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		<title>Carmel en France</title>
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		<title>Hom&#233;lie Nuit de No&#235;l 2012</title>
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&lt;p&gt;La nuit de No&#235;l est la nuit de l'&#233;merveillement, la nuit ou le prodige de l'amour de Dieu s'est manifest&#233; dans toute sa d&#233;licatesse. En effet, si au cours de l'histoire du salut, notre Seigneur a pu manifester sa puissance, aujourd'hui, il r&#233;v&#232;le sa vuln&#233;rabilit&#233;. Son amour le rend vuln&#233;rable, petit et faible. Sa puissance s'&#233;tait d&#233;ploy&#233;e au cours des &#226;ges, sp&#233;cialement dans l'acte cr&#233;ateur, dans la sortie d'&#201;gypte, et bien s&#251;r dans la r&#233;surrection de J&#233;sus, vainqueur de la mort. Mais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2006-2007-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2006-2007 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La nuit de No&#235;l est la nuit de l'&#233;merveillement, la nuit ou le prodige de l'amour de Dieu s'est manifest&#233; dans toute sa d&#233;licatesse. En effet, si au cours de l'histoire du salut, notre Seigneur a pu manifester sa puissance, aujourd'hui, il r&#233;v&#232;le sa vuln&#233;rabilit&#233;. Son amour le rend vuln&#233;rable, petit et faible. Sa puissance s'&#233;tait d&#233;ploy&#233;e au cours des &#226;ges, sp&#233;cialement dans l'acte cr&#233;ateur, dans la sortie d'&#201;gypte, et bien s&#251;r dans la r&#233;surrection de J&#233;sus, vainqueur de la mort. Mais aujourd'hui, Dieu se r&#233;v&#232;le dans un nourrisson, le verbe de Dieu a r&#233;duit sa force et son &#233;clat pour se taire et se rendre petit et vuln&#233;rable. Ainsi, le Seigneur nous r&#233;v&#232;le ce qu'est v&#233;ritablement l'amour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car l'amour manifeste sa profondeur et sa force non pas lorsqu'il sait s'imposer, mais lorsqu'il sait s'abaisser pour rejoindre celui qu'il aime et patiemment se relever ensemble. La violence et tout ce qui peut amener &#224; contraindre la libert&#233; ou tend &#224; manipuler celui qu'on dit aimer, tout cela est contraire &#224; l'amour v&#233;ritable. L'amour est toujours un appauvrissement de notre &#234;tre car il est la reconnaissance de mon besoin de l'autre pour &#234;tre pleinement heureux. Si j'aime vraiment, je suis vuln&#233;rable, je me fais mendiant de l'amour de l'autre. Dans le myst&#232;re de l'incarnation qui se manifeste en cette nuit de No&#235;l, le Seigneur ne craint pas d'assumer cette de vuln&#233;rabilit&#233; de l'amour. Par l&#224;, une fois encore, Dieu se fait l'&#233;ducateur de l'homme, il lui montre ce qu'est l'amour v&#233;ritable. Il nous invite &#224; abandonner notre d&#233;sir de toute-puissance et d'auto-suffisance, &#224; &#233;carter notre peur de reconna&#238;tre notre faiblesse, notre d&#233;pendance mutuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apprendre &#224; aimer, c'est apprendre &#224; devenir pauvre, c'est pourquoi la pauvret&#233; est le chemin de l'apprentissage de l'amour. Tout d'abord, au niveau de notre vie personnelle, en nous heurtant &#224; nos limites, en exp&#233;rimentant nos insuffisances, nous faisons l'exp&#233;rience de notre besoin de l'autre soit dans les services qu'il peut nous rendre, soit dans le pardon qu'il nous accorde. Sans la solidarit&#233; et le pardon mutuel, il nous serait impossible de d&#233;passer nos limites et de nous relever de nos erreurs. Ensuite, au niveau de notre vie en soci&#233;t&#233;, toutes les formes de pauvret&#233; ont cette m&#234;me fonction de manifester la n&#233;cessit&#233; de la solidarit&#233; et de la mis&#233;ricorde pour que nos soci&#233;t&#233;s soient v&#233;ritablement humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, le myst&#232;re d'un Dieu qui se fait petit enfant nous r&#233;v&#232;le en n&#233;gatif le drame de notre vie humaine, c'est-&#224;-dire notre incapacit&#233; &#224; accueillir la vraie vie, &#224; reconna&#238;tre la beaut&#233; de la faiblesse et de la petitesse. Cette nuit de No&#235;l souligne le combat dramatique entre la lumi&#232;re et les t&#233;n&#232;bres. D&#232;s les premi&#232;res heures de sa venue sur terre, J&#233;sus, qui est la vie et la lumi&#232;re v&#233;ritable, est marqu&#233; par le rejet, &#171; il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune &#187;. Le rejet d'une femme qui va accoucher et de son enfant souligne, d&#232;s les commencements de la vie de J&#233;sus, l'inhumanit&#233; de la terre o&#249; il vient d'arriver. Et J&#233;sus n'aura de cesse tout au long de sa pr&#233;dication de demander aux hommes d'accueillir et de manifester l'amour entre eux. Dans les &#233;vangiles, vous remarquerez que J&#233;sus ne se donne qu'un seul titre messianique, celui de &#171; Fils de l'homme &#187;, car &#233;tant le seul &#224; savoir aimer en toute chose, il est le seul &#224; &#234;tre v&#233;ritablement humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait r&#233;sumer la r&#233;v&#233;lation chr&#233;tienne de l'incarnation en disant que Dieu s'est fait homme pour demander &#224; l'homme d'&#234;tre plus humain, et ainsi r&#233;v&#233;ler ce chemin d'humanisation. Car l'homme est plus humain, nos soci&#233;t&#233;s sont plus humaines, quand nous savons faire une place &#224; celui qui est le plus faible, et sp&#233;cialement &#224; l'enfant &#224; na&#238;tre, quand le bien-portant aide le malade, quand l'homme libre visite le prisonnier, quand celui qui a donne &#224; celui qui n'a pas. En pratiquant la charit&#233;, comme le Christ nous y invite et l'a v&#233;cu, l'homme s'humanise. Certes, celui qui est objet de notre amour re&#231;oit ce dont il a besoin, et c'est important, mais, tout aussi important, celui qui donne re&#231;oit un c&#339;ur de chair et forme en lui l'homme nouveau. Face &#224; la pauvret&#233;, &#224; la vuln&#233;rabilit&#233;, face au p&#233;ch&#233; de mon prochain, celui qui sait se mettre au service, qui sait rejoindre l'autre ou pardonner, celui-ci manifeste la ma&#238;trise de son avidit&#233; de pouvoir ou d'avoir, et il reconna&#238;t la dignit&#233; du pauvre. Dans ce combat contre soi-m&#234;me, chacun de nous formons en nous ce c&#339;ur de chair capable d'aimer qui fait de nous une v&#233;ritable personne humaine. C'est la toute-puissance, l'avidit&#233; et l'orgueil qui nous rendent inhumain, et d&#233;forment notre visage d'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi en vivant No&#235;l comme la f&#234;te de l'enfance, le croyant ne souhaite pas entrer dans le syst&#232;me de la consommation pour g&#226;ter encore plus ceux qui le sont d&#233;j&#224;. Mais, en mettant au centre de notre c&#233;l&#233;bration le plus faible, celui qui d&#233;pend de nous pour vivre, et sp&#233;cialement l'enfant &#224; na&#238;tre, nous manifestons la direction vers laquelle nous devons marcher pour rendre notre vie plus humaine. Lorsque l'homme adulte respecte celui qui ne peut s'exprimer, l'infans, lorsque le riche et le bien-portant secours le pauvre et le malade, lorsque l'offens&#233; pardonne &#224; l'offenseur, tous manifestent la dignit&#233; de la personne humaine qui apprend &#224; aimer dans la solidarit&#233; et le pardon mutuelle. En prenant chair de notre humanit&#233;, Dieu nous invite &#224; devenir aussi de vrais hommes en participant &#224; son amour qui prend soin des plus faibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dieu est venu en notre chair p&#233;trir l'homme nouveau &#224; l'image du Christ-J&#233;sus, nous faire entrer dans le mouvement de l'Amour trinitaire, don de soi et accueil de l'autre. A l'image de Dieu qui s'est fait petit enfant, nous aussi devenons des &#234;tres humains !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Antoine-Marie, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hom&#233;lie 11e Dimanche du Temps Ordinaire (17 juin 2012)</title>
		<link>https://www.carmel.asso.fr/Homelie-11e-Dimanche-du-Temps-Ordinaire-17-juin-2012.html</link>
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		<dc:date>2012-06-18T04:59:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s le parcours de lib&#233;ration, de r&#233;v&#233;lation et d'adoration initi&#233; durant la longue quarantaine (le car&#234;me), d&#233;ploy&#233; durant la encore plus longue cinquantaine qui nous a men&#233;s &#224; la Pentec&#244;te (cinquanti&#232;me jour) et compl&#233;t&#233; par la triade des f&#234;tes de la Trinit&#233;, du Saint-Sacrement et du Sacr&#233;-C&#339;ur, nous voici engag&#233;s dans la s&#233;rie des dimanches du Temps Ordinaire. Certains n'aiment pas ce mot. Vivre l'ordinaire du temps, voil&#224; pourtant bien l'enjeu et l'&#233;preuve de toute vie humaine, voil&#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2006-2007-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2006-2007 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s le parcours de lib&#233;ration, de r&#233;v&#233;lation et d'adoration initi&#233; durant la longue quarantaine (le car&#234;me), d&#233;ploy&#233; durant la encore plus longue cinquantaine qui nous a men&#233;s &#224; la Pentec&#244;te (cinquanti&#232;me jour) et compl&#233;t&#233; par la triade des f&#234;tes de la Trinit&#233;, du Saint-Sacrement et du Sacr&#233;-C&#339;ur, nous voici engag&#233;s dans la s&#233;rie des dimanches du Temps Ordinaire. Certains n'aiment pas ce mot. Vivre l'ordinaire du temps, voil&#224; pourtant bien l'enjeu et l'&#233;preuve de toute vie humaine, voil&#224; l'enjeu et l'&#233;preuve aussi de notre foi : face &#224; ce qui se r&#233;p&#232;te sans cesse, face &#224; ce qui ne se voit pas ou qui semble d&#233;risoire, o&#249; sont donc les fruits du Royaume ? Qu'y a-t-il au fond de chang&#233; pour nous depuis le mercredi des Cendres dernier ? Il est vrai que nous ne vivons pas dans un contexte tr&#232;s propice pour appr&#233;cier le temps ordinaire. Songeons par exemple au ph&#233;nom&#232;ne des soldes et autres d&#233;marques extraordinaires qui donne l'impression qu'il faut vraiment &#234;tre malchanceux pour acheter au prix ordinaire ; songeons aux f&#234;tes en tout genre qui font des choses ordinaires des &#233;v&#233;nements (f&#234;te de la musique, f&#234;te des oiseaux et, maintenant les nuits, de la glisse, des mus&#233;es et m&#234;me nuit des &#233;glises) ; songeons enfin &#224; cette mani&#232;re de pr&#233;senter comme exceptionnelle l'actualit&#233; : saisie de drogue record, abstention jamais atteinte etc. Et pourtant, l'image de la graine de l'&#233;vangile de ce jour r&#233;sonne comme un appel &#224; la foi qui &#233;bauche une spiritualit&#233; du temps ordinaire selon deux directions : regarder selon Dieu le monde et nous-m&#234;mes ; agir avec Dieu en vivant la confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re direction, la foi invite &#224; changer de regard et d'appr&#233;ciation de ce que nous vivons et voyons. La graine de moutarde est la plus petite des semences et elle devient un grand arbre. C'est un appel &#224; &#234;tre attentif &#224; tout ce qui est de l'ordre de la croissance (crois en ce qui cro&#238;t !) et de la vie, de toute vie, m&#234;me celle qui est cach&#233;e fragile, silencieuse, invisible. C'est un appel &#224; changer nos crit&#232;res d'&#233;valuation qui s'attachent souvent &#224; la performance, &#224; l'imm&#233;diatet&#233; ou &#224; l'importance statistique. Ne voyons pas l&#224; une belle na&#239;vet&#233;, ni la simple maxime &#171; plus est en toi &#187;, ni un appel b&#233;at &#224; l'optimisme. Optimistes et pessimistes, Bernanos fustigeaient les imb&#233;ciles heureux et les imb&#233;ciles tristes pour inviter &#224; l'esp&#233;rance qui donne de voir selon Dieu. Croire &#224; la semence, c'est rep&#233;rer, se souvenir et croire &#224; tous les dons de Dieu fait en nous et autour de nous, en premier lieu &#224; notre gr&#226;ce baptismale. Ce que Dieu a sem&#233; ne pourra que produire du bon et du bien : appel &#224; laisser grandir en nous ce qui est parfois oubli&#233; ou n&#233;glig&#233; mais qui seul &#233;clorera en la vraie vie, percevra le vrai sens de la vie. En toute vie le silence dit Dieu, couvez la vie, c'est elle qui loue Dieu &#233;crit Patrice de la Tour du Pin. Au fond, c'est Dieu lui-m&#234;me qui est la semence et les longs cent jours que nous avons parcourus nous ont appris &#224; accueillir, dans l'insignifiance et l'&#233;chec de la croix, la vie de Dieu qui se donne chaque jour dans la simplicit&#233; du pain offert. Depuis la mort de ta semence, tu n'as pas dit que l'homme croisse vers son n&#233;ant, mais tu as fait, en descendant, qu'il ne se heurte &#224; son impasse : Tu as fray&#233; le beau tournant, o&#249; tout au monde n'est que gr&#226;ce. Dans le secret, tu nous pr&#233;pares ce qui pourra tenir ton jour quand tu viendras r&#233;sume notre po&#232;te. Ce regard neuf sur cette pr&#233;paration secr&#232;te de Dieu dans le c&#339;ur de chacun est un appel &#224; esp&#233;rer l'autre sans d&#233;sesp&#233;rer de nous-m&#234;mes, dans la patience. Enjeu de cet ordinaire des jours&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre direction pour vivre le Temps Ordinaire est d'agir selon Dieu, en vivant la confiance. Le grain est sem&#233; et il pousse de lui-m&#234;me : &#171; abandonnons donc au Seigneur le souci de la croissance &#187;. Il y a l&#224; un chemin de &#171; d&#233;ma&#238;trise &#187; et de r&#233;orientation de ce que nous faisons. Dormir et se lever (ou veiller), l'&#233;vangile nous invite au fond &#224; ces deux attitudes tout en nous mettant en garde contre elles ! En effet, il y a un v&#233;ritable appel &#224; dormir, c'est-&#224;-dire &#224; tout remettre &#224; Dieu, en l'action secr&#232;te duquel nous croyons. Il y a de m&#234;me un appel &#224; veiller pour discerner (&#171; voyez l'herbe qui pousse d&#233;j&#224;&#8230; &#187;) et d&#233;j&#224; rendre gr&#226;ce. Mais dormir n'est pas d&#233;missionner (il y a un mauvais sommeil, celui de Jonas qui fuit, celui des disciples au Jardin des Oliviers) et veiller n'est pas de l'activisme (tirer sur l'herbe n'acc&#233;l&#233;rera pas sa croissance : notre agitation ressemble parfois &#224; celle de Marthe). La parabole est donc tr&#232;s lib&#233;ratrice des fardeaux que nous nous imposons et de nos peurs : nous ne sommes pas sauveurs du monde, ne nous trompons donc pas de combat ! Le vrai travail spirituel consiste &#224; consentir au grain qui pousse et &#224; se contenter de semer et (parfois seulement ou) de r&#233;colter. Bref, plaire au Seigneur, comme disait saint Paul, croire en la gr&#226;ce et collaborer avec elle. L&#224; aussi est l'enjeu, le jeu et la saveur du Temps Ordinaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour terminer, dans la finale de notre &#233;vangile, J&#233;sus raconte, J&#233;sus explique. Chose &#233;tonnante car expliquer le symbole, expliquer la po&#233;sie tue le symbole, tue la po&#233;sie ! Dans notre tradition carm&#233;litaine, lire saint Jean de la Croix ce n'est pas se contenter de lire ses trait&#233;s mais bien ses po&#232;mes dans un va-et-vient, incessant et in&#233;puis&#233;, avec les quelques commentaires qu'ils ont suscit&#233;s. De m&#234;me, notre vie de foi se nourrit d'un va-et-vient, entre la lecture des Ecritures, du livre de la Cr&#233;ation et des r&#233;cits de nos vies et leur explication ou explicitation que nous donnent la pri&#232;re, la relecture de vie, le t&#233;moignage, &#171; selon ce que nous sommes capables d'en comprendre &#187;, l&#224; o&#249; nous en sommes. Tel est un troisi&#232;me enjeu pour l'ordinaire du temps, ces jours de chaque jour : &#234;tre po&#232;te de Dieu, non pas au sens litt&#233;raire mais au sens de cette ouverture &#224; l'au-del&#224; des mots, au sens des choses et de la foi. Tout priant est un po&#232;te. Le symbole de l'arbre employ&#233; par J&#233;sus en est un exemple formidable. De leur existence, exp&#233;riment&#233;e et relue par les paraboles de J&#233;sus, soulignons leur profond enracinement dans la terre et leur haute aspiration vers le ciel, la solitude de leur tronc et l'entrelacs de leurs feuilles, l'hospitalit&#233; de leurs branches et de leur ombre qui permet le chant des oiseaux. &#171; Devenez des arbres ivres de fleurs o&#249; les humains que Dieu appelle feront concert avec les anges &#187; s'&#233;criait Didier Rimaud, qui nous indique par l&#224; un dernier enjeu de ce Temps Ordinaire. O&#249; donc chercher ailleurs notre avenir et notre bonheur ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F. Guillaume, ocd&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hom&#233;lie Pentec&#244;te 2012</title>
		<link>https://www.carmel.asso.fr/Homelie-Pentecote-2012.html</link>
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		<dc:date>2012-05-28T07:11:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;Fr&#232;res et s&#339;urs, Que serions-nous sans l'Esprit-Saint ? Que serait notre vie chr&#233;tienne sans lui ? Question aussi &#233;trange peut-&#234;tre que de se demander ce que serait la vie terrestre sans oxyg&#232;ne, un voilier sans vent ou un vitrail sans lumi&#232;re mais question heuristique pour mieux prendre conscience, en creux, du r&#244;le de l'Esprit-Saint dans nos vies et pour ainsi c&#233;l&#233;brer pleinement la f&#234;te de ce jour&#8230; Dans un christianisme sans l'Esprit-Saint, la foi serait peu ou prou du d&#233;isme, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2006-2007-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2006-2007 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fr&#232;res et s&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que serions-nous sans l'Esprit-Saint ? Que serait notre vie chr&#233;tienne sans lui ? Question aussi &#233;trange peut-&#234;tre que de se demander ce que serait la vie terrestre sans oxyg&#232;ne, un voilier sans vent ou un vitrail sans lumi&#232;re mais question heuristique pour mieux prendre conscience, en creux, du r&#244;le de l'Esprit-Saint dans nos vies et pour ainsi c&#233;l&#233;brer pleinement la f&#234;te de ce jour&#8230; Dans un christianisme sans l'Esprit-Saint, la foi serait peu ou prou du d&#233;isme, c'est-&#224;-dire une approche rationnelle et tr&#232;s sage de Dieu, livr&#233;e &#224; ses propres forces et toujours tent&#233;e de faire un dieu &#224; son image ; la d&#233;votion au Christ serait l'admiration pour un grand homme, dont on chercherait &#224; suivre les enseignements mais sans doute pas &#224; imiter la vie ; la vie chr&#233;tienne, une morale &#233;ventuellement vertueuse mais toujours oscillant entre le d&#233;sespoir et l'orgueil ; la lectio divina une approche historique ou litt&#233;raire de la Bible possiblement passionnante mais restant au seuil de la pri&#232;re ; nos liturgies, des c&#233;r&#233;monies plus ou moins conviviales, plus ou moins esth&#233;tiques. Tout cela ne serait pas sans valeur voire sans chaleur ni sans talent mais ce ne serait pas la foi chr&#233;tienne, celle des martyrs et des saints, celle du salut gratuitement offert, celle de la foi, de l'esp&#233;rance et de la charit&#233;, celle de la pri&#232;re, celle des pauvres et des b&#233;atitudes, celle du Dieu Trinit&#233;. Mais, &#224; l'inverse, que serait une vie spirituelle sans l'Esprit-Saint ? Question plus &#233;trange encore qui nous dit pourtant que l'Esprit que nous c&#233;l&#233;brons en ce jour est l'Esprit du P&#232;re et du Fils (dans notre &#233;vangile, J&#233;sus promet d'envoyer &#171; l'Esprit de v&#233;rit&#233; qui proc&#232;de du P&#232;re &#187;). La vie spirituelle se vit en effet en r&#233;f&#233;rence &#224; la R&#233;v&#233;lation et &#224; l'Incarnation et se r&#233;alise dans la chair, avec ses fragilit&#233;s et ses lenteurs, dans l'Eglise, avec son Institution, ses communaut&#233;s et nous tous ici pr&#233;sents. Pour que notre vie spirituelle soit chr&#233;tienne et que notre vie chr&#233;tienne soit spirituelle, il nous faut l'Esprit qui unit ce que d'aucun aurait tendance &#224; s&#233;parer, qui diff&#233;rencie ce qui pourrait &#234;tre confondu&#8230; Myst&#232;re de Dieu m&#234;me, don fait aux hommes et animateur de l'Eglise, tel est l'Esprit-Saint que nous f&#234;tons aujourd'hui ! Je voudrais m&#233;diter ces trois visages de l'Esprit. C&#233;l&#233;brer l'Esprit-Saint, c'est &#234;tre plong&#233; au c&#339;ur du myst&#232;re de Dieu. L'Esprit est &#224; la fois don au sein m&#234;me de la Trinit&#233; et don fait aux hommes, qui leur fait non seulement conna&#238;tre Dieu mais participer &#224; sa propre vie. &#171; Il me glorifiera car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaitre &#187; dit J&#233;sus en parlant de l'Esprit. Pr&#233;cisons bien : tout est donn&#233; en J&#233;sus-Christ, Parole unique du P&#232;re. L'Esprit ne donne pas la connaissance de Dieu par addition, en compl&#233;tant la R&#233;v&#233;lation par des r&#233;v&#233;lations suppl&#233;mentaires ou des paroles in&#233;dites, mais par d&#233;ploiement et par approfondissement. &#171; Il redira tout ce qu'il aura entendu &#187;. Recevoir l'Esprit-Saint, c'est grandir dans la perception intelligente et aimante de la R&#233;v&#233;lation donn&#233;e en J&#233;sus. Pentec&#244;te, f&#234;te d'adoration de ce Dieu qui est don ! C&#233;l&#233;brer l'Esprit-Saint, c'est deuxi&#232;mement accueillir ses dons. La s&#233;quence de la Pentec&#244;te, ce grand po&#232;me qui pr&#233;c&#232;de l'all&#233;luia, en offre un vocabulaire tr&#232;s riche et l'&#233;pitre aux Galates une liste diversifi&#233;e : pr&#233;sence de Dieu, consolation et transformation de nos c&#339;urs, de ce qui en nous est raide, trop chaud, trop froid, obscur. Recevoir l'Esprit-Saint, c'est se laisser convertir, se laisser transformer, pour accueillir et se donner, pour aimer. C'est cela &#171; vivre sous la conduite de l'Esprit &#187;. Pentec&#244;te, f&#234;te de l'offrande &#224; Dieu qui nous accompagne ! Enfin, c&#233;l&#233;brer l'Esprit-Saint, c'est devenir t&#233;moin. Il est celui qui rend t&#233;moignage &#224; J&#233;sus et qui nous rend &#224; notre tour t&#233;moins. Le r&#233;cit des Actes des Ap&#244;tres le montre : par les langues de feu, les disciples sont compris dans la diversit&#233; des langues et des cultures. C'est une exp&#233;rience que nous avons pu faire un jour ou l'autre, &#234;tre instrument, &#224; notre insu, de la Parole et de la Paix de Dieu : force de l'Esprit ! Le recevoir, c'est &#234;tre envoy&#233; comme t&#233;moin de son Amour, par l'annonce de la Parole, la compassion et le service &#233;vang&#233;lique. Pentec&#244;te, f&#234;te de la mission et de l'Eglise !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sumons. L'Esprit est docteur, il est conducteur ; celui qui enseigne ; celui qui conduit. En jouant sur les langues (c'est bien le jour pour cela) Il est aussi &#171; conductor &#187;, chef d'orchestre de l'Eglise et de nos vies. &#171; Viens Esprit Saint ! &#187; Nous l'implorons intens&#233;ment depuis ces derniers jours et, pour le f&#234;ter, nous l'implorons encore ! Adorer l'Esprit, c'est en effet implorer sa venue, reconnaitre sa pr&#233;sence en nous mais la d&#233;sirer davantage car l'Esprit est celui qui vient achever. Sa venue dans le monde vint achever ce qui avait &#233;t&#233; accompli par le Christ ; sa f&#234;te, la Pentec&#244;te vient achever le temps pascal ; sa venue en nous vient achever ce qui a &#233;t&#233; sem&#233; dans nos c&#339;urs lors de notre bapt&#234;me et de notre confirmation. &#171; Ach&#232;ve, si tu le veux &#187; implorait lui aussi Jean de la Croix ; &#171; donne le salut final &#187; demandait la s&#233;quence. Implorons, adorons, accueillons le P&#232;re des pauvres r&#233;pandu en ce jour dans nos c&#339;urs et laissons-nous conduire par le Souffle de Dieu, dans la foi, pour sa gloire. Amen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F. Guillaume, ocd&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>6e Dimanche de P&#226;ques (Ann&#233;e B) 13 mai 2012</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Changement, initiative, libert&#233;, action ne sont-ils pas les ma&#238;tres mots de notre culture ? Et s'il faut changer de changement, peu importe ; l'important est de changer. Certes le changement peut-&#234;tre aussi synonyme d'ins&#233;curit&#233;, de stress, d'inqui&#233;tude face &#224; l'avenir, car avant d'&#234;tre un choix, le changement est une r&#233;alit&#233; de notre monde en mutation rapide. Que nous le percevions positivement ou n&#233;gativement, le monde change de plus en plus vite. En outre, par-del&#224; cette r&#233;alit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2006-2007-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2006-2007 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Changement, initiative, libert&#233;, action ne sont-ils pas les ma&#238;tres mots de notre culture ? Et s'il faut changer de changement, peu importe ; l'important est de changer. Certes le changement peut-&#234;tre aussi synonyme d'ins&#233;curit&#233;, de stress, d'inqui&#233;tude face &#224; l'avenir, car avant d'&#234;tre un choix, le changement est une r&#233;alit&#233; de notre monde en mutation rapide. Que nous le percevions positivement ou n&#233;gativement, le monde change de plus en plus vite. En outre, par-del&#224; cette r&#233;alit&#233; soci&#233;tale, chaque &#234;tre humain &#233;prouve le changement dans son existence personnelle &#224; travers les divers &#226;ges de sa vie et les &#233;v&#233;nements de son histoire. Ces changements heureux ou douloureux, progressifs ou brutaux, prometteurs ou accablants, sont si nombreux dans une vie qu'un individu peut avoir peine &#224; se reconna&#238;tre lui-m&#234;me dans ce qu'il a v&#233;cu des d&#233;cennies auparavant. La foi elle-m&#234;me ne met-elle pas le changement au c&#339;ur de l'existence chr&#233;tienne. La Parole de Dieu est une invitation constante &#224; cette forme de changement que l'on appelle la conversion. &#202;tre chr&#233;tien, n'est-ce pas vivre dans une dynamique de conversion constante ? Sans cela, comment la foi ne se dess&#232;cherait-elle pas peu &#224; peu ou ne s'enliserait-elle pas dans une forme d'autosatisfaction et de pharisa&#239;sme ? Aussi l'&#233;vangile selon Saint Jean nous d&#233;route-t-il quelque peu lorsqu'il utilise avec insistance le verbe &#171; demeurer &#187;. Il met en effet l'accent sur une attitude stable, inamovible comme la maison dans laquelle on demeure. Alors que tout change et que nous-m&#234;mes nous changeons, il serait donc possible de trouver dans notre vie pr&#233;sente une demeure stable. Cela nous est m&#234;me pr&#233;sent&#233; au nom de J&#233;sus comme une exigence ayant la forme d'un commandement. Il nous faut demeurer jours apr&#232;s jours en un lieu fond&#233; par Dieu lui-m&#234;me, un lieu stable au sein de notre existence mouvante, son amour m&#234;me. En effet, Dieu a r&#233;alis&#233; au sein m&#234;me de sa Cr&#233;ation un changement inimaginable par l'envoi de son Fils en ce monde. La conversion chr&#233;tienne consiste &#224; s'ouvrir sans cesse &#224; l'accueil par la foi de ce don du Fils en notre chair pour demeurer dans l'amour infini qu'il manifeste, un amour fid&#232;le qui ne passera pas. En avoir connaissance, c'est avoir re&#231;u un incroyable cadeau. Par d&#233;finition, un cadeau ne vient pas de nous, mais de la personne qui nous le fait. &#171; Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous est choisis et &#233;tablis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit et que votre fruit demeure &#187; d&#233;clare J&#233;sus. Le cadeau le voici : croire en l'amour de Dieu, en l'amiti&#233; de J&#233;sus, en la libert&#233; d'aimer qu'elle suscite comme le plus beau fruit de ce don et de cette mission. Pour recevoir ce cadeau, J&#233;sus affirme qu'il faut &#234;tre fid&#232;le &#224; ses commandements comme lui-m&#234;me a gard&#233; fid&#232;lement les commandements du P&#232;re. Ces commandements sont multiples et pourtant se r&#233;sument en un seul : l'amour mutuel, sans que rien d'autre ne soit pr&#233;cis&#233;, sinon que cet amour implique le don de soi. Ces commandements ne correspondent donc pas &#224; une liste de prescriptions. En outre, leur accomplissement ne d&#233;pend pas d'abord de notre effort ou de notre g&#233;n&#233;rosit&#233;. &#202;tre fid&#232;le &#224; ces commandements, c'est &#234;tre en relation avec J&#233;sus qui nous r&#233;v&#232;le la volont&#233; du P&#232;re parce qu'il veut faire de nous ses amis. La vie chr&#233;tienne est une relation de d&#233;pendance vitale envers celui qui est l'Amour. Croire en cet amour, c'est choisir de se laisser guider par Lui, de se laisser engendrer &#224; la vie filiale et fraternelle par son Esprit. L'ob&#233;issance aux commandements est le lien vital qui nous relie &#224; Dieu et nous fait vivre de son amour. Il est possible alors de vivre les changements non pas sous la pression des &#233;v&#233;nements ext&#233;rieurs ou comme une obligation de nous changer nous-m&#234;mes, mais comme cette offre sans cesse renouvel&#233;e d'&#234;tre en relation avec les autres tout en demeurant dans cet amour qui nous pr&#233;c&#232;de et qui demeure &#224; jamais.
L'Eucharistie est le signe par excellence de notre demeure dans l'amour. Nous communions dans la foi &#224; celui qui a donn&#233; sa vie pour nous une fois pour toutes et dont nous attendons la venue en gloire. Demeurer dans l'amour, c'est vivre aujourd'hui dans la m&#233;moire du salut d&#233;j&#224; donn&#233; et dans l'esp&#233;rance de la gloire promise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr. Olivier-Marie Rousseau, ocd&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Epiphanie du Seigneur 2012</title>
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&lt;p&gt;Fr&#232;res et s&#339;urs, No&#235;l d'Orient et No&#235;l d'Occident, Epiphanie du 25 d&#233;cembre et Epiphanie du 6 janvier (ou du dimanche apparent&#233;), chacune de ces deux f&#234;tes c&#233;l&#232;bre un m&#234;me myst&#232;re, la Nativit&#233; du Seigneur, mais sous des angles diff&#233;rents du point de vue scripturaire, th&#233;ologique et spirituel, ce qui en montre toute la richesse. Du point de vue des textes bibliques, No&#235;l en Occident joue sur deux tableaux : la nativit&#233; chez Luc &#224; la messe de la nuit et le prologue de saint Jean &#224; la messe (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2006-2007-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2006-2007 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fr&#232;res et s&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No&#235;l d'Orient et No&#235;l d'Occident, Epiphanie du 25 d&#233;cembre et Epiphanie du 6 janvier (ou du dimanche apparent&#233;), chacune de ces deux f&#234;tes c&#233;l&#232;bre un m&#234;me myst&#232;re, la Nativit&#233; du Seigneur, mais sous des angles diff&#233;rents du point de vue scripturaire, th&#233;ologique et spirituel, ce qui en montre toute la richesse. Du point de vue des textes bibliques, No&#235;l en Occident joue sur deux tableaux : la nativit&#233; chez Luc &#224; la messe de la nuit et le prologue de saint Jean &#224; la messe du Jour, ce qui donne d&#233;j&#224; deux approches de No&#235;l, sous la forme d'un r&#233;cit (ce qui s'est pass&#233;) et sous la forme d'un po&#232;me (ce que cela signifie). En Orient, f&#234;ter l'Epiphanie, ce n'est pas seulement relire le r&#233;cit des mages chez Matthieu comme nous venons de le faire, mais c&#233;l&#233;brer la manifestation du Seigneur, c'est-&#224;-dire non seulement aux mages, mais aussi lors du Bapt&#234;me du Christ et aux noces de Cana o&#249; s'accomplit, selon saint Jean, le premier des signes par lequel il &#171; manifesta sa gloire &#187;. &#171; Nous c&#233;l&#233;brons trois myst&#232;res en ce jour &#187; r&#233;sume une grande antienne le soir de l'Epiphanie. Bref, Occident et Orient, diptyque et triptyque &#233;vang&#233;liques, moutons et chameaux, bergers et mages, le myst&#232;re de la Nativit&#233; se laisse contempler et raconter de mani&#232;res diversifi&#233;es. Du point de vue th&#233;ologique, l'Occident a mis l'accent sur le Christ vrai Dieu et vrai homme, en s'&#233;tonnant de l'admirable &#233;change entre l'Incarnation du Verbe et le salut de l'homme et de l'assomption, par Dieu, de notre pauvret&#233; humaine. Qui donc est notre Dieu et indissociablement quelle est donc notre dignit&#233; humaine ? L'Orient, lui, a davantage m&#233;dit&#233; le fait que Dieu se r&#233;v&#232;le universellement, c'est-&#224;-dire que, m&#234;me si le Christ est n&#233; dans un lieu et &#224; une &#233;poque donn&#233;s, sa manifestation est destin&#233;e &#224; tous, ce qu'exprime la recherche des mages qui sont des pa&#239;ens, ce que reprennent nos premi&#232;re et deuxi&#232;me lectures, ainsi que notre oraison du jour : &#171; aujourd'hui tu as r&#233;v&#233;l&#233; ton Fils unique aux nations &#187;. D'un point de vue spirituel, que Dieu s'adresse &#224; des bergers, des pauvres ne demandant rien et &#224; des mages, des savants en pleine qu&#234;te, montre que personne n'est exclue de Dieu, et que les mani&#232;res de Dieu, qui sont toujours bonnes, sont diverses et adapt&#233;es &#224; chacun. Tout homme est capable de Dieu et toute histoire humaine peut le rencontrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concentrons-nous maintenant sur l'&#233;vangile des mages. Il dessine un chemin spirituel qui permettra de relire le n&#244;tre ou d'accompagner celui d'autrui. J'en rep&#232;re cinq moments d&#233;cisifs, comme les sommets d'une &#233;toile de David : chercher, rencontrer, &#234;tre transform&#233;, adorer et rentrer chez soi. D'abord et initialement, chercher et se mettre en route sont au d&#233;part de toute d&#233;marche spirituelle : pas de vie spirituelle sans d&#233;sir ! Chacun le vit avec ses propres questions et ses moyens : ses go&#251;ts, ses talents, son histoire personnelle avec ses h&#233;ritages et ses s&#233;quelles, son savoir, sa culture. Soyons fid&#232;les, exigeants et courageux vis-&#224;-vis de ces questions ! Deuxi&#232;mement et incontournablement, la vie spirituelle passe par la rencontre d&#233;cisive avec Dieu, rencontre de l'Ecriture, rencontre du Christ qui l'accomplit. Dans l'itin&#233;raire des mages, quand l'&#233;toile s'&#233;teint, l'Ecriture prend le relais : c'est par elle qu'ils d&#233;couvriront le vrai chemin. Pas de vie spirituelle chr&#233;tienne sans une rencontre personnelle avec l'Ecriture. La rencontre avec le Christ est le sommet de notre passage, et en m&#234;me temps, l'Enfant l'exprime, l&#224; o&#249; tout commence. Troisi&#232;mement et cons&#233;quemment, la vie spirituelle consiste &#224; &#234;tre transform&#233;, &#224; accueillir et &#224; int&#233;grer ces transformations. Chez les mages, la diff&#233;rence est notable entre ce qu'ils semblaient chercher et ce vers quoi ils arrivent : un petit enfant dans une simple maison, eux qui cherchaient le roi des juifs. De fait il l'est bien, mais si diff&#233;rent ! Ils quittent l'Orient pour rencontrer l'Orient de tout, se laissent guider par la lumi&#232;re pour d&#233;couvrir l'Astre illuminant tous les matins. Quel retournement ! Leur transformation se traduit par leur grande joie et par leur don (don de leurs dons mais plus profond&#233;ment don d'eux-m&#234;mes). Pas d'aventure spirituelle qui, d'une certaine mani&#232;re, n'appauvrit, n'alt&#232;re mais tout autant d&#233;salt&#232;re et enrichit&#8230; Le chemin diff&#233;rent qu'emprunteront les mages, exprime bien cette alt&#233;ration radicale. Au c&#339;ur de l'aventure spirituelle, l'adoration en est le sommet et le moteur. Elle exprime le grand saut, le grand passage, l'accueil du myst&#232;re au-del&#224; de toutes nos motivations, questions et recherches, notre donation. M&#233;diter sur les mages accro&#238;t notre sens de l'adoration de Dieu. Cinqui&#232;mement et finalement, le cheminement spirituel conduit &#224; retourner chez soi car fondamentalement l'&#233;vangile se vit chez soi, m&#234;me d'ailleurs quand on quitte tout au nom de l'&#233;vangile. La vie chr&#233;tienne n'est pas tant la recherche de l'extraordinaire (les mages ne sont pas magiques et l'astre n'est pas astrologique) que celle de la volont&#233; du Seigneur. C'est en la faisant, que le Seigneur se donne : l&#224; est au fond l'extraordinaire chr&#233;tien, l&#224; est le salut !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Richesse de No&#235;l et spiritualit&#233; de l'Epiphanie, je voudrais, maintenant et pour terminer, souligner que si nous c&#233;l&#233;brons le myst&#232;re selon lequel Dieu est manifest&#233; aux pa&#239;ens, il nous faut percevoir la n&#233;cessit&#233; de l'annonce de l'&#233;vangile comme dit St Paul. La manifestation de Dieu est paradoxale : adress&#233;e &#224; tous, elle est en m&#234;me temps cach&#233;e, livr&#233;e &#224; la foi des hommes. Les mages adorent le petit enfant, H&#233;rode va chercher &#224; l'an&#233;antir, bien plus nombreux sont ceux qui l'ignorent. Mais l'Incarnation va jusque l&#224; : Dieu se confie &#224; notre foi, &#224; nos mains et &#224; nos vies, &#224; notre t&#233;moignage. On parle volontiers de &#171; Nouvelle &#233;vang&#233;lisation &#187;. Ce jour est l'occasion de l'accueillir comme une mission incombant &#224; tous, ni comme un slogan de ralliement, ni comme l'obsession d'une certaine sensibilit&#233; eccl&#233;siale, m&#234;me si les diverses sensibilit&#233;s concr&#233;tiseront diff&#233;remment cette mission. Comprenons ce dont il s'agit. L'&#233;vang&#233;lisation sera toujours nouvelle car elle vient de Dieu, mais elle sera ce que nous en ferons. Elle requiert des t&#233;moins, qui &#224; la fois, aiment notre &#233;poque et qui vivent la spiritualit&#233; pentagonale de l'Epiphanie, avec la ferveur et l'humilit&#233; que donne Dieu. Croyons que Dieu saura conduire chacun par son &#233;toile, si nous laissons voir le petit Enfant et montrer le chemin. L&#224; est aussi la joie de l'Epiphanie ! AMEN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F. Guillaume (Avon), 8 janvier 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>3e Dimanche Avent 2011</title>
		<link>https://www.carmel.asso.fr/3eme-Dimanche-Avent-2011.html</link>
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		<dc:date>2011-12-16T14:14:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;Le temps de l'Avent est particuli&#232;rement le temps de la m&#233;moire et de l'esp&#233;rance. Nous nous souvenons de la venue du Fils de Dieu dans notre chair en J&#233;sus de Nazareth, r&#233;alisant ainsi les promesses faites &#224; Isra&#235;l. Et nous attendons la pleine r&#233;alisation de ses promesses lorsque le Christ reviendra dans la gloire, restaurant la cr&#233;ation et accomplissant toute justice. Nous nous trouvons donc aujourd'hui dans un entre-deux, entre ces deux venues du Seigneur dans notre histoire. Notre foi (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2006-2007-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2006-2007 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le temps de l'Avent est particuli&#232;rement le temps de la m&#233;moire et de l'esp&#233;rance. Nous nous souvenons de la venue du Fils de Dieu dans notre chair en J&#233;sus de Nazareth, r&#233;alisant ainsi les promesses faites &#224; Isra&#235;l. Et nous attendons la pleine r&#233;alisation de ses promesses lorsque le Christ reviendra dans la gloire, restaurant la cr&#233;ation et accomplissant toute justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous trouvons donc aujourd'hui dans un entre-deux, entre ces deux venues du Seigneur dans notre histoire. Notre foi se nourrit de l'&#233;v&#233;nement situ&#233; dans le pass&#233;, il y a quelque 2000 ans, parmi le peuple d'Isra&#235;l tandis que notre esp&#233;rance est tourn&#233;e vers l'ach&#232;vement des promesses. Cette esp&#233;rance de la venue du Seigneur n'est pas une lubie, ni un r&#234;ve pour &#233;chapper &#224; la duret&#233; de notre existence, mais elle d&#233;finit l'originalit&#233; chr&#233;tienne au milieu de ce monde. La foi et l'esp&#233;rance situent le croyant dans le monde comme tourn&#233;e vers l'au-del&#224;, reconnaissant dans le Seigneur l'origine et le terme de la cr&#233;ation. C'est de lui que nous attendons l'ach&#232;vement de nos efforts pour la justice et la v&#233;rit&#233;. Notre foi se nourrit de la reconnaissance de l'&#339;uvre de Dieu dans notre histoire, et notre esp&#233;rance ne limite pas notre regard aux r&#233;alit&#233;s de ce monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui nous est promis, c'est la pl&#233;nitude de Dieu, amour et lumi&#232;re, justice et paix, cependant il ne s'agit pas de rejeter dans l'au-del&#224; du temps, &#224; l'extr&#233;mit&#233; de notre histoire humaine, l'accomplissement de ses promesses. Certes, depuis la venue de J&#233;sus, le monde semble n'avoir pas beaucoup chang&#233;, mais le germe du Royaume de Dieu est l&#224;, bien vivant. Et pour chacun de nous la vie &#233;ternelle commence aujourd'hui, la r&#233;alisation des promesses a d&#233;j&#224; d&#233;but&#233;. Les biens que nous d&#233;sirons ne figurent pas sur un testament que la mort nous permettrait d'ouvrir. Ces biens nous sont d&#233;j&#224; acquis, nous partageons d&#233;j&#224; l'h&#233;ritage du royaume, ce qui fait dire au proph&#232;te Isa&#239;e : &#171; L'esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacr&#233; par l'onction. (&#8230;) Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon &#226;me exulte en mon Dieu. Car il m'a envelopp&#233; du manteau de l'innocence, il m'a fait rev&#234;tir les v&#234;tements du salut &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence de Dieu et son &#339;uvre dans le c&#339;ur des croyants, les germes de justice et de paix, d'amour et de v&#233;rit&#233;, constituent d&#232;s maintenant la r&#233;alit&#233; des promesses qui attendent leur ach&#232;vement dans l'au-del&#224;. C'est l&#224; l'une des grandes diff&#233;rences entre l'espoir simplement humain et l'esp&#233;rance chr&#233;tienne, ce que nous attendons est d&#233;pos&#233; en nous en germe et est d&#233;j&#224; en voie de r&#233;alisation. Il y a un optimisme chr&#233;tien qui s'appuie sur un regard de foi capable de discerner ce qu'il y a de bon en l'homme, et lui fait discerner ce que le Seigneur accomplira, comme le fait Isa&#239;e : &#171; De m&#234;me que la terre fait &#233;clore ses germes, et qu'un jardin fait germer ses semences, ainsi le Seigneur fera germer la justice et la louange devant toutes les nations &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re &#233;tape de la r&#233;alisation des promesses s'accomplit donc d'abord par la pr&#233;sence de Dieu au c&#339;ur des croyants, car cette pr&#233;sence est le moteur de l'agir du chr&#233;tien pour ses fr&#232;res, et devient donc le v&#233;ritable moteur de l'histoire. C'est pourquoi l'attente dans laquelle nous nous situons nous ouvre &#224; une 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; venue, celle qui se produit dans le c&#339;ur du croyant. C'est cette 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; venue qui constitue le fil conducteur ininterrompu entre les 2 venues historiques. La m&#233;moire de l'&#339;uvre de Dieu dans l'histoire des hommes nourrit notre foi, notre esp&#233;rance fond&#233;e sur les promesses tourne notre regard vers l'avenir, et aujourd'hui nous accueillons au plus intime de nous-m&#234;mes la pr&#233;sence agissante de Dieu. Au premier No&#235;l, lorsque Dieu est venue visiter la terre, J&#233;sus venait de l'ext&#233;rieur, du ciel, pour p&#233;n&#233;trer &#224; l'int&#233;rieur de nous, prendre chair de notre chair. Et de m&#234;me, &#224; la fin des temps, &#224; l'heure de la Parousie, il nous adviendra d'en haut et de l'ext&#233;rieur pour tout illuminer de sa gr&#226;ce. Mais aujourd'hui, en l'accueillant dans la foi et l'esp&#233;rance, il na&#238;t en nous de l'int&#233;rieur pour rayonner vers l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme la venue de J&#233;sus s'est inscrite dans la longue histoire d'Isra&#235;l, cette naissance de Dieu en nous s'inscrit dans notre histoire. C'est pourquoi l'ap&#244;tre Paul nous invite &#224; &#234;tre attentif &#224; la pr&#233;sence agissante de l'Esprit Saint en nous : &#171; N'&#233;teignez pas l'Esprit ! &#187;. Cette pr&#233;sence agissante de l'Esprit dans le croyant, c'est l'onction dont nous parlait aussi le proph&#232;te Isa&#239;e. Sans lui, nous serions comme les scribes et les pharisiens qui questionnaient Jean le Baptiste, c'est-&#224;-dire que nous ne pourrions discerner et comprendre la mani&#232;re dont le Seigneur r&#233;alise son &#339;uvre : &#171; Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas &#187;. Pour manifester la v&#233;rit&#233; de notre foi dans la venue du Fils de Dieu dans la chair en J&#233;sus, pour exprimer notre esp&#233;rance en sa venue glorieuse, Saint Paul nous invite &#224; accueillir aujourd'hui la pr&#233;sence agissante de l'Esprit de fa&#231;on &#224; ce que naisse en nous l'homme nouveau &#224; l'image du Christ J&#233;sus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, si le temps de l'Avent est le temps de la m&#233;moire et de l'esp&#233;rance, ce n'est pas un temps de fuite vers un pass&#233; id&#233;alis&#233; ou un avenir r&#234;v&#233;. Bien au contraire, la foi et l'esp&#233;rance nous invitent &#224; une attitude active pour faire resplendir la pr&#233;sence de J&#233;sus au c&#339;ur de l'histoire. L'&#339;uvre du Saint Esprit en nous est de manifester par toute notre vie la v&#233;rit&#233; et la profondeur de notre foi. &#171; Que le Dieu de la paix lui-m&#234;me vous sanctifie tout entiers, et qu'il garde parfaits et sans reproche votre esprit, votre &#226;me et votre corps, pour la venue de notre Seigneur J&#233;sus Christ. &#187; Pr&#233;parez les chemins du seigneur, c'est travailler &#224; notre sanctification pour faire na&#238;tre J&#233;sus en nous, et ainsi le rendre pr&#233;sent aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Antoine-Marie Leduc, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Hom&#233;lie d'Avon : Pentec&#244;te 2011</title>
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&lt;p&gt;La f&#234;te de la Pentec&#244;te, cinquante jours apr&#232;s P&#226;ques (Pentec&#244;te vient du mot grec qui signifie cinquante) cl&#244;ture le temps pascal, le temps des solennit&#233;s que nous avons inaugur&#233; avec la c&#233;l&#233;bration de la R&#233;surrection de J&#233;sus, il y a cinquante jours. Mais la Pentec&#244;te ne cl&#244;ture pas le temps pascal comme un &#233;pilogue cl&#244;ture un roman que l'on s'appr&#234;te &#224; ranger dans sa biblioth&#232;que. Bien plut&#244;t, elle cl&#244;ture le temps pascal de la fa&#231;on dont s'ach&#232;vent les choses et les &#233;v&#233;nements dans la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La f&#234;te de la Pentec&#244;te, cinquante jours apr&#232;s P&#226;ques (Pentec&#244;te vient du mot grec qui signifie cinquante) cl&#244;ture le temps pascal, le temps des solennit&#233;s que nous avons inaugur&#233; avec la c&#233;l&#233;bration de la R&#233;surrection de J&#233;sus, il y a cinquante jours. Mais la Pentec&#244;te ne cl&#244;ture pas le temps pascal comme un &#233;pilogue cl&#244;ture un roman que l'on s'appr&#234;te &#224; ranger dans sa biblioth&#232;que. Bien plut&#244;t, elle cl&#244;ture le temps pascal de la fa&#231;on dont s'ach&#232;vent les choses et les &#233;v&#233;nements dans la logique de l'&#201;criture et de la foi : sur le mode d'un accomplissement, c'est-&#224;-dire en portant &#224; leur point d'incandescence, en manifestant la v&#233;rit&#233; profonde de tous les &#233;v&#233;nements qui ont pr&#233;c&#233;d&#233;s et qui pr&#233;paraient ce point d'orgue. Dans les &#201;vangiles, cette logique de l'accomplissement, nous la voyons par excellence &#224; l'&#339;uvre dans la vie de J&#233;sus, qui, au moment de rendre l'Esprit sur la croix dit : &#171; Tout est accompli &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Accomplir, c'est d'ailleurs le mot qu'emploie Luc au d&#233;but du texte des Actes des Ap&#244;tres que nous avons entendu tout &#224; l'heure : &#171; Quand arriva le jour de la Pentec&#244;te, ils se trouvaient r&#233;unis tous ensemble &#187; : plus litt&#233;ralement, nous pourrions traduire le texte grec en disant : &#171; Quand fut accompli le jour de la Pentec&#244;te, ils se trouvaient r&#233;unis tous ensemble &#187;. Pourquoi cette nuance apport&#233;e par Luc ? Qu'est-ce qui s'accomplit le jour de la Pentec&#244;te ? Ce qui s'accomplit alors, c'est la r&#233;alisation de la promesse de J&#233;sus, promesse faite au jour de son enl&#232;vement au ciel de la gloire, relat&#233; au d&#233;but du livre des Actes des Ap&#244;tres que nous avions entendu le jeudi de l'Ascension, il y a dix jours : avant de dispara&#238;tre &#224; la vue de ses amis, J&#233;sus leur avait dit : &#171; Vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes t&#233;moins &#224; J&#233;rusalem, dans toute la Jud&#233;e et la Samarie, et jusqu'aux extr&#233;mit&#233;s de la terre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette force de l'Esprit, elle se manifeste par l'apparition d'un feu qui se partage en langues et se pose sur chacun des disciples r&#233;unis en pri&#232;re. Elle se manifeste par ses effets : les merveilles de Dieu sont proclam&#233;es et entendues par tous, chaque locuteur se mettant &#224; parler un langage diff&#233;rent de celui qui lui est habituel, chaque auditeur comprenant ceux qui parlent comme s'ils s'exprimaient dans sa propre langue, ind&#233;pendamment des barri&#232;res ethniques. L'Esprit construit ainsi l'&#201;glise naissante comme un lieu o&#249; l'on parle, o&#249; l'on fait conna&#238;tre Dieu, et o&#249; l'on se comprend les uns les autres. C'est cette figure eccl&#233;siale de communion, de concorde et de communication qui est magnifiquement repr&#233;sent&#233;e par l'ic&#244;ne de la Pentec&#244;te qui se trouve sous nos yeux. Dispos&#233;s en un arc de cercle harmonieux, les douze Ap&#244;tres &#8211; les onze dont parlent les Actes, auxquels la tradition iconographique adjoint Paul &#8211; re&#231;oivent le don de l'Esprit symbolis&#233; par douze langues de feu. Ils ne gardent pas pour eux-m&#234;mes le don re&#231;u : chacun porte un livre ou un rouleau, symbole de sa pr&#233;dication apostolique. Ainsi, aujourd'hui, la v&#233;rit&#233; fondamentale que l'&#201;criture et sa repr&#233;sentation iconographique nous enseignent, c'est que le don de l'Esprit nous est communiqu&#233;, &#224; chacun de nous qui sommes r&#233;unis ici comme les disciples au jour de la Pentec&#244;te, comme les Ap&#244;tres symbolisant toute l'&#201;glise sur notre ic&#244;ne, et ce don de l'Esprit nous est donn&#233; pour que nous le communiquions. Si l'&#201;glise est repr&#233;sent&#233;e par les douze Ap&#244;tres sur notre ic&#244;ne, c'est pour nous rappeler que l'&#201;glise est v&#233;ritablement apostolique, comme nous le chanterons tout &#224; l'heure dans le Credo : elle est fond&#233;e sur le t&#233;moignage des Ap&#244;tres, et chacun de nous, &#224; la place sp&#233;cifique qu'il occupe comme membre du corps de l'&#201;glise, est appel&#233; &#224; &#234;tre Ap&#244;tre, &#224; t&#233;moigner de l'&#339;uvre de Dieu dans sa vie, par la parole et par les actes. &#171; Vous serez alors mes t&#233;moins &#224; J&#233;rusalem, dans toute la Jud&#233;e et la Samarie, et jusqu'aux extr&#233;mit&#233;s de la terre &#187; : la promesse de J&#233;sus s'accomplit aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette f&#234;te de la Pentec&#244;te, qui est accomplissement de la promesse de J&#233;sus, nous oriente aussi vers un commencement toujours nouveau. En effet, ceux qui re&#231;oivent la proclamation apostolique du jour de la Pentec&#244;te, ce sont des juifs issus de toutes les nations, qui entendent raconter les merveilles de Dieu. Ils pr&#233;c&#232;dent l'accueil de l'&#201;vangile par les pa&#239;ens, puisque, tous, juifs et pa&#239;ens, comme nous le dit saint Paul, re&#231;oivent le don de l'Esprit pour ne plus former qu'un seul corps. Avec le r&#233;cit la Pentec&#244;te, nous n'en sommes pas encore l&#224; : ce sont les pr&#233;mices de la moisson du Royaume : nous sommes au chapitre deuxi&#232;me des Actes des Ap&#244;tres, et il faudra avancer un peu plus dans le r&#233;cit, laisser l'Esprit du Seigneur vaincre encore bien des r&#233;sistances pour que l'annonce du salut soit port&#233;e aux pa&#239;ens, et que s'accomplisse toujours plus l'appel de J&#233;sus : &#171; Soyez mes t&#233;moins jusqu'aux extr&#233;mit&#233;s de la terre &#187;. Mais ces pa&#239;ens, nous les voyons eux aussi d&#233;j&#224; repr&#233;sent&#233;s sur l'ic&#244;ne de la Pentec&#244;te, en la figure de ce personnage &#233;trange qui &#233;merge d'un trou noir, au milieu de la partie inf&#233;rieure de l'ic&#244;ne. Il s'agit d'un personnage imp&#233;rial, v&#234;tu de pourpre et portant une couronne : le vieillard Kosmos, qui repr&#233;sente symboliquement tous les royaumes de la terre, toutes les populations du monde (Kosmos en grec). Il repr&#233;sente les pa&#239;ens qui gisent dans les t&#233;n&#232;bres et l'ombre de la mort (ce sont bien les t&#233;n&#232;bres de la mort qui sont repr&#233;sent&#233;es par la sombre cavit&#233; d'o&#249; il &#233;merge) et qui sont appel&#233;s &#224; recevoir l'&#201;vangile par la pr&#233;dication des Ap&#244;tres. C'est pourquoi il porte entre ses mains &#233;tendues douze rouleaux d&#233;pos&#233;s sur un linge, douze rouleaux qui symbolisent la pr&#233;dication apostolique, la parole de Salut transmise par les douze Ap&#244;tres. Tournant d&#233;j&#224; le dos &#224; l'obscurit&#233; qui l'enveloppe encore, portant entre ses mains le fragile tr&#233;sor de la foi, le vieillard Kosmos ne nous ressemble-t-il pas aussi un peu ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En effet, si, au jour de la Pentec&#244;te, l'Esprit Saint descendit sur Marie et les disciples pour demeurer avec eux &#224; jamais, il est aussi descendu sur chacun de nous, au jour de notre bapt&#234;me, pour nous faire na&#238;tre &#224; la vie de Dieu. Les eaux transparentes de notre bapt&#234;me ont fait s'imprimer en nous, pour toujours, la gr&#226;ce de Dieu P&#232;re Fils et Saint Esprit, qui veut nous donner sa vie, sa vie &#233;ternelle. Mais nous ne savons que trop bien que les eaux de notre bapt&#234;me peuvent devenir des eaux stagnantes &#8211; celles de la routine et de l'oubli de Dieu &#8211; voire &#234;tre recouvertes d'eaux fangeuses &#8211; celle de la m&#233;diocrit&#233; et du p&#233;ch&#233;. Alors, aujourd'hui, au jour de la Pentec&#244;te, demandons &#224; l'Esprit Saint de venir agiter les eaux de nos bapt&#234;mes, pour renouveler en nos c&#339;urs la vie de Dieu que nous avons re&#231;ue lorsque nous avons &#233;t&#233; baptis&#233;s. Nul obstacle ne peut emp&#234;cher cette &#339;uvre de Dieu, comme nous le montre le r&#233;cit de l'&#201;vangile selon saint Jean, que l'on appelle parfois &#171; Pentec&#244;te johannique &#187;, car les disciples y re&#231;oivent aussi le don de l'Esprit Saint. Comme nous pouvons l'&#234;tre parfois nous-m&#234;mes, les disciples, apr&#232;s la mort de J&#233;sus, &#233;taient totalement d&#233;rout&#233;s. Il leur semblait non pas que tout &#233;tait accompli, mais que tout &#233;tait achev&#233;, termin&#233;, et de la mani&#232;re la plus sordide et d&#233;sesp&#233;rante : celui de qui ils attendaient le salut &#233;tait mort sur la croix. Taraud&#233;s par la peur, ils s'&#233;taient barricad&#233;s dans leur habitation, image ext&#233;rieure de la barricade int&#233;rieure de leur c&#339;ur. Mais nulle forteresse n'est imprenable pour le Ressuscit&#233;, qui demeure toujours au plus profond de notre &#234;tre, quand bien m&#234;me cette pr&#233;sence est recouverte par notre n&#233;gligence, par notre oubli, par notre p&#233;ch&#233;. J&#233;sus, le Vivant, le Ressuscit&#233;, se manifeste &#224; ses disciples, il est pr&#233;sent au milieu d'eux, et leur fait le don de son Esprit pour tenir toujours vivace et agissante en eux la m&#233;moire de sa pr&#233;sence. Aujourd'hui, J&#233;sus est pr&#233;sent au milieu de nous qui sommes r&#233;unis en son nom. Qu'il r&#233;pande sur nous son Esprit en une nouvelle Pentec&#244;te !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Viens, Esprit Saint, en ta force invincible ! Viens vaincre nos peurs et nos r&#233;sistances : viens Esprit de Vie !
Viens, Esprit Saint, gouverner en nous toutes choses avec force et douceur : viens Esprit de Paix ! Viens, Esprit du P&#232;re et du Fils ! Viens, Esprit Saint, dis-nous et fais-nous dire &#171; J&#233;sus-Christ est Seigneur &#187;, &#224; la gloire du P&#232;re ! Amen !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Anthony-Joseph Pinelli, ocd&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Christ, Roi de l'Univers ; Luc 23,35-43</title>
		<link>https://www.carmel.asso.fr/Christ-Roi-de-l-Univers-Luc-23-35-43.html</link>
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		<dc:date>2007-11-23T08:38:54Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Au temps du Christ, quand on menait un homme au supplice, sur tout le parcours jusqu'au lieu de l'ex&#233;cution le condamn&#233; portait une pancarte blanche, ou encore on la faisait porter devant lui. On y inscrivait en lettres noires ou rouges le motif du ch&#226;timent. C'est ainsi qu'on a pu lire, fix&#233;e au-dessus de la croix de J&#233;sus, une inscription avec ces quelques mots m&#233;prisants : &#171; Ho basileus t&#244;n Ioudai&#244;n houtos : cet individu est le roi des Juifs &#187;. Or, &#224; cette m&#234;me &#233;poque, la r&#233;gion (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2006-2007-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2006-2007 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au temps du Christ, quand on menait un homme au supplice, sur tout le parcours jusqu'au lieu de l'ex&#233;cution le condamn&#233; portait une pancarte blanche, ou encore on la faisait porter devant lui. On y inscrivait en lettres noires ou rouges le motif du ch&#226;timent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi qu'on a pu lire, fix&#233;e au-dessus de la croix de J&#233;sus, une inscription avec ces quelques mots m&#233;prisants : &#171; Ho basileus t&#244;n Ioudai&#244;n houtos : cet individu est le roi des Juifs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, &#224; cette m&#234;me &#233;poque, la r&#233;gion appel&#233;e Palestine n'&#233;tait pas sans roi. Elle en avait m&#234;me deux : H&#233;rode Antipas (4 av. - 39 ap.) en Galil&#233;e et en Transjordanie, et Philippe (4 av.- 34 ap.) dans le Golan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule la Jud&#233;e, avec J&#233;rusalem, &#233;tait contr&#244;l&#233;e directement par le procurateur romain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les juges de J&#233;sus, en particulier le romain, avait pu retenir contre lui ce grief politique : &#171; Il a voulu se faire roi &#187;, c'est que spontan&#233;ment, durant la vie publique de J&#233;sus, beaucoup de croyants, surtout dans le peuple, avaient reconnu en lui le Messie attendu par Isra&#235;l, et un Messie Roi. On esp&#233;rait que J&#233;sus prendrait en main les destin&#233;es politiques du pays, lui qui avait su nourrir toute une foule en pleine campagne. On attendait de lui qu'il secoue le joug de l'occupant et qu'il redonne &#224; son peuple l'ind&#233;pendance d'autrefois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus, lui, se m&#233;fiait de cet enthousiasme et de ce que les gens mettaient sous le titre : Messie, fils de David. Fils de David, il l'&#233;tait ; Messie, il l'&#233;tait, lui l'Envoy&#233; de Dieu ; mais il ne voulait pas qu'on l'assimile aux rois terrestres. C'est pourquoi, au cours de son proc&#232;s, il r&#233;pondra &#224; Pilate : &#171; Ma royaut&#233; n'est pas de ce monde &#187; (Jn 18,36).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sc&#232;ne de la crucifixion nous permet de mesurer &#224; la fois la force de l'esp&#233;rance que J&#233;sus avait suscit&#233;e et le d&#233;sarroi de la foule devant un Messie crucifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saint Luc nous d&#233;crit quatre groupes d'hommes autour de la croix : le peuple, qui regarde ; les chefs juifs, qui ricanent ; les soldats romains, qui se moquent. J&#233;sus en croix est bien, comme le dira Paul, &#171; un scandale pour les Juifs et une folie pour les pa&#239;ens &#187; (1 Co 1,23). Quant au quatri&#232;me groupe, ce sont les deux malfaiteurs crucifi&#233;s avec J&#233;sus : l'un se r&#233;volte et fait chorus avec les moqueurs, le second esp&#232;re, et se d&#233;solidarise de la haine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; quatre reprises revient le verbe sauver, en liaison avec le nom de Messie (Christ) ou de roi :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#171; Il en a sauv&#233; d'autres, qu'il se sauve lui-m&#234;me, s'il est le Christ, l'&#201;lu ! &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#171; Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-m&#234;me ! &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#171; N'es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-m&#234;me, et nous aussi ! &#187;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Sans le savoir, sans s'en douter, ces hommes qui d&#233;fient J&#233;sus nous orientent vers l'essentiel du myst&#232;re de ses souffrances et de sa mort : J&#233;sus ne veut pas se sauver de la croix, parce qu'il veut nous sauver par sa croix, par l'amour qu'il donne au P&#232;re sur la croix. Car c'est l'amour qui est force de salut, et non la souf-france par elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous tenons l&#224;, face &#224; J&#233;sus souffrant, une lumi&#232;re qui &#233;claire notre propre destin et le destin de tous ceux que nous aimons. J&#233;sus ne nous sauve pas de la croix, de notre croix, mais il nous sauve par sa croix, c'est-&#224;-dire par l'amour qu'il nous a prouv&#233; sur la croix ; et il nous offre de faire &#224; notre tour de notre croix une preuve d'amour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous a dit lui-m&#234;me : &#171; Celui qui veut me suivre, qu'il prenne sa croix &#187;. O&#249; est-elle, notre croix ? - C'est le r&#233;el de notre existence, le quotidien de nos vies, tout autant que les grandes &#233;preuves ; c'est ce que nous avons &#224; porter pour rester fid&#232;les &#224; J&#233;sus Christ et pour le servir dans nos fr&#232;res, et puis aussi tout ce que nous assumons librement par amour pour mieux reproduire l'image du Fils Premier-n&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus nous redit : &#171; Prends ta croix, la croix de ton combat pour l'authenticit&#233; chr&#233;tienne, la croix de ton effort de charit&#233;, la croix de ton souci missionnaire ; je vais te montrer comment la porter par amour. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que notre vie est livr&#233;e au Christ, Roi de l'univers, et v&#233;cue au compte de l'Envoy&#233; de Dieu : notre vie n'est plus &#224; nous-m&#234;mes, mais &#224; celui qui pour nous est mort et ressuscit&#233;, le Premier-n&#233; d'entre les morts. Et cette destin&#233;e pascale, inscrite d&#233;j&#224; dans notre bapt&#234;me, est la m&#234;me, fondamenta-lement, pour toutes les filles de Dieu, pour une m&#232;re de famille comme pour une carm&#233;lite, pour une &#233;tudiante comme pour une employ&#233;e, pour une jeune en recherche comme pour une a&#239;eule qui ach&#232;ve sa vie. C'est dans le quotidien que l'on acquiesce &#224; la volont&#233; du P&#232;re et que l'on rencontre la croix ; c'est dans le quotidien que l'on dit &#224; Dieu son amour. Car c'est bien d'amour et de joie chr&#233;tienne qu'il s'agit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans notre vie de tous les jours que le Christ Messie veut &#234;tre roi, parce qu'il est roi avant tout sur des c&#339;urs libres. Sa royaut&#233; n'est pas de ce monde : elle ne remplace pas les structures politiques, elle ne s'impose ni par la force ni par l'asservissement des consciences. La royaut&#233; de J&#233;sus, c'est le rayonnement universel de sa parole, c'est l'illumination de chaque c&#339;ur de croyant, c'est l'incendie de la charit&#233; jusqu'aux confins de la terre, &#224; commencer par l'incendie de notre c&#339;ur, o&#249; tout doit prendre feu &#171; pour la gloire de Dieu et le salut du monde &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>33e Dimanche T.O. ; Luc 21,5-11</title>
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		<description>&lt;p&gt;&#171; Ce ne sera pas aussit&#244;t la fin &#187;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2006-2007-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2006-2007 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En &#233;cho &#224; la f&#234;te du Christ Roi, la liturgie nous fait m&#233;diter un chapitre de saint Luc o&#249; J&#233;sus parle longuement de l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant&#244;t il envisage l'avenir lointain, son retour &#224; la fin des temps et tout un cort&#232;ge d'&#233;v&#233;nements myst&#233;rieux dont la date reste cach&#233;e dans le secret du P&#232;re. Quand il &#233;voque ce sc&#233;nario de la fin, J&#233;sus le fait toujours dans le langage traditionnel des apocalypses et dans un grand cadre cosmique qui englobe la terre et le ciel, le soleil, la lune et les &#233;toiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant&#244;t J&#233;sus a en vue des &#233;v&#233;nements plus proches : la ruine du Temple, le jugement de J&#233;rusalem ; et dans ce cas il reprend volontiers les menaces des proph&#232;tes contre la ville infid&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant&#244;t enfin J&#233;sus fait allusion aux &#233;preuves de sa communaut&#233;, aux pers&#233;cutions qui frapperont les disciples, tout au long du temps de l'Eglise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui nous d&#233;route un peu dans ce discours de J&#233;sus, c'est que les trois perspectives sont &#233;troitement imbriqu&#233;es et parfois indissociables, comme des photographies que l'on projette en surimpression : derri&#232;re la destruction du Temple se profilent les signes de la fin du monde, et en toile de fond du jugement de J&#233;rusalem on discerne la venue du Fils de l'Homme pour juger les vivants et les morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Impossible de calculer ; inutile de pr&#233;voir. Mais deux certitudes ressortent clairement. La premi&#232;re est que l'histoire du monde est entr&#233;e avec la venue de J&#233;sus dans sa phase d&#233;finitive, m&#234;me si celle-ci doit durer encore des centaines ou des milliers de si&#232;cles. La seconde certitude est que les consignes de J&#233;sus, urgentes pour aujourd'hui, resteront valables jusqu'&#224; la fin des temps : il faut esp&#233;rer, il faut veiller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;vangile d'aujourd'hui nous place successivement devant deux perspectives. J&#233;sus annonce d'abord la ruine du Temple : &#171; Des jours vont venir o&#249; il n'en restera pas pierre sur pierre. Tout sera d&#233;truit. &#187; D'o&#249; la question des disciples, qui porte, elle aussi, sur ce d&#233;sastre du Temple : &#171; Ma&#238;tre, quand donc cela arrivera-t-il ? et quel sera le signe que cela doit avoir lieu ? &#187; Et J&#233;sus de r&#233;pondre, non pas en d&#233;voilant un signe pr&#233;cis, mais en donnant une consigne valable en tout temps d'&#233;preuve : &#171; Prenez garde de ne pas vous laisser abuser &#187; (par de faux messies) qui diront : &#171; le moment est arriv&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis saint Luc, presque sans transition, ouvre jusque au fond la perspective en reprenant une parole de J&#233;sus qui concerne la fin des temps : &#171; Il y aura de grands tremblements de terre et des faits terrifiants venant du ciel, et de grands signes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avenir n'appartient qu'&#224; Dieu, qui seul conna&#238;t les rep&#232;res ultimes du temps et de l'espace. Mais nous avons le temps du jour pour le servir et l'aimer, nous avons l'espace de notre c&#339;ur pour y accueillir la parole de J&#233;sus, et l'espace du monde &#224; prendre dans la pri&#232;re, avec tous les missionnaires porteurs de son message de paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Jean-Christian L&#233;v&#234;que, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>32e Dimanche T.O. ; Luc 20, 27-38</title>
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		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;surrection est au c&#339;ur de la foi chr&#233;tienne, pourtant aujourd'hui, comme au temps de J&#233;sus, croire &#224; la r&#233;surrection des morts n'est pas forc&#233;ment une &#233;vidence. Cette r&#233;surrection est le c&#339;ur de la foi chr&#233;tienne, car la r&#233;surrection de J&#233;sus est le fondement de notre esp&#233;rance face &#224; la r&#233;alit&#233; universelle de la mort. Cette r&#233;alit&#233; de la fin de notre vie terrestre a &#233;t&#233; au cours des &#226;ges le point de d&#233;part de nombreuses r&#233;flexions philosophiques et religieuses. De la r&#233;ponse que l'on (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/-Annee-liturgique-2006-2007-Annee-C-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e liturgique 2006-2007 Ann&#233;e C&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;surrection est au c&#339;ur de la foi chr&#233;tienne, pourtant aujourd'hui, comme au temps de J&#233;sus, croire &#224; la r&#233;surrection des morts n'est pas forc&#233;ment une &#233;vidence. Cette r&#233;surrection est le c&#339;ur de la foi chr&#233;tienne, car la r&#233;surrection de J&#233;sus est le fondement de notre esp&#233;rance face &#224; la r&#233;alit&#233; universelle de la mort. Cette r&#233;alit&#233; de la fin de notre vie terrestre a &#233;t&#233; au cours des &#226;ges le point de d&#233;part de nombreuses r&#233;flexions philosophiques et religieuses. De la r&#233;ponse que l'on donne au sens de la mort, on d&#233;terminera aussi le sens de la vie. G&#233;n&#233;ralement &#224; la question de savoir ce qui se passe sur l'autre rivage de la mort, trois r&#233;ponses nous sont donn&#233;es : les incroyants ou les agnostiques r&#233;pondent rien, ou nous n'en savons rien ; la sagesse orientale r&#233;pond &#224; cette question par la th&#233;orie de la r&#233;incarnation qui ces derni&#232;res ann&#233;es s'est largement r&#233;pandue dans le monde occidental ; enfin les chr&#233;tiens r&#233;pondent que nous sommes appel&#233;s &#224; ressusciter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;vangile de ce jour, on nous pr&#233;sente un groupe particulier de juifs, les sadduc&#233;ens refusent de croire que les morts ressuscitent. Par contre les pharisiens, que nous connaissons mieux, suivis en cela par la majorit&#233; des juifs, enseignaient la foi en la r&#233;surrection. J&#233;sus est donc sollicit&#233; pour prendre position au c&#339;ur d'un d&#233;bat assez passionn&#233;, comme nous pouvons nous en rendre compte au chapitre XXIII du livre des Actes des ap&#244;tres, o&#249; Saint Paul tire astucieusement profit de cet antagonisme pour se soustraire &#224; ses accusateurs. L'argumentation des sadduc&#233;ens s'apparente &#224; un raisonnement par l'absurde : il s'agit de prouver la fausset&#233; d'une hypoth&#232;se en poussant jusqu'au bout ses cons&#233;quences, et en montrant qu'elle conduit &#224; un non-sens. Ils s'appuient sur une coutume appel&#233;e le mariage du l&#233;virat d&#233;crit en Dt 25 : le beau-fr&#232;re (le l&#233;vir en H&#233;breux) non mari&#233; est oblig&#233; d'&#233;pouser sa belle-s&#339;ur veuve, si son fr&#232;re ne lui a pas donn&#233; de gar&#231;on. Les fils de cette union &#233;taient consid&#233;r&#233;s comme les fils du premier mari d&#233;funt. Les raisons de cette pratique &#233;taient avant tout &#233;conomiques et sociales : il s'agissait de trouver un h&#233;ritier qui puisse porter la responsabilit&#233; du patrimoine familial laiss&#233; par le d&#233;funt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse de J&#233;sus souligne l'&#233;troitesse de vue de ses interlocuteurs qui imaginent l'au-del&#224; sur un mode trop terrestre, ils r&#233;duisent la vie &#233;ternelle &#224; un simple prolongement de la vie terrestre. Une telle interpr&#233;tation signifie &#224; la fois m&#233;conna&#238;tre les &#201;critures et la puissance de Dieu. J&#233;sus commence par d&#233;montrer que les sadduc&#233;ens m&#233;connaissent les &#201;critures, car contrairement &#224; ce qu'ils pr&#233;tendent, celles-ci annoncent la r&#233;surrection, y compris dans les cinq premiers livres de la Bible, les seuls que reconnaissent ses contradicteurs. J&#233;sus cite en effet le c&#233;l&#232;bre passage du Buisson Ardent au livre de l'Exode (Ex 3) : &#171; Dieu n'est pas le Dieu des morts mais des vivants &#187; ce qui implique que le Seigneur &#171; ne peut abandonner son ami &#224; la mort, ni lui laisser voir la corruption &#187; (Ps 16). Les sadduc&#233;ens m&#233;connaissent &#233;galement la puissance de Dieu, puisqu'ils ne semblent pas croire que Dieu peut r&#233;aliser une telle &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La le&#231;on vaut aussi pour nous et nous interroge sur la mani&#232;re dont nous lisons la Parole : l'interpr&#233;tons-nous sur l'horizon de nos conceptions humaines de la vie et de la mort, ou nous laissons-nous &#171; guider vers la v&#233;rit&#233; tout enti&#232;re &#187; (Jn 16, 13) par l'Esprit saint qui nous interpr&#232;te les &#201;critures ? La foi en notre participation &#224; la r&#233;surrection du Christ se fonde sur sa Parole, confirm&#233;e par le P&#232;re et attest&#233;e par l'Esprit. L'objet de notre esp&#233;rance n'est pas une simple survie, mais une action divine d&#233;concertante, apparent&#233;e &#224; une nouvelle cr&#233;ation, qui r&#233;alisera pour nous &#171; ce que personne n'avait vu de ses yeux, ni entendu de ses oreilles, ce que le c&#339;ur de l'homme n'avait pas imagin&#233;, ce qui avait &#233;t&#233; pr&#233;par&#233; pour ceux qui aiment Dieu &#187; (1 Co 2, 9). Certes, l'homme sera toujours masculin jusque dans son corps glorieux, et la femme sera toujours son vis-&#224;-vis compl&#233;mentaire qui suscitera son &#233;merveillement comme au matin de la Gen&#232;se (Gn 2, 23). L'amour sera m&#234;me plus br&#251;lant que jamais en leur c&#339;ur, selon le dessein originel du Cr&#233;ateur. Mais l'&#233;tat de l'humanit&#233; glorifi&#233;e ne n&#233;cessitera plus la procr&#233;ation au sens o&#249; nous la vivons dans notre condition terrestre. L'homme et la femme s'aimeront en Dieu, qui leur donnera part dans l'Esprit &#224; la f&#233;condit&#233; de son amour divin. Forts de cette promesse, &#171; tendons vers les r&#233;alit&#233;s d'en haut, et non pas vers celles de la terre. Quand para&#238;tra le Christ notre vie, alors nous aussi, nous para&#238;trons avec lui en pleine gloire &#187; (Col 3, 1-4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Croire en la r&#233;surrection, ce n'est pas seulement parler de l'au-del&#224;, c'est aussi donn&#233; du sens &#224; la vie terrestre, car c'est dire l'importance, la valeur de chaque personne humaine en comparaison avec la r&#233;incarnation. Chaque personne pourra participer &#224; l'amour &#233;ternel de Dieu, et ainsi r&#233;aliser sa capacit&#233; d'aimer et d'&#234;tre aim&#233;, avec tout son &#234;tre, corps, &#226;me et esprit. L'unicit&#233; de la vie humaine dit clairement son s&#233;rieux, son importance. Unicit&#233; de la vie qui ne peut se r&#233;p&#233;ter, unicit&#233; de la personne o&#249; l'&#226;me et le corps sont li&#233;s. Ma vie terrestre actuelle est le seul chemin vers l'&#233;ternit&#233;, comme elle est le lieu unique o&#249; je peux r&#233;aliser ma capacit&#233; d'aimer. Dire que ma vie ne se r&#233;p&#233;tera pas, c'est prendre au s&#233;rieux ma libert&#233; et ma responsabilit&#233;, c'est affirmer l'importance des choix que je pose aujourd'hui. Ma vie actuelle est le lieu o&#249; je peux r&#233;ussir ma vie, et o&#249; je me pr&#233;pare &#224; accueillir l'amour &#233;ternel. Ma personne et ma vie sont pr&#233;cieuses car elles sont uniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, croire &#224; la r&#233;surrection de ma personne unique, c'est croire aussi que l'amour de Dieu est plus fondamental que ma capacit&#233; personnelle &#224; r&#233;ussir ma vie par mes propres forces. En effet, si dans ma vie unique, j'ai &#224; poser des choix pour accueillir l'amour de Dieu, je sais que ma participation &#224; la vie &#233;ternelle d&#233;pend moins de mes m&#233;rites que de l'amour de Dieu pour moi. Ma participation &#224; la vie &#233;ternelle ne sera pas la r&#233;compense des efforts r&#233;it&#233;r&#233;s, mais un don gratuit de celui dont j'accueille l'amour. Croire &#224; la r&#233;surrection, c'est donc croire &#224; la valeur unique de ma personne, mon corps n'est pas une simple enveloppe, et ma vie n'est pas purs al&#233;as que je pourrais reprendre &#224; l'avenir, ma vie est unique. La r&#233;surrection dit donc l'unicit&#233; et l'importance de chaque vie humaine, mais la r&#233;surrection affirme aussi la primaut&#233; de l'amour gratuit de Dieu pour chacun de nous par rapport &#224; notre capacit&#233; personnelle &#224; construire notre salut, notre bonheur, par nos seules forces. C'est pourquoi tous les pauvres, quelle que soit leur pauvret&#233;, pourront participer &#224; l'amour de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ressuscitant J&#233;sus d'entre les morts, Dieu notre p&#232;re nous adresse donc ce message, d'une part, la vie a un sens, vos efforts pour trouver le lieu o&#249; vous serez aim&#233;s seront r&#233;compens&#233;s, et vous trouverez le repos. D'autre part, chacun de nous est unique et peut recevoir l'amour de Dieu, quel qu'il soit aujourd'hui, car l'amour se donne gratuitement et sans condition. AMEN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Fr. Antoine-Marie Leduc, o.c.d.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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