235;l de pr&#233;f&#233;rer la vie : &#171; Je prends aujourd'hui &#224; t&#233;moin contre vous le ciel et la terre : je te propose la vie ou la mort, la b&#233;n&#233;diction ou la mal&#233;diction. Choisis donc la vie, pour que toi et ta post&#233;rit&#233; vous viviez, aimant le Seigneur ton Dieu, &#233;coutant sa voix, t'attachant &#224; lui ; car l&#224; est ta vie. &#187; (Dt 30, 19-20) Le d&#233;sir profond de Dieu de donner la vie en abondance s'est concr&#233;tiser dans l'histoire des hommes par l'incarnation du Fils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;sir de la vie, et d'une vie riche et pleine, habite aussi naturellement le c&#339;ur de l'homme. Quelles que soient les cultures, les &#233;poques et les lieux, l'homme veut vivre, et vivre &#224; 100% de ses capacit&#233;s. Toutes les qu&#234;tes humaines, quelles que soient les formes qu'elles prennent, m&#234;me si elles peuvent para&#238;tre aberrantes, r&#233;v&#232;lent que l'homme aspire normalement au bonheur qu'est la vie en pl&#233;nitude. Les attitudes autodestructrices qui m&#232;nent &#224; la mort n'expriment pas un rejet de la vie, mais un rejet des conditions particuli&#232;res de vie qui sont v&#233;cues comme oppressantes, ali&#233;nantes. Pour gu&#233;rir des attitudes mortif&#232;res, il faudra lib&#233;rer les forces de vie qui sont enferm&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le chr&#233;tien, un constat s'impose donc : deux d&#233;sirs immenses habitent le monde, celui de Dieu et celui de l'homme. Celui de Dieu de donner la vie en abondance, celui de l'homme de vivre en pl&#233;nitude. Mais tel un mauvais r&#233;cepteur, l'homme ne sait pas se tourner spontan&#233;ment vers Celui qui pourrait satisfaire v&#233;ritablement son d&#233;sir. Les deux d&#233;sirs ont bien du mal &#224; se rencontrer. Le monde et notre c&#339;ur sont marqu&#233;s par le mal, l'injustice, l'incompr&#233;hension mutuelle. Aujourd'hui comme hier, les hommes sont travers&#233;s par des sentiments de violence, nous sommes comme perdus dans notre qu&#234;te de la vie v&#233;ritable. C'est un v&#233;ritable combat contre nous-m&#234;me que nous devons mener pour choisir la vie, pour apprendre &#224; aimer en acte et en v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette qu&#234;te de la vie, nous pouvons nous sentir seul et impuissant, abandonn&#233; &#224; nos seules intuitions et &#224; nos seules forces. Nous cherchons un chemin de bonheur qui finit par nous para&#238;tre impossible aux vues des difficult&#233;s r&#233;currentes et insurmontables. Si l'histoire humaine se limitait au d&#233;sir insatiable de vie et &#224; l'impossible satisfaction, nous tomberions dans la folie ou le d&#233;sespoir. Sans une lumi&#232;re ext&#233;rieure, sans une aide secourable, comment pourrions-nous r&#233;aliser seuls l'objectif du bonheur ? Comme il est &#233;crit dans le psaume : &#171; Jusqu'au rocher trop loin de moi, Tu me conduiras &#187; (Ps 61, 3) Celui qui est la vie est venu &#224; notre rencontre en J&#233;sus-Christ, c'est en nous ouvrant &#224; l'Esprit Saint, sans r&#233;serve, que nous comblerons les d&#233;sirs de notre c&#339;ur. La r&#233;surrection de J&#233;sus t&#233;moigne de la victoire de la pl&#233;nitude de la Vie, donn&#233;e par Dieu, sur toutes les forces de la mort. Pour produire la v&#233;ritable r&#233;volution, le grand soir qui apportera aux hommes le bonheur qu'ils attendent, il nous faut faire se rencontrer les deux d&#233;sirs immenses, de l'homme et de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vouloir devenir pr&#234;tre ou religieux, c'est vouloir travailler et offrir sa vie pour ce rapprochement de l'homme et de Dieu. Ce rapprochement op&#233;r&#233; historiquement et d&#233;finitivement dans la personne du Christ, nous avons &#224; le r&#233;aliser pour chacun de nous. Pour cela, des hommes et des femmes choisissent de collaborer &#224; l'&#339;uvre actuelle de l'Esprit Saint dans le sacerdoce ou la vie religieuse. Les pr&#234;tres, particuli&#232;rement, sont appel&#233;s &#224; devenir des transmetteurs de la vie de Dieu. Passionn&#233;s par la vie des hommes, et par la vie de Dieu, ils &#339;uvrent &#224; la rencontre des deux d&#233;sirs. Par l'annonce de la Parole de Dieu, ils ouvrent pour les hommes le v&#233;ritable chemin de la Vie. Par la c&#233;l&#233;bration des sacrements, les pr&#234;tres transmettent la gr&#226;ce divine qui est la vie m&#234;me que Dieu verse en nos c&#339;urs. Par la pri&#232;re, l'&#233;tude et l'accompagnement des hommes dans leur vie r&#233;elle, ils rejoignent ces hommes dans leur qu&#234;te actuelle d'une vie meilleure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rencontre de Dieu et de l'homme pour d&#233;velopper une vie en pl&#233;nitude est possible. Nos communaut&#233;s chr&#233;tiennes doivent permettre &#224; chacun de comprendre et de construire sa vie comme une r&#233;ponse &#224; l'appel et au don de Dieu pour une vie v&#233;ritable. Cela ne sera possible que si parmi nous se l&#232;vent des transmetteurs de la Vie de Dieu, c'est-&#224;-dire des pr&#234;tres et des religieux vou&#233;s enti&#232;rement &#224; cette t&#226;che. Le pr&#234;tre, comme berger, comme enseignant et comme sanctificateur, &#339;uvre &#224; orienter le c&#339;ur des hommes vers la source de la vie pour recevoir les dons de Dieu. Appeler &#224; devenir pr&#234;tre, c'est vouloir engager sa vie au service du bien v&#233;ritable des hommes, c'est vouloir mettre en relation et faire se rencontrer le d&#233;sir de l'homme de recevoir la vie et le d&#233;sir de Dieu de la donner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre serviteur et t&#233;moins de l'&#339;uvre de Dieu dans le c&#339;ur de l'homme, c'est une &#339;uvre magnifique et passionnante. Il est vrai que toute vie comporte des difficult&#233;s, et il ne faut pas cacher la r&#233;alit&#233; comme un sergent recruteur le ferait. Cependant, la noblesse de la vocation sacerdotale, la grandeur de sa t&#226;che, et l'imp&#233;rieuse n&#233;cessit&#233; de transmettre la vie de Dieu aux hommes, devraient faire que nous pr&#233;sentions aux jeunes la figure du pr&#234;tre et du religieux comme la plus exaltante des vocations. Passionn&#233; de Dieu et des hommes, il &#339;uvre &#224; la r&#233;ussite de l'humanit&#233;. Pour un c&#339;ur g&#233;n&#233;reux et fervent, devenir pr&#234;tre ou religieux est une formidable aventure humaine et spirituelle. Tout aussi exaltant que l'aventure spatiale, est l'aventure spirituelle, tout aussi important que le soin des corps, celui des &#226;mes, tout aussi n&#233;cessaire que de nourrir les affam&#233;s, est de donner le pain de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prier pour les vocations sacerdotales et religieuses, c'est demander des transmetteurs de la vie de Dieu pour le bien des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Antoine-Marie Leduc, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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