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		<title>Carmel en France</title>
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		<title>Le Christ &#171; Lumi&#232;re du monde &#187; (Ho. J&#233;sus Christ Roi de l'Univers )</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Dn 7, 13-14 ; Ps 92 (93), Ap 1, 5-8 ; (Jn 18, 33b-37 Le Christ &#171; Lumi&#232;re du monde &#187; ou &#171; Bon Berger &#187; nous rejoint sans doute plus imm&#233;diatement que l'appellation de &#171; Roi de l'Univers &#187;. La royaut&#233; est un symbole de toute-puissance comme l'exprime le livre de Daniel : &#171; Sa domination est une domination &#233;ternelle, qui ne passera pas, et sa royaut&#233;, une royaut&#233; qui ne sera pas d&#233;truite. &#187; Mais du fait de la convoitise qui affecte l'homme charnel, elle fait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2017-2018-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2017-2018 (Ann&#233;e B)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/christ-roi-31dc3.png?1782943819' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Dn 7, 13-14 ; Ps 92 (93), Ap 1, 5-8 ; (Jn 18, 33b-37&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Christ &#171; Lumi&#232;re du monde &#187; ou &#171; Bon Berger &#187; nous rejoint sans doute plus imm&#233;diatement que l'appellation de &#171; Roi de l'Univers &#187;. La royaut&#233; est un symbole de toute-puissance comme l'exprime le livre de Daniel : &#171; Sa domination est une domination &#233;ternelle, qui ne passera pas, et sa royaut&#233;, une royaut&#233; qui ne sera pas d&#233;truite. &#187; Mais du fait de la convoitise qui affecte l'homme charnel, elle fait craindre ce d&#233;sir de domination, qui se manifeste tant au plan politique, que financier, technologique ou m&#233;diatique. Le d&#233;sir de puissance menace aussi le domaine religieux. Pensons &#224; l'alliance probl&#233;matique du tr&#244;ne et de l'autel dans l'histoire de France. Aujourd'hui, &lt;strong&gt;le Pape Fran&#231;ois d&#233;nonce la mondanit&#233; dans l'Eglise et pose la question du cl&#233;ricalisme&lt;/strong&gt;. J&#233;sus, fut lui-m&#234;me conscient de l'ambigu&#239;t&#233; d'un messianisme royal. Il a accept&#233; le titre de roi seulement apr&#232;s son arrestation. Ce roi livr&#233; aux puissants de ce monde t&#233;moigne alors d'une royaut&#233; qui n'est pas de ce monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, J&#233;sus exerce cette royaut&#233;, non par le moyen de la puissance, mais par celui de la v&#233;rit&#233; : &#171; Moi, je suis n&#233;, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre t&#233;moignage &#224; la v&#233;rit&#233;. &#187; Si la revendication de puissance pouvait &#234;tre ambig&#252;e, le rapport &#224; la v&#233;rit&#233; est lui aussi probl&#233;matique. L'affirmation d'une v&#233;rit&#233; unique ne favorise-t-elle pas l'intransigeance ? Chacun revendique le droit d'avoir sa v&#233;rit&#233; pour d&#233;fendre sa libert&#233; de penser. La libert&#233; est en effet la marque de l'homme cr&#233;&#233; &#224; l'image de Dieu. J&#233;sus lui-m&#234;me sollicite cette libert&#233; lorsqu'il parle de t&#233;moignage. Tandis que une v&#233;rit&#233; rationnelle, voire dogmatique, s'impose &#224; la conscience comme une n&#233;cessit&#233;, la v&#233;rit&#233; du t&#233;moignage demande pour &#234;tre reconnue un engagement de la libert&#233;. Parce qu'elle est de l'ordre de la Vie qui exc&#232;de toute d&#233;finition, &lt;strong&gt;la V&#233;rit&#233; &#224; laquelle J&#233;sus rend t&#233;moignage fait avant tout appel &#224; notre libert&#233;&lt;/strong&gt;. Son t&#233;moignage, c'est celui de sa vie donn&#233;e pour que le monde vive de la Vie de Dieu. Le menteur selon la Bible, c'est l'homicide,&lt;strong&gt; tandis que J&#233;sus est le chemin vers Dieu parce qu'il est la V&#233;rit&#233; qui fait vivre de Dieu&lt;/strong&gt;. Jusque dans la mort, le sang et l'eau jaillis de son c&#244;t&#233; transperc&#233; t&#233;moignent de cette V&#233;rit&#233; qui est Vie &#233;ternelle : &#171; Celui qui a vu rend t&#233;moignage, et son t&#233;moignage est v&#233;ridique ; et celui-l&#224; sait qu'il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. &#187; Il ne s'agit pas d'une d&#233;monstration contraignante, mais d'une exp&#233;rience de salut faite par le disciple bien-aim&#233; : au pied de la Croix, il a &#233;t&#233; t&#233;moin d'une puissance de vie manifest&#233;e jusque dans la souffrance et la mort. Mais comment recevoir ce t&#233;moignage ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quiconque appartient &#224; la v&#233;rit&#233; &#233;coute ma voix. &#187; &lt;strong&gt;Appartenir &#224; la v&#233;rit&#233;, voil&#224; une expression singuli&#232;re. &lt;/strong&gt; Il ne s'agit pas d'acc&#233;der &#224; la v&#233;rit&#233;, mais de se laisser poss&#233;der par elle. J&#233;sus vient r&#233;v&#233;ler une V&#233;rit&#233; qui est puissance de vie et d'amour plus forte que le p&#233;ch&#233; et la mort. La v&#233;rit&#233; est mouvement, &#233;lan, r&#233;surrection et communion &#224; la Vie. &lt;strong&gt;J&#233;sus rend t&#233;moignage &#224; cette V&#233;rit&#233; par sa vie donn&#233;e et sa r&#233;surrection d'entre les morts&lt;/strong&gt;. Quiconque ose croire &#224; son propre d&#233;sir de vivre en pl&#233;nitude est en mesure d'&#233;couter la voix de J&#233;sus. Le fait de se r&#233;f&#233;rer ici &#224; sa voix plut&#244;t qu'&#224; sa parole souligne la dimension relationnelle de cette &#233;coute. La voix communique, non pas un message, mais la pr&#233;sence d'une personne. &#201;couter la voix ne fait pas appel &#224; notre compr&#233;hension, mais nous &#233;tablit dans une relation. &#201;couter la voix de J&#233;sus, c'est accueillir celui qui seul a le pouvoir de nous rejoindre en notre c&#339;ur profond. Entendre son appel, c'est &#233;prouver la pr&#233;sence de celui qui conna&#238;t chacun par son nom : &#171; Mes brebis &#233;coutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie &#233;ternelle. &#187; Une telle relation est &#224; l'&#233;vidence V&#233;rit&#233; et Vie &#233;ternelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;couter la voix de J&#233;sus, c'est &#234;tre en communion avec celui qui est origine et fin de toutes choses : &#171; Moi, je suis l'Alpha et l'Om&#233;ga, dit le Seigneur Dieu, Celui qui est, qui &#233;tait et qui vient, le Souverain de l'univers. &#187; &#201;couter la voix de J&#233;sus, c'est laisser r&#233;sonner en son c&#339;ur le d&#233;sir de la Vie divine qu'il veut nous communiquer. Quiconque appartient &#224; la V&#233;rit&#233; reconna&#238;t en conscience cette soif d'amour infini que r&#233;v&#232;le en nous le t&#233;moignage de J&#233;sus. Sa voix nous appelle &#224; vivre par lui, avec lui et en lui de cette V&#233;rit&#233; : Dieu est amour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr. Olivier-Marie Rousseau , ocd - (&lt;a href=&#034;https://www.carmes-paris.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.carmes-paris.org&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur P&#232;re (Ho33&#176; dim. TO)</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Les-justes-resplendiront-comme-le-soleil-dans-le-Royaume-de.html</link>
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		<dc:date>2018-11-19T15:48:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Dn 12, 1-3 ; Ps 15 (16),He 10, 11-14.18 ;Mc 13, 24-32 J&#233;sus parle de soleil obscurci, de grande d&#233;tresse, de lune p&#226;le, d'&#233;toiles tomb&#233;es du ciel, de puissance c&#233;lestes &#233;branl&#233;es. Et le proph&#232;te Daniel, dans la 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;re&lt;/sup&gt; lecture, nous a parl&#233; de son c&#244;t&#233; &#171; d'un temps de d&#233;tresse [tel qu'il] n'y en a jamais eu de semblable depuis que les nations existent &#187;, un temps de d&#233;tresse qui annonce cependant que &#171; l'&#233;t&#233; est proche &#187; , l'&#233;t&#233; de la vie &#233;ternelle &#224; laquelle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2017-2018-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2017-2018 (Ann&#233;e B)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Dn 12, 1-3 ; Ps 15 (16),He 10, 11-14.18 ;Mc 13, 24-32&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus parle de soleil obscurci, de grande d&#233;tresse, de lune p&#226;le, d'&#233;toiles tomb&#233;es du ciel, de puissance c&#233;lestes &#233;branl&#233;es. Et le proph&#232;te Daniel, dans la 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;re&lt;/sup&gt; lecture, nous a parl&#233; de son c&#244;t&#233; &#171; d'un temps de d&#233;tresse [tel qu'il] n'y en a jamais eu de semblable depuis que les nations existent &#187;, un temps de d&#233;tresse qui annonce cependant que &#171; l'&#233;t&#233; est proche &#187; , l'&#233;t&#233; de la vie &#233;ternelle &#224; laquelle nous sommes appel&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et J&#233;sus d'ajouter que&lt;strong&gt; l'important, est de se tenir pr&#234;t&lt;/strong&gt;, sans chercher &#224; savoir &#224; quelle date cet &#233;t&#233; va-t-il venir, car il le dit lui-m&#234;me : &#171; ce jour et cette heure-l&#224;, nul ne les conna&#238;t. Pas m&#234;me les anges, pas m&#234;me le Fils, mais seulement le P&#232;re &#187;. Le P&#232;re ferait-il des &#8216;&#8216;cachoteries'' &#224; son Fils ? Non, J&#233;sus indique simplement que sa seule pr&#233;occupation est de sauver tout homme, quelque soit le moment et le lieu. Depuis sa R&#233;surrection, J&#233;sus parcourt la terre &#224; la recherche d'&#233;lus, laissant le soin au P&#232;re de d&#233;cider &#224; quel moment les &#233;lus seront au complet, &#224; quel moment &#171; l'&#233;t&#233; [qui] est proche &#187; et dont il nous parle aujourd'hui, pourra &#234;tre accompli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, J&#233;sus nous invite &#224; prendre conscience de notre destin&#233;e : nous sommes appel&#233;s &#224; &#234;tre &#171; comme les &#233;toiles pour toujours et &#224; jamais &#187; [Dn]. J&#233;sus souhaite nous voir briller, comme il l'affirme en un autre passage d'&#233;vangile : &#171; Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur P&#232;re &#187; [Mt 13,43]. Et J&#233;sus se d&#233;crit lui-m&#234;me &#8211; au livre de l'Apocalypse &#8211; comme &#233;tant &#171; l'&#233;toile brillante du matin &#187; [Ap 22,16], celle qui nous guide vers le Ciel &#233;ternel comme elle guidait les bergers cherchant &#224; s'orienter dans les temps anciens (d'o&#249; cet autre nom, qui nous est plus familier et qui est toujours actuel, d'&#233;toile du Berger).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, nous dit Saint Jean Chrysostome (cat&#233;ch&#232;se baptismale 3), &#171; Dieu soit b&#233;ni, car voici que de la terre aussi apparaissent des &#233;toiles, plus brillantes que celles des cieux. Des &#233;toiles, sur terre, &#224; cause de Celui qui des cieux est apparu sur terre. Non seulement sur terre, ces &#233;toiles, mais en plein jour ; deuxi&#232;me merveille ! &#201;toiles de jour, plus &#233;clatantes que celles de la nuit, car les unes s'effacent quand para&#238;t le soleil ; les autres, quand para&#238;t le soleil de justice, brillent d'un plus vif &#233;clat : as-tu jamais vu des &#233;toiles para&#238;tre en plein soleil ? &#187;
D&#232;s lors, &#8216;&#8216;Laissons-nous instruire par la comparaison du figuier'', nous dit J&#233;sus : nous sommes des bourgeons d'&#233;toiles : si nous sommes aujourd'hui bien enracin&#233;s en notre vie sur terre, comme sur un figuier, nous sommes bel et bien appel&#233;s &#224; &#234;tre &#233;lev&#233;s jusqu'au Ciel &#233;toil&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous ne sommes pas seuls.
&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Il y a une multitude de bourgeons d'&#233;toiles, sur ce figuier enracin&#233; dans l'amour de Dieu&lt;/strong&gt;. Et parmi eux, il y a des bourgeons plut&#244;t isol&#233;s, et m&#234;me s&#233;rieusement &#233;corch&#233;s par les intemp&#233;ries de ce monde : ce sont les pauvres, ces bourgeons d'&#233;toile demandant un soin tout particulier.
Le pape Fran&#231;ois, dans sa lettre pour aujourd'hui, c'est-&#224;-dire pour la Journ&#233;e Mondiale des Pauvres, nous demande d'avoir une &#171; &lt;strong&gt; attention aimante&lt;/strong&gt; &#187;. Ils sont sur le m&#234;me figuier que nous, et ils rayonneront d'une lumi&#232;re &#233;clatante et particuli&#232;re dans l'Univers du Royaume c&#233;leste.
Nous sommes donc invit&#233;s &#8211; moi tout comme vous ! &#8211; &#224; r&#233;pondre &#224; l'invitation du pape, qui nous demande de consid&#233;rer les pauvres comme nos &#233;gaux, bourgeons d'&#233;toiles appel&#233;s &#224; briller comme nous-m&#234;mes, et m&#234;me appel&#233;s &#224; briller avant nous et plus que nous au Ciel (souvenons-nous, en effet, que J&#233;sus nous dit que les derniers aux yeux de ce monde seront les premiers dans l'autre monde&#8230;). Aidons-les, nous demande Fran&#231;ois, en faisant en sorte qu'ils puissent &#171; percevoir [en nous] la pr&#233;sence de fr&#232;res et de s&#339;urs qui se pr&#233;occupent d'eux, leur ouvrant la porte de leur c&#339;ur et de leur vie, les consid&#233;rant comme des amis et des familiers. &#187;.
C'est &#224; la fois peu, le pape pr&#233;cisant qu'il ne nous demande pas &#171; de vouloir jouer les premiers r&#244;les face aux pauvres &#187; (il y a pour cela des hommes mandat&#233;s par l'Esprit-Saint pour se consacrer &#224; leur cause !), et c'est beaucoup, car notre attention aimante exprimera la proximit&#233; de Dieu &#224; leur &#233;gard, proximit&#233; divine que &#171; les pauvres sont les premiers capables de reconna&#238;tre &#187;. &lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Heureux sommes-nous, si nous voulons bien briller &#224; leurs c&#244;t&#233;s dans le Ciel &#233;toil&#233;&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Fr. Cyril Robert , ocd - ([&lt;a href=&#034;https://www.carmes-paris.org/un-couvent-a-paris/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.carmes-paris.org/un-couvent-a-paris/&lt;/a&gt;])&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aimer avec intelligence (Hom&#233;lie 31&#176; dimanche TO)</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Aimer-avec-intelligence-Homelie-31o-dimanche-TO.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Dt 6, 2-6 ; Ps 17 (18), 2-3, 4, 47.51 ; He 7, 23-28 ; Mc 12, 28-34 Serons-nous donc, fr&#232;res et s&#339;urs, aussi judicieux que ce scribe pour comprendre &#224; quel point le double commandement de l'amour doit animer le centre de notre vie ? Judicieux en effet car notre jugement est impliqu&#233; dans toute ob&#233;issance &#224; un commandement : ob&#233;ir, c'est d'abord &#233;couter, comme Mo&#239;se le rappelle &#224; Isra&#235;l dans ces versets fondamentaux de la foi juive et de la n&#244;tre : Shema, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2017-2018-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2017-2018 (Ann&#233;e B)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Dt 6, 2-6 ; Ps 17 (18), 2-3, 4, 47.51 ; He 7, 23-28 ; Mc 12, 28-34&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serons-nous donc, fr&#232;res et s&#339;urs, aussi judicieux que ce scribe pour comprendre &#224; quel point le double commandement de l'amour doit animer le centre de notre vie ? Judicieux en effet car notre jugement est impliqu&#233; dans toute ob&#233;issance &#224; un commandement : ob&#233;ir, c'est d'abord &#233;couter, comme Mo&#239;se le rappelle &#224; Isra&#235;l dans ces versets fondamentaux de la foi juive et de la n&#244;tre : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Shema&lt;/em&gt;, &#233;coute Isra&#235;l. &#201;coute ce qui est important afin de le mettre en pratique. Et c'est cette mise en pratique qui nous fera encore mieux comprendre pourquoi ce commandement est aussi d&#233;cisif pour notre vie. &lt;strong&gt;L'exp&#233;rience de la foi, sa pratique nous aide &#224; mieux habiter et &#224; comprendre de l'int&#233;rieur le sens de la loi divine, loi de vie et chemin de bonheur&lt;/strong&gt;. Soulignons que J&#233;sus insiste sur l'implication de notre intelligence lorsqu'il cite le Deut&#233;ronome pour r&#233;pondre au scribe : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton c&#339;ur, de toute ton &#226;me, de tout ton esprit et de toute ta force&lt;/em&gt;. &#187; J&#233;sus ajoute en effet le quatri&#232;me terme esprit repris ensuite autrement par le scribe avec le mot intelligence. Notre pens&#233;e, notre intelligence doit donc &#234;tre engag&#233;e dans l'amour de Dieu, comme elle le sera dans celui du prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait donc dire qu'il faut &#234;tre intelligent, au sens de l'intelligence du c&#339;ur et non de l'intellectualisme, pour aimer vraiment Dieu. &lt;strong&gt;Cette intelligence na&#238;t pr&#233;cis&#233;ment de l'&#233;coute de Dieu, dans sa parole&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Avant de pr&#233;tendre aimer, il nous faut &#233;couter&lt;/strong&gt;. Et J&#233;sus rappelle bien au scribe que le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; commandement, au sens strict, ne commence pas par &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Tu aimeras&lt;/em&gt; &#187; mais par &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;coute, Isra&#235;l : le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur&lt;/em&gt;. &#187; Pourquoi donc ? Peut-&#234;tre parce que le premier acte est de comprendre en profondeur qu'une seule chose importe. Une seule chose est n&#233;cessaire comme J&#233;sus le dira &#224; Marthe, dispers&#233;e dans la multiplicit&#233; des choses &#224; faire. Cette unique chose, c'est que Dieu seul est Dieu, que &lt;strong&gt;Dieu seul suffit&lt;/strong&gt;. Lui seul &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;demeure pour l'&#233;ternit&#233;&lt;/em&gt; &#187; et peut vraiment &#234;tre la source de notre bonheur, de notre joie. &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Isra&#235;l, tu &#233;couteras, tu veilleras &#224; mettre en pratique ce qui t'apportera bonheur et f&#233;condit&#233;&lt;/em&gt;. &#187; Plus nous &#233;coutons la Parole de Dieu, plus nous comprenons &#224; quel point Dieu seul peut unifier et &#233;panouir notre existence. Alors nous pouvons nous d&#233;cider &#224; aimer un peu plus, chaque jour ; &#224; aimer Dieu, &#224; aimer notre prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si nous n'&#233;coutons pas, si nous croyons que le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; commandement commence par &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Tu aimeras&lt;/em&gt; &#187;, nous mettrons notre intelligence entre parenth&#232;ses. Et alors, peut-&#234;tre avec g&#233;n&#233;rosit&#233;, nous allons essayer d'aimer Dieu et le prochain. Et nous l'aimerons avec nous-m&#234;mes, en puisant la force dans nos sentiments. Et nous nous engagerons, et nous nous lasserons, et nous nous userons, jusqu'au d&#233;couragement, peut-&#234;tre m&#234;me jusqu'au d&#233;sespoir. Car nous n'avons pas &#233;cout&#233;, nous n'avons pas r&#233;fl&#233;chi. Aussi, &lt;strong&gt;nous avons cherch&#233; &#224; aimer comme le monde nous le dit&lt;/strong&gt;, avec nos sentiments, avec leur sinc&#233;rit&#233;. Mais cela n'a pas suffi. J&#233;sus nous indique, &#224; la suite de Mo&#239;se un chemin plus s&#251;r, plus complet, plus unifiant, celui qui engage notre intelligence et notre volont&#233;, dans sa profondeur, dans son int&#233;riorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les deux ressources avec lesquelles il faut aimer reviennent dans la bouche de Mo&#239;se, de J&#233;sus et du scribe : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;de tout ton c&#339;ur&lt;/em&gt; &#187;, &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;de toute ta force&lt;/em&gt; &#187;. De tout ton c&#339;ur au sens biblique, c'est-&#224;-dire, pas les sentiments, mais l'int&#233;riorit&#233; consciente qui implique l'intelligence et la profondeur. De toute ta force, c'est-&#224;-dire avec toute ta volont&#233;, toute l'&#233;nergie profonde qui ne s'appuie pas sur le simple sentir mais sur une d&#233;cision libre et consciente. Je choisis d'aimer, je d&#233;cide d'aimer avec force, avec toute ma d&#233;termination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cet amour-l&#224; qui est vrai, qui est solide et durable ! Ne peut aimer avec toute sa force, de mani&#232;re p&#233;renne, que celui qui a &#233;cout&#233;, compris et d&#233;cid&#233;. Il a &#233;cout&#233; la Parole de Dieu et avec le psaume il a dit : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt; Je t'aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse&lt;/em&gt;. &#187; C'est le Seigneur lui-m&#234;me qui est ma force. C'est par mon &#233;coute que je re&#231;ois la force de l'Esprit Saint. Et c'est cet Esprit Saint qui fortifie ma volont&#233;, convertit mon c&#339;ur et me rend capable d'aimer Dieu comme mon prochain. &#201;videmment, cela ne se fait pas de mani&#232;re magique. Dans le troisi&#232;me livre de la &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Mont&#233;e du Carmel&lt;/em&gt;, Jean de la Croix cite ce passage du Deut&#233;ronome et explique ce que nous avons &#224; faire pour aimer Dieu de toute notre force (III 16,1-2) : nous lib&#233;rer de la dictature de nos passions en les r&#233;orientant par notre intelligence au service de Dieu. C'est un chemin de conversion par lequel notre volont&#233; va &#234;tre transform&#233;e par la charit&#233; divine. &lt;strong&gt;Plus nous consentons &#224; trouver notre joie en Dieu seul, plus nous recevrons de force pour le servir&lt;/strong&gt;. Mais pour cela, il faut accepter de d&#233;sinvestir toutes les &#233;nergies que nous gaspillons dans ce qui ne fait que passer : les modes, les apparences, les relations &#233;ph&#233;m&#232;res, etc. Plus nous r&#233;investissons nos &#233;nergies int&#233;rieures dans le Christ, plus nous sommes fortifi&#233;s par l'Esprit Saint et plus nous sommes rendus capables d'aimer avec force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; le chemin de l'amour ouvert par J&#233;sus en ce dimanche. Prenons donc le temps de le regarder et d'&#233;couter la voix de l'h&#244;te int&#233;rieur. Il nous aidera &#224; rep&#233;rer judicieusement ces lieux qui dans nos vies absorbent des &#233;nergies et des affections st&#233;riles. Demandons &#224; l'Esprit Saint de nous en lib&#233;rer, d'y renoncer pour marcher plus l&#233;g&#232;rement sur la voie du double amour. Et alors, dans la joie, nous pourrons faire n&#244;tre la louange du psaume : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Vive le Seigneur ! B&#233;ni soit mon Rocher !&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Fr. Jean-Alexandre de l'Agneau , ocd - (&lt;a href=&#034;https://www.carmes-paris.org/couvent-davon/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent d'Avon&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Va, ta foi t'a sauv&#233; ! (Hom&#233;lie 30e dim. TO)</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Jr 31, 7-9 ; Ps 125 (126) ; He 5, 1-6 ; Mc 10, 46b-52 J&#233;sus, fils de David, aie piti&#233; de moi ! Ce cri, libre ou &#233;touff&#233;, qui ne l'a pas &#233;mis un jour ? Oui, comme l'aveugle Bartim&#233;e &#224; J&#233;richo n'avons-nous pas un jour ou l'autre pouss&#233; ce cri qui n'est rien d'autre que la pri&#232;re humble du pauvre, perdu dans un monde hostile ou indiff&#233;rent ? Dans l'Evangile, nous constatons que la pers&#233;v&#233;rance de cet homme dans son appel au secours est finalement payante, J&#233;sus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2017-2018-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2017-2018 (Ann&#233;e B)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Jr 31, 7-9 ; Ps 125 (126) ; He 5, 1-6 ; Mc 10, 46b-52&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus, fils de David, aie piti&#233; de moi !
Ce cri, libre ou &#233;touff&#233;, qui ne l'a pas &#233;mis un jour ?
Oui, comme l'aveugle Bartim&#233;e &#224; J&#233;richo n'avons-nous pas un jour ou l'autre pouss&#233; ce cri qui n'est rien d'autre que la pri&#232;re humble du pauvre, perdu dans un monde hostile ou indiff&#233;rent ?
Dans l'Evangile, nous constatons que la pers&#233;v&#233;rance de cet homme dans son appel au secours est finalement payante, J&#233;sus l'entend et demande qu'on l'appelle
Pourquoi J&#233;sus ne l'appelle-t-il pas directement ? J&#233;sus a recours &#224; des interm&#233;diaires pour appeler cet homme
Cela doit nous interpeller, nous chr&#233;tiens, &#224; rester vigilants dans cette mission de m&#233;diation, nous transmettons la parole de Dieu, nous sommes canal de l'Esprit Saint, et l'Evangile nous montre comme il est facile d'&#234;tre le contraire : Beaucoup de gens l'interpellaient vivement pour le faire taire
Nous sommes des interm&#233;diaires de cette rencontre d&#233;cisive entre le Christ et l'homme en qu&#234;te de sens
Je cite ici un extrait du Message au Peuple de Dieu du synode des &#233;v&#234;ques sur la nouvelle &#233;vang&#233;lisation qui s'est achev&#233; ce vendredi, ce sont les &#233;v&#234;ques qui parlent :
&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Nous sentons sinc&#232;rement le devoir de nous convertir avant tout nous-m&#234;mes &#224; la puissance du Christ, qui seul est capable de renouveler toute chose, surtout nos pauvres existences. Avec humilit&#233;, nous devons reconna&#238;tre que les pauvret&#233;s et les faiblesses des disciples de J&#233;sus, en particulier de ses ministres, p&#232;sent sur la cr&#233;dibilit&#233; de la mission. (&#8230;) Nous avons conscience du devoir de reconna&#238;tre humblement notre vuln&#233;rabilit&#233; aux blessures de l'histoire et nous n'h&#233;sitons pas &#224; reconna&#238;tre nos propres p&#233;ch&#233;s. &lt;strong&gt;Cependant, nous sommes aussi convaincus que la force de l'Esprit du Seigneur peut renouveler son &#201;glise et la rev&#234;tir de beaut&#233;&lt;/strong&gt;, si nous nous laissons modeler par lui. (..) Si ce renouvellement &#233;tait confi&#233; &#224; nos forces, il y aurait de s&#233;rieux motifs de douter, mais la conversion, comme l'&#233;vang&#233;lisation, n'a pas dans l'&#201;glise comme premiers acteurs les pauvres hommes que nous sommes, mais bien plut&#244;t l'Esprit m&#234;me du Seigneur. C'est en cela que r&#233;side notre force ainsi que notre certitude que le mal n'aura jamais le dernier mot, ni dans l'&#201;glise ni dans l'histoire : &#171; Que votre c&#339;ur ne se trouble pas et qu'il n'ait pas de crainte &#187; a dit J&#233;sus &#224; ses disciples (Jn 14,27).&lt;/em&gt;
Et plus loin ce Message ajoute :
&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#339;uvre de la nouvelle &#233;vang&#233;lisation repose sur cette certitude sereine. Nous sommes confiants dans l'inspiration et dans la force de l'Esprit, qui nous enseignera ce que nous devons dire et ce que nous devons faire, m&#234;me dans les circonstances les plus difficiles. C'est notre devoir, par cons&#233;quent, de &lt;strong&gt;vaincre la peur par la foi, le d&#233;couragement par l'esp&#233;rance, l'indiff&#233;rence par l'amour&lt;/strong&gt;.&lt;/em&gt;
Ce texte tout frais vient conclure par un message ouvert et optimiste un synode qui avait commenc&#233; dans une ambiance plut&#244;t morose&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Esprit Saint est &#224; l'&#339;uvre dans l'Eglise, comment en douter ?
L'Esprit Saint nous rappelle que nous avons &#224; vivre de foi, d'esp&#233;rance et d'amour
Rappelez-vous l'oraison de la messe de ce jour qui demande &#224; Dieu d'augmenter en nous les vertus th&#233;ologales
C'est la foi qui sauve : Va, ta foi t'a sauv&#233; dit J&#233;sus &#224; Bartim&#233;e
Et le salut par la foi est la plus grande gu&#233;rison que nous pouvons attendre de Dieu
Bartim&#233;e, l'homme se mit &#224; voir
La foi dans notre vieille Europe ne se manifeste gu&#232;re aujourd'hui, sans nous d&#233;courager, nous avons &#224; travailler &#224; faire conna&#238;tre &#224; nos contemporains Celui en qui nous avons mis toute notre esp&#233;rance
Le Message au Peuple de Dieu du synode met clairement en avant le primat de la rencontre du Christ, la foi ne na&#238;t-elle pas d'une rencontre ?
Au synode, la Samaritaine a &#233;t&#233; choisie comme figure de la nouvelle &#233;vang&#233;lisation et symbole du &#171; devoir de s'asseoir aux c&#244;t&#233;s des hommes et des femmes de notre temps &#187;.
La rencontre avec le Christ est propos&#233;e comme l'objectif ultime de tout type d'&#233;vang&#233;lisation, dans les terres d'ancienne chr&#233;tient&#233; comme au Sud
Dans la premi&#232;re lecture, J&#233;r&#233;mie, dans le contexte de l'ancienne alliance, nous invite &#224; pousser des cris de joie, &#224; louer le Seigneur devant le plan de Dieu, les retrouvailles du Seigneur et de son peuple, un Dieu p&#232;re de son peuple, gestes et paroles qui favorisent la rencontre, l'union des c&#339;urs, la joie de vivre
La seconde lecture, la Lettre aux H&#233;breux, pointe le r&#244;le d'interm&#233;diaire du grand pr&#234;tre : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Le grand pr&#234;tre est toujours pris parmi les hommes, charg&#233; d'intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Evangile de ce dimanche nous montre le r&#244;le d'interm&#233;diaires des disciples et de la foule nombreuse dans la rencontre qui se produit entre Bartim&#233;e et J&#233;sus
Ce r&#244;le d'interm&#233;diaire nous devons le tenir pour favoriser la rencontre de nos contemporains avec le Christ, en sachant que pour tous la rencontre avec le Christ est &#224; la fois comme des retrouvailles avec soi-m&#234;me, avec sa v&#233;rit&#233; la plus profonde, et retour vers ce Dieu qui habite en nous
Je cite encore le Message au Peuple de Dieu :
Seul J&#233;sus est capable (&#8230;) de nous d&#233;voiler notre propre v&#233;rit&#233; : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Il m'a dit tout ce que j'ai fait &#187;, confesse la Samaritaine &#224; ses concitoyens. (&#8230;) De l'accueil du t&#233;moignage, les gens passeront &#224; l'exp&#233;rience personnelle de la rencontre : &#171; Ce n'est plus &#224; cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant ; nous l'avons entendu par nous-m&#234;mes, et nous savons que c'est vraiment lui le Sauveur du monde &lt;/em&gt; &#187;.
C'est alors que nous retrouvons la vue sur l'essentiel, comme Bartim&#233;e se mit &#224; voir !
Amen&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Olivier-Marie , ocd - (&lt;a href=&#034;https://www.carmes-paris.org/un-couvent-a-paris/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent de Paris&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Louange &#224; toi, Seigneur J&#233;sus ! (Hom&#233;lie 27&#176; dim. TO)</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Louange-a-toi-Seigneur-Jesus-Homelie-27o-dim-TO.html</link>
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		<dc:date>2018-10-10T09:42:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Gn 2, 18-24 ; Ps 127 (128) ; He 2, 9-11 ; Mc 10, 2-12 &#171; Louange &#224; toi, Seigneur J&#233;sus ! &#187; : habitude rituelle, conviction de foi et ferveur spirituelle dans l'&#233;coute du Seigneur, notre acclamation exprime ce que nous vivons au cours de chaque liturgie de la Parole. L'Ecriture est proclam&#233;e : comme le conclut chaque lecture, c'est la &#171; Parole du Seigneur &#187; que nous accueillons en &#171; rendant gr&#226;ce &#224; Dieu &#187; et que nous acclamons, au terme de l'&#233;vangile, en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2017-2018-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2017-2018 (Ann&#233;e B)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Gn 2, 18-24 ; Ps 127 (128) ; He 2, 9-11 ; Mc 10, 2-12&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Louange &#224; toi, Seigneur J&#233;sus !&lt;/strong&gt; &#187; : habitude rituelle, conviction de foi et ferveur spirituelle dans l'&#233;coute du Seigneur, notre acclamation exprime ce que nous vivons au cours de chaque liturgie de la Parole. L'Ecriture est proclam&#233;e : comme le conclut chaque lecture, c'est la &#171; &lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt; Parole du Seigneur&lt;/strong&gt; &#187; que nous accueillons en &#171; &lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;rendant gr&#226;ce &#224; Dieu&lt;/strong&gt; &#187; et que nous acclamons, au terme de l'&#233;vangile, en louant &#171; Seigneur J&#233;sus &#187;, le Verbe de Dieu, concentration de la Parole et son accomplissement. Pourtant ce mouvement n'est pas automatique : il y faut le silence de notre &#233;coute, le feu de l'Esprit et l'engagement de notre foi. Demandons-les dans notre pri&#232;re ! On le sait, &#171; le contenu de l'appel ne s'entend vraiment que dans la r&#233;ponse qu'on lui donne &#187; : c'est en r&#233;pondant &#224; la Parole qui retentit comme un appel que nous la comprenons davantage, aid&#233;s en cela par ceux qui l'ont d&#233;j&#224; entendue avant nous. Ainsi comme l'&#233;crivait d&#233;j&#224; saint Gr&#233;goire &#171; l'Ecriture grandit-elle avec ceux qui la lisent &#187;. En ce jour de cl&#244;ture des f&#234;tes th&#233;r&#233;siennes qui ont honor&#233; 120 ans de l'Histoire d'une &#226;me et &#224; l'issue du p&#232;lerinage de la famille carm&#233;litaine dont le th&#232;me &#233;tait &#171; Lire l'&#233;vangile avec Th&#233;r&#232;se &#187;, la sainte de Lisieux nous entraine sur ce chemin de l'&#233;coute toujours nouvelle de la Parole in&#233;puisable. Je voudrais m&#233;diter maintenant trois appels qui retentissent en ce jour pour que nous y r&#233;pondions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre liturgie de la Parole a retenti l'appel au bonheur. &#171; Heureux es-tu ! A toi le bonheur ! &#187; Dans la liturgie, autant les psaumes nourrissent la pri&#232;re, autant ils sont rarement objet de pr&#233;dication car on ne d&#233;crit pas la musique pas plus qu'on n'explique un symbole. Ils expriment pourtant les mouvements profonds de la foi et m&#233;ritent notre &#233;coute. Le psalmiste d&#233;crit ainsi le bonheur de mani&#232;re imag&#233;e : &#171; femme dans la maison comme une vigne g&#233;n&#233;reuse et fils autour de la table comme des plants d'olivier &#187;. Certes le choix par le lectionnaire de ce psaume est d'illustrer la premi&#232;re lecture et d'anticiper l'&#233;vangile (du moins sa premi&#232;re partie) selon un principe de r&#233;sonnance plus ou moins profond. Mais outre le fait d'&#233;voquer un mariage heureux, l'image exprime le bonheur en termes de place et de f&#233;condit&#233;. Il y a l&#224; quelque chose de profond tant il est question, dans nos vies, de place autrement dit de reconnaissance et de sens autrement dit de f&#233;condit&#233;, secret de notre bonheur ou raisons, souvent, de nos malheurs. Th&#233;r&#232;se aussi fut travaill&#233;e par l'appel au bonheur, elle dont les d&#233;sirs la tourmentaient, cherchant sa place en les voulant toutes. &#171; Ma vocation, enfin, je l'ai trouv&#233;e, ma vocation c'est l'amour ! &#187; Son secret, celui de sa petite voie, n'est-il pas une question de place consentie en tant que re&#231;ue de Dieu, source de joie profonde ? Telle est l'humilit&#233;, qui consiste, selon les mots de l'&#233;vangile, &#224; laisser venir l'enfant qui est en nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre liturgie de la Parole a retenti aussi l'appel &#224; suivre et imiter J&#233;sus. L'Ecriture l'exprime avec trois figures : celle de l'&#233;pouse (ou de l'&#233;poux) dans la premi&#232;re partie de l'&#233;vangile, celle de l'enfant dans sa seconde partie et celle du fr&#232;re dans l'&#233;pitre aux H&#233;breux. Ces trois figures ont &#233;t&#233; assum&#233;es par J&#233;sus lui-m&#234;me. Il est &lt;strong&gt;l'Epoux&lt;/strong&gt;, Epoux qu'il faut veiller en attendant les noces du salut et l'Epoux de l'Eglise. Il est l'enfant dont une des rares paroles transcrites par l'Evangile dans sa langue d'origine est &lt;strong&gt;abba&lt;/strong&gt;,&lt;strong&gt; papa&lt;/strong&gt;. Il est enfin le&lt;strong&gt; fr&#232;re &lt;/strong&gt; de tous qui n'a pas honte de s'appeler tel et d'assumer, jusqu'&#224; la souffrance et la mort, l'humaine condition, s'unissant ainsi &#224; toute homme. Il y a l&#224; trois figures que Th&#233;r&#232;se s'est appropri&#233;e : &#233;pouse dans sa lecture du Cantique des Cantiques &#224; la recherche du Bien-Aim&#233; ; enfant qui veut rester tel dans sa relation &#224; son P&#232;re ; s&#339;ur de tous enfin dont la charit&#233; comme fruit de son exp&#233;rience contemplative se r&#233;pandit comme un feu, aupr&#232;s des plus proches, ses s&#339;urs, dans les d&#233;tails d'une vie communautaire monotone et parfois m&#234;me m&#233;diocre tout comme aupr&#232;s des plus lointains, &#171; &#224; la table des p&#233;cheurs &#187;. Il y a l&#224; trois attitudes de vie chr&#233;tienne : chercher (l'&#233;pouse), recevoir (l'enfant) et partager (le fr&#232;re). Aimer Dieu, c'est d&#233;sirer le connaitre et s'unir &#224; lui, c'est tout recevoir de lui gratuitement et sans m&#233;rite et c'est tout donner et se donner soi-m&#234;me. &#171; Il y a plus de bonheur &#224; donner qu'&#224; recevoir &#187; : Th&#233;r&#232;se a m&#233;dit&#233; avec profondeur cette parole non &#233;vang&#233;lique de J&#233;sus &#8211; je veux dire que l'on ne trouve que dans les Actes des Ap&#244;tres &#8211; singularit&#233; qui souligne au passage la vivacit&#233; de son esprit qui sut trouver celui que son c&#339;ur aimait. Elle y a compris qu'il importe de donner, de tout donner, ce qui implique aussi le contraire : recevoir, savoir recevoir, pour laisser &#224; J&#233;sus le bonheur de donner. D&#233;licatesse de l'&#233;pouse et finesse de celle qui a per&#231;u que l'amour ni accumule ni &#233;touffe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre liturgie de la Parole enfin a retenti l'appel de l'Ecriture, l'appel &#224; lire l'Ecriture. Il ne s'agit pas d'un cercle vicieux et d&#233;courageant o&#249; lire l'Ecriture demanderait qu'on la lise, un peu comme ces cur&#233;s qui se lamentent de ce que peu vont &#224; la messe mais devant leur assembl&#233;e dominicale c'est-&#224;-dire devant ceux qui justement y vont. Non mais, selon la logique &#233;vang&#233;lique du &#171; celui qui a recevra encore et celui qui n'a pas se verra enlever ce qu'il a &#187;, lire l'Ecriture appelle sans cesse &#224; la relire, faisant d&#233;couvrir l'enrichissement que lui offrent chaque lecture et chaque nouvelle r&#233;ponse. Le r&#233;flexe de J&#233;sus dans notre &#233;vangile est remarquable : &#171; au commencement &#187; ! Pour ne pas s'emp&#234;trer dans la casuistique de nos syst&#232;mes trop humains, J&#233;sus nous fait relire la Bible en son d&#233;but : attitude exemplaire et radicale, au sens de principiel. D'ailleurs revenir &#224; l'origine nous conduit &#224; mieux percevoir le dessein de Dieu : &#234;tre &#224; l'image et &#224; la ressemblance de Dieu est un don et une promesse auxquels lire l'Ecriture nous ram&#232;ne au fond toujours. De ce r&#233;flexe, Th&#233;r&#232;se fut &#233;tonnamment pourvu alors que rien &#224; son &#233;poque ne l'y obligeait ni m&#234;me ne l'y encourageait, ne trouvant de vrai repos et de vraie nourriture que dans l'&#233;vangile ou plus largement dans le &#171; vaste champ des Ecritures &#187; comme elle &#233;crivait, sans id&#233;aliser pour autant le travail de la pri&#232;re. &#171; L'&#201;vangile m'apprend&#8230; et mon c&#339;ur me r&#233;v&#232;le&#8230; &#187; Ces propres mots de Th&#233;r&#232;se r&#233;sument ce labeur de l'&#233;coute de la Parole du Seigneur dans la m&#233;ditation des Ecritures qui conduit &#224; garder la parole de J&#233;sus. &#171; Qu'est-ce donc que cette parole ?&#8230; [se demandait-elle] Il me semble que la parole de J&#233;sus, c'est Lui-m&#234;me&#8230; Lui J&#233;sus, le Verbe, la Parole de Dieu ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appel au bonheur qui est celui de l'humilit&#233;, appel &#224; imiter J&#233;sus Epoux, enfant et fr&#232;re qui tracent notre propre vie de foi et appel &#224; lire l'Ecriture infinie, la liturgie de ce jour esquisse un riche chemin de vie chr&#233;tienne que l'exp&#233;rience de Th&#233;r&#232;se nous fait r&#233;entendre, autrement et pareillement, car ainsi font les saints. Sachons l'emprunter avec &#233;lan et rendre gr&#226;ce &#224; Dieu !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Guillaume Dehorter , ocd - (&lt;a href=&#034;https://www.carmes-paris.org/un-couvent-a-paris/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent de Paris&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Si quelqu'un veut &#234;tre le premier (Hom&#233;lie 25&#176; dim. TO)</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Si-quelqu-un-veut-etre-le-premier-Homelie-25o-dim-TO.html</link>
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		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Sg 2, 12.17-20 ; Ps 53 (54) ; Jc 3, 16 &#8211; 4, 3 ; Mc 9, 30-37 &#171; Si quelqu'un veut &#234;tre le premier &#8230; &#187; Comment cette question r&#233;sonne-t-elle en nous ? Quel serait notre d&#233;sir d'&#234;tre le premier, la premi&#232;re ? J&#233;sus ne se scandalise pas du d&#233;sir de pr&#233;&#233;minence de ses disciples. Il le comprend au contraire et le prend tr&#232;s au s&#233;rieux. Il leur montre simplement qu'ils se fourvoient quant au chemin pour y parvenir. Mais tout d'abord en quoi est-il compr&#233;hensible, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2017-2018-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2017-2018 (Ann&#233;e B)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Sg 2, 12.17-20 ; Ps 53 (54) ; Jc 3, 16 &#8211; 4, 3 ; Mc 9, 30-37&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si quelqu'un veut &#234;tre le premier &#8230; &#187; Comment cette question r&#233;sonne-t-elle en nous ? Quel serait notre d&#233;sir d'&#234;tre le premier, la premi&#232;re ? J&#233;sus ne se scandalise pas du d&#233;sir de pr&#233;&#233;minence de ses disciples. Il le comprend au contraire et le prend tr&#232;s au s&#233;rieux. Il leur montre simplement qu'ils se fourvoient quant au chemin pour y parvenir. Mais tout d'abord en quoi est-il compr&#233;hensible, voire l&#233;gitime, de d&#233;sirer &#234;tre le premier ? La qu&#234;te de gloire, de prestige, d'autorit&#233; n'appara&#238;t-elle pas avant tout li&#233;e &#224; ce terrible d&#233;sir de toute puissance qui fait obstacle &#224; la fraternit&#233; humaine. La Croix de J&#233;sus n'est-elle pas le r&#233;v&#233;lateur par excellence de cet aveuglement caus&#233; par l'attachement au pouvoir ? Mais derri&#232;re cette fa&#231;ade malheureuse et tragique, n'y a-t-il pas aussi dans ce d&#233;sir d'&#234;tre le premier celui d'&#234;tre reconnu comme unique, c'est-&#224;-dire simplement d'&#234;tre aim&#233;. L'homme est-il finalement avant tout p&#233;cheur ou simplement malheureux ? Qu'est-ce qui rel&#232;ve de sa libert&#233; pervertie ou du d&#233;sespoir de ne pas se croire aim&#233; ? Atteindre la premi&#232;re place, c'est aussi se donner le moyen d'&#234;tre reconnu envers et contre tout. C'est affirmer que l'on existe comme personne d'autre n'existe. Les disciples cherchent-ils le pouvoir ou la place privil&#233;gi&#233;e aupr&#232;s de J&#233;sus du disciple pr&#233;f&#233;r&#233; ? En soi, un tel d&#233;sir est l&#233;gitime, mais le moyen pour le r&#233;aliser est biais&#233;. La personne cherche &#224; imposer aux autres cette reconnaissance. Elle se rend insupportable par ses exigences jusqu'&#224; rendre les autres malheureux sans atteindre jamais pour autant ce qu'elle cherche, car l'amour ne saurait &#234;tre objet de conqu&#234;te. Elle &#233;choue toujours dans ce projet, car la gloire ainsi conquise ne la satisfait jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus, lui, le Fils unique et Bien-Aim&#233;, le Premier-n&#233; de toute cr&#233;ature, plein de gr&#226;ce et de v&#233;rit&#233;, se sait infiniment aim&#233;. Il n'a rien &#224; revendiquer puisque tout lui est donn&#233;. J&#233;sus conna&#238;t le bonheur d'exister dans l'amour du P&#232;re. Il est ainsi libre de donner sa vie par amour pour r&#233;v&#233;ler aux hommes qu'ils sont eux aussi infiniment aim&#233;s du P&#232;re.&lt;strong&gt; L'humilit&#233; de J&#233;sus manifeste cet amour absolu qui n'a rien &#224; conqu&#233;rir&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;, cette humilit&#233; qui l'identifie au pauvre, au petit, &#224; l'enfant.&lt;/strong&gt; J&#233;sus place un enfant au milieu de ses disciples. Ce geste n'est pas une simple marque d'affection, mais une mani&#232;re de faire corps avec l'enfant : il s'identifie &#224; cet enfant, qui devient le porteur de son nom. &lt;strong&gt;Il place l'enfant au centre comme le signe de sa pr&#233;sence au milieu des Douze.&lt;/strong&gt; J&#233;sus ne fait pas semblant. &lt;strong&gt;Il se reconna&#238;t lui-m&#234;me en cet enfant.&lt;/strong&gt; De m&#234;me que J&#233;sus tient sa dignit&#233;, non de lui-m&#234;me, mais du P&#232;re qui l'a envoy&#233;, l'enfant tient son inimaginable dignit&#233; de ce que J&#233;sus s'identifie &#224; lui. &lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Accueillir un enfant au nom de J&#233;sus renvoie ici &#224; la n&#233;cessit&#233; d'accueillir les plus petits de la communaut&#233; comme on accueillerait J&#233;sus lui-m&#234;me.&lt;/strong&gt; Par cet accueil, le disciple re&#231;oit non seulement J&#233;sus, mais aussi celui qui l'a envoy&#233;. A travers l'enfant, J&#233;sus renvoie ses disciples au myst&#232;re de Dieu lui-m&#234;me.
La gr&#226;ce de la foi n'est autre que la certitude d'&#234;tre ainsi aim&#233; d'une mani&#232;re unique comme un enfant l'est de son p&#232;re. Chacun est pr&#233;destin&#233; &#224; l'amour dans le Fils, l'unique Pr&#233;destin&#233; du P&#232;re. &lt;strong&gt;Chacun est Premier dans le c&#339;ur de Dieu par la gr&#226;ce du Premier-n&#233; de toutes cr&#233;atures.&lt;/strong&gt; Cet amour ne se vit pas sur les podiums, mais dans le secret du c&#339;ur. Il y a une similitude entre humilit&#233; et vie cach&#233;e. &lt;strong&gt;L'humilit&#233; selon Th&#233;r&#232;se d'Avila proc&#232;de de la certitude de se savoir gratuitement aim&#233; de Dieu.&lt;/strong&gt; Se savoir unique dans l'amour de Dieu est le myst&#232;re de chacun, myst&#232;re incommunicable sinon dans le service du plus humble reconnu lui aussi comme &#233;tant premier et unique. La fraternit&#233; chr&#233;tienne est ainsi fond&#233;e sur l'accueil du plus petit dans la communaut&#233; comme pr&#233;sence du Christ. En accordant l'unicit&#233; &#224; celui qui n'a aucun moyen d'occuper la premi&#232;re place, nous entrons &#224; la suite de J&#233;sus dans le myst&#232;re du P&#232;re. &lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;&#202;tre unique, c'est aimer &#224; notre tour sans exclusive tous ceux que le P&#232;re nous donne pour fr&#232;res et s&#339;urs.&lt;/strong&gt; Alors, nous pouvons comprendre le bonheur inou&#239; d'&#234;tre nous-m&#234;mes ce pauvre aim&#233; de Dieu dans l'unique. La joie v&#233;ritable est de n'&#234;tre rien sans Dieu, de recevoir filialement notre vie dans le Fils unique et bien-aim&#233; en son Esprit d'amour.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Olivier-Marie Rousseau , ocd - (&lt;a href=&#034;https://www.carmes-paris.org/un-couvent-a-paris/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent de Paris&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sous le signe de la Croix (Hom&#233;lie 24&#176; dim. TO)</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Sous-le-signe-de-la-Croix-Homelie-24o-dim-TO.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Is 50, 5-9a ; Ps 114 (116 A) ; Jc 2, 14-18 ; Mc 8, 27-35 Les diff&#233;rentes lectures que nous offre la liturgie de ce jour sans oublier les c&#233;l&#233;brations des jours pr&#233;c&#233;dents : vendredi c'&#233;tait la f&#234;te de la Croix Glorieuse ou l'Exaltation de la Croix, hier samedi Notre Dame des Douleurs, associ&#233;es &#224; l'actualit&#233; religieuse de ces mois, de ces semaines et de ces jours derniers mettent les chr&#233;tiens sous le signe de la Croix. Par actualit&#233; religieuse, j'entends les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2017-2018-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2017-2018 (Ann&#233;e B)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Is 50, 5-9a ; Ps 114 (116 A) ; Jc 2, 14-18 ; Mc 8, 27-35&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rentes lectures que nous offre la liturgie de ce jour sans oublier les c&#233;l&#233;brations des jours pr&#233;c&#233;dents : vendredi c'&#233;tait la&lt;strong&gt; f&#234;te de la Croix Glorieuse ou l'Exaltation de la Croix&lt;/strong&gt;, hier samedi&lt;strong&gt; Notre Dame des Douleurs&lt;/strong&gt;, associ&#233;es &#224; l'actualit&#233; religieuse de ces mois, de ces semaines et de ces jours derniers mettent les chr&#233;tiens sous le signe de la Croix. Par actualit&#233; religieuse, j'entends les scandales de p&#233;dophilie qui traversent l'&#201;glise de part en part, dans les diff&#233;rents continents, les diff&#233;rents dioc&#232;ses et communaut&#233;s religieuses. Comment ne pas avoir honte devant ce qui parait impensable, inconcevable, devant ces faits abjects d'abus sexuels sur des mineurs, des enfants&#8230; On ne peut pas faire comme si cela ne nous concernait pas, comme si c'&#233;tait uniquement dans les pays voisins, &#201;tats-Unis, Allemagne, le P&#232;re X mod&#233;rateur &#224; Avon ce n'est pas si lointain (les ann&#233;es 90). Que ce soit la lettre du pape du 20 ao&#251;t dernier adress&#233; au peuple de Dieu avec en exergue cette phrase de saint Paul : &#171; Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance &#187; (1 Co 12,26), que ce soit le message du conseil permanent de la Conf&#233;rence des &#201;v&#234;ques de France mercredi dernier 12 septembre au Peuple de Dieu qui est en France, que ce soit aussi nos &#201;v&#234;ques des diff&#233;rents dioc&#232;ses, nous sommes sous le signe de la Croix pas simplement parce que nous serions pers&#233;cut&#233;s par des personnes qui voudraient nous nuire, nous blesser, nous emp&#234;cher d'agir mais aussi par les blessures,, les souffrances que nous nous faisons les uns aux autres y compris par les responsables. Nous avons bien s&#251;r notre croix &#224; porter mais la Croix du Christ, celle vers laquelle nous regardons celle vers laquelle nous marchons, contient les p&#233;ch&#233;s du monde donc notre p&#233;ch&#233;, celui aussi de toute l'&#201;glise dans son corps meurtri, bless&#233;, humili&#233;.
Le passage dans la deuxi&#232;me partie de l'&#201;vangile vient nous mettre sous le signe de la Croix et nous demande d'y demeurer. Alors que saint Pierre semblait tout heureux d'avoir trouv&#233; la bonne r&#233;ponse : &#171; &lt;strong&gt;Tu es le Christ.&lt;/strong&gt; &#187;, quelques minutes apr&#232;s, voici que le Christ l'interpelle vivement : &#171; &lt;strong&gt; Passe derri&#232;re moi, Satan !&lt;/strong&gt; &#187;. Que s'est-il donc pass&#233; pour qu'il y ait un tel revirement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Choisir le Christ, c'est bien le suivre jusqu'au bout&lt;/strong&gt;, jusqu'&#224; la Croix pour avoir part &#224; sa R&#233;surrection. Si nous nous laissons happer par l'actualit&#233;, par son tourbillon de nouvelles toutes plus catastrophiques les unes que les autres et cela ne concerne pas que l'&#201;glise, si nous oublions de centrer notre vie sur le Christ notre vie pourra bien ressembler &#224; ce que Kafka &#233;crivait en 1913 &#224; sa fianc&#233;e o&#249; il &#233;voque un de ses amis d'&#233;tudes : &#171; Il y a toujours eu des &#233;poques o&#249; mon incompr&#233;hension des fleurs me rendait presque malheureux. Je ne me serais peut-&#234;tre pas aper&#231;u que je suis &#224; ce point un &#233;tranger parmi les fleurs si je n'avais pas eu, vers la fin de mes &#233;tudes de lyc&#233;e et pendant mes &#233;tudes &#224; l'universit&#233;, un bon ami qui avait un tel amour des fleurs que lorsqu'il les regardait, les coupait, les arrosait, les tenait &#224; la main ou me les donnait, &#233;tait positivement transfigur&#233; par cet amour, &#224; tel point qu'ensuite il parlait autrement. &#187; J'ai pris cette image afin que nous comprenions bien que&lt;strong&gt; cet ami pour nous c'est le Christ&lt;/strong&gt;, combien il peut changer nos vies &#224; condition que nous le suivions jusqu'au bout : &#171; Si quelqu'un veut marcher &#224; ma suite, qu'il renonce &#224; lui-m&#234;me, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie &#224; cause de moi et de l'&#201;vangile la sauvera. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chemin de la r&#233;v&#233;lation du Christ, le chemin de sa plus grande compr&#233;hension, qui est celui de son amour pour nous, passe forc&#233;ment par la Croix. &#171; Si quelqu'un &#187;, c'est une invitation qui nous est adress&#233;e, quelque chose qui va mettre en &#339;uvre toutes nos facult&#233;s, toute notre vie. &#171; Qu'il renonce &#224; lui-m&#234;me &#187;, on fr&#233;mit tous, dans une soci&#233;t&#233; du plaisir, o&#249; l'on recherche l'&#233;panouissement le plus intense, le plus imm&#233;diat. Se renoncer &#224; soi-m&#234;me ce n'est pas dispara&#238;tre, au contraire, mais c'est faire passer le myst&#232;re de la mort et de la R&#233;surrection du Christ au c&#339;ur de notre vie. C'est surtout accepter d'entrer dans une dimension d'offrande, plus donn&#233;e. C'est aussi porter la croix des autres, porter notre propre croix, mais aussi la Croix du monde. Le monde s'est comme r&#233;tr&#233;ci, un &#171; village &#187; dit-on, les nouvelles nous arrivent imm&#233;diatement de partout et c'est l&#224; que l'actualit&#233; r&#233;cente nous donne de porter notre croix mais aussi la Croix de l'&#201;glise. Plus que jamais, nous avons besoin les uns des autres, plus que jamais notre pri&#232;re doit se faire communautaire, plus que jamais, nous avons &#224; rentrer dans une dimension de communion. Amen.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Christophe-Marie , ocd - (&lt;a href=&#034;https://www.carmes-paris.org/couvent-davon/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent d'Avon&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un &#233;trange miracle (Hom&#233;lie 23&#176; dim. TO)</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Un-etrange-miracle-Homelie-23o-dim-TO.html</link>
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		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Is 35,4-7 ; Ps 145 (146), 6c-7, 8-9a, 9bc-10 ; Jc 2, 1-5 ; Mc 7, 31-37 Certes, Dieu a bien fait toutes choses, comme l'affirment les t&#233;moins de ce miracle de J&#233;sus. Pourtant, avouons qu'il y a quelque chose d'&#233;trange dans cette gu&#233;rison pour notre regard du XXI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. D&#233;j&#224;, on peut se demander si J&#233;sus aurait pu r&#233;aliser ce miracle aujourd'hui : mettre de sa salive sur la langue d'une autre personne est plus que suspect et en tout cas ne franchit pas la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2017-2018-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2017-2018 (Ann&#233;e B)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Is 35,4-7 ; Ps 145 (146), 6c-7, 8-9a, 9bc-10 ; Jc 2, 1-5 ; Mc 7, 31-37&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, Dieu a bien fait toutes choses, comme l'affirment les t&#233;moins de ce miracle de J&#233;sus. Pourtant, avouons qu'il y a quelque chose d'&#233;trange dans cette gu&#233;rison pour notre regard du XXI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. D&#233;j&#224;, &lt;strong&gt;on peut se demander si J&#233;sus aurait pu r&#233;aliser ce miracle aujourd'hui &lt;/strong&gt; : mettre de sa salive sur la langue d'une autre personne est plus que suspect et en tout cas ne franchit pas la ligne rouge des normes sanitaires ! Il en est de m&#234;me pour le fait de mettre ses doigts dans les oreilles d'autrui. L'hygi&#232;ne a en effet bien chang&#233;. Ces gestes intimes voire intrusifs sont d'autant plus &#233;tonnants que nous savons que le Christ n'a pas besoin de telles d&#233;monstrations pour op&#233;rer une gu&#233;rison. Le passage qui pr&#233;c&#232;de le n&#244;tre dans l'&#233;vangile de Marc &#233;voque la gu&#233;rison de la fille d'une syro-ph&#233;nicienne par la seule parole de J&#233;sus. Il suffit que J&#233;sus parle et le miracle advient. &lt;strong&gt;Pourquoi donc J&#233;sus prend-il autant de temps et de mani&#232;res pour faire cette gu&#233;rison ? &lt;/strong&gt; La demande des gens qui lui apportent cet infirme n'est d'ailleurs qu'une simple imposition des mains en vue d'une gu&#233;rison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re lecture nous met sur une piste &#224; travers l'oracle d'Isa&#239;e : les gu&#233;risons de J&#233;sus ne sont pas de simples actes spectaculaires. Elles ne prennent sens qu'en relation avec l'attente d'un peuple. La gu&#233;rison des sourds et des muets est &lt;strong&gt;un signe messianique &lt;/strong&gt; : elle atteste que la fin des temps est advenue et donc que celui qui accomplit de tels gestes vient de Dieu et pourrait &#234;tre le messie. &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Voici votre Dieu ! &lt;/em&gt; &#187; En J&#233;sus de Nazareth, c'est bien le Dieu d'Isra&#235;l qui vient nous visiter et nous sauver. Il est donc normal que J&#233;sus prenne le temps d'op&#233;rer de telles gu&#233;risons qui ne sont donc pas de simples miracles mais bien des signes, selon l'expression propre &#224; saint Jean. &lt;strong&gt;Le Christ accomplit bien les paroles des proph&#232;tes&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il accomplit &#233;galement toute la Torah, la loi de Dieu contenue dans les premiers livres de la Bible. En particulier, cet &#233;pisode de gu&#233;rison nous renvoie aux tous premiers chapitres de la Gen&#232;se. Le soin apport&#233; par J&#233;sus envers cet infirme nous &#233;veille l'attention : il le prend &#224; part, loin de la foule ; il met ses doigts dans ses oreilles et sa salive sur sa langue. &lt;strong&gt;C'est comme si J&#233;sus voulait toucher, visiter toute l'humanit&#233; de cette homme, en commen&#231;ant par ses sens&lt;/strong&gt; : l'ou&#239;e, le go&#251;t, le toucher ; la vue et l'odorat &#233;tant &#233;galement sollicit&#233;s dans cette sc&#232;ne intime. Le Christ vient remodeler l'humain, comme Dieu l'avait fait en fa&#231;onnant Adam &#224; partir de la glaise. Il ressaisit sa cr&#233;ation en revisitant tout ce qui, en elle, est tordu par le mal et le p&#233;ch&#233; ; en soupirant, les yeux lev&#233;s vers son P&#232;re des cieux, J&#233;sus insuffle de nouveau l'haleine de vie (Gn 2,7). Nous comprenons donc que&lt;strong&gt; cette gu&#233;rison est le signe d'une nouvelle cr&#233;ation humaine&lt;/strong&gt;. Dieu vient cr&#233;er de nouveau l'humanit&#233; endommag&#233;e par le mal : il l'&#233;quipe de nouveau pour la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette interpr&#233;tation se retrouve dans le &lt;strong&gt;rituel du bapt&#234;me des petits enfants &lt;/strong&gt; qui cite la parole de J&#233;sus en aram&#233;en &#8216;Effata' pour signifier la d&#233;livrance du mal de l'enfant. Le ministre du bapt&#234;me prononce ses paroles apr&#232;s avoir touch&#233; les oreilles et la bouche de l'enfant : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Effata (c'est-&#224;-dire) Ouvre-toi ! Le Seigneur J&#233;sus a fait entendre les sourds et parler les muets : qu'il te donne d'&#233;couter sa parole, et de proclamer la foi pour la louange et la gloire de Dieu le P&#232;re&lt;/em&gt;. &#187; Le bapt&#234;me est bien cette nouvelle cr&#233;ation, cette nouvelle naissance qui reconfigure totalement notre humanit&#233;. Et ce qui est particuli&#232;rement neuf, c'est l'ouverture de nos oreilles et de notre bouche. J&#233;sus gu&#233;rit ainsi &#224; la fois notre capacit&#233; d'&#233;coute mais aussi notre capacit&#233; de parler, toutes deux bless&#233;es par le p&#233;ch&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car oui, &lt;strong&gt;notre &#233;coute est s&#233;lective&lt;/strong&gt; : nous n'&#233;coutons essentiellement que ce qui nous pla&#238;t ou nous int&#233;resse et nous faisons la sourde oreille &#224; ce qui nous froisse ou nous d&#233;range. Nous n'&#233;coutons pas vraiment la parole que Dieu nous adresse et l'Esprit Saint doit venir nous ouvrir de l'int&#233;rieur pour faire de nous des disciples. &lt;strong&gt;La premi&#232;re mission du disciple est d'&#233;couter la parole de Dieu jusqu'au bout, que cela lui plaise ou non&lt;/strong&gt;. Et nous avons besoin pour cela de force ; car sinon, c'est la peur qui s'empare de nous et nous nous replions sur elle. Nous nous refermons en nous-m&#234;mes. Mais le Seigneur nous demande de ne pas fermer notre c&#339;ur : Effata, ouvre-toi. Ouvre ton c&#339;ur, ouvre ton oreille &#224; la parole de vie qui te lib&#232;re de tes prisons et de tes murs. Il faut que les doigts de J&#233;sus transpercent d&#233;licatement toutes nos murailles int&#233;rieures pour que notre c&#339;ur s'ouvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et alors, &lt;strong&gt;de disciples, nous pouvons devenir missionnaires, par la gu&#233;rison de notre bouche&lt;/strong&gt; : nous sommes rendus capables de dire les merveilles de Dieu dans notre vie. Notre langue ne nous est pas donn&#233;e pour la m&#233;disance, le jugement ou la calomnie mais pour la louange et la proclamation de la Parole de Dieu. Cette parole entr&#233;e par l'ouverture de nos oreilles puis int&#233;rioris&#233;e doit ressortir par notre bouche en action de gr&#226;ces et en t&#233;moignage. Si notre humanit&#233; a &#233;t&#233; transform&#233;e par J&#233;sus &#224; travers les sacrements qui touchent notre corps et nos sens, c'est pour que toute notre humanit&#233; soit transfigur&#233;e et lumineuse de la lumi&#232;re de Dieu. L'ouverture de nos sens laisse passer la lumi&#232;re du Christ dans nos humanit&#233;s. Voil&#224; pourquoi, &lt;strong&gt;notre foi doit &#234;tre bien incarn&#233;e et passer par notre corps&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons le temps dans cette eucharistie d'accueillir le Seigneur avec nos oreilles et notre bouche : notre oreille s'ouvre pour entendre la parole de vie ; notre bouche s'ouvre pour accueillir le pain de vie et le sang de l'alliance. Que cette exp&#233;rience corporelle, charnelle fasse descendre notre foi de la t&#234;te au corps, de la t&#234;te au c&#339;ur. Et qu'ainsi, nous soyons tous vraiment des disciples-missionnaires. Amen.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Jean-Alexandre de l'Agneau , ocd - (&lt;a href=&#034;https://www.carmes-paris.org/couvent-davon/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent d'Avon&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La vraie puret&#233; (Hom&#233;lie 22&#176; dim. TO)</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/La-vraie-purete-Homelie-22o-dim-TO.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Dt 4, 1-2.6-8 ; Ps 14 (15) ; Jc 1, 17-18.21b-22.27 ; Mc 7, 1-8.14-15.21-23 Au cas o&#249; nous ne l'aurions pas encore remarqu&#233;, J&#233;sus n'est pas un grand ami des scribes et des pharisiens&#8230; Ou plut&#244;t, le Christ ne se reconna&#238;t pas dans la mani&#232;re pharisienne de concevoir la pratique religieuse et ne se g&#234;ne pas pour le leur dire ! En r&#233;alit&#233;, ce rabbi de Galil&#233;e ne fait que prolonger la critique des proph&#232;tes de l'Ancien Testament sur une pratique ritualiste de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2017-2018-Annee-B-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2017-2018 (Ann&#233;e B)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : Dt 4, 1-2.6-8 ; Ps 14 (15) ; Jc 1, 17-18.21b-22.27 ; Mc 7, 1-8.14-15.21-23&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cas o&#249; nous ne l'aurions pas encore remarqu&#233;, J&#233;sus n'est pas un grand ami des scribes et des pharisiens&#8230; Ou plut&#244;t, le Christ ne se reconna&#238;t pas dans la mani&#232;re pharisienne de concevoir la pratique religieuse et ne se g&#234;ne pas pour le leur dire ! En r&#233;alit&#233;, ce rabbi de Galil&#233;e ne fait que prolonger la critique des proph&#232;tes de l'Ancien Testament sur une pratique ritualiste de la foi. &lt;strong&gt;Ce n'est pas la pratique religieuse en elle-m&#234;me qui conduit au salut&lt;/strong&gt;. Ce n'est pas en multipliant les lavages de mains qu'on lave sa conscience devant Dieu. Ce que d&#233;nonce sans cesse J&#233;sus, c'est la pr&#233;tention humaine, y compris religieuse, &#224; se donner &#224; soi-m&#234;me la vie &#233;ternelle ; &#224; utiliser le nom de Dieu et la foi pour se valoriser soi-m&#234;me devant les autres. C'est une manipulation des apparences : laver l'ext&#233;rieur. Mais un lifting ext&#233;rieur, s'il peut tromper les autres ne trompe pas Dieu. Si les pharisiens se consid&#232;rent comme des pur, c'est peut-&#234;tre &#224; leurs yeux et &#224; ceux des autres, mais certainement pas &#224; ceux du P&#232;re des Cieux qui voit dans le secret des c&#339;urs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car &lt;strong&gt;voil&#224; ce qui importe pour J&#233;sus : le c&#339;ur, l'int&#233;riorit&#233; profonde de la personne &lt;/strong&gt; ! C'est l&#224; que r&#233;side la v&#233;ritable puret&#233; recherch&#233;e par Dieu. Ce qui rend impur, ce ne sont pas les r&#233;alit&#233;s ext&#233;rieures, selon une logique ritualiste typique des civilisations anciennes mais le mal qui traverse notre c&#339;ur. &lt;strong&gt;J&#233;sus op&#232;re une r&#233;volution en donnant un sens moral &#224; la puret&#233; et non un sens rituel&lt;/strong&gt;. C'est la conduite morale qui t&#233;moigne de la puret&#233; de c&#339;ur et non la quantit&#233; des gestes religieux qui devraient nous rendre purs. Voil&#224; pourquoi le Christ d&#233;nonce l'hypocrisie de pharisiens. Dans une soci&#233;t&#233; structur&#233;e par la religion comme Isra&#235;l au temps de J&#233;sus, le pouvoir r&#233;side dans les mains de ceux qui pr&#233;tendent d&#233;tenir un savoir religieux et conna&#238;tre les codes qu'ils pratiquent &#224; la lettre pour l&#233;gitimer leur autorit&#233;. Cette pr&#233;tention est mise &#224; mal par la parole tranchante de J&#233;sus, l'homme au c&#339;ur pur par excellence. Mais &lt;strong&gt;que dirait J&#233;sus dans une soci&#233;t&#233; s&#233;cularis&#233;e comme la n&#244;tre&lt;/strong&gt;, o&#249; le pouvoir politique n'est plus vraiment du c&#244;t&#233; de la religion mais de l'&#233;conomie ? Quels sont les dangers qui nous guettent ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre serait-ce le risque inverse ? &lt;strong&gt;Le risque de croire que la foi, c'est une r&#233;alit&#233; uniquement personnelle et intime, sans rapport avec l'ext&#233;rieur&lt;/strong&gt;. Une sorte d'en-soi d&#233;connect&#233; de toute autre r&#233;alit&#233;, qu'elle soit religieuse ou morale. Et &lt;strong&gt;on aime tant opposer aujourd'hui spiritualit&#233; et religion, int&#233;riorit&#233; et institution&lt;/strong&gt; ! Pourtant dans l'&#201;criture sainte, la foi n'existe pas sans une pratique et l'appartenance &#224; une communaut&#233;. C'est ce que Mo&#239;se rappelle au peuple dans la premi&#232;re lecture. Pourquoi ? Parce que &lt;strong&gt;la foi n'est pas seulement une r&#233;alit&#233; intellectuelle, c'est une exp&#233;rience&lt;/strong&gt;. Pas une exp&#233;rience isol&#233;e mais l'exp&#233;rience d'une vie qui se confronte &#224; Dieu, &#224; sa Parole, &#224; son myst&#232;re, &#224; ses enfants, nos fr&#232;res et s&#339;urs en humanit&#233;. Il nous faut bien toute une vie pour que notre c&#339;ur devienne pur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela ne se r&#233;alisera pas seulement par de belles intentions. Cela n&#233;cessite le risque d'une exp&#233;rience, d'un combat &#224; mener qui doit prendre toute notre personne, la t&#234;te et le c&#339;ur, l'int&#233;rieur et l'ext&#233;rieur, nos grandeurs et nos faiblesses, et m&#234;me notre p&#233;ch&#233;. &lt;strong&gt;L'&#201;vangile ne s'adresse pas &#224; une partie de nous-m&#234;me, comme si nous pouvions vivre une dimension de notre existence sans lui.&lt;/strong&gt; C'est au contraire toute notre existence qui doit &#234;tre convertie par la Bonne Nouvelle de J&#233;sus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour cela, &lt;strong&gt;nous avons besoin de pratiquer, au sens religieux et au sens moral&lt;/strong&gt;. Pas d'amour de Dieu sans amour du prochain et inversement. Nous avons besoin dans la pri&#232;re et les sacrements de recevoir sans cesse l'amour de Dieu qui nous lave de nos fautes et renouvelle notre capacit&#233; d'aimer. Mais nous avons aussi besoin, comme le rappelle saint Jacques, de mettre en pratique l'&#201;vangile en transmettant cet amour, surtout envers les plus fragiles, l'&#233;quivalent des orphelins et des veuves au temps de J&#233;sus. Telle est la coh&#233;rence et la force de notre foi : croire en la capacit&#233; du Christ, vrai homme et vrai Dieu, de transformer radicalement notre capacit&#233; d'aimer. Car c'est cela la vraie puret&#233; : l'amour gratuit envers tous. C'est de cet amour dont notre soci&#233;t&#233; s&#233;cularis&#233;e a besoin. Et ce n'est que cet amour v&#233;cu qui attirera de nouveau nos contemporains &#224; la source de l'&#201;vangile. L&lt;strong&gt;a suite de l'histoire d&#233;pend donc en partie de nous, de notre d&#233;cision, ou pas, de nous exposer un peu, beaucoup, passionn&#233;ment &#224; la force transformante de l'amour du Christ&lt;/strong&gt;. En ces jours de rentr&#233;e, puissions-nous faire le bon choix pour que la joie de l'&#201;vangile se propage. Amen.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Jean-Alexandre de l'Agneau , ocd - (&lt;a href=&#034;https://www.carmes-paris.org/couvent-davon/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent d'Avon&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Hom&#233;lie dim. 19e TO : Du pain et de l'eau&#8230;</title>
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&lt;p&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : 1 R 19, 4-8 ; Ps 33 (34) ; Ep 4, 30 &#8211; 5, 2 ; Jn 6, 41-51 Cette premi&#232;re lecture qui met en sc&#232;ne le proph&#232;te &#201;lie fuyant l'hostilit&#233; de la reine J&#233;zabel est riche d'enseignements. Permettez-moi de m'arr&#234;ter sur ce texte et d'en tirer quelques consid&#233;rations pour nous en ce jour. &#201;lie, ce n'est pas n'importe qui, c'est le premier des grands proph&#232;tes de l'Ancien Testament. Je vous rappelle l'&#233;pisode qui a pr&#233;c&#233;d&#233; notre lecture d'aujourd'hui : &#201;lie se retrouve (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Textes liturgiques (ann&#233;e B) : 1 R 19, 4-8 ; Ps 33 (34) ; Ep 4, 30 &#8211; 5, 2 ; Jn 6, 41-51&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette premi&#232;re lecture qui met en sc&#232;ne le proph&#232;te &#201;lie fuyant l'hostilit&#233; de la reine J&#233;zabel est riche d'enseignements. Permettez-moi de m'arr&#234;ter sur ce texte et d'en tirer quelques consid&#233;rations pour nous en ce jour. &#201;lie, ce n'est pas n'importe qui, c'est le premier des grands proph&#232;tes de l'Ancien Testament. Je vous rappelle l'&#233;pisode qui a pr&#233;c&#233;d&#233; notre lecture d'aujourd'hui : &#201;lie se retrouve seul &#224; d&#233;fendre l'unicit&#233; de Dieu en face de tous les Baals. Alors, il convoque tout le peuple d'Isra&#235;l sur le Mont Carmel et il leur propose un sacrifice de taureau. Tous les proph&#232;tes des Baals appr&#234;tent le taureau et ils font des danses, des invocations, toute la journ&#233;e, et ils crient, mais personne ne r&#233;pond. Alors, &#224; l'heure du sacrifice du soir, &#201;lie prend son taureau, il l'arrose d'eau pour rendre le miracle encore plus &#233;clatant, il invoque Dieu et le feu du ciel tombe et consume le taureau.
&#201;lie va alors tuer les proph&#232;tes des Baals, 450 tout de m&#234;me&#8230; ce qui provoque la col&#232;re noire de la reine J&#233;zabel car ce sont ses proph&#232;tes qui se sont fait &#233;gorger ! Eh oui, la reine J&#233;zabel, une princesse ph&#233;nicienne, a pris avec elle dans sa dot sa collection de divinit&#233;s, ses Baals, en se mariant avec le roi d'Isra&#235;l : Achab.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;lie s'enfuit seul devant cette reine qui ne veut pas se laisser d&#233;poss&#233;der ainsi et ridiculiser devant tout le peuple. &#201;lie est un peu d&#233;pit&#233; comme nous pouvons l'&#234;tre devant l'adversit&#233;, devant le sentiment que les forces hostiles, les personnes malintentionn&#233;es gagnent trop souvent face &#224; ceux qui essaient de mener tant bien que mal une vie droite. Le monde d'Elie, comme celui du Christ, comme le n&#244;tre aujourd'hui, poss&#232;dent de nombreux traits communs pour illustrer ce fait, l'actualit&#233; r&#233;cente ne vient que le confirmer, la compagnie a&#233;rienne Ryanair et j'en passe etc. : l'app&#233;tit de pouvoir, de la richesse et du profit semblent avoir encore de tr&#232;s longs jours devant eux.
&#201;lie est bien conscient qu'il n'est pas meilleur que les autres, il le dit lui-m&#234;me : &#171; Je ne vaux pas mieux que mes p&#232;res &#187;, il est pr&#234;t &#224; jeter l'&#233;ponge, il baisse les bras, seul contre tous.
Que lui offre Dieu en guise de r&#233;confort :&lt;strong&gt; du pain et de l'eau&lt;/strong&gt;. Pour son champion, le seul qui lui reste, l'unique rescap&#233;, un peu de pain et d'eau pour affronter une marche de 40 jours et aller dans le d&#233;sert pour arriver jusqu'&#224; l'Horeb ! Ce n'est pas cher payer alors qu'il risque sa vie pour Dieu. Sainte Th&#233;r&#232;se d'Avila disait avec justesse (on lui pr&#234;te cette parole) : &#171; Ce n'est pas &#233;tonnant Seigneur que tu aies si peu d'amis, vu la mani&#232;re dont tu les traites ! &#187;
40 jours et 40 nuits comme pr&#233;paration &#224; la rencontre avec Dieu car l'&#233;pisode suivant c'est la rencontre d'&#201;lie avec le Seigneur dans une voix de fin silence. Tout un chemin initiatique pour rencontrer en v&#233;rit&#233; le Dieu vivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre Seigneur qui vient nous rejoindre aujourd'hui dans l'Eucharistie prend ces signes simples que sont &lt;strong&gt;le pain et le vin&lt;/strong&gt; qui vont devenir &lt;strong&gt;son Corps et son Sang&lt;/strong&gt;. L&#224; aussi rien d'extraordinaire, une nourriture ordinaire que l'on retrouve sur nos tables,&lt;strong&gt; Dieu vient &#224; notre rencontre dans la simplicit&#233; de nos vies.&lt;/strong&gt; Si le Seigneur a choisi le repas et des aliments du quotidien pour venir &#224; notre rencontre, c'est bien pour nous montrer qu'il est &#224; notre port&#233;e, qu'il souhaite cette rencontre plus que nul autre, qu'il d&#233;sire qu'il y ait le moins d'obstacles possible et que nous ne nous m&#233;prenions pas sur lui. Dieu donne &#224; &#201;lie ce pain pour le rassasier comme l'Eucharistie est une vraie nourriture pour nous, une nourriture pour la vie &#233;ternelle. J&#233;sus ne dit-il pas aujourd'hui : &#171; Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra &#233;ternellement. &#187; Cette nourriture que nous allons recevoir est le pain de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi un pain pour la route, avec ce pain &#201;lie va pouvoir marcher et tenir 40 jours et 40 nuits, l'Eucharistie est une vraie nourriture pour notre marche vers le Seigneur, elle vient refaire nos forces, elle vient nous aider &#224; vivre notre semaine dans la compagnie du Seigneur, le Seigneur est vraiment alors notre compagnon de route. Un pain pour une rencontre, si &#201;lie re&#231;oit ce pain pour arriver jusqu'&#224; Dieu qui se trouve au terme du voyage, par ce pain, ce pain eucharistique, ce pain qui devient le Corps du Seigneur, nous communions au Seigneur, nous nous tenons en sa pr&#233;sence&lt;strong&gt;. Dieu vient faire sa demeure en nous et nous en lui&lt;/strong&gt; : communion r&#233;ciproque o&#249; celui qui se donne nous accueille afin que nous nous donnions &#224; lui et nous ne fassions qu'un avec lui ; promesse inou&#239;e qui se r&#233;alise pour celui qui croit .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors oui, approchons nous de cette table, venons &#224; la suite d'&#201;lie reconna&#238;tre que nous ne sommes pas meilleurs que nos p&#232;res mais que nous sommes tous invit&#233;s aux noces de l'Agneau, venons et accueillons le Christ pour avoir part &#224; la vie &#233;ternelle. Amen.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;fr. Christophe-Marie , ocd - (&lt;a href=&#034;https://www.carmes-paris.org/couvent-davon/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Couvent d'Avon&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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