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		<title>Carmel en France</title>
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		<title>F&#234;te du Christ Roi : T&#233;moins de Sa Mis&#233;ricorde</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : II Sm 5, 1-3 ; Ps 121 ; Col 1, 12-20 ; Lc 23, 35-43 Aujourd'hui, fr&#232;res et s&#339;urs, s'ach&#232;ve notre ann&#233;e liturgique. Nous allons quitter l'&#233;vangile selon saint Luc pour red&#233;couvrir tout au long de la nouvelle ann&#233;e liturgique l'&#233;vangile de saint Matthieu. Oui, cl&#244;ture de l'ann&#233;e liturgique et cl&#244;ture de l'ann&#233;e de la mis&#233;ricorde. Ce matin, dans la basilique Saint-Pierre, le pape Fran&#231;ois, va fermer la porte jubilaire&#8230; C'est la fin de l'ann&#233;e jubilaire, c'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2015-2016-Annee-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2015-2016 (Ann&#233;e C)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;smallcaps&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : II Sm 5, 1-3 ; Ps 121 ; Col 1, 12-20 ; Lc 23, 35-43 &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, fr&#232;res et s&#339;urs, s'ach&#232;ve notre ann&#233;e liturgique. Nous allons quitter l'&#233;vangile selon saint Luc pour red&#233;couvrir tout au long de la nouvelle ann&#233;e liturgique l'&#233;vangile de saint Matthieu. Oui, &lt;strong&gt;cl&#244;ture de l'ann&#233;e liturgique et cl&#244;ture de l'ann&#233;e de la mis&#233;ricorde&lt;/strong&gt;. Ce matin, dans la basilique Saint-Pierre, le pape Fran&#231;ois, va fermer la porte jubilaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la fin de l'ann&#233;e jubilaire, c'est la fermeture de la &#171; porte sainte &#187; , mais heureusement ce n'est pas la fin de la Mis&#233;ricorde. Edith Stein, sainte Th&#233;r&#232;se-B&#233;n&#233;dicte de la Croix, &#233;crit dans son dernier ouvrage La Science de la Croix, ces paroles de feu : &lt;strong&gt;&#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Par sa mort sur la Croix, le Christ J&#233;sus ouvre les &#233;cluses de la mis&#233;ricorde du P&#232;re &#224; tous ceux qui ont le courage d'embrasser la croix et celui qui y est attach&#233;.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/strong&gt; (Science de la Croix, p. 305).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui la liturgie nous convie au pied de la Croix. Elle nous rappelle ainsi que &lt;strong&gt;la Royaut&#233; du Christ J&#233;sus n'a pas d'autre tr&#244;ne que la Croix&lt;/strong&gt;. C'est l&#224; le si&#232;ge de sa royaut&#233;. Souvenons des magnifiques repr&#233;sentations romanes o&#249; nous voyons sur la croix, le Christ couronn&#233; non pas d'&#233;pines, mais de mani&#232;re royale, couronn&#233; de gloire, manifestant ainsi la profonde unit&#233; du Myst&#232;re pascal, myst&#232;re de mort et de r&#233;surrection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce matin, au pied de la croix, nous assistons au dialogue entre le Christ et ceux qui l'entourent &#224; droite et &#224; gauche. Alors qu'il se tait sous les insultes, il fait cette r&#233;ponse au bon larron : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt; Aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le paradis&#8230;&lt;/em&gt; &#187; (Lc 22,43). La r&#233;ponse est imm&#233;diate et la mis&#233;ricorde infinie. Aucun d&#233;lai, &lt;strong&gt;la gr&#226;ce est accord&#233;e aussit&#244;t qu'elle est demand&#233;e et donc aussit&#244;t qu'elle peut &#234;tre re&#231;ue&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous le savons, la petite Th&#233;r&#232;se Martin a longuement m&#233;dit&#233; les &#201;critures. Lorsqu'elle se rendait &#224; la messe &#224; la chapelle axiale de la cath&#233;drale Saint-Pierre, elle voyait un bas-relief d'un triple calvaire qui illustre magnifiquement l'&#233;vangile de ce jour. Dans cette sculpture, nous voyons le Christ J&#233;sus, paisible, le regard tourn&#233; vers la terre. &lt;strong&gt;Le bon larron tourne vers lui un visage plein d'esp&#233;rance et de s&#233;r&#233;nit&#233; &lt;/strong&gt; alors que le visage du mauvais larron est tourment&#233;, d&#233;figur&#233;, ses l&#232;vres grimacent pour &#233;voquer les insanit&#233;s qui sortent de sa bouche, trop-plein de son c&#339;ur malade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;r&#232;se a longuement m&#233;dit&#233; ces pages de saint Luc et nous en avons un bel &#233;cho dans la pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre, la R&#233;cr&#233;ation pieuse n&#176; 6, qu'elle a &#233;crit en janvier 1896 et qui a pour titre La Fuite en &#201;gypte. Th&#233;r&#232;se imagine que la sainte Famille, lors de la fuite en &#201;gypte se r&#233;fugie dans une grotte qui appartient &#224; des voleurs. Et le fils du chef des voleurs ne sera autre que Dimas, autrement dit le bon larron de l'&#233;vangile. Le petit Dimas est atteint de la l&#232;pre et il en sera gu&#233;rit en &#233;tant lav&#233; dans l'eau o&#249; a &#233;t&#233; plong&#233; l'Enfant J&#233;sus. Je vais vous citer trois brefs extraits de cet &#233;crit de Th&#233;r&#232;se :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'un des voleurs s'approche de la Vierge Marie et lui dit :
&#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt; Parlez quelquefois de moi &#224; votre Enfant afin qu'un jour, Il se souvienne du vieux Torcol, lorsqu'il sera dans son royaume&lt;/em&gt; &#187; (RP 6, 9v&#176;).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Puis la Vierge Marie reprend :
&#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;J&#233;sus vous b&#233;nit et vous remercie. En &#233;change de l'hospitalit&#233; qu'Il a re&#231;ue dans votre caverne, Il vous fera entrer dans son paradis&lt;/em&gt; &#187; (RP 6, 10r&#176;).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Enfin, une sorte de petite hom&#233;lie que Th&#233;r&#232;se met sur les l&#232;vres de la sainte Vierge qui s'adresse &#224; Susanna, la m&#232;re de Dimas. Ici Th&#233;r&#232;se r&#233;sume de mani&#232;re g&#233;niale sa pens&#233;e et sa spiritualit&#233; :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Sans doute, ceux que vous aimez offenseront le Dieu qui les a combl&#233;s de bienfaits ; cependant &lt;strong&gt;ayez confiance en la mis&#233;ricorde infinie du Bon Dieu ; elle est assez grande pour effacer les plus grands crimes lorsqu'elle trouve une c&#339;ur de m&#232;re qui met en elle toute sa confiance&lt;/strong&gt;. J&#233;sus ne d&#233;sire pas la mort du p&#233;cheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive &#233;ternellement. Cet enfant qui, sans effort vient de gu&#233;rir votre fils de la l&#232;pre, le gu&#233;rira un jour d'une l&#232;pre bien plus dangereuse&#8230; Alors, un simple bain ne suffira plus, il faudra que Dimas soit lav&#233; dans le sang du R&#233;dempteur&#8230; J&#233;sus mourra pour donner la vie Dimas et celui-ci entrera le m&#234;me jour que le Fils de Dieu dans son Royaume C&#233;leste&lt;/em&gt; &#187; (RP 6, 10r&#176;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;r&#232;se nous exhorte &#224; la confiance en la mis&#233;ricorde infinie de Dieu. Oui fr&#232;res et s&#339;urs, se tenir au pied de la croix, c'est laisser les &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt; &#233;cluses de la mis&#233;ricorde du P&#232;re&lt;/em&gt; &#187; se d&#233;verser sur nous et sur le monde. &lt;strong&gt;Th&#233;r&#232;se nous invite &#224; interc&#233;der pour que la mis&#233;ricorde de Dieu puisse rejoindre tous les hommes, y compris les plus grands p&#233;cheurs, les plus grands criminels&#8230;&lt;/strong&gt; et nous savons bien que notre monde actuel n'en manque pas&#8230;
Avoir un c&#339;ur maternel, &#224; l'&#233;gard de tous, comme elle, Th&#233;r&#232;se, a eu un c&#339;ur maternel &#8211; alors qu'elle n'avait que 13 ans &#8211; &#224; l'&#233;gard de ce criminel dont tous r&#233;clamaient la t&#234;te : Henri Pranzini, pour lequel elle interc&#232;de et qu'elle appelle &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;son premier enfant &lt;/em&gt; &#187; (MS A f&#176;46v).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle nous invite &#224; la &#171; conversion &#187; et nous le savons bien, nous avons tous besoin de conversion, besoin de laisser Dieu transformer notre c&#339;ur pour qu'il batte au rythme du c&#339;ur divin.&lt;strong&gt; Il nous faut nous d&#233;sencombrer de nous-m&#234;mes, pour laisser le Christ r&#233;gner sur notre c&#339;ur, sur notre &#234;tre, sur notre vie.&lt;/strong&gt; Th&#233;r&#232;se redit avec force &#224; notre monde d&#233;sempar&#233; : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt; Il est des &#226;mes que sa mis&#233;ricorde ne se lasse pas d'attendre &lt;/em&gt; &#187; (Ms C, f&#176;21r).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but de cette c&#233;l&#233;bration, nous avons invoqu&#233; la mis&#233;ricorde de Dieu pour chacun et chacune d'entre nous et pour notre assembl&#233;e tout enti&#232;re. Nous allons maintenant faire m&#233;moire de la mort et de la r&#233;surrection du Christ J&#233;sus, par l'Eucharistie nous allons &#234;tre &#171; lav&#233; par le sang r&#233;dempteur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et s'il nous est fait mis&#233;ricorde c'est pour qu'&#224; notre tour nous soyons visages de mis&#233;ricorde pour nos fr&#232;res et s&#339;urs en humanit&#233;.&lt;/strong&gt; Le Pape Fran&#231;ois a &#233;crit : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Je d&#233;sire que les lieux o&#249; l'&#201;glise se manifeste, ainsi que les paroisses et sp&#233;cialement nos communaut&#233;s deviennent des &#238;les de mis&#233;ricorde, au milieu de la mer d'indiff&#233;rence&lt;/em&gt; &#187;. Ce programme, ce projet de vie ne s'arr&#234;te pas avec la cl&#244;ture de l'ann&#233;e de la mis&#233;ricorde, au contraire, il ne cesse de nous inviter &#224; la conversion, &#224; la &#171; confiance infinie en la mis&#233;ricorde de Seigneur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Th&#233;r&#232;se, nous pouvons nous &#233;criez : &lt;strong&gt;&#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Je ne puis craindre un Dieu qui s'est fait pour moi si petit, je l'aime !&#8230; car il n'est qu'Amour et Mis&#233;ricorde&lt;/em&gt; &#187;&lt;/strong&gt; (LT 266).&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Didier-Marie Golay (&lt;a href=&#034;http://www.carmes-paris.org/couvent-de-lisieux/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent de Lisieux&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hom&#233;lie 33&#176; dim. TO : N'ayez pas peur !</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Homelie-33o-dim-TO-N-ayez-pas-peur.html</link>
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		<dc:date>2016-11-14T10:04:32Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : Ml 3, 19-20a ; Ps 97 (98) ; 2 Th 3, 7-12 ; Lc 21, 5-19 Conna&#238;tre la fin d'un &#233;v&#233;nement ou m&#234;me de sa propre histoire appara&#238;t d&#233;terminant pour au moins deux raisons. Dans un premier temps conna&#238;tre la fin, c'est aussi prendre ses dispositions pour ne pas &#234;tre surpris, autrement dit pour mieux assumer la r&#233;alit&#233; en elle-m&#234;me. Dans un deuxi&#232;me temps, la pr&#233;occupation pour la connaissance de la fin d'un &#233;v&#233;nement appara&#238;t primordiale &#224; l'homme dans la mesure o&#249; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2015-2016-Annee-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2015-2016 (Ann&#233;e C)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;smallcaps&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : Ml 3, 19-20a ; Ps 97 (98) ; 2 Th 3, 7-12 ; Lc 21, 5-19&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conna&#238;tre la fin d'un &#233;v&#233;nement ou m&#234;me de sa propre histoire appara&#238;t d&#233;terminant pour au moins deux raisons. Dans un premier temps conna&#238;tre la fin, c'est aussi prendre ses dispositions pour ne pas &#234;tre surpris, autrement dit pour mieux assumer la r&#233;alit&#233; en elle-m&#234;me. Dans un deuxi&#232;me temps, la pr&#233;occupation pour la connaissance de la fin d'un &#233;v&#233;nement appara&#238;t primordiale &#224; l'homme dans la mesure o&#249;&lt;strong&gt; c'est dans la fin que se relie le sens global de l'itin&#233;raire suivi.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est peut-&#234;tre, motiv&#233;s par de telles convictions, que les disciples ne pouvaient se priver d'interroger J&#233;sus sur la fin des temps et sur le signe qui la pr&#233;c&#233;dera. Face &#224; leur inqui&#233;tude deux pr&#233;cisions sont apport&#233;es par J&#233;sus : &lt;strong&gt;&#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Prenez garde de ne pas vous laisser &#233;garer&lt;/em&gt; &#187; &lt;/strong&gt; ; &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Ne vous effrayez pas&lt;/em&gt; &#187;. A travers la premi&#232;re pr&#233;cision J&#233;sus attire l'attention de ses disciples sur le risque de l'&#233;garement dans l'interpr&#233;tation de la fin du monde. Dans la premi&#232;re lecture Saint Paul est d&#233;j&#224; confront&#233; &#224; cette r&#233;alit&#233;. Certains fid&#232;les de Thessalonique avaient d&#233;j&#224; opt&#233; pour une attitude oisive soutenue par la ferme conviction d'une parousie imminente. &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt; La venue du Seigneur est proche ne travaillons plus et fixons le ciel car demain nous y serons&lt;/em&gt; &#187;, se disaient-ils certainement. Il est finalement difficile de classer cette cat&#233;gorie de personnes dont parle ici Paul. Car, ils marchaient sur la terre sans plus la consid&#233;rer comme leur m&#232;re nourrici&#232;re, ils disaient attendre le ciel, mais ils vivaient peut-&#234;tre dans les nuages. Face &#224; cette attitude, le propos de J&#233;sus d&#233;ploie toute sa puissance significative : &lt;strong&gt;&#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Prenez garde de ne pas vous laissez &#233;garer ! &lt;/em&gt; &#187; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute l'activit&#233; de J&#233;sus a consist&#233; non pas &#224; poser de fa&#231;on dichotomique le ciel et la terre, mais, &#224; montrer entre autres, que &lt;strong&gt;la consommation des si&#232;cles passe par une transformation progressive du monde en son &#233;tat actuel&lt;/strong&gt;. Cette conviction, J&#233;sus l'a lui-m&#234;me assum&#233;e par son engagement dans le monde. Ainsi, par l'acte de l'incarnation, il montre bien que le monde n'est pas avant tout le berceau ou le th&#233;&#226;tre dans lequel se jouent les vicissitudes et la contingence. Le monde devient dans l'acte de l'incarnation un rendez-vous privil&#233;gi&#233; o&#249; Dieu, l'homme et la cr&#233;ation toute enti&#232;re se c&#244;toient dans un amour, l'Amour supr&#234;me, celui du retour de toute chose en Dieu. &lt;strong&gt;Dans l'acte de l'incarnation, l'homme ne vit pas avant tout dans le monde comme un simple passager, mais il devient acteur d'une histoire qui s'achemine vers Dieu, par Dieu et en Dieu.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cet effet, tous les efforts de J&#233;sus pour ins&#233;rer le laiss&#233;-pour-compte dans la soci&#233;t&#233;, pour gu&#233;rir et visiter le malade, pour donner la vie en abondance dans une communion intime avec son P&#232;re, montrent bien qu'en lui l'av&#232;nement de la fin du monde n'est pas conciliable avec la passivit&#233; absolue. L'attente du jour dernier le conduisait d&#233;j&#224; &#224; un engagement pour la transformation de la r&#233;alit&#233; pr&#233;sente et &#224; une d&#233;nonciation de toutes les forces qui s'opposent au reflet du rayonnement divin dans le monde. A ce titre, nous pouvons remarquer que dans la personne et l'action de J&#233;sus se trouve r&#233;solue l'une des questions que nous posons souvent : celle de savoir &lt;strong&gt;&#224; quel moment devrait-on agir en tant que croyant et &#224; quel moment devrait-on agir tout simplement en homme de soci&#233;t&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En J&#233;sus, la foi en Dieu et en l'acheminement de l'histoire en Dieu, s'assume dans l'unit&#233; de la personne. Loin de nous tout pros&#233;lytisme, ou d&#233;sir de vouloir faire de la propagande religieuse dans la soci&#233;t&#233;, car comme le dit le Christ, &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;quand vous priez vous n'avez pas besoin de rab&#226;cher pour qu'on vous voit &lt;/em&gt; &#187;. Toutefois, force est de remarquer qu'&lt;strong&gt;une foi enracin&#233;e dans le Dieu d'Amour et de Mis&#233;ricorde tout en s'exprimant dans le secret du P&#232;re qui sait toute chose, conduit n&#233;cessairement &#224; un engagement qui transforme et transfigure l'histoire.&lt;/strong&gt; Cette transfiguration du monde en Dieu n'est possible que si nous apprenons &#224; ne pas nous &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;effrayer &lt;/em&gt; &#187; : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Ne vous effrayez pas &lt;/em&gt; &#187;, nous dit J&#233;sus. Cette affirmation de J&#233;sus assum&#233;e par le saint pape Jean Paul II au milieu de toutes les difficult&#233;s qu'il avait travers&#233;es dans sa jeunesse le conduisait &#224; ouvrir son pontificat par cette phrase devenue c&#233;l&#232;bre : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;N'ayez pas peur ! &lt;/strong&gt; Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ, &#224; sa puissance salvatrice, ouvrez les fronti&#232;res des &#201;tats, des syst&#232;mes politiques et &#233;conomiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du d&#233;veloppement.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectivement, ne pas avoir peur, c'est accepter d'ouvrir toutes les portes de la vie humaine &#224; Dieu en qui converge notre histoire. Mais comment ne pas avoir peur quand tous ces domaines de la vie dont parle Jean Paul II sont confront&#233;s &#224; de graves crises ? Comment au milieu de ces malheurs, affirmer encore que l'histoire trouve son sens en Dieu ? C'est encore face &#224; ces interrogations que le propos de J&#233;sus : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Ne soyez pas effray&#233;s&lt;/em&gt; &#187;, d&#233;ploie sa puissance significative. L'affirmation de J&#233;sus n'a pas seulement pour but de dissiper un simple sentiment de peur en l'homme ; &lt;strong&gt;elle veut surtout appeler l'homme d'aujourd'hui &#224; l'esp&#233;rance&lt;/strong&gt;. Accabl&#233;s, par les malheurs actuels, la tentation est soit de vivre dans un d&#233;go&#251;t du monde, soit de vivre dans un activisme sans foi ni esp&#233;rance, soit encore de vivre dans l'illusion passive selon laquelle l'avenir les choses iront mieux. L'esp&#233;rance v&#233;cue par J&#233;sus est loin de tout cela. C'est une esp&#233;rance qui ne voit pas seulement que l'ivraie, mais elle est aussi consciente de la bonne graine qui est sem&#233;e &#224; chaque point de l'univers. &lt;strong&gt;C'est une esp&#233;rance qui ne nie pas la r&#233;alit&#233; pr&#233;sente, mais toute en assumant l'exp&#233;rience du pass&#233;, elle travaille dans le calme, comme dit saint Paul, en ayant les yeux fix&#233;s sur celui qui est la fin ultime de toute chose. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avoir les yeux fix&#233;s sur Dieu, c'est d&#233;j&#224; prendre conscience de sa pr&#233;sence r&#233;elle dans l'aujourd'hui de l'humanit&#233;. Comme le dit le Christ, &lt;strong&gt;&#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Je suis avec vous jusqu'&#224; la fin des temps !&lt;/em&gt; &#187;&lt;/strong&gt; C'est en cette affirmation que r&#233;side le sommet de l'esp&#233;rance chr&#233;tienne : prendre conscience de la pr&#233;sence de Dieu au c&#339;ur des angoisses et des joies de notre histoire et de notre &#171; maison commune &#187;. Porter cette esp&#233;rance selon laquelle l'histoire &#224; un sens et que nous sommes tous appel&#233;s dans l'amour et la v&#233;rit&#233; &#224; travailler dans notre monde et pour un monde juste, ne va pas sans difficult&#233;s. C'est &#224; ce niveau que l'homme d'esp&#233;rance est invit&#233; par J&#233;sus &#224; assumer la pers&#233;v&#233;rance qui donne la vie et &#224; s'ouvrir &#224; la sagesse de Dieu.&lt;strong&gt; Il s'agira pour lui, dans un c&#339;ur &#224; c&#339;ur avec Dieu, de se mettre &#224; l'&#233;coute de l'Esprit pacificateur du Christ, qui en chaque circonstance particuli&#232;re inspire ceux qui l'invoque selon le projet universel de Dieu.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Elis&#233; Alloko - (&lt;a href=&#034;http://www.carmes-paris.org/un-couvent-a-paris/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent de Paris&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hom&#233;lie 32&#176; dim. TO : Dieu nous appelle &#224; vivre&#8230;</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : 2 M 7, 1-2.9-14 ; Ps 16 (17) ; 2 Th 2, 16 &#8211; 3, 5 ; Lc 20, 27-38 Le mois de novembre s'est ouvert pour nous sur la belle f&#234;te de la Toussaint. Rassembler dans une m&#234;me f&#234;te celles et ceux qui se sont laiss&#233;s aimer par Dieu, foule innombrable d'hommes et de femmes &#8211; la plupart inconnus - parvenus &#224; la saintet&#233; non par la force du poignet, mais par la gr&#226;ce de Dieu. Assembl&#233;e aux visages connus, dont notre S&#339;ur d&#233;sormais sainte Elisabeth de la Trinit&#233;, que nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2015-2016-Annee-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2015-2016 (Ann&#233;e C)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;smallcaps&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : 2 M 7, 1-2.9-14 ; Ps 16 (17) ; 2 Th 2, 16 &#8211; 3, 5 ; Lc 20, 27-38&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mois de novembre s'est ouvert pour nous sur la belle f&#234;te de la Toussaint. Rassembler dans une m&#234;me f&#234;te celles et ceux qui se sont laiss&#233;s aimer par Dieu, foule innombrable d'hommes et de femmes &#8211; la plupart inconnus - parvenus &#224; la saintet&#233; non par la force du poignet, mais par la gr&#226;ce de Dieu. Assembl&#233;e aux visages connus, dont notre S&#339;ur d&#233;sormais sainte Elisabeth de la Trinit&#233;, que nous f&#234;terons mardi, mais aussi l'assembl&#233;e de ceux qui sont ignor&#233;s de tous nos th&#233;ologiens ou hommes d'Eglise mais pr&#233;sents et vivants aupr&#232;s de Dieu. Et les uns et les autres chantent sa gloire et nous invitent &#224; notre tour &#224; oser croire que &lt;strong&gt;cette vie avec Dieu n'est pas r&#233;serv&#233;e &#224; des h&#233;ros de la foi, mais &#224; tous ceux qui reconnaissent que Dieu n'est que Vie, Pardon, Amour&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers jours de novembre nous ont fait ouvrir aussi le livre des souvenirs. Ces hommes et femmes, et parfois ces jeunes que nous avons connus, aim&#233;s, appr&#233;ci&#233;s&#8230;n'ont-ils plus d'existence alors que la mort les a rencontr&#233;s ? Leur &#233;vocation nous a &#233;mus. La cicatrice de la douleur de la s&#233;paration a pu s'entrouvrir &#224; nouveau&#8230;nous ne serons jamais indemnes de leur absence. Mais nous ne serons jamais laiss&#233;s pour compte de leur absence, car &lt;strong&gt;ils deviennent alors des pr&#233;sents &#224; jamais en Dieu&lt;/strong&gt;. Nous ne sommes pas dans le laboratoire des exp&#233;riences douloureuses de la vie apr&#232;s la mort, mais dans le domaine de la foi et Dieu n'est pas &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;le Dieu des morts mais le Dieu des vivants. Tous en effet vivent pour lui&lt;/em&gt; &#187; affirme l'Evangile que nous avons acclam&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors cette querelle rapport&#233;e dans l'Evangile qui est lanc&#233;e par des sadduc&#233;ens qui ne croient pas &#224; la r&#233;surrection et qui pour embarrasser J&#233;sus viennent lui tendre un pi&#232;ge ridicule : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt; De qui cette femme sera-t-elle l'&#233;pouse puisque elle a eu 7 maris ?&lt;/em&gt; &#187; semble compl&#232;tement obsol&#232;te et outranci&#232;re. Cependant nous devons reconna&#238;tre que cette question de la r&#233;surrection des morts n'est pas simple et que nous-m&#234;mes nous sommes parfois pris en flagrant d&#233;lit de douter de ce qui est le c&#339;ur de notre vie de foi, &#224; savoir la r&#233;surrection des morts, la r&#233;surrection de la chair. C'est un peu trop simple de vouloir affirmer qu'aucune personne n'est revenue du s&#233;jour de la mort pour nous en faire un rapport. Que se passe-t-il dans l'au-del&#224; ? Myst&#232;re ? Doute ? Question ? Hypoth&#232;ses diverses ? &lt;strong&gt;Reconnaissons que nous sommes assez fragiles lorsque l'on nous demande de rendre compte de notre esp&#233;rance, notre foi en la r&#233;surrection&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la Parole de Dieu accueillie en ce jour n'est-elle pas comme un levier pour nous faire progresser dans une certitude : &lt;strong&gt;Dieu est la Vie et Il nous entra&#238;ne bien au-del&#224; de tous les &#233;cueils de notre non-foi, de nos incertitudes&lt;/strong&gt;. C'est le jour de redire, en s'appuyant sur la Parole de Dieu, que notre existence ne s'arr&#234;te pas &#224; la porte du cimeti&#232;re. Dieu ayant d&#233;pos&#233; en nous un souffle de vie, ne peut permettre que notre existence parte vers une d&#233;ch&#233;ance totale. M&#234;me si nos corps mortels sont vou&#233;s &#224; devenir poussi&#232;res, notre &#226;me est appel&#233;e &#224; la VIE bienheureuse avec Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;surrection change tout. Elle change aussi notre mani&#232;re de vivre. Nous sommes bien s&#251;r de passage sur cette terre, mais&lt;strong&gt; nous devons d&#233;j&#224; vivre comme si nous acc&#233;dions &#224; la R&#233;surrection d&#232;s aujourd'hui&lt;/strong&gt;. Ne cherchons pas trop ni le comment, ni le quand. Mais acc&#233;dons au myst&#232;re de Dieu qui vient habiter notre vie pour la rendre belle, f&#233;conde, et d'une certaine mani&#232;re &#233;ternelle. Car si le Christ n'est pas ressuscit&#233;, alors le sens de toute notre existence se trouve enferm&#233; dans les &#233;troites dimensions de ce petit coin de terre et de temps qui nous sont &#233;chus ! Cette foi en la r&#233;surrection nous permet d'anticiper notre rencontre avec Dieu. Nous ne sommes pas devant le portique des a&#233;roports qui va d&#233;celer tous les objets dangereux que nous poss&#233;dons, c'est-&#224;-dire toutes ces traces de p&#233;ch&#233;s, mais &lt;strong&gt;nous go&#251;tons d&#232;s aujourd'hui les bras de Dieu qui s'ouvrent pour nous accueillir dans la lumi&#232;re de l'offrande de J&#233;sus qui est mort pour nous sauver, nous gu&#233;rir du p&#233;ch&#233;&lt;/strong&gt;. Croire en la r&#233;surrection peut changer peu &#224; peu notre mani&#232;re de vivre. En nous ouvrant une perspective infinie, la foi en la r&#233;surrection ram&#232;ne, en effet, tout ce qui nous arrive, tout ce que nous faisons, tout ce que nous avons, &#224; d'autres proportions. En nous indiquant le sens, l'orientation de notre vie, la r&#233;surrection donne en effet son sens, sa signification aux &#233;v&#233;nements de notre vie. Elle est la cl&#233; de notre esp&#233;rance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que tout au long de cette semaine qui commence, nous apprenions &#224; devenir de ces vivants, vivants pour Dieu, vivants de Dieu. &lt;strong&gt;C'est d&#233;j&#224; vivre de la R&#233;surrection !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Didier-Joseph Caullery - (&lt;a href=&#034;http://www.carmes-paris.org/un-couvent-a-paris/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent de Paris&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hom&#233;lie de la Toussaint : notre identit&#233; filiale</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Homelie-de-la-Toussaint-notre-identite-filiale.html</link>
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&lt;p&gt;Solennit&#233; de Tous les Saints Textes liturgiques : Ap 7,2-14 ; Ps 23 ; 1Jn 3,1-3 ; Mt 5,1-12 Quels sont donc nos sentiments en cette f&#234;te de Tous les Saints ? Joie de c&#233;l&#233;brer la saintet&#233; de tant de nos fr&#232;res et s&#339;urs, tristesse de ne pas encore &#234;tre ce que nous sommes appel&#233;s &#224; devenir ? Saint Jean, dans la 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; lecture nous d&#233;voile cet horizon entre esp&#233;rance et frustration : &#171; d&#232;s maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n'a pas encore &#233;t&#233; manifest&#233;. &#187; La vie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2015-2016-Annee-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2015-2016 (Ann&#233;e C)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Solennit&#233; de Tous les Saints&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;smallcaps&#034;&gt;Textes liturgiques : Ap 7,2-14 ; Ps 23 ; 1Jn 3,1-3 ; Mt 5,1-12&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont donc nos sentiments en cette f&#234;te de Tous les Saints ?&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Joie &lt;/strong&gt; de c&#233;l&#233;brer la saintet&#233; de tant de nos fr&#232;res et s&#339;urs, &lt;strong&gt;tristesse &lt;/strong&gt; de ne pas encore &#234;tre ce que nous sommes appel&#233;s &#224; devenir ? Saint Jean, dans la 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; lecture nous d&#233;voile cet horizon entre esp&#233;rance et frustration : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;d&#232;s maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n'a pas encore &#233;t&#233; manifest&#233;&lt;/em&gt;. &#187; La vie chr&#233;tienne est toujours un entre-deux entre le don d&#233;j&#224; fait par Dieu de sa saintet&#233; et le temps qu'il nous faut, celui de notre vie, pour pleinement l'accueillir et devenir saints comme Lui est saint. Mais en quoi consiste exactement la saintet&#233; ? De nouveau, saint Jean nous met sur la piste : &#234;tre saint, c'est vivre en profondeur de notre identit&#233; d'enfants de Dieu. Plus nous nous exercerons &#224; vivre de cette identit&#233; d&#232;s maintenant, plus nous serons pr&#234;ts pour le grand passage qui nous placera dans la vie de ressuscit&#233;s. Alors &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;nous serons semblables &#224; Dieu car nous le verrons tel qu'il est&lt;/em&gt;. &#187; Nous deviendrons en effet pleinement ce que nous avons cherch&#233; &#224; &#234;tre, les enfants du P&#232;re. Nous verrons Dieu dans son Fils et tout ce que nous contemplerons s'imprimera en nous : nous deviendrons enfants de Dieu par le Fils dans la lumi&#232;re de l'Esprit. &lt;strong&gt;Voil&#224; la saintet&#233; promise : vivre la vie m&#234;me de Dieu par et avec J&#233;sus.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel est le terme de notre route et nous avons bien besoin d'une vie pour nous y pr&#233;parer. &lt;strong&gt;Apprendre un peu plus chaque jour &#224; vivre en enfants de Dieu.&lt;/strong&gt; Cette compr&#233;hension de la saintet&#233; n'est pas th&#233;orique mais incarn&#233;e : elle ne se comprend qu'en m&#233;ditant la vie de J&#233;sus. La saintet&#233; n'est pas une perfection morale inatteignable et d&#233;sesp&#233;rante ; c'est la participation &#224; la vie m&#234;me de J&#233;sus d&#232;s aujourd'hui. Dieu seul est saint et seul J&#233;sus est appel&#233; dans les &#233;vangiles le &#171; Saint de Dieu &#187; (Mc 1,24). Et &lt;strong&gt;pourquoi J&#233;sus est-il saint ? Parce qu'il est le Fils de Dieu&lt;/strong&gt;, parce que toute sa vie ne se comprend que dans cette identit&#233; qui informe ses sentiments, ses pens&#233;es et son agir. &lt;strong&gt;Il n'y a rien dans l'humanit&#233; de J&#233;sus qui &#233;chappe &#224; son &#234;tre de fils.&lt;/strong&gt; Absolument rien. J&#233;sus se re&#231;oit totalement de Dieu et fait passer tout ce qu'il vit de joyeux et de douloureux dans sa relation au P&#232;re, dans leur Esprit commun. Il n'y a pas un moment de sa vie o&#249; le Christ met sa relation au P&#232;re entre parenth&#232;ses pour vivre une vie ind&#233;pendante et faire enfin ce qui lui passe par la t&#234;te, comme nous le faisons en nous trompant de chemin. La saintet&#233; &#224; laquelle nous sommes tous appel&#233;s, c'est de vivre de la vie m&#234;me de Dieu en J&#233;sus, donc de vivre en enfants de Dieu comme lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme lui : &lt;strong&gt;il s'agit bien d'imiter le Christ&lt;/strong&gt;. Pas d'autre chemin vers la saintet&#233;. Tous les saints canonis&#233;s le sont en tant qu'ils sont des reflets de la vie de J&#233;sus &#224; chaque &#233;poque, dans la diversit&#233; de leurs appels, de leurs histoires et de leurs personnalit&#233;s. Chacun d'eux diffracte avec ses propres couleurs l'unique lumi&#232;re du Christ, lumi&#232;re du monde. Il en est de m&#234;me pour tous les autres saints &#224; la vie cach&#233;e : leur vie est toute filiale, toute emplie des sentiments du Fils. Peut-&#234;tre contrairement &#224; nous, eux ont compris ce que signifie imiter le Christ. Nous ne sommes pas appel&#233;s &#224; faire du copier-coller : &lt;strong&gt;si Dieu a cr&#233;&#233; notre intelligence, c'est pour nous en servir et pouvoir inventer avec l'Esprit Saint ce qui convient en chaque situation&lt;/strong&gt;. Le chr&#233;tien n'est pas un reproducteur servile du pass&#233; ; mais il sait m&#233;diter ce pass&#233; pour s'en inspirer pour aujourd'hui en discernant ce qui est bon. Les saints n'ont pas imit&#233; la contingence des actions de J&#233;sus, ce qui &#233;tait dat&#233;, li&#233; &#224; une culture et &#224; un temps. Ils ont &#233;videmment m&#233;dit&#233; ces actions mais ils sont all&#233;s &#224; la source pour atteindre comme dit saint Paul &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;les sentiments qui sont dans le Christ J&#233;sus&lt;/em&gt; &#187; (Ph 2,5). Ce sont les sentiments du Fils. Voil&#224; le c&#339;ur de la saintet&#233; qu'il faut faire n&#244;tre : &lt;strong&gt;chercher &#224; conna&#238;tre l'identit&#233; filiale de J&#233;sus et la faire n&#244;tre&lt;/strong&gt;. Scruter son myst&#232;re dans les &#233;vangiles et dans la vie des saints pour trouver notre propre chemin de fils et de filles de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notre saintet&#233; est une invention &#224; faire ; elle est &#224; cr&#233;er chaque jour par le don de l'Esprit &lt;/strong&gt; car seuls &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;ceux qui se laissent conduire par l'Esprit de Dieu sont enfants de Dieu&lt;/em&gt;. &#187; (Rm 8,14) Plus nous apprenons &#224; conna&#238;tre J&#233;sus, plus nous d&#233;couvrons notre propre myst&#232;re, notre identit&#233; cach&#233;e. Seul le Fils Unique nous aide &#224; devenirs aussi des enfants uniques du P&#232;re, des &#234;tres qui ont d&#233;couvert la libert&#233; des enfants de Dieu, capables d'ouvrir de nouveaux chemins de saintet&#233; &#224; chaque &#233;poque. Cette saintet&#233; est bien une vie pleinement humaine mais qui est v&#233;cue au sein de la Trinit&#233; sainte ; c'est une communion fraternelle avec J&#233;sus qui nous d&#233;voile le visage de notre P&#232;re et nous aide &#224; nous laisser guider par l'Esprit d'amour. La vie divine nous humanise ! &lt;strong&gt;Si les b&#233;atitudes nous sont donn&#233;es en ce jour de la Toussaint, ce n'est pas comme un programme moral au-dessus de nos forces. C'est un portrait, celui de J&#233;sus&lt;/strong&gt;, pauvre de c&#339;ur, afflig&#233;, doux, affam&#233; de justice, mis&#233;ricordieux, au c&#339;ur pur, artisan de paix, pers&#233;cut&#233; pour la justice. Tel est le portrait du Fils qui nous est propos&#233; pour qu'il devienne le n&#244;tre, non par notre propre force mais par le don de l'Esprit qui fera en nous beaucoup plus que ce que nous pouvons imaginer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devenir saint est impossible tout seul car cela ne se r&#233;alise que par le Christ et en lui. Cela passe par notre engagement concret pour nous approcher de lui dans la pri&#232;re, pour le conna&#238;tre dans les Ecritures, pour nous inspirer de sa vie comme tous ceux qui nous ont pr&#233;c&#233;d&#233;s. &lt;strong&gt;Moins nous fr&#233;quentons J&#233;sus, plus nous aurons une id&#233;e d&#233;form&#233;e de la saintet&#233;, avec des accents moralisateurs &lt;/strong&gt; ; nous deviendrons alors des pharisiens ou des d&#233;sesp&#233;r&#233;s de la saintet&#233;. Mais si nous nous mettons &#224; l'&#233;cole du bon J&#233;sus, nous marcherons sur un chemin de mis&#233;ricorde car le C&#339;ur du Fils est mis&#233;ricordieux ; la saintet&#233; partag&#233;e au sein de la Trinit&#233;, c'est leur Amour mis&#233;ricordieux qui se d&#233;verse sur tous ceux qui n'ont pas peur de le demander et de l'accueillir ; sur tous ceux qui entrevoient la saintet&#233; non comme une possession mais comme une grande pauvret&#233; capable d'accueillir et de donner sans rien calculer. &lt;strong&gt;La joie de Dieu est celle des pauvres&lt;/strong&gt;, ceux qui n'ont que Lui mais qui justement ont compris que Dieu seul suffit pour combler une vie. Puisse cette joie des saints devenir aussi la n&#244;tre. Amen.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Jean-Alexandre de l'Agneau, ocd (&lt;a href=&#034;http://avon.carmes-paris.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent d'Avon&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hom&#233;lie 30&#176; dim. TO : De la vraie contrition</title>
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&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : Si 35, 15b-17.20-22a ; Ps 33 (34) ; 2 Tm 4, 6-8.16-18 ; Lc 18, 9-14 &#171; Mon Dieu, aie piti&#233; du p&#233;cheur que je suis ! &#187; Le publicain est justifi&#233; car sa pri&#232;re t&#233;moigne d'une authentique relation &#224; Dieu. Il va de soi que l'incroyant ne saurait se reconna&#238;tre p&#233;cheur. Mais ce qui est plus d&#233;routant, c'est que l'homme religieux peut lui aussi en &#234;tre incapable. Ainsi pour J&#233;sus, l'auto-justification du pharisien devant Dieu est mensong&#232;re et conduit &#224; se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2015-2016-Annee-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2015-2016 (Ann&#233;e C)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;smallcaps&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : Si 35, 15b-17.20-22a ; Ps 33 (34) ; 2 Tm 4, 6-8.16-18 ; Lc 18, 9-14&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Mon Dieu, aie piti&#233; du p&#233;cheur que je suis ! &lt;/em&gt; &#187;&lt;/strong&gt; Le publicain est justifi&#233; car sa pri&#232;re t&#233;moigne d'une authentique relation &#224; Dieu. Il va de soi que l'incroyant ne saurait se reconna&#238;tre p&#233;cheur. Mais ce qui est plus d&#233;routant, c'est que l'homme religieux peut lui aussi en &#234;tre incapable. Ainsi pour J&#233;sus, l'auto-justification du pharisien devant Dieu est mensong&#232;re et conduit &#224; se d&#233;solidariser du monde : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Je ne suis pas comme les autres hommes.&lt;/em&gt; &#187; Son aveuglement orgueilleux l'emp&#234;che de rencontrer Dieu en v&#233;rit&#233;. &lt;strong&gt;Mais comment la confession de notre condition p&#233;cheresse nous rend-elle justes aux yeux de Dieu ? &lt;/strong&gt; Pour r&#233;pondre &#224; la question, il nous faut distinguer la notion de p&#233;ch&#233; de celle de la honte et de la culpabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faute peut-&#234;tre v&#233;cue comme une souillure dont il faut se purifier. Cet &#233;tat d'impuret&#233; cr&#233;e un sentiment de honte, qui constitue une blessure narcissique. &lt;strong&gt;La souffrance d'avoir une image de soi-m&#234;me ab&#238;m&#233;e prend le pas sur la conscience du mal fait &#224; autrui.&lt;/strong&gt; Ce narcissisme de la honte ou de la souillure renvoie &#224; un id&#233;al de puret&#233;, qui centre la personne sur elle-m&#234;me plus qu'elle ne l'ouvre &#224; la rencontre de Dieu et du prochain. Le pharisa&#239;sme comportait de multiples rites de purification. La justice est ici identifi&#233;e &#224; la restauration d'une image id&#233;ale de soi-m&#234;me &#224; travers des pratiques l&#233;gales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le contexte actuel d'effacement de la question de Dieu, la conscience de la faute s'identifie le plus souvent au sentiment de culpabilit&#233;. Le remords &#233;prouv&#233; pour le mal fait &#224; autrui ne fait aucunement r&#233;f&#233;rence &#224; Dieu. Il est ressenti comme une morsure de la conscience qui se condamne elle-m&#234;me, comme l'exprime l'image du serpent qui se mord la queue. &lt;strong&gt;La culpabilit&#233; replie le sujet sur lui-m&#234;me sous l'effet du remords et l'&#233;loigne de Dieu.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reconnaissance du p&#233;ch&#233; suppose la conscience d'avoir offens&#233; Dieu en faisant du tort &#224; son prochain. Dieu est le premier offens&#233; par notre manquement &#224; sa loi de justice et d'amour. Le p&#233;cheur a contract&#233; ainsi une dette envers Dieu &#224; travers le dommage commis envers autrui. Il ne s'agit donc pas seulement pour lui de r&#233;parer autant que possible le pr&#233;judice fait au prochain, mais d'obtenir la gr&#226;ce d'une remise par Dieu de cette dette. Une telle conscience du p&#233;ch&#233; rapproche de Dieu dans la mesure o&#249; nous croyons en son pardon. L'aveu est n&#233;cessaire pour cela, mais il suppose la confiance en Dieu : &lt;strong&gt;Ce n'est pas une auto-accusation, mais une confession adress&#233;e &#224; Dieu dans un mouvement d'abandon filial. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette conscience du p&#233;ch&#233; traduit paradoxalement une relation vivante avec Dieu. Nous &#233;prouvons son amour &#224; travers le d&#233;bordement de sa mis&#233;ricorde. Nous ressentons alors d'autant plus vivement la gravit&#233; d'un p&#233;ch&#233; qui nous a &#233;loign&#233;s de lui. La conscience d'&#234;tre p&#233;cheur grandit ainsi &#224; la lumi&#232;re de l'absolue gratuit&#233; de l'amour divin : Dieu est un ab&#238;me d'amour. &lt;strong&gt;Nous n'avons rien &#224; craindre de lui, car il n'a pas d'autre ch&#226;timent que de nous manifester plus d'amour.&lt;/strong&gt; A nous d'&#234;tre assez humbles pour accepter d'&#234;tre gratuitement aim&#233;s et pour nous abandonner &#224; cette infinie Mis&#233;ricorde capable de transfigurer notre mis&#232;re. Mais nous touchons l&#224; au principal obstacle &#224; l'accueil de cet amour de Dieu, &#224; savoir notre orgueil. Qu'il est difficile de reconna&#238;tre notre perdition pour accueillir celui qui n'est pas venu appeler les justes, mais les p&#233;cheurs ! (cf. Mt 9,13) La pri&#232;re du publicain &lt;strong&gt;&#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Mon Dieu, aie piti&#233; du p&#233;cheur que je suis ! &lt;/em&gt; &#187;&lt;/strong&gt; l'unit &#224; Dieu, parce qu'elle est fondamentalement une pri&#232;re de pauvre comme le d&#233;clare Ben Sirac le Sage : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;La pri&#232;re du pauvre traverse les nu&#233;es ! &lt;/em&gt; &#187; La foi en l'amour de Dieu ne nous &#233;l&#232;ve pas au-dessus du commun des mortels. En revanche, vivre la confiance en Dieu au sein de nos faiblesses permet d'&#234;tre compatissant pour la multitude qui erre loin de lui sans avoir fait comme nous l'exp&#233;rience de sa mis&#233;ricorde. Nous avons reconnu l'amour de Dieu en son Fils mort pour nos p&#233;ch&#233;s. La gratitude que suscite une telle foi nous rend solidaires de tout homme p&#233;cheur pour qui le Christ est mort. &lt;strong&gt;Dieu nous a lib&#233;r&#233;s en Christ de la honte et de la culpabilit&#233; pour que nous soyons solidaires avec lui d'une humanit&#233; p&#233;cheresse qu'il appelle au salut.&lt;/strong&gt; Dans la gratitude pour la mis&#233;ricorde qu'il nous a faite, puissions-nous aimer ce monde de l'amour dont Dieu l'aime !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Olivier-Marie Rousseau - (&lt;a href=&#034;http://www.carmes-paris.org/un-couvent-a-paris/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent de Paris&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hom&#233;lie 28&#176; dim. TO : La foi s'accomplit dans l'action de gr&#226;ce</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Homelie-28o-dim-TO-La-foi-s-accomplit-dans-l-action-de.html</link>
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		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : 2R 5,14-17 ; Ps 97 ; 2TM 2,8-13 ; LUC 17, 11-19 Cet Evangile pose la question de la gratitude qui accompagne la foi et de la relation personnelle &#224; Dieu. Une relation vraie suppose un &#233;change, la foi est un don de Dieu et accueillir ce don se fait en rendant gr&#226;ce. Cet Evangile nous parle aussi de l'importance de percevoir la vraie gu&#233;rison qui est au-del&#224; du simple r&#233;tablissement physique, vraie gu&#233;rison qui n'est autre que le salut de l'&#226;me, du commencement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2015-2016-Annee-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2015-2016 (Ann&#233;e C)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;smallcaps&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : 2R 5,14-17 ; Ps 97 ; 2TM 2,8-13 ; LUC 17, 11-19&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cet Evangile pose la question de la gratitude qui accompagne la foi et de la relation personnelle &#224; Dieu&lt;/strong&gt;. Une relation vraie suppose un &#233;change, la foi est un don de Dieu et accueillir ce don se fait en rendant gr&#226;ce. Cet Evangile nous parle aussi de l'importance de percevoir la vraie gu&#233;rison qui est au-del&#224; du simple r&#233;tablissement physique, vraie gu&#233;rison qui n'est autre que le salut de l'&#226;me, du commencement de la vie &#233;ternelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a donc cette rencontre de J&#233;sus avec dix l&#233;preux. Cette rencontre se fait dans un village d'une r&#233;gion frontali&#232;re entre la Samarie et la Galil&#233;e. On sait que J&#233;sus franchissait all&#232;grement les fronti&#232;res, fronti&#232;res politiques et fronti&#232;res religieuses, pour annoncer la Bonne Nouvelle &lt;strong&gt;&#224; la recherche d'hommes qui acceptaient d'&#233;couter ce qu'Il avait &#224; leur dire, qui acceptaient de recevoir ce qu'Il avait &#224; leur donner&lt;/strong&gt;. J&#233;sus va &#224; la rencontre de tous les hommes, et en entrant dans un village, c'est &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;dix l&#233;preux &lt;/em&gt; (qui) &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;vinrent &#224; sa rencontre.&lt;/em&gt; &#187; Mais ajoute l'Evangile : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt; Ils s'arr&#234;t&#232;rent &#224; distance et lui cri&#232;rent : &#171; J&#233;sus, ma&#238;tre, prends piti&#233; de nous. &lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ? Les l&#233;preux &#233;taient condamn&#233;s &#224; rester &#224; distance des hommes sains, parce que la l&#232;pre &#233;tait consid&#233;r&#233;e en Isra&#235;l comme une impuret&#233;. Pas une maladie comme nous le concevons aujourd'hui, mais une impuret&#233; qui concernait donc la religion et les pr&#234;tres. Le pr&#234;tre qui la diagnostiquait ordonnait la mise &#224; l'&#233;cart du malade et celui-ci &#233;tait consid&#233;r&#233; comme mort &#224; la soci&#233;t&#233;. Ainsi, un rituel semblable &#224; celui des fun&#233;railles marquait le d&#233;part du l&#233;preux hors de la communaut&#233; saine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cri des l&#233;preux, J&#233;sus a une r&#233;ponse qui peut nous sembler &#233;trange aujourd'hui, mais qui s'explique tr&#232;s bien dans la religion juive : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt; Allez-vous montrer aux pr&#234;tres &lt;/em&gt; &#187;. En effet, la Loi de Mo&#239;se &#8211; non sans optimisme, c'est &#224; noter &#8211; pr&#233;conisait aussi un rituel pour le cas d'une gu&#233;rison de la l&#232;pre : le pr&#234;tre devait pouvoir le constater, d&#233;clarer pur le l&#233;preux gu&#233;ri et le r&#233;int&#233;grer dans sa famille et la soci&#233;t&#233;. C'est &#224; cela que J&#233;sus invite les dix l&#233;preux quand il leur dit : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt; Allez-vous montrer aux pr&#234;tres.&lt;/em&gt; &#187; Mais observez bien qu'&#224; ce moment-l&#224;, ils ne sont pas encore gu&#233;ris !&lt;strong&gt; J&#233;sus les envoie avant leur gu&#233;rison effective, testant ainsi leur foi en son pouvoir.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les l&#233;preux, selon toute vraisemblance, le croient, puisqu'en chemin ils sont gu&#233;ris miraculeusement. Ou plut&#244;t, en termes bibliques, il faut dire qu'ils sont &#171; purifi&#233;s &#187;. Rappelez-vous ce qui est dit dans la premi&#232;re lecture au sujet du g&#233;n&#233;ral syrien Naaman : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;alors sa chair redevint semblable &#224; celle d'un petit enfant : il &#233;tait purifi&#233;&lt;/em&gt; &#187;. Et dans l'Evangile, il est &#233;crit de m&#234;me au sujet des dix l&#233;preux : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;En cours de route, ils furent purifi&#233;s&lt;/em&gt; &#187;. Ce qui est clair pour nous, comme pour eux, c'&#233;tait qu'&lt;strong&gt;ils &#233;taient gu&#233;ris, gu&#233;ris &#224; cause de leur foi en la puissance de gu&#233;rison de J&#233;sus&lt;/strong&gt;. J&#233;sus op&#232;re donc ici un nouveau miracle, qui peut susciter notre admiration, notre action de gr&#226;ce pour la compassion de J&#233;sus et pour la foi de ces dix l&#233;preux. L'Evangile pourrait s'arr&#234;ter l&#224;, mais ce n'est pas le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me partie du r&#233;cit nous montre que &lt;strong&gt;si leur foi les a &#171; purifi&#233;s &#187;, gu&#233;ris, elle n'a pas &#233;t&#233; suffisante pour les &#171; sauver &#187; faute d'exprimer leur gratitude&lt;/strong&gt;, &#224; une exception pr&#232;s ! Car l'un des dix, un samaritain, sans h&#233;siter ni tarder, retourne aupr&#232;s de J&#233;sus pour le remercier. &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Il se jeta face contre terre aux pieds de J&#233;sus en lui rendant gr&#226;ce &lt;/em&gt; &#187;. Seul ce l&#233;preux samaritain retourne vers J&#233;sus pour rendre gloire &#224; Dieu, pour exprimer &#224; J&#233;sus sa gratitude et &#224; cause de cela, il est le seul &#224; entendre ces mots : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Rel&#232;ve toi et va : ta foi t'a sauv&#233;&lt;/em&gt; &#187;. Une parole de Dieu, qu'on &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;n'encha&#238;ne pas&lt;/em&gt; &#187; pour reprendre le mot de St Paul dans la deuxi&#232;me lecture. Une parole de Dieu qui a du poids !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est en droit de conclure que &lt;strong&gt;si la foi ne s'accompagne pas de gratitude, elle n'est pas compl&#232;te, elle n'est pas achev&#233;e, ce n'est pas encore la foi qui sauve !&lt;/strong&gt; La v&#233;ritable foi est une union du don de Dieu et de la reconnaissance de l'homme par rapport &#224; ce don. &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt; Si tu savais le don de Dieu ! &lt;/em&gt; &#187; dit J&#233;sus &#224; la Samaritaine (Jn 4,10). Reconnaitre le don de Dieu et lui dire sa gratitude est un m&#234;me mouvement de vie, de foi, de salut. Quand on apprend &#224; rendre gr&#226;ce, la vie commence &#224; changer vraiment. Et m&#234;me dans les simples relations humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la premi&#232;re lecture, un autre &#233;tranger &#224; la religion d'Isra&#235;l, le g&#233;n&#233;ral Naaman, veut exprimer sa gratitude au proph&#232;te Elis&#233;e en lui donnant un pr&#233;sent. Elis&#233;e refuse et, finalement, Naaman trouve la solution en emportant de la terre du pays d'Isra&#235;l pour pouvoir adorer le Dieu d'Isra&#235;l. Quelle belle preuve d'esprit de gratitude !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont donc deux &#233;trangers &#224; la religion d'Isra&#235;l qui nous donnent ce matin une le&#231;on : &lt;strong&gt;la gratitude et l'action de gr&#226;ce envers notre Dieu est le vrai t&#233;moignage de la foi, de la foi qui gu&#233;rit, qui purifie, qui sauve.&lt;/strong&gt; La gratitude envers Dieu entra&#238;ne la gratitude envers le prochain, elle est source f&#233;conde d'action dans le monde&#8230; Et quand on est habit&#233; par la gratitude, on est aussi habit&#233; par la mis&#233;ricorde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Demandons &#224; Dieu, fr&#232;res et s&#339;urs, de vivre de cette foi v&#233;ritable qui change la vie !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Robert Arcas - (&lt;a href=&#034;http://www.carmes-paris.org/un-couvent-a-paris/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent de Paris&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Hom&#233;lie 26&#176; dim. TO : Rechercher Lazare</title>
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&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : Am 6, 1a.4-7 ; Ps 145 (146) ; 1 Tm 6, 11-16 ; Lc 16, 19-31 Mais qu'est-ce que nous raconte J&#233;sus ? Quelle histoire ? Avec sa description de l'injustice et des cons&#233;quences f&#226;cheuses apr&#232;s la mort, cette parabole du riche et du pauvre fr&#244;le la caricature. A la mort les r&#244;les sont tous bonnement invers&#233;s. Sans l'avoir m&#233;rit&#233;, Lazare, dont le nom signifie &#171; Dieu aide &#187;, se retrouve aupr&#232;s d'Abraham tandis que dans la fournaise le riche en est r&#233;duit &#224; mendier. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2015-2016-Annee-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2015-2016 (Ann&#233;e C)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;smallcaps&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : Am 6, 1a.4-7 ; Ps 145 (146) ; 1 Tm 6, 11-16 ; Lc 16, 19-31&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'est-ce que nous raconte J&#233;sus ? Quelle histoire ? Avec sa description de l'injustice et des cons&#233;quences f&#226;cheuses apr&#232;s la mort, cette parabole du riche et du pauvre fr&#244;le la caricature. A la mort les r&#244;les sont tous bonnement invers&#233;s. Sans l'avoir m&#233;rit&#233;, Lazare, dont le nom signifie &#171; Dieu aide &#187;, se retrouve aupr&#232;s d'Abraham tandis que dans la fournaise le riche en est r&#233;duit &#224; mendier. La pauvret&#233; conduirait-t-elle tout droit au ciel ? Et la richesse en enfer ? Rassurons-nous : il s'agit bien d'une parabole, c'est-&#224;-dire d'une histoire invent&#233;e, souvent abracadabrante, pour que nous en cherchions le sens : &lt;strong&gt;elle souligne de mani&#232;re &#233;nigmatique une ou plusieurs v&#233;rit&#233;s importantes propres &#224; nous interpeller et &#224; nous faire r&#233;agir&lt;/strong&gt;. Ce n'est pas une le&#231;on de cat&#233;chisme : J&#233;sus ne nous donne pas ici un enseignement sur le ciel et l'enfer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette histoire, le riche qui souffre apr&#232;s la mort demande &#224; Abraham d'envoyer Lazare pour pr&#233;venir ses fr&#232;res afin qu'ils ne se comportent pas comme lui-m&#234;me l'a fait. Abraham r&#233;pond : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Ils ont Moise et les proph&#232;tes, qu'ils les &#233;coutent &lt;/em&gt; &#187;. Effectivement, le proph&#232;te Amos avait &#233;t&#233; envoy&#233; en Isra&#235;l et la liturgie vient de nous faire entendre son message. &lt;strong&gt;Dans l'&#233;vangile et le texte d'Amos, on voit le m&#234;me enfermement dans la recherche du plaisir, l'absence d'attention &#224; tout autre personne et l'aboutissement malheureux de cette conduite.&lt;/strong&gt; Il y a par contre une diff&#233;rence consid&#233;rable : la parole du Seigneur transmise par le proph&#232;te n'est pas une histoire invent&#233;e comme la parabole. Elle se r&#233;f&#232;re &#224; une situation historique pr&#233;cise, situ&#233;e dans l'espace et le temps. Nous sommes environ en 760 avant J&#233;sus-Christ &#224; Samarie, capitale du Royaume du Nord, apr&#232;s que le Royaume de David se soit divis&#233; en deux. C'est une p&#233;riode de prosp&#233;rit&#233; mat&#233;rielle o&#249; les &#171; affaires &#187; vont bien, mais o&#249; tout le reste va mal : le culte rendu &#224; Dieu est superficiel, les c&#233;r&#233;monies sont belles mais le c&#339;ur n'y est pas, et surtout, la prosp&#233;rit&#233; des riches de Samarie c&#244;toie la mis&#232;re des pauvres. De plus, ces notables jouissant de mani&#232;re &#233;go&#239;ste de leur richesse sont aveugles : ils ne voient pas, ou ne veulent pas voir, que l'empire assyrien voisin devient de plus en plus mena&#231;ant. &lt;strong&gt;Le mal du pays est &#224; tous les niveaux, le plus grave &#233;tant l'oubli de la Parole de Dieu dans la loi de Mo&#239;se qui demande d'honorer Dieu en v&#233;rit&#233; et d'&#234;tre attentif au pauvre&lt;/strong&gt; avec lequel c'est un devoir de partager selon ses possibilit&#233;s. Ces riches notables qui ont des responsabilit&#233;s sont centr&#233;s sur eux-m&#234;mes, ils n'&#233;coutent ni la parole de Dieu, ni la voix des pauvres, et ne se pr&#233;occupent en rien du bien du pays. Alors Dieu leur envoie son proph&#232;te Amos, un &#233;leveur de troupeau. Il vient de loin, de la r&#233;gion de Bethl&#233;em et il interpelle la &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;bande des vautr&#233;s&lt;/em&gt; &#187; : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Malheur &#224; ceux qui se croient en s&#233;curit&#233; sur la montagne de Samarie. Couch&#233;s sur des lits d'ivoire, vautr&#233;s sur leurs divans, ils mangent &#8230; ils boivent&#8230; mais ils ne se tourmentent gu&#232;re du d&#233;sastre d'Isra&#235;l. C'est pourquoi ils vont &#234;tre d&#233;port&#233;s&lt;/em&gt; &#187;. En effet quarante ans apr&#232;s la pr&#233;dication d'Amos, en 721 avant J&#233;sus, l'arm&#233;e assyrienne envahit le pays, prend Samarie, la d&#233;truit, et d&#233;porte la population &#224; commencer par les dirigeants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il n'est pas n&#233;cessaire d'&#234;tre un notable riche et d'avoir un lit d'ivoire pour s'enfermer dans sa vie personnelle et jouir autant que possible de ce que l'on a, pas plus qu'il n'est n&#233;cessaire d'&#234;tre musicien ou de pouvoir s'offrir des parfums de luxe pour ne se pr&#233;occupant que de soi-m&#234;me, dans l'ignorance de ce qui se passe autour&lt;/strong&gt;, le voisin aussi bien que les grandes questions de l'histoire du moment. Un comportement d'aveugle et de sourd. Et &#224; supposer que l'on ouvre un peu les yeux, il est vite fait de se dire : &#171; Je ne peux rien faire pour cet homme &#226;g&#233; au visage douloureux qui tend la main dans la rue &#187;. Alors que je pourrais au moins faire attention &#224; lui, m'approcher, essayer de rencontrer son regard avec bont&#233;, et lui donner un signe d'amiti&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je ne peux rien faire devant les d&#233;sastres de l'humanit&#233;, la prolif&#233;ration de l'injustice et de la violence sous toutes ses formes. &#187; La rencontre de pri&#232;re qui vient d'avoir lieu &#224; Assise s'inscrit en faux contre cette assertion facile. On peut certes &#234;tre sceptique sur la port&#233;e d'un tel rassemblement par rapport &#224; l'immensit&#233; du d&#233;sastre de la division, des haines, des guerres, des manipulations des religions. Que peut faire une assembl&#233;e de pri&#232;re ? Pourtant ce rassemblement d'hommes et de femmes d'horizons religieux si diff&#233;rents est une interpellation adress&#233;e aux croyants de toute religion, un signe concret qui manifeste que &lt;strong&gt;le chemin de la paix est celui du dialogue et de la pri&#232;re. Il est donc &#224; la port&#233;e de tous, selon ses moyens. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mal qui mena&#231;ait les notables de Samarie, le riche de la parabole et plus ou moins chacun de nous consiste en ce que le pape Fran&#231;ois &#224; nomm&#233; &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;le paganisme de l'indiff&#233;rence&lt;/em&gt; &#187;. Rester indiff&#233;rent &#224; l'autre, proche ou lointain, indiff&#233;rent aux drames de l'humanit&#233;, c'est se fermer, s'enfermer en soi, ignorer l'autre, c'est un chemin de mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment suivre le chemin de vie de l'&#233;vangile en ce domaine difficile o&#249; il nous faut tous veiller. Abraham l'a dit : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Ils ont Mo&#239;se et les proph&#232;tes, qu'ils les &#233;coutent&lt;/em&gt; &#187;. Nous avons mieux encore : J&#233;sus-Christ, sa parole vivante dans l'&#233;vangile et dans le t&#233;moignage v&#233;cu de beaucoup de chr&#233;tiens. Et cet &#233;vangile nous redit que nous n'avons jamais le droit de d&#233;clarer que nous ne pouvons rien faire. &lt;strong&gt;Les promesses de J&#233;sus sont formelles : aucune pri&#232;re faite de mani&#232;re &#233;vang&#233;lique, avec humilit&#233;, confiance et pers&#233;v&#233;rance ne peut &#234;tre vaine&lt;/strong&gt;. Dieu y r&#233;pondra &#224; sa mani&#232;re. Laissons-le faire et faisons nous-m&#234;mes ce que nous avons &#224; faire : prier et agir, seul ou avec d'autres, pour le n&#233;cessiteux et pour la paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abraham a dit encore : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Quelqu'un pourrait bien ressusciter d'entre les morts&#8230; &lt;/em&gt; &#187;. Or J&#233;sus est bien ressuscit&#233; des morts et il nous rejoint aujourd'hui. Si nous voulons bien l'&#233;couter, il nous parle, nous encourage, nous accompagne sur le chemin de la vie jusqu'au jour d'&#233;ternit&#233; o&#249; n'y aura plus de pleurs, plus de cris, plus de larmes. Le jour ancien fera place au jour nouveau d'&#233;ternit&#233;, dans la communion des hommes entre eux, rassembl&#233;s en Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Dominique Sterckx, ocd - (&lt;a href=&#034;http://www.carmes-paris.org/un-couvent-a-paris/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent de Paris&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hom&#233;lie 25&#176; dim. TO : Choisir son ma&#238;tre&#8230;</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Homelie-25o-dim-TO-Choisir-son-maitre.html</link>
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		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : Am 8, 4-7 ; Ps 112 ; 1 Tm 2, 1-8 ; Lc 16, 1-13 L'&#201;vangile nous donnerait-il aujourd'hui une le&#231;on d'&#233;conomie ? Il est vrai que le th&#232;me de l'argent semble &#234;tre le fil rouge qui parcourt &#224; la fois la parabole racont&#233;e par le Seigneur J&#233;sus &#8211; le g&#233;rant malhonn&#234;te qui va &#234;tre licenci&#233; pour faute professionnelle &#8211; et l'enseignement qui la suit. Mais il nous faut y regarder plus en d&#233;tail. Comme &#224; l'habitude, la parabole que J&#233;sus raconte n'est pas un r&#233;cit (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2015-2016-Annee-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2015-2016 (Ann&#233;e C)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;smallcaps&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : Am 8, 4-7 ; Ps 112 ; 1 Tm 2, 1-8 ; Lc 16, 1-13&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;vangile nous donnerait-il aujourd'hui une le&#231;on d'&#233;conomie ? Il est vrai que le th&#232;me de l'argent semble &#234;tre le fil rouge qui parcourt &#224; la fois la parabole racont&#233;e par le Seigneur J&#233;sus &#8211; le g&#233;rant malhonn&#234;te qui va &#234;tre licenci&#233; pour faute professionnelle &#8211; et l'enseignement qui la suit. Mais il nous faut y regarder plus en d&#233;tail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Comme &#224; l'habitude, la parabole que J&#233;sus raconte n'est pas un r&#233;cit imag&#233; dans lequel il faudrait traduire chaque &#233;l&#233;ment de l'histoire en un &#233;l&#233;ment de notre r&#233;alit&#233; pour comprendre ce que le Seigneur veut nous dire. Une parabole est un r&#233;cit jet&#233; en parall&#232;le de notre vie, et qui &#233;claire celle-ci, en d&#233;signant un horizon de croissance pour notre vie chr&#233;tienne. Souvent, pour ce faire, &lt;strong&gt;les paraboles comportent un &#233;l&#233;ment choquant, qui nous surprend et marque notre imagination, en m&#234;me temps qu'elles nous appellent &#224; prendre position sur ce dont il est question&lt;/strong&gt;. Ici, le choc vient peut-&#234;tre de la duplicit&#233; du personnage principal de la parabole, qui est l'intendant : il est &#224; la fois qualifi&#233; de malhonn&#234;te et d'habile ; son ma&#238;tre, qui s'appr&#234;te &#224; le renvoyer &#224; cause de sa mauvaise gestion, fait finalement son &#233;loge. En quoi consiste sa malhonn&#234;tet&#233; ? Cela est dit clairement : il dilapidait les biens de son ma&#238;tre, et il faisait des marges substantielles dont il retirait le b&#233;n&#233;fice pour lui-m&#234;me, puisque, lorsqu'il se d&#233;cide &#224; r&#233;gler ses affaires, il peut faire des r&#233;ductions cons&#233;quentes aux cr&#233;anciers sans l&#233;ser son ma&#238;tre (&#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Tu dois 100 barils d'huile ? Vite, assieds-toi et &#233;cris cinquante&lt;/em&gt; &#187;). Son habilet&#233; semble alors r&#233;sider dans sa capacit&#233; &#224; faire face dans l'urgence : son ma&#238;tre va retrouver son bien, et les cr&#233;anciers vont avoir l'impression d'avoir b&#233;n&#233;fici&#233; d'une importante ristourne, ce qui vaudra &#224; l'intendant la bienveillance de ces derniers, et &#233;ventuellement leur protection lorsqu'il sera licenci&#233; par son ma&#238;tre actuel. Nous sommes tout de m&#234;me un petit peu choqu&#233;s, avouons-le, que le Seigneur J&#233;sus fasse l'&#233;loge d'un filou pareil ! Mais justement, le Seigneur J&#233;sus ne fait pas son &#233;loge. C'est le ma&#238;tre de la parabole qui fait l'&#233;loge du g&#233;rant malhonn&#234;te. Le Seigneur J&#233;sus, quant &#224; lui, lorsqu'il reprend la parole &#224; la premi&#232;re personne apr&#232;s avoir racont&#233; cette parabole, &lt;strong&gt;se d&#233;sole que &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;les fils de ce monde soient plus habiles entre eux que les fils de la lumi&#232;re &lt;/em&gt; &#187;&lt;/strong&gt;. L&#224; se trouve la pointe de la parabole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des personnes dont la vie est focalis&#233;e sur l'enrichissement malhonn&#234;te et dont l'horizon ne d&#233;passe pas les r&#233;alit&#233;s mat&#233;rielles &#8211; les &#171; fils de ce monde &#187; &#8211; sont capables d'entraide, bien plus que ne le sont entre eux les &#171; fils de la lumi&#232;re &#187;, c'est-&#224;-dire des personnes dont la vie devrait &#234;tre focalis&#233;e sur les biens &#233;ternels, sur l'av&#232;nement du Royaume, sur l'amour de Dieu et du prochain. Au cas o&#249; ce ne serait pas bien clair, disons-le franchement : c'est de nous qu'il s'agit l&#224;, c'est &#224; nous que le Seigneur adresse cette parole provocante. Mais avant m&#234;me de r&#233;fl&#233;chir &#224; l'&#233;mulation spirituelle que nous exer&#231;ons les uns envers les autres, il nous faut nous poser cette question : &lt;strong&gt;au fait, notre vie est-elle bien focalis&#233;e sur les biens &#233;ternels ?&lt;/strong&gt; Il est certain que le Seigneur J&#233;sus ne nous demande pas de vivre d&#233;connect&#233;s des r&#233;alit&#233;s de ce monde : il aime ce monde dans lequel il est venu pour notre salut. Mais il nous appelle &#224; agir de fa&#231;on ajust&#233;e dans ce monde : toute la seconde partie du passage de l'&#233;vangile que nous avons entendu pr&#233;sente un enchev&#234;trement &#8211; peut-&#234;tre un peu compliqu&#233; au premier abord &#8211; entre les r&#233;alit&#233;s de ce monde et les r&#233;alit&#233;s &#233;ternelles, entre l'argent malhonn&#234;te et le bien v&#233;ritable. N'en est-il pas ainsi dans notre vie ? Pour d&#233;m&#234;ler cet &#233;cheveau, il faut remarquer d'abord que &lt;strong&gt;la qualit&#233; des fils de la lumi&#232;re, la qualit&#233; des enfants de Dieu, doit &#234;tre de se montrer &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;dignes de confiance&lt;/em&gt; &#187;, d'&#234;tre des personnes fiables et cr&#233;dibles dans tout ce qui leur est confi&#233;&lt;/strong&gt; : accomplir fid&#232;lement, humblement, la t&#226;che qui nous incombe, sans compromission avec les filous, et sans recherche d'un profit personnel indu &#8211; cela peut-&#234;tre un v&#233;ritable combat. Mais aussi, il nous faut &#234;tre au clair sur l'identit&#233; du ma&#238;tre que nous servons : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Aucun domestique ne peut servir deux ma&#238;tres : ou bien il ha&#239;ra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera &#224; l'un et m&#233;prisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir &#224; la fois Dieu et l'argent &lt;/em&gt; &#187;. Pour bien saisir la vis&#233;e de cette derni&#232;re sentence, il faut sans doute la d&#233;tacher de la parabole qui pr&#233;c&#232;de. L'argent est ici le symbole de l'idol&#226;trie, de tout ce qui captive notre c&#339;ur et l'emp&#234;che d'&#234;tre libre pour aimer Dieu et le prochain. L'argent, dans ce cas, ce peut &#234;tre les biens mat&#233;riels, mais aussi les biens intellectuels, spirituels, culturels, sur lesquels nous refermons les mains avec cupidit&#233; et dont nous nous servons pour nous mettre au-dessus des autres ou bien pour nous donner des s&#233;curit&#233;s. &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Ce sont les richesses spirituelles qui rendent injuste, lorsqu'on s'y repose avec complaisance et que l'on croit qu'elles sont quelque chose de grand &lt;/em&gt; &#187; &#233;crivait sainte Th&#233;r&#232;se de l'Enfant-J&#233;sus en m&#233;ditant ce passage de l'&#201;vangile. &lt;strong&gt;L'idol&#226;trie, ce serait bien cela : consid&#233;rer ce que nous avons re&#231;u &#8211; et &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;qu'as-tu que tu n'aies re&#231;u ?&lt;/em&gt; &#187; &#8211; comme un bien dont nous serions les propri&#233;taires et sur lequel nous pouvons exercer notre pouvoir absolu.&lt;/strong&gt; Peu importe que ce soient de grands biens ou des pacotilles : quand bien m&#234;me un oiseau ne serait attach&#233; que par un mince fil &#224; la patte, il ne pourrait pas s'envoler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de cette Eucharistie, nous communions &#224; l'offrande que le Seigneur J&#233;sus fait de lui-m&#234;me &#224; son P&#232;re et &#224; toute personne. &lt;strong&gt;Il est ce Fils de la lumi&#232;re, la Lumi&#232;re du monde, qui poss&#232;de tout bien, la pl&#233;nitude de la divinit&#233; et l'accomplissement v&#233;ritable de l'humanit&#233; en sa personne unique&lt;/strong&gt;, et il a livr&#233; enti&#232;rement tout ce qu'il est pour notre salut, pour que nous sachions &#224; notre tour, toujours plus, livrer notre vie pour l'amour de Dieu et de nos fr&#232;res et s&#339;urs en humanit&#233;. Qu'il nous entra&#238;ne dans sa propre offrande pour que, l&#224; o&#249; nous sommes, dans l'&#233;tat de vie qui est le n&#244;tre, notre vie soit toujours plus une vie donn&#233;e pour l'av&#232;nement du Royaume !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Anthony-Joseph de Sainte Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus, ocd - (&lt;a href=&#034;http://www.carmes-paris.org/un-couvent-a-paris/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent de Paris&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hom&#233;lie 24&#176; dim. TO : L'homme cr&#233;a Dieu &#224; son image&#8230;</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : Ex 32, 7-11.13-14 ; Ps 50 ; 1 Tm 1, 12-17 ; Lc 15, 1-32 Faut-il se d&#233;soler du p&#233;ch&#233; des hommes &#8211; des n&#244;tres &#8211; ou se r&#233;jouir de la gr&#226;ce de Dieu ? Faut-il, dans la parabole, regarder les deux fils en se lamentant de l'un ou de l'autre per&#231;u comme miroir de notre c&#339;ur ou bien s'&#233;merveiller de la joie patiente et humble du P&#232;re ? Telle est peut-&#234;tre une question &#224; laquelle il ne faut pas r&#233;pondre ! La liturgie de la Parole nous pr&#233;sente au fond deux faces d'une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2015-2016-Annee-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2015-2016 (Ann&#233;e C)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;smallcaps&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : Ex 32, 7-11.13-14 ; Ps 50 ; 1 Tm 1, 12-17 ; Lc 15, 1-32&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faut-il se d&#233;soler du p&#233;ch&#233; des hommes &#8211; des n&#244;tres &#8211; ou se r&#233;jouir de la gr&#226;ce de Dieu ?&lt;/strong&gt; Faut-il, dans la parabole, regarder les deux fils en se lamentant de l'un ou de l'autre per&#231;u comme miroir de notre c&#339;ur ou bien s'&#233;merveiller de la joie patiente et humble du P&#232;re ? Telle est peut-&#234;tre une question &#224; laquelle il ne faut pas r&#233;pondre ! La liturgie de la Parole nous pr&#233;sente au fond deux faces d'une m&#234;me monnaie, la monnaie du salut, le myst&#232;re de l'&#233;conomie divine. D'une part, en effet, avec le symbole du veau d'or, l'itin&#233;raire de saint Paul ou la parabole des deux fils, la r&#233;alit&#233; du p&#233;ch&#233; est richement pr&#233;sent&#233;e. D'autre part et en contraste, avec sa col&#232;re que Mo&#239;se apaise, avec sa gr&#226;ce &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;qui a surabond&#233;&lt;/em&gt; &#187; et que proclame Paul ou avec sa joie, v&#233;ritable fil conducteur des trois paraboles de Luc 15, les textes de ce jour expriment quelque chose du c&#339;ur de notre Dieu. C'est un peu ces deux faces que nous allons reprendre maintenant : &lt;strong&gt;sens du p&#233;ch&#233; et r&#233;v&#233;lation du salut de Dieu.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; L'homme cr&#233;a Dieu &#224; son image &#187; &lt;/strong&gt; : voil&#224; bien, dans la perversion d'un des premiers versets de la Bible, une bonne expression de l'idol&#226;trie et du p&#233;ch&#233; que notre liturgie de la Parole met en sc&#232;ne diversement. L'idol&#226;trie est au fond une &#171; idiol&#226;trie &#187; : idio-l&#226;trie comme on dit idio-rythmie ou idio-syncrasie, c'est-&#224;-dire l'absolutisation et, en ce sens, l'adoration, de soi-m&#234;me ! Face &#224; Dieu lointain (&#171; &lt;sup&gt;ce Mo&#239;se on ne sait ce qu'il est devenu&lt;/sup&gt; &#187; disent les h&#233;breux avant de fa&#231;onner leur veau), face &#224; Dieu d&#233;routant voire scandaleux (c'est bien ce qui motive la r&#233;action du fils ain&#233; qui se prend peut-&#234;tre, en entendant la musique comme dans la sc&#232;ne du veau d'or, pour un nouveau Mo&#239;se) ou face &#224; Dieu per&#231;u comme brimeur de libert&#233; (ainsi pouvons-nous comprendre l'attitude du pu&#238;n&#233; qui, en demandant l'h&#233;ritage, anticipe la mort de son p&#232;re pour partir loin de lui), &lt;strong&gt;nous pouvons avoir peur, nous d&#233;courager, nous impatienter et pr&#233;f&#233;rer un dieu ma&#238;trisable, un dieu imm&#233;diat, un dieu &#224; notre port&#233;e&lt;/strong&gt; &#8211; port&#233;e de nos concepts, port&#233;e de nos envies : un dieu &#224; notre image. L'Ecriture avec la figure d'un bovid&#233; nous en montre tout le ridicule, le non-sens et la laideur. Le p&#233;ch&#233; avilit : ainsi les h&#233;breux se d&#233;nudent-ils de leurs bijoux, ainsi le puin&#233; va-t-il garder les porcs &#8211; animal impur &#8211; r&#234;vant m&#234;me de manger leur nourriture. Le p&#233;ch&#233; oublie ou a l'illusion de pouvoir tout reconstruire &#224; partir de z&#233;ro (d'ailleurs dans le r&#233;cit du veau d'or, Dieu m&#234;me est tent&#233; par cela &#8211; oublier les promesses pass&#233;es et constituer un nouveau peuple &#8211; avant que d'&#234;tre dissuad&#233; par Mo&#239;se). Le p&#233;ch&#233; se contente au fond de l'immanence, d'un espace &#224; notre mesure, r&#233;duit &#224; la finitude : il vient comme incurver notre monde et le couper de Dieu transcendant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;v&#233;lation du salut vient mettre cela en lumi&#232;re (&#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt; tous les hommes sont p&#233;cheurs&lt;/em&gt; &#187; r&#233;sume saint Paul dans l'&#233;p&#238;tre aux Romains) mais &#8211; deuxi&#232;me face de notre monnaie &#8211; en r&#233;v&#233;lant que nous en sommes sauv&#233;s : par J&#233;sus mort et ressuscit&#233; nous dit Paul ; car Dieu se r&#233;jouit de ce qui, perdu, est retrouv&#233; et de ce qui, mort, est revenu &#224; la vie nous dit l'&#233;vangile. &lt;strong&gt;C'est parce que nous accueillons le salut que nous d&#233;couvrons que nous sommes profond&#233;ment p&#233;cheurs&lt;/strong&gt;. Le p&#233;ch&#233; est donc une exp&#233;rience th&#233;ologique et la pointe de nos textes est de c&#233;l&#233;brer le salut vainqueur du p&#233;ch&#233;. C'est l'&#171; heureuse faute &#187; que chante l'Exultet ou &#171; la gr&#226;ce d'&#234;tre p&#233;cheur &#187; de certains auteurs spirituels. Un verset magnifique qui pourra habiter notre c&#339;ur approfondit cela : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;la gr&#226;ce de notre Seigneur a &#233;t&#233; encore plus abondante&lt;/em&gt; &#187; confesse Paul en relisant sa vie. Cette surabondance exprime l'exc&#232;s de Dieu : exc&#232;s de sa bont&#233;, exc&#232;s de son pardon, exc&#232;s de sa patience. Cette surabondance exprime l'in&#233;puisable de la gr&#226;ce et, par l&#224;, sa victoire (la gr&#226;ce de Dieu a &#233;t&#233; la &#171; plus forte ! &#187; disait la pr&#233;c&#233;dente traduction) car notre p&#233;ch&#233; est souvent sans pers&#233;v&#233;rance ni solidit&#233; : nous sommes au fond m&#233;diocres car dans le p&#233;ch&#233; mais aussi m&#234;me dans le p&#233;ch&#233;. Sainte Th&#233;r&#232;se d'Avila a cette formidable expression : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;le Seigneur m'accable de ses dons&lt;/em&gt; &#187; c'est-&#224;-dire me ch&#226;tie de ses gr&#226;ces ! De m&#234;me, Paul disait que le Seigneur l'a &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;estim&#233; digne de confiance lui qui &#233;tait autrefois blasph&#233;mateur&lt;/em&gt; &#187; : son pardon va jusque-l&#224;, non seulement tourner la page mais en &#233;crire de nouvelles avec celui-l&#224; m&#234;me qui a fait le mal et tant de ratures !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Jean de la Croix, deux choses appartiennent en propre &#224; Dieu : le fait que tout honneur &#224; lui seul est du et le pardon des p&#233;ch&#233;s. Cela peut rassembler les deux faces de notre monnaie : le p&#233;ch&#233; &#8211; l'idol&#226;trie dont elle est comme la racine &#8211; est justement d'honorer autre chose comme Dieu alors qu'avec le salut, le p&#233;ch&#233; n'a pas le dernier mot. Au contraire, &lt;strong&gt;le myst&#232;re du salut fait du p&#233;ch&#233; l'occasion possible de la rencontre avec Dieu &lt;/strong&gt; : joie de Dieu que manifeste l'&#233;vangile, et puisque &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt; tout ce qui est &#224; toi est &#224; moi &lt;/em&gt; &#187;, joie des hommes pour leur retour vers Dieu ou celui de leurs fr&#232;res. Mais attention, c'est toujours de nuit que nous cheminons. Si sur le p&#233;ch&#233;, nos textes bibliques interdisent tout terrorisme de la peur ils ne jouent pas pour autant une d&#233;magogie de la gr&#226;ce : notre compr&#233;hension du salut n'est pas &#224; notre mesure et croire maitriser le salut serait une autre forme d'idol&#226;trie. Non, notre chemin avec le Seigneur se fait pas &#224; pas dans l'attestation de la gr&#226;ce re&#231;ue et tout &#224; la fois dans la contestation de notre compr&#233;hension de celle-ci. L&#224; est le secret, le labeur et l'&#233;tonnement de notre pri&#232;re : &#171; partant en ce chemin, entrer dans le chemin c'est laisser son chemin &#187;. Amen&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Guillaume Dehorter, Provincial de Paris ocd&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hom&#233;lie 23&#176; dim. TO : pr&#233;f&#233;rer J&#233;sus &#224; tout ?</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Homelie-23o-dim-TO-preferer-Jesus-a-tout.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.carmel.asso.fr/Homelie-23o-dim-TO-preferer-Jesus-a-tout.html</guid>
		<dc:date>2016-09-07T09:03:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : Sg 9, 13-18 ; Ps 89 ; Phm 9b-10.12-17 ; Lc 14, 25-33 Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher &#224; ma suite ne peut pas &#234;tre mon disciple ! Ces paroles, J&#233;sus ne les adresse pas &#224; un groupe restreint d'appel&#233;s ou d'&#233;lus mais &#224; des grandes foules qui faisaient route avec lui ! Nous pouvons donc consid&#233;rer que ces paroles s'adressent aussi &#224; nous &#8230; Que veut dire J&#233;sus ? Que pour &#234;tre son disciple, il ne suffit pas de venir &#224; Lui pour demander quelque chose (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2015-2016-Annee-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2015-2016 (Ann&#233;e C)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;smallcaps&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e C) : Sg 9, 13-18 ; Ps 89 ; Phm 9b-10.12-17 ; Lc 14, 25-33&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher &#224; ma suite ne peut pas &#234;tre mon disciple !
Ces paroles, J&#233;sus ne les adresse pas &#224; un groupe restreint d'appel&#233;s ou d'&#233;lus mais &#224; des grandes foules qui faisaient route avec lui ! Nous pouvons donc consid&#233;rer que ces paroles s'adressent aussi &#224; nous &#8230;
&lt;strong&gt;Que veut dire J&#233;sus ?
&lt;/strong&gt;
Que pour &#234;tre son disciple, il ne suffit pas de venir &#224; Lui pour demander quelque chose ou pour &#233;couter sa parole, aussi juste cela soit-il.
A trois reprises, retentit la formule : celui-ci &#171; ne peut &#234;tre mon disciple &#187;.
J&#233;sus &#233;nonce une condition pour &#234;tre son disciple, pour le suivre, une condition choquante en elle-m&#234;me.
&#034;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Si quelqu'un vient &#224; moi sans me pr&#233;f&#233;rer &#224; son p&#232;re, sa m&#232;re, sa femme, ses enfants, ses fr&#232;res et s&#339;urs, et m&#234;me &#224; sa propre vie, il ne peut pas &#234;tre mon disciple&lt;/em&gt;.&#034;
La traduction &#233;dulcore l'original grec qui dit non pas &#171; sans me pr&#233;f&#233;rer &#224; &#187; mais &#171; sans ha&#239;r &#187; (mise&#244;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment interpr&#233;ter, comprendre une affirmation de J&#233;sus aussi rude ?
&lt;/strong&gt;
La rupture avec la famille n'est pas syst&#233;matique, comme un passage oblig&#233;, pour &#234;tre disciple du Christ, mais n&#233;cessaire, in&#233;vitable, lorsque les liens familiaux concurrencent et entravent l'attachement au Christ et emp&#234;chent pr&#233;cis&#233;ment le disciple de devenir, d'&#234;tre disciple !
Dans la parabole du b&#226;tisseur de tour et celle du roi qui part en guerre, J&#233;sus &#233;nonce ce qu'il faut faire avant de s'engager derri&#232;re lui. Pour &#234;tre son disciple, pour le devenir, il faut d'abord commencer par s'asseoir !
C'est-&#224;-dire &lt;strong&gt;prendre le temps d'une vraie r&#233;flexion, d'un discernement s&#233;rieux, o&#249; le projet est confront&#233; au r&#233;el&lt;/strong&gt;.
Commencer par s'asseoir pour r&#233;fl&#233;chir, m&#233;diter, prier, parler &#224; Dieu, lui demander sa lumi&#232;re !
Ne sommes-nous pas tous capables de cela ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re lecture nous rappelle quelque chose de fondamental :
&#034;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Et qui aurait connu ta volont&#233;, si tu n'avais pas donn&#233; la Sagesse et envoy&#233; d'en haut ton Esprit Saint ?&lt;/em&gt;&#034; nous dit le livre de la Sagesse.
Sans la r&#233;v&#233;lation de Dieu, sans l'appui de l'Ecriture, de la Tradition, des sacrements, nous aurions beaucoup de mal &#224; bien discerner, &#224; faire les bons choix dans notre vie.
Rendons gr&#226;ces &#224; Dieu pour la lumi&#232;re qu'Il nous donne par ces m&#233;diations.
Cette lumi&#232;re est indispensable pour celui ou celle qui vient &#224; J&#233;sus, pour devenir son disciple.
Au fond,&lt;strong&gt; le discernement consiste &#224; savoir ce que l'on veut, ce que l'on d&#233;sire profond&#233;ment, &#224; se conna&#238;tre en v&#233;rit&#233;, &#224; savoir ce que l'on est pr&#234;t &#224; abandonner pour gagner ce que l'on croit &#234;tre le meilleur pour nous.&lt;/strong&gt;
A cette condition, nous serons pr&#234;ts &#224; entendre, et peut-&#234;tre &#224; accepter, cette parole rude de l'Evangile :
&#171; Ainsi donc celui d'entre vous qui ne renonce pas &#224; tout ce qui lui appartient ne peut pas &#234;tre mon disciple ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus demande &#224; son disciple de le pr&#233;f&#233;rer &#224; tout, c'est-&#224;-dire &#224; tout attachement humain et &#224; tous biens, toutes richesses personnelles.
La question se pose in&#233;vitablement : puis-je me reconna&#238;tre, me dire de moi-m&#234;me, disciple de J&#233;sus, lorsque j'entends cet &#201;vangile ?
J&#233;sus, nous le savons, place la barre tr&#232;s haut.
Il attend de ses disciples bien plus que ce que la Loi demandait en Isra&#235;l !
Mais si l'on r&#233;fl&#233;chit &#224; ce qu'il demande, en prenant le temps de m&#233;diter, en commen&#231;ant par s'asseoir, selon l'enseignement de la parabole, &lt;strong&gt;est-ce si difficile de pr&#233;f&#233;rer J&#233;sus &#224; tout ?
Oui et non !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, si l'on pense que cela doit se faire instantan&#233;ment et compl&#232;tement, comme par miracle. Les conversions totales et instantan&#233;es sont rares, si elles existent vraiment&#8230;
Non, si l'on comprend que &lt;strong&gt;le choix de suivre le Christ est un chemin &#224; prendre, un chemin de conversion&lt;/strong&gt;, avec des joies, sem&#233; d'emb&#251;ches certes, mais un chemin possible.
La vie des saints le d&#233;montre.
Celle qui est canonis&#233;e aujourd'hui &#224; Rome a sans conteste pr&#233;f&#233;r&#233; le Christ &#224; tout.
On sait, depuis sa b&#233;atification, par la publication de ses &#233;crits, que cette femme a eu une vie courageuse, elle a continu&#233; son &#339;uvre remarquable de charit&#233; et de mis&#233;ricorde, malgr&#233; une longue &#233;preuve de la foi, une longue nuit spirituelle, qui aurait dur&#233; une grande partie de sa vie !
&#034;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher &#224; ma suite ne peut pas &#234;tre mon disciple&lt;/em&gt; !&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La foi, l'esp&#233;rance et la charit&#233; sont donn&#233;es, chaque jour, &#224; ceux et celles qui font le choix de devenir disciples de J&#233;sus&lt;/strong&gt;, de le suivre sur la route, ces dons de Dieu permettent de franchir les difficult&#233;s et les obstacles rencontr&#233;s sur le chemin.
&#8230; &#034;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;de grandes foules faisaient route avec J&#233;sus&lt;/em&gt;&#034;&#8230;
Allons parmi ces foules, &lt;strong&gt;c'est en faisant route avec Lui, qu'il nous sera donn&#233; d'apprendre &#224; devenir son disciple&lt;/strong&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Robert Arcas, ocd (&lt;a href=&#034;http://paris.carmes-paris.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent de Paris&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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