"Quel rapport y a-t-il entre la créature et le Créateur ?
Entre le sensible et le spirituel ?
Entre le visible et l’invisible ?
Entre le temporel et l’éternel ?"
(MC I,6)
"Tout l’être des créatures comparé à l’être infini de Dieu n’est que néant. Dès lors, l’âme qui met son affection dans l’être des créatures est néant, elle aussi, devant Dieu…
Toute la beauté des créatures comparée à la beauté infinie de Dieu n’est que souveraine laideur…
Toute la bonté des créatures du monde comparée à la bonté infinie de Dieu n’est que souveraine malice…
 
Il n’y a de bon que Dieu seul…
 
Toute la sagesse du monde et l’habileté des hommes comparée à la sagesse infinie de Dieu n’est que pure et souveraine ignorance, comme le dit Saint Paul : « la sagesse de ce monde est folie devant Dieu » (1 Co 3,18)
Aussi, toute âme qui s’appuie sur sa science et son habileté pour arriver à s’unir à la Sagesse de Dieu, est souverainement ignorante devant Dieu et en restera bien loin…
Ceux-là possèdent la Sagesse de Dieu qui se font petits et ignorants, renoncent à leur science et marchent avec amour dans la voie du service de Dieu." (MC I,4)