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		<title>Carmel en France</title>
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		<title>Quelques figures marquantes de la Province</title>
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		<dc:subject>Sommaire</dc:subject>

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&lt;p&gt;Bienheureux P&#232;re Marie-Eug&#232;ne de l'Enfant-J&#233;sus (1894-1967) N&#233; le 2 d&#233;cembre 1894 dans une famille pauvre de l'Aveyron, Henri Grialou a entendu d&#232;s son enfance l'appel de J&#233;sus &#224; devenir pr&#234;tre. Ses &#233;tudes au grand s&#233;minaire de Rodez seront interrompues par le drame de la premi&#232;re Guerre Mondiale. Aussit&#244;t apr&#232;s son ordination sacerdotale le 4 f&#233;vrier 1922, il entre au noviciat des carmes d&#233;chaux &#224; Avon. Apr&#232;s une p&#233;riode au couvent de Lille, il vivra dans les communaut&#233;s du sud de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/-Histoire-de-la-Province-de-Paris-.html" rel="directory"&gt;Histoire de la Province de Paris&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/+-Sommaire-+.html" rel="tag"&gt;Sommaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bienheureux P&#232;re Marie-Eug&#232;ne de l'Enfant-J&#233;sus (1894-1967)&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_882 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L236xH301/eugene01-51dbb.jpg?1782924727' width='236' height='301' alt='' title='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;N&#233; le 2 d&#233;cembre 1894 dans une famille pauvre de l'Aveyron, Henri Grialou a entendu d&#232;s son enfance l'appel de J&#233;sus &#224; devenir pr&#234;tre. Ses &#233;tudes au grand s&#233;minaire de Rodez seront interrompues par le drame de la premi&#232;re Guerre Mondiale. Aussit&#244;t apr&#232;s son ordination sacerdotale le 4 f&#233;vrier 1922, il entre au noviciat des carmes d&#233;chaux &#224; Avon. Apr&#232;s une p&#233;riode au couvent de Lille, il vivra dans les communaut&#233;s du sud de la France et int&#232;gre la semi-Province d'Avignon-Aquitaine. En 1932, pr&#232;s du sanctuaire de Notre-Dame de Vie &#224; Venasque (pr&#232;s de Carpentras), il donne naissance &#224; l'&lt;a href=&#034;http://www.notredamedevie.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Institut Notre-Dame de Vie&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. En 1937, il est appel&#233; &#224; Rome comme membre du Conseil G&#233;n&#233;ral de l'Ordre des Carmes D&#233;chaux. Il y restera jusqu'en 1955, avec la parenth&#232;se de la Deuxi&#232;me Guerre Mondiale qui le ram&#232;ne en France. En 1954, il sera m&#234;me &lt;strong&gt;&#224; la t&#234;te de l'Ordre comme Vicaire G&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;, apr&#232;s la mort accidentelle du Sup&#233;rieur G&#233;n&#233;ral. Rentrant d&#233;finitivement en France en 1955, il sera &#233;lu Sup&#233;rieur Provincial de la Province d'Avignon-Aquitaine, tout en continuant d'accompagner le d&#233;veloppement de l'Institut Notre-Dame de Vie. Il meurt &#224; Notre-Dame de Vie le 27 mars 1967, un lundi de P&#226;ques, jour o&#249; &lt;strong&gt;il aimait contempler Marie M&#232;re de la Vie&lt;/strong&gt;. Il est b&#233;atifi&#233; en 2016 et son rayonnement et tr&#232;s important, notamment &#224; travers toutes ses publications, la plus c&#233;l&#232;bre &#233;tant &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Je veux voir Dieu&lt;/em&gt;. &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://pere-marie-eugene.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pour en savoir plus sur le P&#232;re Marie-Eug&#232;ne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;P&#232;re Jacques de J&#233;sus (1900-1945)&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_628 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L111xH180/jacques1-843ff.jpg?1782924727' width='111' height='180' alt='Jacques de J&#233;sus' title='Jacques de J&#233;sus' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lucien Bunel est n&#233; &#224; Barentin le 29 janvier 1900. Il entre au Petit-S&#233;minaire puis au Grand-S&#233;minaire de Rouen et est ordonn&#233; pr&#234;tre le 11 juillet 1925. Il manifeste une grande aptitude pour l'&#233;ducation &#224; travers son travail &#224; l'Institut Saint-Joseph du Havre. Pourtant il n'est pas satisfait de ce qu'il vit et aspire &#224; une vie plus contemplative. Sainte Th&#233;r&#232;se de l'Enfant-J&#233;sus et les carm&#233;lites du Havre vont lui faire d&#233;couvrir le Carmel et qu'il existe une branche masculine&#8230; Apr&#232;s trois ans d'attente, il entre au noviciat des carmes d&#233;chaux &#224; Lille le 14 septembre 1931 et prononce ses v&#339;ux temporaires le 15 septembre 1932. En mars 1934, il est appel&#233; &#224; Avon pour prendre en charge le&lt;strong&gt; Petit-Coll&#232;ge Sainte-Th&#233;r&#232;se&lt;/strong&gt; qui est en train d'&#234;tre cr&#233;&#233;. C'est lui qui va le diriger jusqu'&#224; sa mort apr&#232;s plus d'un an dans les camps pour avoir&lt;strong&gt; r&#233;sist&#233; et cach&#233; des enfants juifs&lt;/strong&gt; : Royallieu, Sarrebruck, Mathausen, Gusen. De l'avis de tous, la &lt;strong&gt;grandeur de sa figure&lt;/strong&gt; s'est r&#233;v&#233;l&#233;e dans les camps d'extermination. Le P&#232;re Riquet a parl&#233; de lui comme du pr&#234;tre le plus &lt;strong&gt;rayonnant&lt;/strong&gt; dans le monde de la d&#233;portation. Les t&#233;moignages rapport&#233;s dans le livre que lui a consacr&#233; le P&#232;re Philippe de la Trinit&#233; (&#034;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Le P&#232;re Jacques, martyr de la Charit&#233;&lt;/em&gt;&#034; 1947) rendent cr&#233;dible ce jugement. Le P&#232;re Jacques continue d'avoir un rayonnement important. Son proc&#232;s de b&#233;atification est en cours ; la partie dioc&#233;saine est achev&#233;e depuis 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://jacquesdejesus.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pour une pr&#233;sentation plus compl&#232;te du P&#232;re Jacques de J&#233;sus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;P&#232;re Louis de la Trinit&#233; (1889-1964)&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_624 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L149xH250/louistrinite-bdfa9.jpg?1782924727' width='149' height='250' alt='P&#232;re Louis de la Trinit&#233;' title='P&#232;re Louis de la Trinit&#233;' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Georges Thierry d'Argenlieu&lt;/strong&gt; est n&#233; &#224; Brest, en 1889. Il est le fils d'un Inspecteur g&#233;n&#233;ral de la marine. Il entre &#224; l'&#201;cole navale en octobre 1906. Enseigne de vaisseau de 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;re&lt;/sup&gt; classe en 1911, il participe &#224; la campagne du Maroc et y re&#231;oit la L&#233;gion d'honneur. Servant en M&#233;diterran&#233;e pendant la Premi&#232;re Guerre mondiale, il demande son admission dans le Tiers-Ordre du carmel lors d'une escale &#224; Malte, en 1915. En juillet 1917, il est promu lieutenant de vaisseau. En 1919, il d&#233;missionne avec le projet d'entrer chez les carmes d&#233;chaux. Ceux-ci n'&#233;tant pas encore revenu d'exil de Belgique, d'Argenlieu entreprend des &#233;tudes de th&#233;ologie &#224; Rome avec deux autres candidats. Il prend l'habit sous le nom de Louis de la Trinit&#233; au couvent d'Avon en 1920 et prononce ses premiers v&#339;ux le 15 septembre 1921. Apr&#232;s quatre ann&#233;es d'&#233;tudes &#224; Lille, il y est ordonn&#233; pr&#234;tre en 1925. La Province de Paris ayant &#233;t&#233; restaur&#233;e le 11 f&#233;vrier 1932, il en devient le &lt;strong&gt;premier sup&#233;rieur provincial&lt;/strong&gt; en 1935 puis de nouveau en 1938. En septembre 1939, il est &lt;strong&gt;mobilis&#233; dans la Marine comme officier de r&#233;serve&lt;/strong&gt; et rejoint Cherbourg. Promu capitaine de corvette le 10 f&#233;vrier 1940, il est fait prisonnier lors de la d&#233;fense de l'arsenal de Cherbourg en juin, mais il s'&#233;vade trois jours plus tard et rejoint le g&#233;n&#233;ral de Gaulle &#224; Londres. En septembre 1940, il est d&#233;chu de sa charge de vicaire provincial des carmes d&#233;chaux. Le p&#232;re Philippe de la Trinit&#233; lui succ&#232;de. Nomm&#233; &lt;strong&gt;chef d'&#233;tat-major des Forces navales fran&#231;aises libres&lt;/strong&gt; en juillet 1940, il participe &#224; l'exp&#233;dition de Dakar. Puis ses responsabilit&#233;s et titres sont nombreux : 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; chancelier de l'Ordre de la lib&#233;ration, Haut-commissaire de France pour le Pacifique en 1941, vice-amiral en 1944, &lt;strong&gt;Haut-commissaire de France et commandant en chef pour l'Indochine&lt;/strong&gt; en 1945. Rappel&#233; en France en 1947 apr&#232;s le d&#233;but de la guerre, il reprend sa vie religieuse carm&#233;litaine &#224; Avon en 1958. Celui qu'on appelle &#171; le moine-soldat &#187; meurt chez les carm&#233;lites de Brest en 1964.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;P&#232;re Bruno de J&#233;sus-Marie (1892-1962)&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_625 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L133xH250/bruno-1265e.jpg?1782924727' width='133' height='250' alt='Bruno de J&#233;sus-Marie' title='Bruno de J&#233;sus-Marie' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Jacques Froissart est n&#233; &#224; Bourbourg en 1892. Apr&#232;s des &#233;tudes &#224; Rome avec Georges Thierry d'Argenlieu, il entre dans l'Ordre &#224; Avon et fait profession en 1921. Il devient conseiller Provincial en 1930. En 1931, il termine sa &lt;strong&gt;biographie sur saint Jean de la Croix&lt;/strong&gt;. Elle para&#238;t avec une pr&#233;face de &lt;strong&gt;son ami le philosophe Jacques Maritain&lt;/strong&gt; et fera longtemps autorit&#233; en dehors du monde hispanophone. La m&#234;me ann&#233;e, il lance les nouvelles &#034;&lt;strong&gt;&#201;tudes Carm&#233;litaines&lt;/strong&gt;&#034; ; en s'entourant d'&#233;minents scientifiques de diverses disciplines, il en fait la &lt;strong&gt;r&#233;f&#233;rence unanimement respect&#233;e en Psychologie religieuse&lt;/strong&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;En 1943, il publie son &#233;tude sur la &lt;a href=&#034;http://www.madame-acarie.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bienheureuse Marie de l'Incarnation&lt;/a&gt; : &#034;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;La Belle Acarie&lt;/em&gt;&#171; . Puis en 1954, il &#233;crit &#187;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Le sang du Carmel ou la v&#233;ritable passion des carm&#233;lites de Compi&#232;gne&lt;/em&gt;&#171; , en &#233;cho au &#187;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Dialogue des Carm&#233;lites&lt;/em&gt;&#034; de Bernanos. Il meurt &#224; Paris en 1962.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;P&#232;re &#201;lis&#233;e de la Nativit&#233; (1900-1983)&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_626 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L119xH250/elisee-a3dd1.jpg?1782924727' width='119' height='250' alt='Elis&#233;e de la Nativit&#233;' title='Elis&#233;e de la Nativit&#233;' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Joseph Alford est n&#233; &#224; Cospicua (Malte) en 1900. En 1912, il se pr&#233;sente au Petit Noviciat de Marche (Belgique) en 1912. Dou&#233; d'une grande ouverture d'esprit, il s'impr&#233;gna aupr&#232;s des P&#232;res fran&#231;ais, alors en exil, de toutes les traditions anciennes de l'Ordre avec la conscience claire de devoir adapter la vie du Carmel &#224; la modernit&#233; de l'apr&#232;s 1918. Les &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;tudes Carm&#233;litaines&lt;/em&gt; publi&#232;rent quelques articles de lui sur les carmes th&#233;ologiens du XIV au XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Au Chapitre de 1945 il fut &#233;lu sup&#233;rieur provincial. Il devait participer &lt;strong&gt;au gouvernement de la Province pendant de nombreuses ann&#233;es&lt;/strong&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;En 1963 il &#233;tait appel&#233; &#224; mettre son exp&#233;rience au service de la Province du Brabant. En 1954, lors de l'institution des F&#233;d&#233;rations de Carm&#233;lites il avait pris en charge celle de Lisieux. Comme dans ses fonctions aupr&#232;s des fr&#232;res, il soutint les efforts pour harmoniser les &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Constitutions&lt;/em&gt; avec les directives de Vatican II. Lib&#233;r&#233; des charges administratives il put mener &#224; bien sa biographie du P&#232;re Louis de la Trinit&#233; (1969), ses recherches historiques rassembl&#233;es sous le titre &#034;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Annales br&#232;ves des Carmes D&#233;chaux de France&lt;/em&gt;&#171; (1972-1983) et sa &#187;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;synth&#232;se rapide&lt;/em&gt;&#034; sur les Missions des Carmes D&#233;chaux (1977).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;P&#232;re Paul-Marie de la Croix (1902-1975)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Paul Hayaux du Tilly est n&#233; &#224; Paris le 2 septembre 1902. Il pr&#233;para successivement en Sorbonne des licences de droit, puis d'histoire et de g&#233;ographie. Entr&#233; au s&#233;minaire Saint-Sulpice, il est &#233;t&#233; ordonn&#233; pr&#234;tre le 29 juin 1933. Il est nomm&#233; directeur de l'internat de l'&#233;cole Bossuet &#224; Paris. Entr&#233; au noviciat du Carmel &#224; Avon en d&#233;cembre 1940, il fit profession simple le 8 d&#233;cembre 1941. En octobre 1944, il prenait la succession du P&#232;re Jacques de J&#233;sus &#224; la direction du Petit-Coll&#232;ge Sainte-Th&#233;r&#232;se &#224; Avon et pronon&#231;a ses v&#339;ux solennels le 8 d&#233;cembre de la m&#234;me ann&#233;e. De 1948 &#224; 1951, il est prieur du couvent de Lille. Il vient ensuite &#224; Paris o&#249; il assure un &lt;strong&gt;minist&#232;re de pr&#233;dications et de retraites spirituelles&lt;/strong&gt;, donnant aussi des cours tr&#232;s suivis &#224; l'&#171; &lt;strong&gt;&#201;cole d'oraison carm&#233;litaine&lt;/strong&gt; &#187; inaugur&#233;e par les fr&#232;res entre les deux guerres mondiales. En 1957, son envoi au couvent de Bernay-en-Champagne (Sarthe) interrompt pour un temps ces activit&#233;s qu'il reprend apr&#232;s son retour &#224; Avon en 1965 avec notamment les &#171; Petits groupes de pri&#232;re &#187;. Paul-Marie de la Croix mourut presque subitement au couvent d'Avon le 24 mars 1975.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;P&#232;re Lucien-Marie de Saint-Joseph (1906-1981)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;N&#233; &#224; Lille en 1906, Lucien Florent y entre au Carmel et fait sa profession religieuse en 1929 sous le nom de Lucien-Marie de Saint-Joseph. Il devient pr&#234;tre en 1934 et exerce la charge de prieur de Lille de 1939 &#224; 1948. Il la reprendra de 1969 &#224; 1978. Dans la Province de Paris, et plus tard dans l'Ordre, il est consid&#233;r&#233; comme un bon &lt;strong&gt;sp&#233;cialiste de saint Jean de la Croix.&lt;/strong&gt; On lui doit surtout une traduction des &#339;uvres compl&#232;tes du saint. En fait, il s'agit d'une modernisation de la traduction remarquable du carme Cyprien de la Nativit&#233; (XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; s.). Il publie notamment dans la collection Cogitatio Fidei : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;L'Exp&#233;rience de Dieu, actualit&#233; du message de saint Jean de la Croix&lt;/em&gt;.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_627 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L250xH217/lucien-5335c.jpg?1782924727' width='250' height='217' alt='Lucien-Marie de St Joseph' title='Lucien-Marie de St Joseph' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Aux &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;tudes Carm&#233;litaines&lt;/em&gt;, le P&#232;re Lucien a donn&#233; plusieurs contributions de 1937 &#224; 1967. Le &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Dictionnaire de Spiritualit&#233;&lt;/em&gt; lui a confi&#233; le grand article sur le Docteur Mystique (1972). Ces &#233;tudes allaient de pair avec un &lt;strong&gt;intense minist&#232;re de retraites et de conf&#233;rences&lt;/strong&gt;, dans les s&#233;minaires, les abbayes, les monast&#232;res contemplatifs, les maisons m&#232;res de congr&#233;gations religieuses. &lt;strong&gt;Sa direction spirituelle aupr&#232;s des pr&#234;tres et des la&#239;cs fut exceptionnellement recherch&#233;e.&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Son dernier livre &#034;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;La voie du Carmel&lt;/em&gt;&#034; (1979) expose ses vues personnelles sur une adaptation de la vie de l'Ordre &#224; des personnes non assujetties aux engagements canoniques habituels. L'accueil de l'Ordre fut g&#233;n&#233;ralement r&#233;serv&#233;. Le P&#232;re Lucien fut rappel&#233; &#224; Dieu au couvent de Lille le 28 mars 1981.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;P&#232;re Philippe de la Trinit&#233; (1908-1977)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jean Rambaud est n&#233; &#224; Grenoble en 1908. Il est &lt;strong&gt;l'oncle de &lt;a href=&#034;http://www.clairedecastelbajac.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Claire de Castelbajac&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Il fit ses &#233;tudes de philosophie et de th&#233;ologie &#224; l'Universit&#233; Gr&#233;gorienne de Rome. Il entre chez les carmes d&#233;chaux &#224; Lille en 1930 et l'ann&#233;e suivante, il prononce ses v&#339;ux. Il est ordonn&#233; pr&#234;tre en 1934. D&#232;s 1936, il donne son premier article aux &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; &#201;tudes Carm&#233;litaines &#187;&lt;/em&gt; - travail de jeunesse qui lui vaut d'&#234;tre sermonn&#233; par son ancien ma&#238;tre, le P&#232;re Garrigou-Lagrange. Il est envoy&#233; &#224; Avon pour enseigner la philosophie. Apr&#232;s le d&#233;part du P&#232;re Louis pour Londres, le P&#232;re Philippe exerce la fonction de sup&#233;rieur provincial. Il est &#233;lu &#224; cette charge en 1942.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_629 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L159xH193/philippe-29c2f.jpg?1782924727' width='159' height='193' alt='Philippe de la Trinit&#233;' title='Philippe de la Trinit&#233;' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;A ce titre, &lt;strong&gt;il s'engage dans la R&#233;sistance&lt;/strong&gt; et se tire sans dommage des interrogatoires de Korf, chef de la Gestapo, apr&#232;s l'arrestation du P&#232;re Jacques de J&#233;sus. &#192; la Lib&#233;ration il si&#232;ge &#224; l'Assembl&#233;e Consultative Provisoire et re&#231;oit plusieurs d&#233;corations pour faits de guerre. Il d&#233;missionne du Comit&#233; directeur du Front national, le 24 septembre 1945 et retourne enseigner au coll&#232;ge d'Avon. En 1947, il r&#233;dige une biographie du p&#232;re Jacques qui re&#231;oit le prix Montyon de l'Acad&#233;mie fran&#231;aise.&lt;br class='manualbr' /&gt;En 1952,&lt;strong&gt; il re&#231;oit la L&#233;gion d'honneur et la Croix de guerre&lt;/strong&gt;. Rep&#233;r&#233; pour ses publications, il est appel&#233; par le p&#232;re Marie-Eug&#232;ne &#224; Rome pour prendre la direction du &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Teresianum&lt;/em&gt;, la facult&#233; de th&#233;ologie des carmes d&#233;chaux. Puis il devient &lt;strong&gt;Consulteur au Saint-Office&lt;/strong&gt; (Congr&#233;gation pour la Doctrine de la foi) jusqu'en 1973. Sa mission de garder l'int&#233;grit&#233; des v&#233;rit&#233;s catholiques l'am&#232;ne &#224; critiquer certaines expressions de th&#233;ologiens comme Henri de Lubac et Pierre Teilhard de Chardin. Il publie plusieurs ouvrages en ce sens.
Son travail &#224; Rome est intense, entre sa mission pour l'Ordre celle pour le Saint-Office. En 1960, il cesse l'enseignement. Au cours d'un voyage en France, il vient se reposer &#224; Venasque o&#249; il y meurt le jour de P&#226;ques, le 10 avril 1977, soit vingt-deux ans jour pour jour apr&#232;s Teilhard de Chardin.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;P&#232;re Victor de la Vierge (1909-1990)&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_630 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L209xH229/victor-41b25.jpg?1782924727' width='209' height='229' alt='Victor de la Vierge' title='Victor de la Vierge' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Victor Sion est n&#233; en 1909 &#224; Houplines. Il entra au noviciat des Carmes de Lille et fit profession en 1932 en m&#234;me temps que le p&#232;re Jacques de J&#233;sus. Il est ordonn&#233;e pr&#234;tre en 1936. Ma&#238;tre des novices en 1942, il exer&#231;a la charge en une &#233;poque o&#249; les vocations se pr&#233;sentaient nombreuses. En 1951, la maladie l'obligea &#224; s'en faire relever ; elle lui sera &#224; nouveau confi&#233;e de 1957 &#224; 1965. &lt;strong&gt;Il mit son exp&#233;rience au service des responsables de formation &lt;/strong&gt; dans un livre promis &#224; une large diffusion : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#034;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Le r&#233;alisme spirituel de sainte Th&#233;r&#232;se de Lisieux&lt;/em&gt;&#034;&lt;/em&gt; (1956). D&#232;s la premi&#232;re ann&#233;e l'ouvrage &#233;tait traduit en allemand, anglais, italien et polonais.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le rayonnement du P&#232;re Victor passait moins par les &#233;crits que par les rencontres personnelles : &lt;strong&gt;son don d'&#233;coute&lt;/strong&gt;, de sympathie inconditionnelle, son optimisme inentamable lui valurent un prenant apostolat de direction spirituelle. En 1989 furent publi&#233;s, quatre opuscules toujours impr&#233;gn&#233;s de cette spiritualit&#233; de Th&#233;r&#232;se dont il a v&#233;cu : ils sont r&#233;&#233;dit&#233;s sous le titre &#034;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;La gr&#226;ce de l'instant pr&#233;sent &lt;/em&gt;&#171; . Le p&#232;re Victor &#187;entre dans la vie&#034; en 1990, au couvent d'Avon.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;P&#232;re Fran&#231;ois de Sainte-Marie (1910-1961)&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_4722 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/IMG/jpg/26_avril.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L500xH667/26_avril-7e4cb.jpg?1782931039' width='500' height='667' alt='' title='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Liffort de Buff&#233;vent est n&#233; le 26 janvier 1910 &#224; Soissons. &#201;l&#232;ve du coll&#232;ge Saint-Jean de B&#233;thune et de l'&#233;cole Sainte-Genevi&#232;ve &#224; Versailles, il entre chez les carmes d&#233;chauss&#233;s &#224; Lille en 1929, o&#249; il fait profession sous le nom de Fran&#231;ois de Sainte-Marie. Assign&#233; en octobre 1940 au couvent d'&#233;tudes d'Avon, pr&#232;s de Fontainebleau, il exerce la charge de sous-prieur et de ma&#238;tre des religieux &#233;tudiants. Il leur donne aussi le cours de th&#233;ologie spirituelle. En 1943, &lt;strong&gt;il fonde &#224; Paris la collection &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt; La Vigne du Carmel&lt;/em&gt; &#187;&lt;/strong&gt;. Adapt&#233;e au public moderne, cette collection est destin&#233;e &#224; introduire &#224; la vie spirituelle selon la mystique carm&#233;litaine et d'apr&#232;s les avis et pr&#233;ceptes de sainte Th&#233;r&#232;se d'Avila et de saint Jean de la Croix. Son petit trait&#233; de vie spirituelle &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Pr&#233;sence &#224; Dieu et &#224; soi-m&#234;me &#187;&lt;/em&gt;(1943) inaugure cette s&#233;rie de volumes et conna&#238;tra une tr&#232;s large diffusion. Il y publie d'autres ouvrages de sa composition : &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Initiation &#224; saint Jean de la Croix&lt;/em&gt; (1945), &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;La R&#232;gle du Carmel et son esprit&lt;/em&gt; (1949). Il r&#233;unit, traduit, avec un souci d'exactitude historique et en d&#233;gageant leur s&#232;ve spirituelle, &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Les plus vieux textes du Carmel&lt;/em&gt; (1944 ; seconde &#233;dition remani&#233;e, 1961). Cette collection de spiritualit&#233; carm&#233;litaine, riche &#224; ce jour de vingt-cinq volumes, accueille, chemin faisant, des ouvrages d'auteurs spirituels en consonance avec la spiritualit&#233; du Carmel. Hors de cette collection, Fran&#231;ois de Sainte-Marie esquisse, en de courtes m&#233;ditations, un &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Visage de la Vierge&lt;/em&gt; (Paris, 1948). Il collabore &#224; diff&#233;rentes revues et dictionnaires. &lt;br class='manualbr' /&gt;A partir de 1953, il est sollicit&#233; par un labeur qui absorbera la majeure partie de ses derni&#232;res ann&#233;es :&lt;strong&gt; l'&#233;dition en fac-simil&#233; des &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Manuscrits autobiographiques&lt;/em&gt; de sainte Th&#233;r&#232;se de l'Enfant-J&#233;sus&lt;/strong&gt;. Ce travail mit en &#233;vidence sa connaissance de la doctrine de la petite Th&#233;r&#232;se, son esprit scientifique en m&#234;me temps qu'une&lt;strong&gt; grande d&#233;licatesse humaine&lt;/strong&gt;. Il fut le conseiller religieux du film de Philippe Agostini &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Le vrai visage de Th&#233;r&#232;se de Lisieux&lt;/em&gt;, un film qui fit date.
Le p&#232;re Fran&#231;ois avait d&#8216;autres apostolats remarquables, &#233;coles d'oraison &#224; Paris, accompagnements spirituels. Sa mort accidentelle, par noyade dans la Loire, le 30 ao&#251;t 1961, mit fin &#224; cette riche activit&#233; apostolique dont la f&#233;condit&#233; perdure aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;P&#232;re Jean Salomon Franco (1914-1997)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jean-Salomon Franco na&#238;t &#224; Thessalonique, dans une famille juive espagnole, durant les f&#234;tes de Hanouka de l'ann&#233;e 1914. C'est encore &#233;colier, &#224; Thessalonique, qu'il aborde aux rives de la po&#233;sie. Avidement, il d&#233;vore les po&#232;tes. Adolescent tourment&#233; autant que lecteur insatiable, &lt;strong&gt;bient&#244;t la passion d'&#233;crire le poss&#232;de&lt;/strong&gt;. Elle ne l'abandonnera plus. Priv&#233; tr&#232;s t&#244;t de ses parents, Jean-Salomon vient &#224; Paris en 1931. Parti au Maroc en 1934, il se marie en 1935 &#224; Marseille d'o&#249; il retourne au Maroc avec son &#233;pouse. Tous deux y s&#233;journeront jusqu'&#224; la mort de cette derni&#232;re, survenue en 1968. Vers 1938 paraissent '&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;les Parfums de la terre&lt;/em&gt;', dont les po&#232;mes sont tous dat&#233;s des ann&#233;es 1935-1937. Puis un long temps Jean-Salomon se recueille. Et c'est dans le silence prolong&#233; de cette demi-retraite qu'il prend conscience de ses racines. &#8220;Un fleuve de feu coule dans ses os&#8221; tandis que disparaissent, emport&#233;s par la tourmente nazie, tous les membres de ses deux familles dispers&#233;es &#224; travers la Gr&#232;ce et l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_631 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L268xH400/salomon-e51fb.jpg?1782924727' width='268' height='400' alt='Jean-Salomon Franco' title='Jean-Salomon Franco' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;La po&#233;sie qui surgit &#224; la fin de l'ann&#233;e 1948 surprend par sa puissance visionnaire. D&#232;s 1950, Jean Poilvet-Le Guenn l'invite &#224; collaborer aux Marches de France. Dans le m&#234;me temps, c'est l'aventure du &#8220;Trocad&#233;ro&#8221;, la boutique du bouquiniste Franco, lieu fervent fr&#233;quent&#233; surtout par des amis. A partir de 1951, quelques po&#232;tes et artistes casablancais prennent l'habitude de s'y r&#233;unir. Le 10 juin de cette m&#234;me ann&#233;e, Jean-Salomon fonde avec eux &lt;strong&gt;les Amiti&#233;s po&#233;tiques et litt&#233;raires&lt;/strong&gt;. Pendant trois ans, Franco anime le groupe et, contre la tentation des uns ou des autres de sacrifier &#224; la mondanit&#233;, au divertissement po&#233;tique, ou de s'isoler dans l'aristocratisme, lui imprime la marque de son influence. Naturellement discret, presque timide, indiff&#233;rent &#224; la renomm&#233;e, mais d'une ind&#233;pendance farouche, il se monte de fer d&#232;s qu'il s'agit de ce qu'il tient pour l'essentiel : la po&#233;sie comme &#8220;conscience de l'homme subie dans sa totalit&#233;&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1954, &lt;strong&gt;Jean-Salomon re&#231;oit le bapt&#234;me dans l'&#201;glise catholique&lt;/strong&gt;. &#192; la fin de l'&#233;t&#233; 1968, il entre au noviciat des Carmes de la province de Paris, &#224; Bordign&#233;, o&#249; il fait profession en 1969. Il fait ensuite &#224; Angers des &#233;tudes de th&#233;ologie, au terme desquelles il est ordonn&#233; pr&#234;tre. Il continue l&#224;, au couvent de La Plesse, d'&#233;crire des po&#232;mes et anime un groupe de po&#233;sie. En 1974, les &#233;ditions du Carmel publient de lui un recueil &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Par les sentiers de Dieu&lt;/em&gt;. En 1975, il quitte la Plesse pour devenir &lt;strong&gt;ermite &lt;/strong&gt; dans un petit village du Maine et Loire, Chanzeaux, o&#249; il accueille tous ceux qui viennent chercher ses conseils. En 1984, il rejoint le couvent de Lille o&#249; il anime des groupes bibliques, &#233;claire ceux qui le d&#233;sirent &#8230; sans oublier les amis qui &#233;ditent de petits cahiers avec des po&#232;mes (les sources de la tendresse, une &#233;toile dans le puits, Marie&#8230;), des contes (Contes d'ici et d'ailleurs), des pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre (Le Roi Sa&#252;l, Simon-Pierre, l'Ap&#244;tre Pierre&#8230;). Le 9 septembre 1997, parti en minist&#232;re, il s'&#233;croule dans la rue, victime d'une crise cardiaque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fondation de la Province</title>
		<link>https://www.carmel.asso.fr/Fondation-de-la-Province.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;17&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cles Pass&#233;s d'Espagne en Italie, les Carmes, s&#251;rs de leur charisme, pensent s'installer en France o&#249; leurs s&#339;urs, les carm&#233;lites, ont &#233;t&#233; re&#231;ues. Une premi&#232;re implantation a r&#233;ussi en Avignon. Une seconde &#224; Paris, se pr&#233;sente dans un contexte tout &#224; fait d&#233;favorable : l'assassinat du roi Henri IV. Les relations politiques conflictuelles entre la France et l'Espagne n'arrangent rien. A force de diplomatie, deux carmes fran&#231;ais form&#233;s &#224; G&#234;nes finissent par vaincre les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/-Histoire-de-la-Province-de-Paris-.html" rel="directory"&gt;Histoire de la Province de Paris&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;17&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pass&#233;s d'Espagne en Italie, les Carmes, s&#251;rs de leur charisme, pensent s'installer en France o&#249; leurs s&#339;urs, les carm&#233;lites, ont &#233;t&#233; re&#231;ues. Une premi&#232;re implantation a r&#233;ussi en Avignon. Une seconde &#224; Paris, se pr&#233;sente dans un contexte tout &#224; fait d&#233;favorable : l'assassinat du roi Henri IV. Les relations politiques conflictuelles entre la France et l'Espagne n'arrangent rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A force de diplomatie, deux carmes fran&#231;ais form&#233;s &#224; G&#234;nes finissent par vaincre les suspicions mais doivent s'engager &#224; ne jouer aucun r&#244;le dans le gouvernement des moniales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir d'Avignon et de Paris (rue de Vaugirard) les fr&#232;res se r&#233;pandent dans toute la France et m&#234;me en Irak (Bassorah 1630). La rue de Babylone &#224; Paris garde le souvenir du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; &#233;v&#234;que carme fran&#231;ais, Bernard de Ste Th&#233;r&#232;se, prof&#232;s en 1615, qui posa les bases du S&#233;minaire des Missions &#233;trang&#232;res, rue du Bac.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_609 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L165xH250/bernard-cb661.jpg?1782924727' width='165' height='250' alt='Bernard de St Joseph, sup&#233;rieur des Carmes de Paris (1582-1649)' title='Bernard de St Joseph, sup&#233;rieur des Carmes de Paris (1582-1649)' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle ? - une p&#233;riode de large d&#233;veloppement - l'esprit du temps y porte : Br&#233;mond a parl&#233; &#171; d'invasion mystique &#187; - En 1635 les Carmes comptent en France 461 fr&#232;res. Ils sont divis&#233;s en deux Provinces : Avignon et Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1686, une statistique de la Province de Paris d&#233;nombre 332 choristes et 102 convers, en 22 couvents. La diffusion s'est faite en deux temps : De 1635 &#224; 1654, un nouveau couvent par an, mais seulement 61 professions. De 1654 &#224; 1686, seulement 2 fondations, mais de 10 &#224; 20 nouveaux fr&#232;res par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle est une p&#233;riode de reflux. Le nombre des entr&#233;es diminue fortement : pour toute la Province, 4 choristes par an de 1710 &#224; 1720 ; 3 par an de 1750 &#224; 1767 ; 3 pour 2 ans de 1768 &#224; 1789. De 303 en 1689, le nombre des fr&#232;res est tomb&#233; &#224; 262 en 1740.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;v&#233;nements politiques peuvent bien amener la formation d'une Province de Lorraine : c'est avec des maisons d&#233;tach&#233;es de celle de Paris. Ici le d&#233;clin continue : 164 religieux en 1745 ; 131 en 1779.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution abolira toute vie religieuse en France, mais d&#232;s 1766, la Commission des r&#233;guliers- &#224; l'insu du roi Louis XV- concoctera des r&#232;gles qui visaient au m&#234;me but. La mort sur l'&#233;chafaud des 16 carm&#233;lites de Compi&#232;gne (1794) montrera l'ab&#238;me d'incompr&#233;hension entre la vie religieuse et la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise d&#233;christianis&#233;e. La transformation en prison du couvent parisien de la rue de Vaugirard est le symbole fort de l'&#233;clipse, plus que s&#233;culaire, de la Province de Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'histoire r&#233;cente</title>
		<link>https://www.carmel.asso.fr/L-histoire-recente.html</link>
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		<dc:date>2005-07-14T13:56:45Z</dc:date>
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		<dc:subject>Sommaire</dc:subject>

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&lt;p&gt;Voici une pr&#233;sentation de l'histoire de la Province de Paris des Carmes d&#233;chaux depuis 1932, ann&#233;e de la restauration de la Province, supprim&#233;e en 1792. Les priorit&#233;s de la nouvelle Province de Paris (1932) 1. l'imp&#233;ratif du d&#233;veloppement Partout les Provinces de l'Ordre se recrutaient par l'ouverture &#224; des adolescents de s&#233;minaires appel&#233;s &#171; Petits Noviciats &#187;. Le centre de l'Ordre invita les P&#232;res de Paris &#224; s'engager hardiment dans cette voie. Opportun&#233;ment la Providence venait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Voici une pr&#233;sentation de l'histoire de la Province de Paris des Carmes d&#233;chaux depuis 1932, ann&#233;e de la restauration de la Province, supprim&#233;e en 1792.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les priorit&#233;s de la nouvelle Province de Paris (1932)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;2&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;1. l'imp&#233;ratif du d&#233;veloppement&lt;/em&gt;2&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partout les Provinces de l'Ordre se recrutaient par l'ouverture &#224; des adolescents de s&#233;minaires appel&#233;s &#171; Petits Noviciats &#187;. Le centre de l'Ordre invita les P&#232;res de Paris &#224; s'engager hardiment dans cette voie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Opportun&#233;ment la Providence venait d'orienter vers le noviciat de Lille un pr&#234;tre du H&#226;vre &#226;g&#233; de 32 ans. Il y avait r&#233;v&#233;l&#233; des dons d'&#233;ducateur hors pair au coll&#232;ge S.Joseph. Son nom : Lucien Bunel. Il fit profession en 1932 sous le nom de Jacques de J&#233;sus.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_615 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L180xH250/college-2-81827.jpg?1782924727' width='180' height='250' alt='P&#232;re Jacques de J&#233;sus (1900-1945)' title='P&#232;re Jacques de J&#233;sus (1900-1945)' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Invit&#233; &#224; prendre la direction du futur coll&#232;ge, il accepta, demandant de ne pas restreindre le recrutement. Des jeunes de douze ans sont peu capables de saisir les exigences d'une vie de solitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son projet fut accept&#233; et, gr&#226;ce aux relations des soeurs carm&#233;lites, un recrutement s&#233;lectif permit &#224; une jeunesse privil&#233;gi&#233;e de b&#233;n&#233;ficier d'une formation humaine et chr&#233;tienne de toute premi&#232;re qualit&#233;. Le P. Jacques choisissait tout, d&#233;cidait tout, veillait &#224; tout. Ses appels &#224; l'h&#233;ro&#239;sme le conduisirent &#224; braver les ordres de l'occupant nazi : 3 enfants juifs furent cach&#233;s au coll&#232;ge. D&#233;nonc&#233; &#224; la Gestapo, le P. Jacques fut d&#233;port&#233; et mourut &#224; Linz (Autriche) quatre semaines apr&#232;s sa lib&#233;ration par les troupes am&#233;ricaines. Du point de vue du recrutement de la Province de Paris le coll&#232;ge fut un investissement sans retomb&#233;es. Par ailleurs les conditions de l'enseignement confessionnel avaient &#233;volu&#233;. En 1960, le Chapitre provincial estima que les religieux qui s'y d&#233;vouaient, comme en marge de leur vocation carm&#233;litaine, devaient se reconvertir vers des activit&#233;s plus directement orient&#233;es vers la diffusion de la doctrine spirituelle de l'Ordre. Au grand regret des familles, le Petit Coll&#232;ge fut ferm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;2&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;2. les Etudes Carm&#233;litaines&lt;/em&gt;2&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une seconde priorit&#233; consistait dans la diffusion de la spiritualit&#233; des saints de l'Ordre. Existait une revue : Les &#201;tudes Carm&#233;litaines historiques et critiques. Leurs sujets : les traditions, les privil&#232;ges, la mystique de l'Ordre. En 1932, elle s'&#233;teignaient sans abonn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_617 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L164xH250/etudescarm-b59ad.jpg?1782924727' width='164' height='250' alt='Les &#233;tudes carm&#233;litaines' title='Les &#233;tudes carm&#233;litaines' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le nouveau Vicaire Provincial, Louis de la Trinit&#233;, proposa au P&#232;re Bruno de J&#233;sus-Marie, d'engager les &#201;tudes dans un domaine plus capable de servir efficacement la pens&#233;e catholique ; de faire aussi valoir les richesses de la doctrine des saints de l'Ordre, particuli&#232;rement ceux dont le magist&#232;re a &#233;t&#233; depuis reconnu par l'&#201;glise. Ce passage heureux de l'ancienne &#224; la nouvelle formule des &#201;tudes est bien repr&#233;sentatif de l'esprit des refondateurs de la Province de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tudes Carm&#233;litaines mystiques et missionnaires - c'&#233;tait leur nom nouveau - devaient durant 25 ans accomplir leur t&#226;che, le P.Bruno s'entourant des meilleurs sp&#233;cialistes en diverses disciplines : th&#233;ologie, philosophie, spiritualit&#233;, m&#233;decine, psychologie. Le Saint Si&#232;ge exprima ses encouragements et ses f&#233;licitations au prudent directeur attentif &#224; concilier les exigences de la recherche scientifique avec celles de la foi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_618 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L189xH250/vigne-28f4a.jpg?1782924727' width='189' height='250' alt='La vigne du Carmel' title='La vigne du Carmel' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;A c&#244;t&#233; des Etudes il faut faire une place &#224; la collection La Vigne du Carmel du P. Fran&#231;ois de Sainte-Marie (1910-1961) dont la vis&#233;e, plus directement orient&#233;e vers la vie spirituelle, r&#233;pondait &#224; une attente. Son petit essai, Pr&#233;sence &#224; Dieu et &#224; soi-m&#234;me (1943), connut une large diffusion. Il &#233;tait le premier d'une collection qui devait comprendre 25 ouvrages d'abord facile mais nourris de la doctrine des saints du Carmel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1953, la confiance des soeurs de Th&#233;r&#232;se, au carmel de Lisieux, le charge de l'&#233;dition des Manuscrits autobiographiques de la sainte. Accueillis avec une faveur unanime, ces ouvrages ont &#233;t&#233; traduits dans le monde entier. Un m&#234;me d&#233;sir de conna&#238;tre tout ce qui approche la petite Th&#233;r&#232;se a suscit&#233;, par la suite, la publication de ses pens&#233;es non r&#233;dig&#233;es de sa main, mais recueillies pieusement et rapport&#233;es, sous la foi du serment, dans les d&#233;positions aux proc&#232;s de B&#233;atification. Le principal auteur de la publication des &#338;uvres Compl&#232;tes de sainte Th&#233;r&#232;se est M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;gr&lt;/sup&gt;. Guy Gaucher, ocd.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'apostolat de la Province de Paris.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le jou&#233; par la maison G&#233;n&#233;ralice des Carmes dans l'heureuse issue des causes de B&#233;atification et de Canonisation de Th&#233;r&#232;se acheva de dissiper la d&#233;fiance que depuis 1604 les moniales entretenaient &#224; l'&#233;gard des Carmes. Les &#233;preuves des expulsions, de la guerre 14-18, la part prise par le carme Marie-Eug&#232;ne de l'Enfant-J&#233;sus dans la diffusion du message de Th&#233;r&#232;se dans l'apr&#232;s-canonisation (1925), la notori&#233;t&#233; de quelques carmes de la nouvelle g&#233;n&#233;ration, devaient avoir raison des derni&#232;res craintes. En 1953, le Saint Si&#232;ge chargeait le P. Marie-Eug&#232;ne, alors Vicaire-G&#233;n&#233;ral de l'Ordre, de mettre sur pied les F&#233;d&#233;rations de Carm&#233;lites en France ; l'assistance des 4 Pr&#233;sidentes f&#233;d&#233;rales &#233;tait d&#233;volue &#224; des carmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces adaptations, exig&#233;es notamment par l'allongement de la dur&#233;e de la vie et le vieillissement cons&#233;cutif des communaut&#233;s, contribu&#232;rent &#224; r&#233;tablir l'unit&#233; fraternelle des branches masculine et f&#233;minine du Carmel th&#233;r&#233;sien dans la juste autonomie des juridictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les soeurs constituaient le second Ordre, traditionnellement des la&#239;cs, hommes et femmes, constituaient le troisi&#232;me. Au XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, en France, la grande figure masculine fut le g&#233;n&#233;ral de Sonis. Au long du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, les P&#232;res s'efforc&#232;rent de faire acc&#233;der des la&#239;cs actifs aux richesses de la spiritualit&#233; selon l'enseignement des saints du Carmel.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les fondations nouvelles.&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_619 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L247xH250/bordigne-e4330.jpg?1782924727' width='247' height='250' alt='Le couvent de Bordign&#233;' title='Le couvent de Bordign&#233;' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;L'imp&#233;rieuse obligation du d&#233;veloppement de la Province incita les successeurs du P. Louis de la Trinit&#233; &#224; envisager de nouvelles implantations. En 1938, le couvent de Rennes, demeur&#233; sous la garde du P. Patrick de S.Anne durant les expulsions, &#233;tait vendu. Une nouvelle implantation plus proche de Paris &#233;tait r&#233;alis&#233;e &#224; Bernay-en-Champagne (72210) dans une propri&#233;t&#233; de 15 ha : Bordign&#233;, don d'une amie de l'Ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le couvent constitu&#233; par l'adaptation judicieuse des d&#233;pendances d'un manoir avait &#233;t&#233; flanqu&#233; de plantations fruiti&#232;res dont les revenus servirent au soutien mat&#233;riel d'une communaut&#233;, bient&#244;t nombreuse. Le noviciat de Lille y fut transf&#233;r&#233; en 1947. L&#224;, 96 jeunes &#233;tudi&#232;rent leur vocation dont 26 devaient pers&#233;v&#233;rer au-del&#224; de la profession solennelle. De 1965 &#224; 1970 les entr&#233;es se font plus rares. Les petites fraternit&#233;s -aux rapports plus familiers entre religieux- ont le vent en poupe. Par ailleurs, le travail de l'exploitation fruiti&#232;re apparait moins cadrer avec le minist&#232;re traditionnel des carmes d&#233;chaux. C'est l'origine de l'exp&#233;rience Gautray-la Source et la fin de la fondation de Bordign&#233; (1973).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s d'Orl&#233;ans, 2 implantations avaient &#233;t&#233; choisies (1972). L'une &#224; la Source, dans un quartier p&#233;riph&#233;rique de la ville ; l'autre &#224; Gautray en Sologne &#224; quelques kilom&#232;tres au sud de la ville. En 1974 la Province manifesta son estime de la qualit&#233; de vie des Fr&#232;res de Gautray-La Source en leur donnant la facult&#233; d'accueillir les aspirants &#224; la vie carm&#233;litaine. Sept jeunes devaient y commencer le noviciat.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_621 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L310xH204/gommerville-08229.jpg?1782924727' width='310' height='204' alt='Le couvent de Gommerville' title='Le couvent de Gommerville' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;En raison du caract&#232;re particulier du genre de vie de cette communaut&#233; - travail salari&#233;, animation liturgique r&#233;duite- se posait la question de l'insertion des nouveaux prof&#232;s dans les autres communaut&#233;s ; en fait Lille et Avon. Pour r&#233;soudre ce probl&#232;me, la fondation d'un noviciat commun fut d&#233;cid&#233;e. Une propri&#233;t&#233; fut acquise &#224; la limite de la Beauce &#224; Gommerville (28310). En Octobre 1979 un groupe de formation y accueillait le premier candidat. Une chapelle (1982), un pavillon des novices (1990), furent tour &#224; tour &#233;difi&#233;s. Seize candidats devaient suivre jusqu'en 1988 dont 7 poursuivent la vie religieuse selon l'esprit des saints et docteurs du Carmel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nouvelles fondations am&#232;nent par contre-coup la diminution de l'effectif des fr&#232;res vivant dans les plus anciennes. C'est pour faire face &#224; cette n&#233;cessit&#233; qu'au Chapitre de 1984 le P. G&#233;n&#233;ral Felipe Sainz de Barranda, tout en rendant un hommage appuy&#233; &#224; l'exp&#233;rience de Gautray-La Source demandait &#224; la Province d'y mettre provisoirement un terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des raisons similaires, par la suite, le chapitre provincial de 2002 d&#233;cida la fermeture du couvent de Gommerville, fond&#233; en 1979, pour pouvoir r&#233;pondre &#224; l'appel du dioc&#232;se de Bayeux de servir le p&#233;lerinage de Lisieux. C'est ainsi qu'est n&#233;e la communaut&#233; de Lisieux. La suite de l'histoire sur &lt;a href=&#034;http://www.carmes-paris.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.carmes-paris.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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