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	<title>Le Carmel en France</title>
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		<title>Le Carmel en France</title>
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		<title>Le Christ Roi de l'Univers ; Mt 25,31-46</title>
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		<dc:creator>Fr. Antoine-Marie</dc:creator>



		<description>Le myst&#232;re de la royaut&#233; du Christ, c'est le myst&#232;re de son pouvoir universel, de son emprise totale et d&#233;finitive sur les hommes, sur le destin des hommes et le monde o&#249; ils vivent. Et ce myst&#232;re de la royaut&#233; de l'Homme-Dieu ressuscit&#233; &#233;chappe &#224; tel point &#224; nos analyses, et fait &#224; tel point craquer les limites de notre vision de l'histoire, que nous sommes contraints de le cerner par approches successives, tel un photographe qui multiplie les prises de vues, dans l'impuissance o&#249; il est d'embrasser en (...)

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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2007-2008-Annee-A-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2007-2008 Ann&#233;e A&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le myst&#232;re de la royaut&#233; du Christ, c'est le myst&#232;re de son pouvoir universel, de son emprise totale et d&#233;finitive sur les hommes, sur le destin des hommes et le monde o&#249; ils vivent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et ce myst&#232;re de la royaut&#233; de l'Homme-Dieu ressuscit&#233; &#233;chappe &#224; tel point &#224; nos analyses, et fait &#224; tel point craquer les limites de notre vision de l'histoire, que nous sommes contraints de le cerner par approches successives, tel un photographe qui multiplie les prises de vues, dans l'impuissance o&#249; il est d'embrasser en une fois tout un monument.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; La liturgie d'aujourd'hui nous propose trois flashes sur le myst&#232;re du Christ Roi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le premier fixe le Christ dans son r&#244;le de juge &#224; fin des temps : &#171; Et toi, mon troupeau, disait Yahweh par la voix d'&#201;z&#233;chiel, apprends que je vais juger entre brebis et brebis &#187;. Et J&#233;sus reprend &#224; son compte cette image, du tri, du discernement d&#233;finitif :&#171; Quand le Fils de l'Homme viendra dans sa gloire &#8230; toutes les nations seront rassembl&#233;s devant lui &#8230; Il s&#233;parera les hommes les uns des autres &#8230; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &#201;trange besogne pour celui qui est venu rassembler les hommes et les appeler &#224; l'unit&#233; de son Corps. Et pourtant le message est clair, et ineffa&#231;able : J&#233;sus jugera ; il aura le dernier mot, il dira pour chacun le dernier mot. Et le crit&#232;re du discernement, face au d&#233;finitif, face &#224; l'&#233;ternit&#233;, ce sera l'amour fraternel, l'amour terrestre v&#233;cu au nom du Christ. Il s'agira de faim, de soif, de chaussures et de paletots, d'h&#244;pitaux et de prison. Il s'agira des besoins de nos fr&#232;res et s&#339;urs, du bien-&#234;tre de nos fr&#232;res et s&#339;urs, de la solitude de nos fr&#232;res et s&#339;urs. Et pour chacune de nos initiatives d'amour, pour chacune aussi des occasions n&#233;glig&#233;es, J&#233;sus dira :&#171; J'ai pris cela pour moi &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le deuxi&#232;me flash est sign&#233; Paul. Quel photographe ! Quel coup d'&#339;il ! Il a saisi en un seul clich&#233; le premier Adam et le Christ, Homme Nouveau, le peuple de ceux qui meurent et le peuple de ceux qui seront vivifi&#233;s ; il a fix&#233; en une seule image les deux temps du sc&#233;nario de la r&#233;surrection : d'abord le Christ, &#171; pr&#233;mices de tous ceux qui se sont endormis &#187;, puis &#171; ceux du Christ &#187; lors de sa Parousie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui fascine Paul, c'est le Christ glorieux et le myst&#232;re de pouvoir et de soumission qui se joue et se jouera dans le ciel entre le Fils et le P&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Christ ressuscit&#233; &#233;tend son pouvoir sur toutes les forces du mal, sur la mort elle-m&#234;me, et toutes ces conqu&#234;tes du Fils sont autant de cadeaux du P&#232;re, car c'est le P&#232;re qui lui soumet tout, qui met toutes choses &#224; ses pieds. Viendra le jour o&#249; le Christ dira au P&#232;re :&#171; Tout est achev&#233; ; tout est soumis &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors le Fils fera du sommet de son pouvoir le sommet de sa soumission, il remettra la royaut&#233; &#224; Dieu le P&#232;re, il remettra au P&#232;re la royaut&#233; qu'il tient de lui ; &#224; travers sa propre royaut&#233;, l'univers entier fera retour au P&#232;re. Alors le monde sera ordonn&#233; selon Dieu, selon la hi&#233;rarchie d&#233;finitive des valeurs, celle-l&#224; m&#234;me que Paul inculquait aux chr&#233;tiens : &#171; Tout est &#224; vous, mais vous, vous &#234;tes au Christ, et le Christ est &#224; Dieu ! &#187; Dieu sera tout en tous, parce que tout et tous seront pass&#233;s par le pouvoir et la soumission du Fils, le Christ roi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La troisi&#232;me image nous ram&#232;ne &#224; l'aujourd'hui du peuple de Dieu. C'est une image en mouvement, qui nous d&#233;crit une royaut&#233; de tendresse, la royaut&#233; du Pasteur. Tout commence un jour de brouillard et d'obscurit&#233;, un brouillard si &#233;pais que les brebis, tout en broutant droit devant elle, ont perdu de vue leurs s&#339;urs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dispersion, solitude ; brouillard, isolement, blessures. Rien ne manque au tableau de la d&#233;tresse. &#171; J'irai moi-m&#234;me, dit Dieu, &#224; la recherche de mes brebis. Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispers&#233;es, ainsi je veillerai sur mes brebis. C'est moi qui ferai pa&#238;tre mon troupeau, et c'est moi qui le ferai reposer &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>33e Dimanche T.O., Mt 25,14-30</title>
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		<dc:creator>Fr. Antoine-Marie</dc:creator>



		<description>&#171; Serviteur bon et fid&#232;le, tu as &#233;t&#233; fid&#232;le pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton ma&#238;tre. &#187; Les lectures de ce dimanche veulent nous stimuler dans notre attente du Seigneur. Les derniers dimanches du temps ordinaire rejoignent et pr&#233;parent le temps de l'avent qui est toujours trop court. D&#232;s lors, sans tarder, la Parole de Dieu nous invite &#224; la vigilance active. Tout d'abord parce que, comme le rappelle St Paul dans son &#233;p&#238;tre aux Thessaloniciens, nous ne savons pas (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Serviteur bon et fid&#232;le, tu as &#233;t&#233; fid&#232;le pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton ma&#238;tre. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les lectures de ce dimanche veulent nous stimuler dans notre attente du Seigneur. Les derniers dimanches du temps ordinaire rejoignent et pr&#233;parent le temps de l'avent qui est toujours trop court. D&#232;s lors, sans tarder, la Parole de Dieu nous invite &#224; la vigilance active. Tout d'abord parce que, comme le rappelle S&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;t&lt;/sup&gt; Paul dans son &#233;p&#238;tre aux Thessaloniciens, nous ne savons pas la date de cette venue du Christ en gloire, et d'ailleurs cela n'a pas d'importance. &#171; Au sujet de la venue du Seigneur, il n'est pas n&#233;cessaire qu'on vous parle de d&#233;lais ou de dates &#187;. Ce qui importe r&#233;ellement, ce n'est pas de savoir quand le Seigneur viendra, mais de savoir si nous serons pr&#234;ts &#224; l'accueillir. Et si nous sommes pr&#234;ts &#224; l'accueillir, qu'importe qu'il vienne demain ou apr&#232;s-demain, nous serons l&#224; en tenue de service.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais cette incertitude du moment o&#249; le Christ viendra peut entrainer chez nous diff&#233;rentes attitudes, c'est pourquoi la liturgie de ce jour veut nous indiquer la meilleure voie pour ne pas manquer le rendez-vous : nous sommes invit&#233;s &#224; une vigilance active et confiante et non &#224; une inqui&#233;tude peureuse et paralysante. Ce que saint Paul traduit en disant : &#171; ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, dans l'attente du Seigneur, il ne s'agit pas seulement de rester actif, de s'occuper, mais d'&#234;tre pr&#234;t &#224; recevoir, &#224; accueillir pour une rencontre d'amour. Il ne s'agit pas simplement de savoir qu'il viendra, mais de nous r&#233;jouir de son retour, comme d'une f&#234;te, car ce sera alors la r&#233;alisation des promesses, l'accomplissement du Royaume. C'est pourquoi la premi&#232;re lecture nous donne en exemple la femme au foyer dont la seule raison du service est l'amour partag&#233; dans la famille. La femme, m&#232;re de famille et &#233;pouse, pr&#233;pare joyeusement le retour des enfants et de son mari, sa joie est celle de la r&#233;ussite de l'amour familial et conjugal. Et il doit en &#234;tre de m&#234;me du travail de l'homme mari&#233; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; cet &#233;gard d'ailleurs, nous pouvons noter que le serviteur qui sera bl&#226;m&#233; au retour du ma&#238;tre pour ne pas avoir fait fructifier ses talents connaissait et attendait le retour de son ma&#238;tre, il ne s'&#233;tait pas endormi. Mais cette attente &#233;tait v&#233;cue dans l'inqui&#233;tude et la crainte : &#171; je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes l&#224; o&#249; tu n'as pas sem&#233;, tu ramasses l&#224; o&#249; tu n'as pas r&#233;pandu le grain. J'ai eu peur, et je suis all&#233; enfouir ton talent dans la terre. &#187; Et en contrepoint, l'&#233;vang&#233;liste ne nous dit presque rien des pens&#233;es et des r&#233;flexions des deux autres serviteurs apr&#232;s le d&#233;part de leur ma&#238;tre. Il nous dit seulement qu'ils se mettent tout simplement au travail, sans plus de pr&#233;occupations. &#171; Aussit&#244;t, celui qui avait re&#231;u cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De m&#234;me, celui qui avait re&#231;u deux talents en gagna deux autres. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Saint Mathieu nous montre ainsi qu'il y a diff&#233;rentes mani&#232;res de garder au c&#339;ur la m&#233;moire du Seigneur, une qui paralyse, la peur et la crainte, et une autre qui lib&#232;re les &#233;nergies, la confiance. L'appel &#224; la vigilance, &#224; garder la m&#233;moire du Seigneur dans l'attente de son retour glorieux, cet appel n'est pas une invitation &#224; nous torturer l'esprit sur une probable date et encore moins &#224; nous laisser envahir par l'ins&#233;curit&#233; du temps ou les menaces. Car tout cela ne produira aucun bon fruit. La parabole des talents nous montre que chacun des serviteurs agit selon l'image de Dieu qu'il porte en son c&#339;ur, et le fruit de son travail correspond &#224; l'image positive ou n&#233;gative qu'il se fait de son Dieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si nous gardons au c&#339;ur de la m&#233;moire du Seigneur, c'est la pens&#233;e de sa mis&#233;ricorde qui doit r&#233;sonner en nous. Si nous l'attendons, sans conna&#238;tre de date pour sa venue glorieuse, c'est un espace ouvert &#224; notre libert&#233; et &#224; notre responsabilit&#233; pour faire fructifier nos dons, pour pr&#233;parer les festivit&#233;s et la venue du Royaume.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au lieu de faire confiance au Seigneur qui lui a fait un don, le 3&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; serviteur se d&#233;fie de lui, il en a peur et ne voulant courir aucun risque, il n'entreprend rien pour faire fructifier le talent confi&#233;. La peur et le manque de confiance rompent la relation d'amour initi&#233;e par le Seigneur. Au lieu de devenir acteur de la relation, en accueillant le talent et en le faisant fructifier, il se place en spectateur inactif et craintif des pr&#233;paratifs du Royaume. Ainsi il d&#233;truit la relation amicale avec son Seigneur qui n'est pour lui qu'un ma&#238;tre exigeant. Car, comme nous l'enseigne notre ch&#232;re petite Th&#233;r&#232;se de Lisieux, c'est la confiance et rien que la confiance qui nous conduit &#224; l'amour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Seigneur offre &#224; tous au moins un talent, celui de son amour offert et auquel nous r&#233;pondons d'abord par la confiance qui nous ouvre &#224; la relation. Dans la confiance nous attendons sa venue, nous gardons au c&#339;ur de la m&#233;moire de J&#233;sus. Nous patientons sans crainte, et travaillons joyeusement, sans esprit de calcul. Confiant dans le Seigneur qui vient, en son amour mis&#233;ricordieux, nous attendons activement d'entrer dans sa joie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Fr. Antoine-Marie Leduc, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dimanche, d&#233;dicace du Latran, Jean 2, 13-22</title>
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		<dc:date>2008-11-07T20:13:02Z</dc:date>
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		<description>&#171; La maison de mon P&#232;re &#187; Qu'est-ce qu'un temple ? - Un lieu de beaut&#233; o&#249; l'on rencontre Dieu ; un lieu o&#249; Dieu se fait proche, et o&#249; l'homme accepte de s'approcher de Dieu. C'est bien cela que devait &#234;tre le temple de J&#233;rusalem dans la pens&#233;e de Salomon, son premier b&#226;tisseur, et dans le d&#233;sir de la communaut&#233; de pauvres, courageuse et enthousiaste, qui l'avait reb&#226;ti au retour d'un exil de quarante ans. D'o&#249; vient, alors cette s&#233;v&#233;rit&#233; de J&#233;sus ? Elle semble motiv&#233;e par plusieurs raisons &#224; la fois. Tout (...)

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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2007-2008-Annee-A-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2007-2008 Ann&#233;e A&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; La maison de mon P&#232;re &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'un temple ? - Un lieu de beaut&#233; o&#249; l'on rencontre Dieu ; un lieu o&#249; Dieu se fait proche, et o&#249; l'homme accepte de s'approcher de Dieu. C'est bien cela que devait &#234;tre le temple de J&#233;rusalem dans la pens&#233;e de Salomon, son premier b&#226;tisseur, et dans le d&#233;sir de la communaut&#233; de pauvres, courageuse et enthousiaste, qui l'avait reb&#226;ti au retour d'un exil de quarante ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'o&#249; vient, alors cette s&#233;v&#233;rit&#233; de J&#233;sus ? Elle semble motiv&#233;e par plusieurs raisons &#224; la fois. Tout d'abord le Temple, dont Dieu d&#233;sirait faire une maison de pri&#232;re pour tous les peuples (Is 56,7), un signe de ralliement et d'accueil universel, ne r&#233;pondait encore que partiellement &#224; sa vocation (Jn 4,21). De plus sa beaut&#233; et sa richesse, &#224; l'&#233;poque de J&#233;sus, flattaient un peu l'orgueil des hommes au lieu de servir uniquement la gloire de Dieu (Mt 24,1). Enfin et surtout, la d&#233;sinvolture des hommes g&#234;nait, dans le Temple, la rencontre avec le Seigneur. Pour rejoindre Dieu, il fallait passer, trop souvent, &#224; travers tout un r&#233;seau de marchands, de marchandises et de marchandages. Les sacrifices, quand ils &#233;taient mal compris, pouvaient devenir un signe ext&#233;rieur de richesse, et le culte, que certains mat&#233;rialisaient, installait pour ainsi dire dans le Temple m&#234;me la vieille idole du c&#339;ur humain : le profit. Au Temple, trop d'interm&#233;diaires voulaient servir &#224; la fois Dieu et Mam&#244;n : &#171; Enlevez cela d'ici, s'&#233;crie J&#233;sus ; ne faites pas de la maison de mon P&#232;re une maison de trafic ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; La maison de mon P&#232;re ! &#187; Quelle extraordinaire pr&#233;tention de la part de ce Galil&#233;en qui vient de chasser brebis et b&#339;ufs ! Et les responsables l'interpellent. Ils ne lui reprochent pas son coup d'audace, car tous les Juifs pieux devaient s'en r&#233;jouir, mais ils lui demandent : &#171; Comment peux-tu justifier ce que tu fais l&#224; ? Par quelle autorit&#233; le fais-tu ? &#187; J&#233;sus, dans un langage assez inattendu, les renvoie &#224; l'&#339;uvre supr&#234;me de Dieu, la r&#233;surrection, et pour toute justification, J&#233;sus r&#233;pond cette phrase qui p&#232;sera si lourd dans son proc&#232;s : &#171; D&#233;truisez ce temple, et en trois jours je le rel&#232;verai &#187;. Et l'&#233;vang&#233;liste de commenter : &#171; Mais lui parlait du temple de son corps &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tel est bien , en effet, le myst&#232;re central de cet &#233;pisode. Le corps de J&#233;sus, c'est-&#224;-dire non pas seulement sa chair, mais sa Personne vivante et bien concr&#232;te, est d&#233;sormais le seul lieu de la rencontre entre Dieu et les hommes, entre Dieu et ceux qui l'adorent en v&#233;rit&#233; (Jn 4,24) ; ce corps est le lieu o&#249; Dieu se fait proche et o&#249; l'homme s'approche de Dieu, parce que justement il est le corps de l'Homme-Dieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est bien lui, J&#233;sus Christ, en effet, qui est pour nous le Temple de la nouvelle alliance ; c'est par lui et en lui que nous avons acc&#232;s aupr&#232;s du P&#232;re (E 2,18) et que le P&#232;re vient au-devant de nous ; c'est lui qui, conjointement avec le P&#232;re, nous envoie chaque jour l'Esprit qui fait vivre. Il est l'unique m&#233;diateur (1 Tm 2,5) ; lui seul fait remonter vers Dieu notre pri&#232;re unanime et notre sacrifice quotidien ; lui seul reverse sur le monde et en chacun de nous &#171; la pl&#233;nitude dont il est rempli &#187; (E 1,23), c'est-&#224;-dire la force de sanctification concentr&#233;e pour toujours dans sa Personne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce Temple-l&#224;, ce lieu o&#249; Dieu rencontre l'homme, personne ne pouvait et personne ne pourra jamais le d&#233;truire, et Dieu le P&#232;re l'a signifi&#233; solennellement au monde en ressuscitant son Fils le troisi&#232;me jour. &#171; Aussi, ajoute l'&#233;vang&#233;liste, lorsque J&#233;sus se releva d'entre les morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait parl&#233; ainsi, et ils crurent &#224; l'&#201;criture ainsi qu'&#224; la parole qu'il avait dite. &#187; La r&#233;surrection, en effet, authentifiera les actions du Christ et son message ; elle proclamera que J&#233;sus &#233;tait vraiment l'Envoy&#233; du P&#232;re, et que &#171; Dieu &#233;tait dans le Christ, se r&#233;conciliant le monde &#187; (2 Co 5,19).&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Fr&#232;res et s&#339;urs, nous le croyons, J&#233;sus Christ est pour nous, vraiment et &#224; jamais, le lieu de la rencontre du P&#232;re ; mais le P&#232;re nous trouve-t-il chaque jour ouverts &#224; cette rencontre, en attente de ce dialogue o&#249; il va nous promouvoir dans notre libert&#233; filiale ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me quand nous nous approchons de Dieu pour la pri&#232;re, notre c&#339;ur de croyants demeure parfois encombr&#233; de marchandises et de calculs, comme un temple profan&#233;. M&#234;me quand nous d&#233;sirons sinc&#232;rement les rendez-vous d'alliance avec le P&#232;re qui nous appelle, des tr&#233;sors factices, une lassitude de la joie, une fixation sur l'imm&#233;diat ou une propension trop humaine &#224; la facilit&#233; peuvent toujours retarder ou d&#233;valuer la rencontre. Il est des jours o&#249; J&#233;sus pourrait surgir dans notre vie, pour nous dire, &#224; nous aussi, avec l'insistance d'un v&#233;ritable ami : &#171; Enl&#232;ve cela d'ici ; ne fais pas de la maison de mon P&#232;re une maison de trafic. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Car le temple de Dieu est saint, et ce temple, c'est nous. &#187; Ici l'enseignement de saint Paul vient s'articuler sur celui de J&#233;sus : puisque le Corps ressuscit&#233; de J&#233;sus, &#171; en qui habite corporellement la divinit&#233; &#187; (Col 2,9), est le Temple de Dieu par excellence, nous, chr&#233;tiens, membres de ce Corps, sommes avec le Christ le temple o&#249; habite l'Esprit de Dieu. Cela se v&#233;rifie pour chaque disciple personnellement et pour tous les fr&#232;res et s&#339;urs en coh&#233;sion de foi et de charit&#233;. Tous nous entrons, comme autant de pierres vivantes, dans la construction d'une vivante maison de Dieu, l'&#201;glise sainte, d'o&#249; est bannie toute distinction de race, de classe et de culture ( 1 P 2,5).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce Temple, qui n'est pas fait de main d'homme, le Voyant de l'Apocalypse le contemple sous son aspect achev&#233; et d&#233;finitif : la J&#233;rusalem d'en haut. Il nous transporte en pens&#233;e &#224; la fin des temps, quand Dieu aura fini de faire toutes choses nouvelles. Alors la communaut&#233; des rachet&#233;s rejoindra le Christ, combl&#233;e de joie, comme une jeune &#233;pous&#233;e, et avec le pressentiment d'un immense bonheur &#224; vivre. Dieu lui-m&#234;me essuiera toute larme de nos yeux, et il n'y aura plus de mort, plus de pleurs, de cris ni de d&#233;tresse, car la premi&#232;re cr&#233;ation aura disparu (Ap 21,1-4).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais Paul, lui, pr&#233;f&#232;re regarder le Temple de Dieu en train de se faire sous nos yeux, dans notre histoire. C'est Dieu qui construit, certes : nous sommes &#171; l'&#233;difice b&#226;ti par Dieu &#187; ( 1 Co 3,9) ; c'est lui qui a choisi et pos&#233; la pierre d'angle, celle que les hommes b&#226;tisseurs sont toujours tent&#233;s de rejeter : le Christ, sur qui repose toute la construction ; mais sur cette fondation divine, les hommes doivent continuer &#224; b&#226;tir le Temple. S'il n'est pas fait de main d'homme, les hommes doivent y mettre la main.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutefois, selon Paul, les disciples ne b&#226;tiront pas n'importe comment. Tout d'abord on ne peut &#233;difier que sur le Christ, sur le projet et les paroles du Christ. Non pas un Christ r&#233;duit aux dimensions d'un sage ou d'un r&#233;formateur, mais l'Homme-Dieu parlant de Dieu et donnant Dieu : &#171; Nul ne peut poser d'autre fondement que celui qui s'y trouve, et qui est J&#233;sus Messie &#187; (1 Co 3,11). D'autre part chacun des b&#226;tisseurs doit regarder avec quoi il construit. Dans l'&#201;glise, seule la charit&#233; b&#226;tit en dur, seul l'amour assure l'&#233;ternit&#233; de la construction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et c'est bien ce que le Seigneur veut nous rappeler en nous rassemblant tous autour de sa table, b&#226;tisseurs et b&#226;tisseuses en habits de dimanche, mais porteurs de nos outils de tous les jours. &#171; Si le Seigneur ne b&#226;tit la maison, en vain peinent les ma&#231;ons &#187; (Ps 127,1). R&#233;unis dans la maison de pri&#232;re, laissons Dieu cimenter entre nous son &#201;glise par l'amour que l'Esprit verse en nos c&#339;urs et par la communion qu'il nous offre au corps et au sang de son Fils.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dimanche des d&#233;funts</title>
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		<dc:creator>Fr. Antoine-Marie</dc:creator>



		<description>&#171; Car la volont&#233; de mon P&#232;re, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie &#233;ternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. &#187; En nous invitant aujourd'hui &#224; prier pour nos fr&#232;res d&#233;funts, l'Eglise nous appelle aussi &#224; lever notre regard au-del&#224; de la r&#233;alit&#233; douloureuse de la mort vers les r&#233;alit&#233;s d'en haut, &#224; nous laisser renouveler dans l'esp&#233;rance de ressusciter un jour dans le Christ pour vivre de la vie m&#234;me de Dieu. Aujourd'hui, il est devenu difficile de parler de la (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Car la volont&#233; de mon P&#232;re, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie &#233;ternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En nous invitant aujourd'hui &#224; prier pour nos fr&#232;res d&#233;funts, l'Eglise nous appelle aussi &#224; lever notre regard au-del&#224; de la r&#233;alit&#233; douloureuse de la mort vers les r&#233;alit&#233;s d'en haut, &#224; nous laisser renouveler dans l'esp&#233;rance de ressusciter un jour dans le Christ pour vivre de la vie m&#234;me de Dieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, il est devenu difficile de parler de la mort car notre soci&#233;t&#233; marqu&#233;e par le bien-&#234;tre et l'h&#233;donisme a tendance &#224; occulter cette r&#233;alit&#233;. La seule pens&#233;e de devoir mourir un jour angoisse et beaucoup pr&#233;f&#232;re l'&#233;liminer de leur champ de conscience. Il est vrai qu' &#171; en face de la mort, comme le rappelle le Concile Vatican II, l'&#233;nigme de la condition humaine atteint son sommet &#187; (Gaudium et spes, n. 18).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; ce titre, les textes de la liturgie de ce jour sont particuli&#232;rement significatifs. Le livre de la Sagesse nous dit que ce qui fait la valeur d'une vie, ce ne sont pas le nombre des ann&#233;es, &#171; c'est une vie sans t&#226;che &#187;, fut-elle courte car &#171; la sagesse surpasse les cheveux blancs &#187;. Face &#224; la r&#233;volte et l'incompr&#233;hension qui peuvent habiter le c&#339;ur de l'homme devant la mort de quelqu'un de jeune, l'Ecriture d&#233;clare que c'est &#171; Dieu qui l'a repris pour que le mensonge n'&#233;gare pas son &#226;me &#187;. Non pas pour nous dire que Dieu aurait provoqu&#233; la mort mais pour nous r&#233;v&#233;ler qu'il veille sur nous et ne nous abandonne pas jusque dans notre mort : &#171; Les gens voient cela sans comprendre ; il ne leur vient pas &#224; l'esprit que Dieu accorde &#224; ses &#233;lus gr&#226;ce et mis&#233;ricorde, et qu'il veille sur ses amis &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; M&#234;me s'il meurt avant l'&#226;ge, le juste trouvera le repos &#187; : Non seulement, Dieu ne l&#226;che la main &#224; personne au moment de la mort, mais il promet &#224; chacun le repos et la vie &#233;ternelle dans la mesure o&#249; il nous trouvera juste. Attention &#224; bien interpr&#233;ter ici ce que signifie &#171; &#234;tre trouv&#233; juste &#187;. Nous devons nous rappeler que, dans la Bible, est d&#233;clar&#233; juste celui qui est ajust&#233; &#224; la volont&#233; de Dieu c'est-&#224;-dire orient&#233; vers lui par toute sa vie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au moment de notre mort, il y a donc bien un jugement qui nous attend. Mais ce jugement particulier, c'est finalement nous qui en serons les responsables. Il ne s'agira pas d'un moment o&#249; Dieu nous r&#233;tribuera en fonction du poids de nos bonnes actions. Non, car la volont&#233; du P&#232;re c'est que le Fils ne perde aucun ceux qu'il lui a donn&#233;s et qu'il les ressuscite tous au dernier jour (Cf. Evangile). Il s'agira d'un moment o&#249; nous aurons rendez-vous avec la mis&#233;ricorde divine, aussi p&#233;cheur que nous soyons, et o&#249; nous serons appel&#233;s &#224; l'accueillir mais cette fois-ci d'une fa&#231;on d&#233;finitive car nous ne nous trouverons plus sous le r&#233;gime de la foi. C'est ici que se scellera d'une fa&#231;on d&#233;finitive l'orientation de fond que nous aurons voulu donner &#224; toute notre vie. M&#234;me si nous ne pouvons douter de la puissance de Dieu qui se d&#233;ploie jusque dans sa mis&#233;ricorde envers le p&#233;cheur le plus endurci, nous devons quand m&#234;me nous rendre compte que les choix que nous posons durant notre vie terrestre orientent d&#233;j&#224; le choix d&#233;finitif que nous poserons au moment de notre mort. C'est dans ce sens qu'il nous faut lire la deuxi&#232;me lecture de ce jour et particuli&#232;rement sa finale qui d&#233;clare : &#171; Chacun de nous devra rendre compte &#224; Dieu pour soi-m&#234;me. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors selon que nous aurons accueilli la lumi&#232;re ou pr&#233;f&#233;r&#233; les t&#233;n&#232;bres nous nous retrouverons lumi&#232;re ou t&#233;n&#232;bres. Nous percevons donc ici toute l'importance de prier pour nos fr&#232;res d&#233;funts afin qu'ils puissent accueillir pleinement la mis&#233;ricorde infinie de notre P&#232;re c&#233;leste qu'il nous a rendue accessible en son Fils unique en dehors de qui personne ne peut aller vers le P&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Forts de notre foi en la victoire de J&#233;sus ressuscit&#233; sur la mort et le p&#233;ch&#233;, et dans l'esp&#233;rance de ressusciter en Christ pour vivre &#233;ternellement de l'Amour de Dieu nous voulons prier avec eux ces paroles du Psaume 24 : &#171; Rappelle-toi Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours. Oublie les r&#233;voltes, les p&#233;ch&#233;s de ma jeunesse ; dans ton amour de ne m'oublie pas&#8230; Vois ma mis&#232;re et ma peine, enl&#232;ve tous mes p&#233;ch&#233;s. Garde mon &#226;me d&#233;livre-moi ; je m'abrite en toi : &#233;pargne-moi la honte. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>30e Dimanche T.O. ; Mt 22, 34-40</title>
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		<description>&quot;Quel est le grand commandement ? &#187; &#171; Quel est le grand commandement ? &#187; Ce passage fait partie d'un ensemble de quatre controverses qui, dans le temple de J&#233;rusalem, opposent J&#233;sus aux principaux groupes du juda&#239;sme de son &#233;poque : pharisiens, h&#233;rodiens, sadduc&#233;ens. Par trois fois, J&#233;sus est interrog&#233; en qualit&#233; de Rabbi, c'est-&#224;-dire comme un ma&#238;tre dont on veut v&#233;rifier l'autorit&#233;. Par ses r&#233;ponses, J&#233;sus m&#232;ne ses interlocuteurs &#224; une interrogation de plus en plus radicale sur la v&#233;rit&#233; de leur (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&quot;Quel est le grand commandement ? &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Quel est le grand commandement ? &#187; Ce passage fait partie d'un ensemble de quatre controverses qui, dans le temple de J&#233;rusalem, opposent J&#233;sus aux principaux groupes du juda&#239;sme de son &#233;poque : pharisiens, h&#233;rodiens, sadduc&#233;ens. Par trois fois, J&#233;sus est interrog&#233; en qualit&#233; de Rabbi, c'est-&#224;-dire comme un ma&#238;tre dont on veut v&#233;rifier l'autorit&#233;. Par ses r&#233;ponses, J&#233;sus m&#232;ne ses interlocuteurs &#224; une interrogation de plus en plus radicale sur la v&#233;rit&#233; de leur attachement &#224; Dieu et sur le myst&#232;re de sa personne. Apr&#232;s avoir r&#233;solu le probl&#232;me de l'imp&#244;t d&#251; &#224; C&#233;sar, J&#233;sus affronte la question du plus grand parmi les commandements.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le juda&#239;sme, cette question rev&#234;tait une particuli&#232;re importance, &#233;tant donn&#233; la multiplicit&#233; des pr&#233;ceptes de la loi ; on n'en comptait pas moins de 613, r&#233;partis en 365 d&#233;fenses, le nombre des jours d'une ann&#233;e, et en 248 commandements, selon le nombre des composants du corps humain. On comprend d&#232;s lors la n&#233;cessit&#233; de d&#233;gager et l'essentiel de l'accessoire, et la pr&#233;occupation des croyants qui cherchaient quel &#233;tait le pr&#233;cepte fondamental et central de toute la Loi. La question est plus profonde qu'il n'y para&#238;t, elle vise moins &#224; &#233;tablir une hi&#233;rarchie de pr&#233;cepte qu'&#224; &#233;lucider l'essence m&#234;me de l'exigence morale et &#224; en d&#233;terminer l'ultime motivation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, si Dieu fait alliance avec l'homme et lui d&#233;voile sa volont&#233; &#224; travers des pr&#233;ceptes de la loi, le respect le plus &#233;l&#233;mentaire exige que l'on s'enqui&#232;re de l'orientation majeure de cette volont&#233;, afin que l'observance des pr&#233;ceptes particuliers soit elle-m&#234;me assum&#233;e dans un &#233;lan de base. Bref, il faut se demander dans quel esprit de vivre l'alliance, si l'on ne veut pas r&#233;duire la volont&#233; divine &#224; la conception ou &#224; l'image que chacun pourrait s'en faire, ou bien &#224; la mat&#233;rialit&#233; d'une ex&#233;cution sans souffle, sans dynamisme. La mise &#224; l'&#233;preuve de J&#233;sus se situe, non seulement au plan d'une discussion de principe, mais encore au niveau du t&#233;moignage de vie. On pressent que c'est par l'engagement de toute son existence que J&#233;sus fera la preuve de la v&#233;rit&#233; de sa r&#233;ponse. Le ma&#238;tre interrog&#233; commence par citer le texte du Deut&#233;ronome qui ram&#232;ne l'essence de la loi &#224; l'amour du Dieu unique, ce texte formait le c&#339;ur de la pri&#232;re matinale du juif pieux : &#233;coute, Isra&#235;l, le seigneur notre Dieu est le Dieu unique. Tu aimeras le seigneur ton Dieu de tout ton c&#339;ur, de tout on avait tout en esprit. En cela, ses interlocuteurs ne peuvent que lui donner raison. Mais il y joint aussit&#244;t la citation de cet autre commandement fondamental qui appara&#238;t sur la liste des prescriptions morales et cultuelles du L&#233;vitique : tu aimeras ton prochain comme toi-m&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J&#233;sus lie donc l'amour du prochain et l'amour de Dieu, tout en mettant l'amour de Dieu en premier puisque c'est le second commandement qui est semblable au premier et non l'inverse. Cependant, ce terme de semblable attire notre attention et &#233;tablit une relation &#233;troite entre les deux commandements. Relation &#233;troite qui ne peut cependant &#234;tre comment&#233;e de mani&#232;re simpliste par des affirmations cat&#233;goriques du genre : &#171; Il n'y a d'amour de Dieu que dans l'amour du prochain &#187;. D'autant plus qu'il est difficile de faire une stricte &#233;quivalence entre l'amour de celui qui est bon, le mis&#233;ricordieux, l'&#234;tre parfait, et l'amour du prochain avec lequel j'entretiens une relation imparfaite marqu&#233;e par le p&#233;ch&#233; r&#233;ciproque, voire par la violence. Cependant, une fois admis cette r&#233;flexion, il reste que l'id&#233;e d'&#233;quivalence entre les deux commandements de l'amour d&#233;route la conscience chr&#233;tienne, qui se laisse aller facilement &#224; privil&#233;gier l'un des deux pour oublier l'autre. J&#233;sus nous invite donc &#224; ne pas opposer l'amour de Dieu et celui des hommes. Les 2 commandements sont semblables : aimer Dieu, le cr&#233;ateur et le r&#233;dempteur de l'homme, et aimer l'homme, image et ressemblance de Dieu. Th&#233;oriquement, il nous est facile de comprendre cette non-opposition entre les deux amours. Ils sont m&#234;me compl&#233;mentaires, comme nous le dit Saint-Jean dans la premi&#232;re &#233;p&#238;tre : &#171; Bien-aim&#233;, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour est de Dieu, et que quiconque aime est n&#233; de Dieu et conna&#238;t Dieu. Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour. &#187; (1 Jean 4,7)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant de mani&#232;re pratique, chaque jour, il nous faut choisir quelquefois entre un acte qui manifeste notre amour de Dieu et un autre acte qui manifesterait notre amour de l'homme. Il est une th&#233;orie de l'amour du prochain, ou une pratique de cet amour, qui en vient &#224; se passer de Dieu. Comme il est une doctrine de l'amour de Dieu qui oublierait le prochain. Pourtant, malgr&#233; les difficult&#233;s th&#233;oriques et pratiques, la vie de J&#233;sus nous montre un chemin possible. Le disciple du verbe incarn&#233; s'ouvre &#224; une recherche qui vise les deux r&#233;alit&#233;s : un amour du prochain prolongeant l'intimit&#233; personnelle avec le seigneur, et un l'amour de Dieu dont l'authenticit&#233; se v&#233;rifie dans la rencontre fraternelle avec autrui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Celui qui se sait aimer de mani&#232;re inconditionnelle, qui accueille en lui l'onction apaisante et gu&#233;rissant de l'amour paternel de Dieu, origines et termes de tout amour, est bien pr&#232;s d'aimer lui-m&#234;me son prochain. N'est-ce pas sur la certitude que les deux attitudes sont dans une &#233;troite continuit&#233; que se base de l'affirmation de J&#233;sus ? N'est-ce pas sur la certitude qu'il n'y a finalement qu'un amour, qu'il n'est qu'un don de soi, qu'une ouverture &#224; autrui : ouverture aux autres qui devient ouverture &#224; l'Autre, et accueil du tout Autre qui se fait accueil de tous les autres ? N'est-ce pas sur cette certitude que ce fond de la recherche indiff&#233;renci&#233;e, &#224; laquelle sont appel&#233;s tous les chr&#233;tiens, de l'amour de Dieu et du prochain ? Car en d&#233;finitive l'unification de l'amour de Dieu et du prochain se produit moins dans le choix de telle ou telle action que dans la mani&#232;re dont on aime. Ne s'agit-il pas plus d'apprendre du P&#232;re &#224; aimer comme il nous aime pour garantir notre amour fraternel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>B&#233;atification Louis et Z&#233;lie Martin, Dimanche 19 octobre 2008</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Beatification-Louis-et-Zelie-Martin-Dimanche-19-octobre.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.carmel.asso.fr/Beatification-Louis-et-Zelie-Martin-Dimanche-19-octobre.html</guid>
		<dc:date>2008-10-17T08:52:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fr. Antoine-Marie</dc:creator>



		<description>Pour tout savoir sur la b&#233;atification de Louis et Z&#233;lie Martin, parents de Sainte Th&#233;r&#232;se de l'Enfant-J&#233;sus voir . Pour les &#233;poux chr&#233;tiens, le sacrement de mariage les invite &#224; devenir signe et participation tant de l'amour trinitaire que de l'amour du Christ et de l'Eglise. En effet, par ce sacrement, les &#233;poux se promettent une fid&#233;lit&#233; enti&#232;re pour toute la vie en s'engageant sur les valeurs d'unit&#233;, d'indissolubilit&#233; et de f&#233;condit&#233;, et ils forment une communaut&#233; de vie et d'amour en vivant au (...)

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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2007-2008-Annee-A-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2007-2008 Ann&#233;e A&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour tout savoir sur la b&#233;atification de Louis et Z&#233;lie Martin, parents de Sainte Th&#233;r&#232;se de l'Enfant-J&#233;sus voir &lt;a href=&quot;http://www.therese-de-lisieux.com/&quot; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;www.therese-de-lisieux.com&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour les &#233;poux chr&#233;tiens, le sacrement de mariage les invite &#224; devenir signe et participation tant de l'amour trinitaire que de l'amour du Christ et de l'Eglise. En effet, par ce sacrement, les &#233;poux se promettent une fid&#233;lit&#233; enti&#232;re pour toute la vie en s'engageant sur les valeurs d'unit&#233;, d'indissolubilit&#233; et de f&#233;condit&#233;, et ils forment une communaut&#233; de vie et d'amour en vivant au quotidien le dialogue, le respect et le service mutuels. Or en s'engageant et en vivant les valeurs d'unit&#233;, d'indissolubilit&#233; et de f&#233;condit&#233;, les &#233;poux tendent &#224; exprimer l'amour m&#234;me qui existe au sein de la Trinit&#233; qui vit cette unit&#233; substantielle et &#233;ternelle qui est &#224; l'origine de la cr&#233;ation. De m&#234;me, ils peuvent devenir signe et participation de l'amour du Christ pour l'Eglise en imitant J&#233;sus qui sut toujours accueillir ceux qu'il croisait sur son chemin, leur adresser une parole bienveillante et constructive, les servir dans leurs besoins concrets. Tour &#224; tour, les &#233;poux deviennent Christ et Eglise l'un pour l'autre lorsqu'ils entrent dans un dialogue vrai, vivent un respect profond et servent le bien commun familial. Donc pour r&#233;pondre &#224; la question de savoir quelle est la saintet&#233; des &#233;poux Martin, il faudrait montrer que leur vie conjugale fut un chemin de saintet&#233; en devenant signe et participation de l'amour de Dieu, amour trinitaire et amour du Christ.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous savons que, tant Louis et que Z&#233;lie, les &#233;poux Martin &#233;taient profond&#233;ment chr&#233;tiens, et engag&#233;s dans une vie spirituelle personnelle authentique. Du fait de cet engagement et de la g&#233;n&#233;rosit&#233; de leur c&#339;ur, tous les deux ont song&#233; tout d'abord &#224; s'engager dans la vie religieuse pour &#233;tancher leur soif de l'amour divin. Mais ils s'engag&#232;rent sur un autre chemin, le mariage v&#233;cu non comme un rem&#232;de &#224; la concupiscence, selon une formule ancienne d&#233;pr&#233;ciative, mais, selon une note &#233;crite de la main m&#234;me de M. Martin &#171; une mani&#232;re plus parfaite (de vivre) l'union chaste et toute spirituelle de J&#233;sus-Christ avec son Eglise &#187;. C'est pourquoi ils d&#233;siraient au point de d&#233;part vivre la continence &#224; l'int&#233;rieur de leur mariage. Regrettant tous les deux l'id&#233;al religieux, qui leur paraissait plus pur, ils se comprenaient facilement l'un l'autre, ayant des objectifs et des d&#233;sirs semblables. Ceci explique les pleurs et la d&#233;licatesse mutuelle au lendemain de leur mariage quand ils rendaient visite &#224; la s&#339;ur de Z&#233;lie visitandine au Mans : &#171; J'ai &#233;t&#233; la voir pour la premi&#232;re fois &#224; son monast&#232;re le jour de mon mariage ; je puis dire que j'ai pleur&#233; ce jour-l&#224; toutes mes larmes, plus que je n'avais jamais pleur&#233; dans ma vie, et plus que je ne pleurerai jamais ; cette pauvre s&#339;ur ne savait comment me consoler. Je n'avais pourtant pas de chagrin de la voir l&#224;, non, au contraire, mais j'aurais voulu y &#234;tre aussi ; je comparais ma vie &#224; la sienne et les larmes redoublaient. Enfin, pendant bien longtemps, je n'avais mon esprit et mon c&#339;ur qu'&#224; la Visitation. (&#8230;) Toi qui aimes tant ton p&#232;re, ma Pauline, tu vas penser que je lui faisais de la peine et que je lui en avais fait le jour de mon mariage ? Mais non, il me comprenait et me consolait de son mieux, car il avait des go&#251;ts semblables au mien ; je crois m&#234;me que notre affection r&#233;ciproque s'en est trouv&#233;e augmenter, nos sentiments &#233;taient toujours &#224; l'unisson et il me fut toujours un consolateur et un soutien. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est donc rempli d'attention et de respect mutuel, dans une communion de valeur, que les nouveaux &#233;poux vivent leurs relations. Et c'est bien du fait de l'existence de ces valeurs partag&#233;es et de d&#233;sirs spirituels communs que Louis et Z&#233;lie Martin vont tout d'abord s'engager &#224; vivre comme fr&#232;re et s&#339;ur puis ils vont &#233;voluer vers le projet de fonder effectivement une famille. La droiture de leurs intentions, v&#233;ritablement spirituelles, et non par d&#233;go&#251;t psychologique de la sexualit&#233;, se v&#233;rifie par la rapidit&#233; avec laquelle ils chang&#232;rent d'orientation une fois &#233;clair&#233;s par un &#8220;bon confesseur&#8221;. Il leur montra qu'ils pouvaient mener de front leur id&#233;al de saintet&#233; et une pleine vie conjugale qui s'&#233;panouirait dans la f&#233;condit&#233;. Ils gardent pour eux leur objectif de saintet&#233; qui, con&#231;ue au d&#233;part d'un point de vue personnel, s'&#233;largit &#224; la communaut&#233; familiale : &#171; Quand nous avons eu nos enfants, nos id&#233;es ont chang&#233; un peu ; nous ne vivions plus que pour eux, c'&#233;tait tout notre bonheur, et nous ne l'avons jamais trouv&#233; qu'en eux. Enfin, rien ne nous co&#251;tait plus ; le monde ne nous &#233;tait plus &#224; charge. Pour moi, c'&#233;tait la grande compensation, aussi je d&#233;sirais en avoir beaucoup, afin de les &#233;lever pour le ciel. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cette citation, Z&#233;lie Martin nous r&#233;v&#232;le d&#233;j&#224; que l'amour familial se vit dans un service bien r&#233;el et concret au profit de toute la famille. Ce service pour elle, ce fut le travail quotidien dans les t&#226;ches m&#233;nag&#232;res et son artisanat de points d'Alen&#231;on. Il s'agit avant tout pour les parents Martin de subvenir par leur travail aux besoins de la famille : &#171; Ce n'est pas le d&#233;sir d'amasser une plus grande fortune qui me pousse ; J'en ai plus que je n'en ai jamais d&#233;sir&#233;, mais je crois que ce serait folie &#224; moi de laisser cette entreprise, ayant cinq enfants &#224; &#233;tablir. Je dois aller jusqu'au bout pour eux&#8230; &#187; (CF 152). Mais leur vraie joie est dans la r&#233;ussite spirituelle de leur famille, &#171; Pourvu que j'arrive au Paradis avec mon cher Louis et que je les vois tous bien mieux plac&#233;s que moi, je serais assez heureuse comme cela &#187;. L'amour permet de mieux supporter le poids du service : &#171; C'est un travail si doux de s'occuper de ses petits-enfants ! Si je n'avais que cela &#224; faire, il me semble que je serais la plus heureuse des femmes. &#187; (CF 31) et la maman a bien conscience de s'&#234;tre livr&#233;e sans r&#233;serve dans ce service du travail : &#171; Je me dis souvent que si j'avais fait la moiti&#233; de tout cela pour gagner le ciel, je serais une sainte a canonis&#233; ! &#187; (CF 152).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car les &#233;poux Martin ne perdent pas de vue leur objectif spirituel qui les r&#233;unissait d&#232;s le commencement de leur vie conjugale, la saintet&#233;. Tout entier le foyer est ordonn&#233; &#224; accueillir et &#224; rayonner l'amour de Dieu, c'est pourquoi le c&#339;ur des &#233;poux est r&#233;solument orient&#233; vers le Seigneur dans la pri&#232;re conscient que tout repose dans ses mains : &#171; &#171; Je lui ai dit de ne pas se creuser la t&#234;te pour cela, qu'il n'y avait qu'une chose &#224; faire : prier le bon Dieu, car, ni elle, ni moi, ne pouvions t'aider d'une autre mani&#232;re. Mais Lui, qui n'est pas embarrass&#233;, nous tirera de l&#224; quand il trouvera que nous avons assez souffert, et alors, tu reconna&#238;tras que ce n'est ni &#224; tes capacit&#233;s, ni &#224; ton intelligence que tu dois ta r&#233;ussite, mais &#224; Dieu seul, comme moi, avec mon point d'Alen&#231;on ; cette conviction est tr&#232;s salutaire, je l'ai &#233;prouv&#233; par moi-m&#234;me &#187; (CF 81).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette primaut&#233; de Dieu dans la famille Martin se traduit concr&#232;tement, non seulement par la pri&#232;re, mais aussi par des choix de vie : la fid&#233;lit&#233; aux enseignements de l'Eglise catholique, l'honn&#234;tet&#233; dans le travail, la justice et m&#234;me la charit&#233; dans les rapports avec les employ&#233;s, la r&#233;gularit&#233; dans la participation aux offices liturgiques, les p&#232;lerinages, et l'engagement dans des mouvements catholiques, surtout pour M. Martin. Nous n'illustrerons cela que par un seul point qui pourrait nous interpeller encore aujourd'hui, &#224; savoir la sanctification du dimanche. Il n'&#233;tait pas question de travailler ce jour-l&#224;, de faire commerce, Dieu devait &#234;tre le premier servi. Et pour Z&#233;lie Martin il semblerait que son mari &#233;tait encore plus exigeant qu'elle sur ce point : &#171; je me dis : &#171; Voil&#224; un homme qui n'a jamais essay&#233; de faire fortune ; quand il s'est &#233;tabli, son confesseur lui disait d'ouvrir sa bijouterie le dimanche, jusqu'&#224; midi. Il n'a pas voulu accepter la permission, pr&#233;f&#233;rant manquer de belles ventes. Et malgr&#233; tout, le voil&#224; riche. &#187; Je ne puis attribuer l'aisance dont il jouit &#224; autre chose qu'&#224; une b&#233;n&#233;diction sp&#233;ciale, fruits et de son observance fid&#232;le du dimanche. &#187; (CF 140)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Louis et Z&#233;lie se sont engag&#233;s r&#233;ellement dans leur sacrement de mariage pour vivre et rayonner l'amour de Dieu. Recherchant l'unit&#233; de toute la vie, avec une belle f&#233;condit&#233;, ils se sont mis g&#233;n&#233;reusement au service de tous pour le bien commun, dans l'Eglise et le monde, en laissant toujours &#224; Dieu la seule place qui lui vaille, la premi&#232;re. Et nous pouvons terminer en laissant la parole &#224; M. Martin avec une conclusion d'une lettre &#224; sa femme qui exprime merveilleusement toute la qualit&#233; relationnelle des &#233;poux : &#171; Ton mari et vrai ami, qui t'aime pour la vie ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Fr. Antoine-Marie Leduc, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>29e Dimanche T.O. ; Mt 22, 15-21</title>
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		<dc:date>2008-10-17T08:47:24Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fr. Antoine-Marie</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;&#171; Rendez &#224; C&#233;sar ce qui est &#224; C&#233;sar, et &#224; Dieu ce qui est &#224; Dieu. &#187;&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Rendez &#224; C&#233;sar ce qui est &#224; C&#233;sar, et &#224; Dieu ce qui est &#224; Dieu. &#187; Voici une des formules de J&#233;sus les plus connues par les chr&#233;tiens, et plus largement, qui est pass&#233; dans la sagesse et le langage populaire. il ne faut pas cependant se laisser aveugler par ce qui peut appara&#238;tre comme un slogan facile &#224; retenir. Cette formule ne vise pas d'abord &#224; d&#233;terminer une ligne de d&#233;marcation entre le temporel et le spirituel, et encore moins &#224; justifier ceux qui veulent cantonner le religieux &#224; la stricte sph&#232;re de la vie priv&#233;e. Le contexte de cette phrase et la tradition biblique nous aident &#224; en comprendre le sens profond.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notons tout d'abord les intentions mal honn&#234;tes des interlocuteurs de J&#233;sus. Ils ne cherchent pas une r&#233;ponse &#224; une question qui les pr&#233;occupe, et encore moins la v&#233;rit&#233;. Ce qui leur importe, c'est de prendre en faute J&#233;sus, comme nous le rapporte l'&#233;vang&#233;liste. Dans leur esprit, en posant cette question, ils tendent un pi&#232;ge &#224; celui qui les g&#234;ne, pi&#232;ge duquel il ne peut sortir sans dommage. Car payer l'imp&#244;t romain, c'est reconna&#238;tre la l&#233;gitimit&#233; de l'autorit&#233; d'occupation, alors que, selon la foi juive, la seule loi applicable en Isra&#235;l est la loi de Dieu. D'ailleurs, une partie de la population r&#233;sistait passivement en ne payant pas les redevances romaines. La dimension religieuse et politique de la question des pharisiens apparait dans sa formulation. Ils ne demandent pas &#8220;est-il obligatoire de payer l'imp&#244;t&#8221; comme nous pouvons poser cette question pour nous vis &#224; vis de l'&#233;tat fran&#231;ais, mais &#8220;est-il permis&#8220;, sous-entendu permis par la loi de Dieu. Donc, si J&#233;sus leur r&#233;pond qu'il faut payer l'imp&#244;t &#224; C&#233;sar, il se fait le collaborateur de l'occupant romain, et il est infid&#232;le &#224; la loi juive. S'il r&#233;pond qu'il ne faut pas payer l'imp&#244;t, les pharisiens pourront le d&#233;noncer aux autorit&#233;s romaine pour r&#233;bellion. Souvenez vous de ce qu'il oseront dire lors du proc&#232;s pour justifier sa mise &#224; mort (Jn 19, 12-15). Les pr&#234;tres, pour pousser Pilate &#224; mettre &#224; mort J&#233;sus, diront qu'il est l'ennemi de l'empereur car il se dit &#8220;roi de juifs&#8221; et ainsi J&#233;sus pousserait les juifs &#224; la r&#233;volte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la logique des pharisiens, J&#233;sus est pris au pi&#232;ge, quoiqu'il dise, ils pourront lui nuire. Le coup de g&#233;nie de J&#233;sus est de leur demander d'apporter une pi&#232;ce de denier romain. Car la monnaie est le signe par excellence de l'autorit&#233;, battre monnaie est un droit r&#233;galien du pouvoir politique l&#233;gitime. La monnaie est l'instrument quotidien de la vie pratique fourni par l'&#201;tat qui lui imprime sa marque pour que personne n'ignore l'origine de l'autorit&#233;. Les pharisiens acceptaient la monnaie romaine puisqu'ils en ont sur eux pour la montrer &#224; J&#233;sus. Ils entrent dans le jeu &#233;conomique dirig&#233; par l'occupant, il en accepte donc la souverainet&#233;. Il est donc logique qu'ils acceptent toutes les r&#232;gles du jeu &#233;conomique, notamment l'imp&#244;t. Une fois de plus, J&#233;sus a renvoy&#233; ces interlocuteurs &#224; eux-m&#234;me, et voyant leur propre incoh&#233;rence ils restent muets.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout pourrait s'arr&#234;ter l&#224;, mais la bont&#233; de J&#233;sus ne satisfait jamais de simplement boucler la bouche &#224; ses ennemis. Ce qui l'importe d'avantage que d'avoir raison, c'est d'ouvrir l'esprit de ces contemporains &#224; la lumi&#232;re de la v&#233;rit&#233;. Il aurait pu se contenter du &#8220;rendez &#224; c&#233;sar ce qui est &#224; C&#233;sar&#8221;, mais il va plus loin en nommant Dieu. Il veut faire r&#233;fl&#233;chir ses interlocuteurs sur la dimension cach&#233;e, spirituelle de sa r&#233;ponse. Pour r&#233;pondre aux pharisiens, J&#233;sus leur a demand&#233; une pi&#232;ce, et il a pos&#233; la question de savoir de qui est l'effigie de cette pi&#232;ce. En reconnaissant l'image de l'autorit&#233; supr&#234;me de l'empire, les juifs reconnaissaient une certaine soumission au pouvoir politique en place. Mais en posant la question de l'image qui figure sur la pi&#232;ce, J&#233;sus nous invite &#224; penser &#224; une autre image. S'il faut rendre &#224; C&#233;sar ce qui porte l'image de C&#233;sar, que doit-on rendre &#224; Dieu ? Qu'est-ce qui porte l'image de Dieu ? Souvenons-nous du livre de la Gen&#232;se. &#171; Dieu dit : &#8220;Faisons l'homme &#224; notre image, comme notre ressemblance, (&#8230;) et Dieu cr&#233;a l'homme &#224; son image, &#224; l'image de Dieu il le cr&#233;a, homme et femme il les cr&#233;a. &#187; En nous rappelant ce texte, la parole de J&#233;sus prend une nouvelle couleur. Les pharisiens se posent des questions sur l'argent, mais la question la plus importante ne concerne-t-elle pas d'abord l'homme ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour vivre, nous acceptons les r&#232;gles du jeu de l'&#233;conomie, mais ce n'est pas le tout de notre vie. Nous savons nous adapter aux r&#233;alit&#233;s mat&#233;rielles et politiques, car il faut bien vivre en soci&#233;t&#233;. Mais nous sommes peut-&#234;tre moins appliqu&#233;s &#224; reconna&#238;tre et &#224; honorer les exigences de notre vie spirituelle. Il nous est plus facile d'oublier ce qui est plus t&#233;nu, plus cach&#233;, et qui ne s'impose pas comme s'impose l'autorit&#233; politique, &#224; savoir la pr&#233;sence de Dieu. Nous oublions facilement cette pr&#233;sence discr&#232;te de Dieu en chacun de nous. Nous sommes faits &#224; l'image et &#224; la ressemblance de Dieu, nous sommes appel&#233;s &#224; vivre en communion avec lui. Si l'argent qui porte la marque de l'autorit&#233; politique retourne l&#233;gitimement vers cette autorit&#233; en payant l'imp&#244;t. La personne humaine qui est marqu&#233; d&#232;s l'origine par l'image de Dieu a vocation &#224; retourner vers Dieu. Ce retour vers celui qui a marqu&#233; notre c&#339;ur de son image ne se r&#233;alise pas seulement &#224; la fin de notre vie, nous sommes invit&#233;s &#224; reconna&#238;tre la pr&#233;sence et l'autorit&#233; de Dieu dans notre vie quotidienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et l'image de l'imp&#244;t que nous payons, nous aide &#224; comprendre ce qui est juste de faire envers Celui qui nous a cr&#233;&#233; &#224; son image. Si l'argent qui porte l'image de l'autorit&#233; politique retourne en partie &#224; l'Etat via l'imp&#244;t, l'homme qui porte l'image de Dieu &#224; aussi vocation de se tourner vers son cr&#233;ateur. &#171; Rendez &#224; C&#233;sar ce qui est &#224; C&#233;sar, et &#224; Dieu ce qui est &#224; Dieu. &#187; En effet, aujourd'hui les imp&#244;ts et les taxes nous cernent de toute part, derri&#232;re chaque acte de notre vie courante se dissimule un pr&#233;l&#232;vement de l'&#201;tat. L'imagination des hommes politiques et des technocrates est en la mati&#232;re intarissable. Chaque jour nous payons directement ou indirectement une taxe ou un imp&#244;t. Qu'en est-il de notre relation &#224; Dieu, est-elle aussi fr&#233;quente ? La pression spirituelle du Seigneur sur ces fid&#232;les est nettement moins forte que la pression fiscale de l'&#201;tat, car le Seigneur fait appel &#224; notre libert&#233;. Mais la libert&#233; que nous avons de nous tourner vers notre P&#232;re du ciel n'enl&#232;ve rien &#224; la n&#233;cessit&#233; du temps que nous consacrons au Seigneur. Etant marqu&#233; du sceau de l'Esprit saint, c'est toute notre vie qui est appel&#233; &#224; devenir une offrande pour Dieu, par la pri&#232;re et les services que nous pouvons rendre en &#201;glise. Quand nous prenons le temps de la pri&#232;re, quand nous assumons un service ou une &#339;uvre de charit&#233;, nous rendons simplement &#224; Dieu ce qui lui appartient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En r&#233;pondant aux pharisiens &#171; Rendez &#224; C&#233;sar ce qui est &#224; C&#233;sar, et &#224; Dieu ce qui est &#224; Dieu. &#187;, J&#233;sus les invitait &#224; r&#233;fl&#233;chir sur la mani&#232;re dont ils organisaient leur vie. Les pharisiens posent une question sur l'imp&#244;t d&#251; aux romains, encore une fois, ils ne se posent que des questions qui concerne l'ext&#233;rieur de leur vie. J&#233;sus leur rappelle l'essentiel, en s'appuyant sur les &#233;vidences de la vie courante. Pour tous, il semble &#233;vident qu'il faille participer aux relations et au jeu de l'&#233;conomie dirig&#233; par l'autorit&#233; politique, et rendre en partie la monnaie qui porte son image. Mais comment participons-nous aux relations spirituelles qui nous lient avec celui dont nous portons l'image pour dire avec Saint Augustin : &#171; je suis &#224; toi Seigneur, et mon c&#339;ur est sans repos tant qu'il ne demeure en toi &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Fr. Antoine-Marie Leduc, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ste Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus 2008</title>
		<link>http://www.carmel.asso.fr/Ste-Therese-de-Jesus-2008.html</link>
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		<dc:date>2008-10-15T15:52:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fr. Antoine-Marie</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Th&#233;r&#232;se d'Avila et la Parole de Dieu&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2007-2008-Annee-A-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2007-2008 Ann&#233;e A&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour d&#233;couvrir ou approfondir votre connaissance de la vie et de la spiritualit&#233; de Sainte Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus, visitez notre rubrique &lt;a href=&quot;http://www.carmel.asso.fr/-Therese-d-Avila-.html&quot; class='spip_in'&gt;Th&#233;r&#232;se d'Avila&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux &#233;v&#233;nements marquent la vie pr&#233;sente de notre Eglise. A Rome se poursuit le Synode g&#233;n&#233;ral des &#233;v&#234;ques sur la Parole de Dieu tandis que nous vivons l'ann&#233;e jubilaire de Saint Paul. Th&#233;r&#232;se d'Avila comme on la nomme le plus souvent, notre m&#232;re sainte Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus, comme nous l'appelons avec v&#233;n&#233;ration et amour filial, a toujours v&#233;cu au rythme de la vie eccl&#233;siale de son temps. L'Eglise d'Espagne conna&#238;t au 16&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#8211; le si&#232;cle d'or &#8211; pour ainsi dire deux saisons : un magnifique printemps, puis un temps de plus en plus hivernal&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La premi&#232;re p&#233;riode couvre les 40 premi&#232;res ann&#233;es de la vie de Th&#233;r&#232;se. Depuis la fin du 15&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle en effet, l'Eglise espagnole a connu ce que les historiens appellent une &#171; pr&#233;-r&#233;forme &#187;, un renouveau spirituel et une renaissance th&#233;ologique remarquables sous l'autorit&#233; des Rois catholiques puis de Charles Quint et sur l'impulsion du cardinal franciscain Cisneros. C'est dans ce contexte vivifiant que Th&#233;r&#232;se &#171; amie des bons livres &#187; (Vie 3,7) lit et assimile &#233;norm&#233;ment d'ouvrages : dans son enfance, le Flos Sanctorum &#8211; la L&#233;gende dor&#233;e de Jacques de Voragine, nourrit son d&#233;sir du martyre ; puis entre 12 et 16 ans elle avale &#224; l'instar de sa m&#232;re qui vient de mourir les romans de chevalerie : &#171; quand je n'avais pas un nouveau livre, je ne prenais plaisir &#224; rien &#187; (Vie 2,1). Puis elle passe aux livres s&#233;rieux, o&#249; se d&#233;tachent, &#224; des moments essentiels de son cheminement chr&#233;tien et du discernement de sa vocation, trois P&#232;res de l'Eglise : saint J&#233;r&#244;me, saint Gr&#233;goire le Grand et saint Augustin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Th&#233;r&#232;se a donc largement b&#233;n&#233;fici&#233; de la culture humaniste, des lettres et des lettr&#233;s (&#171; letrados &#187;), les th&#233;ologiens &#233;minents qui, durant la d&#233;cennie 1555-1565 de la conversion et des premiers ph&#233;nom&#232;nes mystiques, vont la confirmer sur son chemin singulier de femme &#171; spirituelle &#187;. On ne parle pas alors &#171; des mystiques &#187; ; ce n'est encore qu'un adjectif au triple sens d'abord biblique : il d&#233;signe ce qui est en lien avec le &#171; Myst&#232;re de Dieu &#187; expos&#233; par saint Paul ; puis il re&#231;oit un sens liturgique pour nommer l'Eucharistie puis l'Eglise comme corps du Christ, et enfin il se dit de la th&#233;ologie, la th&#233;ologie mystique (une expression pr&#233;sente 4 fois dans le Livre de la Vie) &#233;tant &#171; non pas celle qui s'enseigne mais celle qui se conna&#238;t par l'amour et dans laquelle non seulement on conna&#238;t mais en m&#234;me temps on savoure &#187;, comme l'explique saint Jean de la Croix dans le prologue de son Cantique spirituel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis surviennent des temps plus dramatiques, comme un automne et bient&#244;t un hiver de l'Eglise. Le r&#232;gne de Philippe II, &#224; partir de 1556, est caract&#233;ris&#233; par Th&#233;r&#232;se comme des &#171; tiempos recios &#187; (Vie 33,5), des temps rudes, cruels, difficiles &#224; supporter. Sous la menace de la r&#233;forme protestante et de la d&#233;chirure de l'unit&#233; de la Chr&#233;tient&#233;, on prend peur, on se durcit, la peur dans l'Eglise est toujours mauvaise conseill&#232;re, on tient en otage Jean de la Croix, on accuse Th&#233;r&#232;se aupr&#232;s de l'Inquisition, mais elle ne c&#232;de jamais &#224; la peur s'appuyant avec douceur, humour et souveraine libert&#233; sur &#171; la foi de l'Eglise et des Saints &#187;. En 1559, on interdit la plupart des livres en espagnol. Th&#233;r&#232;se perd son principal soutien dans la pri&#232;re. C'est alors que le Seigneur la r&#233;conforte par ces paroles int&#233;rieures : &#171; N'aie pas de peine, je te donnerai un livre vivant &#187;. Elle ne comprit rien sur le moment. Elle &#233;crit : &#171; Quelques jours plus tard, je le compris tr&#232;s bien, car j'ai re&#231;u tant &#224; penser et &#224; me recueillir dans ce que je voyais pr&#233;sent : le Seigneur m'a montr&#233; tant d'amour pour m'enseigner de tant de mani&#232;res, que j'ai eu tr&#232;s peu et m&#234;me pas du tout besoin de livres. Sa Majest&#233; a &#233;t&#233; le livre v&#233;ritable o&#249; j'ai vu les v&#233;rit&#233;s. B&#233;ni soit un tel livre qui laisse imprim&#233; ce qu'on doit lire et faire de mani&#232;re qu'on ne peut l'oublier ! &#187; (Vie 26,5)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Th&#233;r&#232;se, qui aimait tant la lecture, n'a pas eu de Bible et n'a pas pu lire la Bible. Malgr&#233; cela nous comptons dans les &#233;crits de la Madre plus de 600 citations tir&#233;es de 47 livres des Ecritures : 200 citations dans 26 livres de l'AT ; et 400 citations de 21 &#233;crits du NT. Car heureusement il y a la liturgie, comme en t&#233;moigne ce qu'elle dit par exemple &#224; ses s&#339;urs dans son propre et audacieux commentaire du Cantique des cantiques : &#171; Dans l'office que nous r&#233;citons de Notre-Dame, chaque semaine, vous pouvez voir les nombreuses antiennes et le&#231;ons qui y sont &#233;crites tir&#233;es de ce livre (du Cantique des cantiques)&#8230; Chacun pourra le comprendre comme Dieu veut le donner &#224; comprendre. Chacun pourra voir tr&#232;s clairement s'il a re&#231;u quelque chose de ces faveurs, semblables &#224; celle que dit l'Epouse : il a ordonn&#233; en moi la charit&#233; &#187; (M&#233;ditations sur le Cantiques 6,8).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Th&#233;r&#232;se, le crit&#232;re fondamental de tout discernement c'est la conformit&#233; avec les Ecritures : &#171; Tout le malheur qui vient au monde est de ne pas conna&#238;tre les v&#233;rit&#233;s de l'Ecriture con clara verdad, dans la claire v&#233;rit&#233; &#187; (Vie 40, 1).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon les v&#339;ux du concile Vatican II, la Sainte Ecriture est pour la Madre &#171; la source pure et intarissable de la vie spirituelle &#187;. Dans le jardin des Ecritures Th&#233;r&#232;se s'est sentie appel&#233;e &#224; danser. Lire, &#233;couter la Parole de Dieu c'est c&#233;l&#233;brer sa grandeur. Le Christ &#171; parle fort bien au c&#339;ur quand de tout c&#339;ur nous le lui demandons. Il nous enseigne sa pri&#232;re avec douceur et humilit&#233; et nous donne &#224; entendre que dans sa parole il y a toujours un plus, qui n'est pas dit et ne peut se dire. Ainsi parvenue &#224; la septi&#232;me demeure, Th&#233;r&#232;se s'&#233;crie : &#171; Qui pourra jamais raconter toutes ses mis&#233;ricordes et grandeurs ? C'est impossible, ne vous &#233;tonnez donc pas de ce que j'ai dit et de ce que je dirai encore car ce n'est qu'un indice &#8211; una cifra, un abr&#233;g&#233; &#8211; aupr&#232;s de ce qu'il nous faut raconter de Dieu &#187; (7 D 1, 1). Apr&#232;s les &#233;vangiles, l'auteur le plus cit&#233; par Th&#233;r&#232;se est saint Paul. C'est &#224; lui qu'elle recourt pour exprimer la transformation dans le Christ par la m&#233;taphore du ver &#224; soie mourant dans son cocon et chang&#233; en papillon qui court des 5&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;es&lt;/sup&gt; aux 7&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;es&lt;/sup&gt; Demeures. Dans les cinqui&#232;mes &#171; le ver &#224; soie &#233;difie la maison o&#249; il doit mourir, cette maison c'est le Christ. Je crois avoir lu ou entendu que notre vie est cach&#233;e dans le Christ ou en Dieu et que le Christ est notre vie. &#187; (5 D 2,4) Dans la 7&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;e&lt;/sup&gt; demeure, elle recourt encore &#224; saint Paul pour expliquer le &#171; sublime mariage spirituel &#187; : &#171; Peut-&#234;tre est-ce l&#224; ce qu'entendait saint Paul lorsqu'il disait : Celui qui s'unit au Seigneur n'est avec lui qu'un seul esprit&#8230; il dit aussi : Le Christ est ma vie et la mort m'est un gain ; voil&#224; me semble-t-il ce que l'&#226;me peut dire dans le mariage spirituel, car c'est ici que meurt le petit papillon dont nous avons parl&#233; et avec une indicible joie parce que le Christ est devenu sa vie &#187; (7 D 2,5). Accueillons donc l'invitation de la Madre : &#171; Tous les biens nous viennent de notre Seigneur. Il vous instruira. Consid&#233;rez sa vie, c'est la meilleur mod&#232;le. Que voulons-nous avoir de mieux &#224; nos c&#244;t&#233;s qu'un si bon ami qui ne nous abandonnera pas dans les peines et les tribulations comme le font ceux du monde ? Bienheureux celui qui l'aime et le garde toujours aupr&#232;s de lui ! Regardons le glorieux saint Paul, on e&#251;t dit que J&#233;sus lui sortait toujours par la bouche tant il le gardait pr&#233;sent dans le c&#339;ur. &#187; (Vie 22, 7)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Fr&#232;re Philippe Hugel&#233;, OCD&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>28e Dimanche T.O. ; Mt 22, 1-14</title>
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		<description>&#171; Tout est pr&#234;t : venez au repas de noce ! &#187; L'Evangile de ce jour est un texte qui peut &#234;tre difficile &#224; comprendre, sp&#233;cialement le dernier paragraphe o&#249; l'un des convives se fait &#233;conduire par le roi. Dans un premier temps, nous pouvons faire une lecture historique de ce texte. Nous reconnaissons dans cette page de l'&#201;vangile le drame de l'alliance dans l'Ancien Testament, au cours des si&#232;cles, le Seigneur a invit&#233; son peuple &#224; entrer en alliance avec lui, &#224; partager son amour. Cette invitation est (...)

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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2007-2008-Annee-A-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2007-2008 Ann&#233;e A&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Tout est pr&#234;t : venez au repas de noce ! &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Evangile de ce jour est un texte qui peut &#234;tre difficile &#224; comprendre, sp&#233;cialement le dernier paragraphe o&#249; l'un des convives se fait &#233;conduire par le roi. Dans un premier temps, nous pouvons faire une lecture historique de ce texte. Nous reconnaissons dans cette page de l'&#201;vangile le drame de l'alliance dans l'Ancien Testament, au cours des si&#232;cles, le Seigneur a invit&#233; son peuple &#224; entrer en alliance avec lui, &#224; partager son amour. Cette invitation est ici figur&#233;e par l'invitation au repas de noces, un repas de f&#234;te o&#249; l'alliance est c&#233;l&#233;br&#233;e entre son fils et l'humanit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malheureusement, les hommes ont souvent r&#233;pondu &#224; l'invitation divine par l'indiff&#233;rence, le m&#233;pris et m&#234;me le rejet des proph&#232;tes. Cependant l'invitation &#224; entrer en alliance demeure, et le refus de quelques-uns a permis d'ouvrir l'invitation &#224; un plus grand nombre. Cette large ouverture des noces nouvelles dans la nouvelle alliance est une joie pour chacun de nous, et un motif de reconnaissance pour Dieu notre P&#232;re. Cela ne doit pas nous amener &#224; porter un jugement sur ceux qui ont refus&#233; d'entrer en alliance. D'autant plus que le rejet de l'homme qui n'avait pas rev&#234;tu les v&#234;tements de noces doit nous mettre en garde contre notre propre attitude.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le roi condamne s&#233;v&#232;rement l'homme qui est entr&#233; sans avoir les v&#234;tements ad&#233;quats pour la c&#233;l&#233;bration. Mais nous pouvons nous poser la question de savoir comment un invit&#233; de la derni&#232;re heure, rencontr&#233; au d&#233;tour d'un chemin, aurait-il eu le temps de rev&#234;tir un costume de f&#234;te ? Il ne faut pas s'arr&#234;ter au caract&#232;re invraisemblable de cette histoire. Mais &#234;tre ouvert &#224; la lecture symbolique. Ici le v&#234;tement de noce est &#224; comprendre comme le symbole des &#339;uvres de notre conversion. Nous devons exprimer ext&#233;rieurement ce que nous avons accueilli int&#233;rieurement dans la foi. Nous trouvons aussi cette image du v&#234;tement dans le livre de l'Apocalypse o&#249; il est dit que le v&#234;tement de lin, dont sont rev&#234;tus les saints, c'est leurs bonnes actions (Ap 19,8). Saint J&#233;r&#244;me commente aussi ce passage de l'&#201;vangile dans ce sens lorsqu'il dit : &#171; &#192; lui seul, cet homme personnifie tout ce que le mal rassemble. Le v&#234;tement des noces, ce sont les pr&#233;ceptes du seigneur, les &#339;uvres accomplies selon la loi et l'&#201;vangile qu'est le v&#234;tement de l'homme nouveau. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Heureux sommes nous d'&#234;tre invit&#233;s au repas du seigneur ! Nous connaissons cette invitation que le pr&#234;tre lance apr&#232;s l'agneau de Dieu. Cette invitation nous concerne particuli&#232;rement nous qui avons entendu l'invitation du seigneur, et qui sommes ici rassembl&#233;s. Elle est aussi adress&#233;e &#224; cette foule innombrable, la foule pr&#233;cis&#233;ment de ceux qui ont rev&#234;tu le v&#234;tement des bonnes &#339;uvres, la foule de ceux qui vont participer au repas de l'agneau. Oui, ils sont innombrables les invit&#233;s au repas du seigneur. Chacune de nos eucharisties est comme une annonce et m&#234;me une anticipation de ce grand repas de noces. Les noces du fils du roi, du fils bien-aim&#233; du p&#232;re, les noces du Christ qui &#233;pouse l'humanit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La parabole de l'invit&#233; n&#233;gligent nous avertit contre une r&#233;ponse qui ne serait pas v&#233;ritablement totale de notre part. Nous ne pouvons pas participer aux noces de l'agneau sans chercher &#224; rev&#234;tir notre c&#339;ur de tendresse, de bont&#233;, d'humilit&#233; et de douceur, de patience. Le v&#234;tement de noces signifie notre transformation en r&#233;ponse &#224; l'invitation. Par sa conduite et par ses bonnes &#339;uvres, l'invit&#233; aux noces s'ajuste &#224; la grandeur de celui qui l'a appel&#233;, &#224; l'honneur qui nous est fait d'entrer en communion avec Dieu. Nous r&#233;pondons par une g&#233;n&#233;reuse transformation de notre conduite, nous poursuivrons notre transformation int&#233;rieure et ext&#233;rieure inaugur&#233;e par notre nouvelle naissance dans la foi au jour de notre bapt&#234;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous ne pouvons pas vraiment r&#233;pondre &#224; l'invitation du seigneur sans chercher &#224; correspondre &#224; cette invitation. Et vous avez certainement remarqu&#233; que durant l'eucharistie &#224; de nombreuses reprises nous demandons pardon au seigneur. C'est une fa&#231;on de reconna&#238;tre que notre pr&#233;paration &#224; l'accueil du don de Dieu est bien imparfaite en nos vies. Nous ne sommes pas &#224; la hauteur d'une telle invitation, mais nous nous confions &#224; la mis&#233;ricorde de Dieu et nous d&#233;sirons y r&#233;pondre de mieux en mieux chaque jour. Et comme le rappelait la premi&#232;re lecture que nous avons entendue, quelquefois notre pr&#233;paration peut ressembler au franchissement de montagne qui demande de la peine. Mais cette peine est bien pay&#233;e, l'Eucharistie est un repas extraordinaire pr&#233;par&#233; par le Dieu qui nous sauve. Tous les hommes sont invit&#233;s sans distinction, sans privil&#232;ge d'origine. Mais on ne peut s'approcher du seigneur sans chercher &#224; lui plaire, c'est-&#224;-dire &#224; nous rev&#234;tir du Christ, en accomplissant comme lui ce qui pla&#238;t au p&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous ne pouvons pas prendre part au repas du seigneur sans prendre part aussi &#224; son &#339;uvre d'amour en ce monde. La communion avec le seigneur suscite la communion avec nos fr&#232;res en &#233;glise et en humanit&#233;. Notre participation &#224; l'Eucharistie est li&#233;e &#224; une mani&#232;re de vivre au fil des jours o&#249; nous tissons ainsi le v&#234;tement de nos noces que nous c&#233;l&#233;brerons avec le seigneur. Heureux sommes-nous si nous participons ainsi au festin des noces de l'agneau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>27e Dimanche T.O., Mt 21, 33-43</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fr. Antoine-Marie</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La parabole des vignerons homicides&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2007-2008-Annee-A-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2007-2008 Ann&#233;e A&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Visiblement, J&#233;sus a voulu faire de sa parabole un r&#233;sum&#233; de l'histoire de l'Alliance. &#192; sa vigne de choix, le pays d'Isra&#235;l, Dieu a envoy&#233; &#224; maintes reprises des proph&#232;tes, qui ont &#233;t&#233; mal re&#231;us et maltrait&#233;s. Puis, dans les derniers jours, par une sorte de folie de confiance, il a envoy&#233; son propre Fils, le v&#233;ritable h&#233;ri&#173;tier des promesses faites &#224; Abraham ; et J&#233;sus annonce d'avance le destin qui sera le sien : lui aussi sera jet&#233; hors de la vigne, hors de la ville, et ses adversaires le tueront.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les chefs des pr&#234;tres et les Pharisiens ont d&#233;cod&#233; imm&#233;diatement la parabole, et ont fort bien compris que J&#233;&#173;sus les visait. De fait ils portent une lourde responsabilit&#233; dans le supplice et la mort de J&#233;sus. Mais une des phrases de J&#233;sus nous concerne tous, en cette p&#233;riode d'&#233;preuves pour son &#201;glise. C'est une ci&#173;tation du psaume 118 : &#171; La pierre rejet&#233;e des b&#226;tisseurs est devenue la t&#234;te de l'angle &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Beaucoup des b&#226;tisseurs de notre monde &#233;cartent, d&#233;lib&#233;r&#233;ment ou par ignorance, la pierre qu'est J&#233;sus&#173; Christ. On ne veut pas des valeurs qu'il apporte, on refuse les perspectives qu'il ouvre, on se r&#233;volte contre les exigences qu'il rappelle concernant les droits de Dieu et des devoirs de l'homme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M&#234;me si on ne peut plus, scientifiquement, nier la r&#233;alit&#233; de J&#233;sus de Nazareth, ni les traces de son &#339;uvre sur toute la terre, on laisse de c&#244;t&#233; son message comme une pierre inutile et malcommode. Tous les moyens sont bons pour affaiblir son influence : ou bien on aligne J&#233;sus, sans plus, sur tous les fondateurs de religions ; ou bien on fait taire ses t&#233;moins en les privant de ressources ou de libert&#233; ; ou bien encore on disqualifie son &#201;glise par des campagnes de calomnie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;II arrive m&#234;me, de nos jours, que des tentatives de d&#233;nigrement &#233;manent de fils ou de filles de l'&#201;glise. Par rnaladresse, par inconscience, mais parfois aussi par un &#233;trange ressentiment, ils participent &#224; la marginalisation, puis au rejet, de J&#233;sus Sauveur du monde. Mais le dernier mot appartient toujours &#224; Dieu, qui obstin&#233;ment veut r&#233;ussir l'homme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui encore, en d&#233;pit des entreprises de d&#233;stabilisation de la foi, J&#233;sus-Christ, rejet&#233; des b&#226;tisseurs, demeure la pierre angulaire et l'avenir du monde. Et cela, &#171; c'est l'&#339;uvre du Seigneur Dieu &#187;, surprenante, impr&#233;visible, indiscutable, &#171; une merveille sous nos yeux &#187;. Mais les yeux qui voient cette merveille sont &#171; les yeux illumin&#233;s du c&#339;ur &#187; (E 1,18) c'est-&#224;-dire des yeux qui veil&#173;lent dans la foi, des yeux agrandis par l'esp&#233;rance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Seigneur n'exempte pas les croyants du labeur de b&#226;tir le monde, mais il vient au devant de leur d&#233;tresse lorsqu'ils se sentent &#224; leur tour &#233;cart&#233;s, n&#233;glig&#233;s, rejet&#233;s, iI manifeste sa pr&#233;sence, il r&#233;v&#232;le de loin en loin des signes de sa puissance. Par son Esprit toujours &#224; l'&#339;uvre, il donne et redonne le royaume &#224; son peuple qui veut en porter les fruits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De cela nous sommes les t&#233;moins, au c&#339;ur de l'&#201;glise et au c&#339;ur du monde. L&#224; o&#249; le monde ne veut voir que ruines ou chantier d&#233;j&#224; &#224; l'abandon, nous apercevons, dans la lumi&#232;re de la pa&#173;role de Dieu, toujours humblement et en esp&#233;rance, le Christ, pierre d'angle, plus belle et solide que jamais. Et le courage nous revient pour entrer nous-m&#234;mes, comme pierres vivantes, dans la construction de la mai&#173;son de Dieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Fr. Jean Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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