<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.carmel.asso.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Carmel en France</title>
	<link>https://www.carmel.asso.fr/</link>
	
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.carmel.asso.fr/spip.php?id_rubrique=401&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Carmel en France</title>
		<url>https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L144xH144/siteon0-70270.png?1782924723</url>
		<link>https://www.carmel.asso.fr/</link>
		<height>144</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Citations</title>
		<link>https://www.carmel.asso.fr/Citations-2120.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.carmel.asso.fr/Citations-2120.html</guid>
		<dc:date>2019-08-20T09:30:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		
		



		<description>
&lt;p&gt;Je sentais le Seigneur, je ne sais pas dire de quelle mani&#232;re. Je voyais comment Il m'avait aim&#233;e et recherch&#233;e depuis le d&#233;but et comment moi je l'avais pay&#233; de retour. Je voyais comme je serais toujours pauvre et n&#233;ant, mais que je devais Lui donner toutes mes mis&#232;res&#8230; que, malgr&#233; cela, j'&#233;tais &#224; Lui, et &#224; Lui autant qu'il est possible en ce qui Le concerne. Il m'a rachet&#233;e au prix de son sang, Il m'a unie &#224; Lui par le lien sacr&#233; des voeux solennels. Il voulait que je me livre totalement &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/-Mere-Maravillas-.html" rel="directory"&gt;M&#232;re Maravillas&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Je sentais le Seigneur, je ne sais pas dire de quelle mani&#232;re. Je voyais comment Il m'avait aim&#233;e et recherch&#233;e depuis le d&#233;but et comment moi je l'avais pay&#233; de retour. Je voyais comme je serais toujours pauvre et n&#233;ant, mais que je devais Lui donner toutes mes mis&#232;res&#8230; que, malgr&#233; cela, j'&#233;tais &#224; Lui, et &#224; Lui autant qu'il est possible en ce qui Le concerne. Il m'a rachet&#233;e au prix de son sang, Il m'a unie &#224; Lui par le lien sacr&#233; des voeux solennels. Il voulait que je me livre totalement &#224; son amour aveugle fou&#8230; que je ne veuille rien, que je ne cherche rien, que je m'abandonne corps et &#226;me pour qu'Il fasse de moi tout ce qu'Il voudra, et que je laisse passer - sans le laisser p&#233;n&#233;trer en moi - tout ce qui pouvait survenir &#224; l'ext&#233;rieur et &#224; l'int&#233;rieur.&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Je me consid&#232;re comme un rien, si incapable de toute vertu. Mais il me semble que le Seigneur veut que je laisse tout ce n&#233;ant se perdre en lui et qu'il vive en moi. Pendant un moment, j'ai eu une sorte d'attirance juste pour continuer &#224; aimer et &#224; adorer le Seigneur que je ressens dans les replis les plus profonds de mon &#226;me, aussi obscure et cach&#233;e soit-elle.
&lt;p&gt;C'est comme si je connaissais mieux quelqu'un en moi. C'est comme les diff&#233;rentes habitations de l'&#226;me dont parle Sainte Th&#233;r&#232;se. P&#232;re, est-ce que ce que le Seigneur veut de moi, c'est de rester ainsi, de l'aimer et de l'adorer dans un vide plus ou moins grand, dans le chagrin ou dans la joie, observant comment il peut faire ce qu'il veut au centre de cette &#226;me, juste le laisser travailler ? &#034;
(Lettre au P&#232;re Torres-1932)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#034;J'ai &#233;t&#233; attir&#233; par les Carm&#233;lites &#224; cause de mon d&#233;sir d'imiter la vie de J&#233;sus-Christ notre Dieu.&#034; &lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#034; Nous devons seulement vivre par la foi et ensuite tout devient facile. Qui pourrait le voir agir si aimablement envers nous, si plein d'amour, si attentif &#224; nos besoins, et ensuite ne pas vivre pour Lui seul et l'aimer follement ? Qu'importe si quelqu'un ne ressent pas la foi, &#224; condition de vivre &#224; chaque instant ? Vivez toujours une vie pleine de foi et de confiance, en laissant le Seigneur diriger votre bateau et m&#234;me y dormir s'il le veut. &#034;&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Hom&#233;lie de M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;gr&lt;/sup&gt; Bergoglio &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 11 mai 1998, l'archev&#234;que de Buenos Aires, M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;gr&lt;/sup&gt; Jorge Mario Bergoglio, plus tard le pape Fran&#231;ois, pronon&#231;a dans le couvent des carm&#233;lites &#171; Corpus Christi &#187;, &#224; l'occasion d'un Triduum, l'hom&#233;lie suivante :
&#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Celui qui contemple le Seigneur, ne peut pas rester inactif. Son c&#339;ur br&#251;le du d&#233;sir de faire quelque chose m&#234;me s'il ne quitte pas la cl&#244;ture. La petite Sainte Th&#233;r&#232;se passa toute sa vie en cl&#244;ture. En d&#233;pit de cela, elle accomplit depuis cette cl&#244;ture tant de choses pour l'&#201;glise [&#8230;]. &lt;strong&gt;L'amour pousse &#224; l'action&lt;/strong&gt; ; la contemplation du visage, du c&#339;ur du Seigneur pousse &#224; agir et le Seigneur demande &#224; chacune de faire ce qu'il/elle a &#224; faire. Il demanda &#224; m&#232;re Maravillas de faire ce qui allait devenir un fait marquant dans la vie m&#233;ritoire de l'ordre du carmel. Et si l'&#201;glise nous la pr&#233;sente aujourd'hui, ce n'est pas pour allonger la liste des bienheureuses et des saintes mais pour montrer un chemin, un sentier qui est &#233;galement valable pour nous : &#8220;Ne soyez ni inquiets, ni stress&#233;s&#8221;, &#8220;ne perdez pas le seul n&#233;cessaire ; faites ce que vous devez faire, &#224; la mani&#232;re divine !&#8221; Nous sommes des chr&#233;tiens mais nous devons &#234;tre des chr&#233;tiens &#224; la mani&#232;re divine sur ce chemin que m&#232;re Maravillas a suivi et que l'&#201;glise nous propose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quel en est le r&#233;sultat ? La f&#233;condit&#233;. M&#232;re Maravillas augmenta le nombre de ses couvents, suscita par sa vie des vocations, les affermit, leur montra le chemin de la sainte m&#232;re Teresa, fut m&#232;re jusque dans les moindres d&#233;tails. Elle conna&#238;t les faiblesses : c'est pour cela qu'elle prend soin de la faiblesse afin qu'elle devienne force ; elle sait que Dieu n'accomplit pas les choses d'un seul coup, qu'Il prend son temps et, sans jamais modifier la doctrine, elle s'investit enti&#232;rement dans cette patience, dans cette compr&#233;hension de chacune de ses filles avec une tendresse maternelle que Dieu seul peut inspirer. Faire les choses &#224; la mani&#232;re de Dieu signifie les faire &#224; partir de la contemplation du C&#339;ur du Christ, du Visage du Christ : c'est cela qui rend l'&#201;glise f&#233;conde. Cela vaut pour les religieuses certainement mais aussi pour nous tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appel &#224; la saintet&#233; vaut pour tous. La vocation d'offrir &#224; l'&#201;glise de nouveaux fils, de nouvelles filles,vaut pour tous [&#8230;]. La vocation de cheminer en ce monde &#224; la mani&#232;re de Dieu et de sa g&#233;n&#233;rosit&#233; vaut pour tous [&#8230;]. La vocation de contempler la merveilleuse Face du Christ et d'agir en cons&#233;quence vaut pour tous. Que m&#232;re Maravillas, la bienheureuse m&#232;re Maravillas de J&#233;sus nous aide &#224; comprendre cette fa&#231;on d'agir avec laquelle, durant sa vie, elle r&#233;alisait chaque chose en contemplant Dieu. C'est cette fa&#231;on de vivre en contemplant Dieu qui a donn&#233; tant de f&#233;condit&#233; &#224; l'&#201;glise.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sa vie, son message</title>
		<link>https://www.carmel.asso.fr/Sa-vie-son-message-2092.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.carmel.asso.fr/Sa-vie-son-message-2092.html</guid>
		<dc:date>2019-08-20T07:52:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		
		


		<dc:subject>Sommaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Vie de sainte M&#232;re Maria Maravillas de J&#233;sus (1891-1974) par Soeur Mirjam o.c.d. du carmel d'Hauenstein extraite du Grand livre des saints et bienheureux du Carmel En juillet 1998 se produisit un miracle &#224; Nogoya (en Argentine) : un petit enfant, Manuel Vilar, &#226;g&#233; de 18 mois, tomb&#233; dans une piscine contenant de l'eau stagnante et sale, fut victime d'un arr&#234;t du c&#339;ur et de la circulation et tomba dans un coma profond. Fait inexplicable pour la m&#233;decine, il fut gu&#233;ri subitement suite &#224; une (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/-Mere-Maravillas-.html" rel="directory"&gt;M&#232;re Maravillas&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/+-Sommaire-+.html" rel="tag"&gt;Sommaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vie de sainte M&#232;re Maria Maravillas de J&#233;sus (1891-1974) par Soeur Mirjam o.c.d. du
carmel d'Hauenstein extraite du &lt;a href=&#034;http://www.editionsducarmel.fr/librairie-chretienne,le-grand-livre-des-saints-et-bienheureux-du-carmel,saints-et-bienheureux-du-carmel,autres-editeurs,960.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Grand livre des saints et bienheureux du Carmel&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juillet 1998 se produisit un miracle &#224; Nogoya (en Argentine) : un petit enfant, Manuel Vilar, &#226;g&#233; de 18 mois, tomb&#233; dans une piscine contenant de l'eau stagnante et sale, fut victime d'un arr&#234;t du c&#339;ur et de la circulation et tomba dans un coma profond. Fait inexplicable pour la m&#233;decine, il fut gu&#233;ri subitement suite &#224; une demande d'intercession de ses parents adress&#233;e &#224; la carm&#233;lite espagnole m&#232;re Maravillas de J&#233;sus qui venait d'&#234;tre b&#233;atifi&#233;e. Qui &#233;tait cette carm&#233;lite qui d&#233;ploya dans le monde entier une activit&#233; charitable extraordinaire et manifesta une f&#233;condit&#233; spirituelle, non seulement durant sa vie terrestre, mais aussi apr&#232;s sa mort et qui est appel&#233;e en Espagne, sa patrie, &#171; la santa Teresa du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;I - Jeunesse et vocation au Carmel&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_4637 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L280xH420/saint_maravillas_de_jesus_-_catedral_de_la_almudena-cfb34.jpg?1782935744' width='280' height='420' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Maria Maravillas Pidal y Chico de Guzman naquit le 4 novembre 1891 &#224; Madrid et fut baptis&#233;e le 12 novembre suivant. Son p&#232;re, le marquis Luis, &#233;tait &#224; cette &#233;poque ambassadeur d'Espagne aupr&#232;s du Saint-Si&#232;ge.
Une &#233;ducation chr&#233;tienne solide, sp&#233;cialement de la part de sa grand-m&#232;re maternelle, trouva chez elle un terrain favorable parce qu'elle se sentait d&#233;j&#224; tr&#232;s t&#244;t attir&#233;e vers Dieu. En compagnie des deux a&#238;n&#233;s de la fratrie, &#171; Nini &#187; (Maria Concepcion) et Alfonso, elle v&#233;cut une enfance joyeuse et heureuse. Une autre petite s&#339;ur &#233;tait d&#233;c&#233;d&#233;e peu apr&#232;s la naissance. La pri&#232;re en famille, la profonde religiosit&#233; de ses parents et de sa grand-m&#232;re s'imprim&#232;rent profond&#233;ment en son c&#339;ur. T&#244;t d&#233;j&#224;, son regard profond et s&#233;rieux fut remarqu&#233; de m&#234;me que sa volont&#233; forte et son courage. Elle soigna son p&#232;re avec un d&#233;vouement tendre et attentif lors de sa maladie mortelle et elle resta ensuite seule aupr&#232;s de sa m&#232;re.
Entre-temps, elle ressentit toujours plus clairement que l'appel de Dieu au don total qu'elle entendait d&#233;j&#224; depuis longtemps (&#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Je re&#231;us la gr&#226;ce de la vocation en m&#234;me temps que l'&#226;ge de raison&lt;/em&gt; &#187;) lui indiquait le chemin du Carmel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224;, elle voulait s'offrir pour toujours &#224; Dieu &#224; qui elle s'&#233;tait d&#233;j&#224; promise &#224; l'&#226;ge de 5 ans, en retrait du monde et pourtant toute offerte dans la pri&#232;re pour le monde. &lt;strong&gt;Le 12 octobre 1919, elle fut enfin admise chez les carm&#233;lites d&#233;chauss&#233;es &#224; El Escorial&lt;/strong&gt; (&#224; proximit&#233; de Madrid). Apr&#232;s 6 mois, elle re&#231;ut l'habit et le nom de &lt;strong&gt;Maria Maravillas de J&#233;sus&lt;/strong&gt;. Elle fit profession temporaire le 7 mai 1921. Elle &#233;tait extr&#234;mement heureuse car d&#233;sormais elle pouvait r&#233;aliser ce qu'elle avait reconnu de la part de Dieu comme &#233;tant &lt;strong&gt;l'&#339;uvre de sa vie : &#234;tre, par amour, conform&#233;e au Christ&lt;/strong&gt;. Par la contemplation, la p&#233;nitence et la pauvret&#233;, en suivant l'exemple de la Vierge Marie &#8211; la M&#232;re du Carmel &#8211; et sous sa protection, elle voulait mettre joyeusement toute la force de sa volont&#233; au service de son amour. &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Je ne veux vivre que pour imiter le plus possible la vie du Christ&lt;/em&gt; &#187; (cf. lettre 458), &#233;crivait-elle du Carmel. De l&#224; son si grand d&#233;sir de donner tout, comme J&#233;sus, d'&#234;tre m&#233;pris&#233;e, de souffrir et d'expier pour sauver des &#226;mes, en union avec Lui sur la Croix.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;II -La premi&#232;re fondation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elle n'avait pas encore fait profession solennelle lorsqu'elle re&#231;ut du Seigneur la mission de fonder un carmel&lt;/strong&gt; &#224; c&#244;t&#233; du grand monument du Sacr&#233;-C&#339;ur sur le Cerro de los Angeles (la colline des Anges), le centre g&#233;ographique de l'Espagne, afin de proclamer l'amour de Dieu par la pri&#232;re et l'offrande ininterrompues des s&#339;urs et pour implorer la protection et la b&#233;n&#233;diction de Dieu sur le peuple espagnol que le roi Alphonse avait consacr&#233; au C&#339;ur de J&#233;sus en 1919. Sur un simple papier de cette &#233;poque, on peut lire :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Ici, Je veux que toi et les autres &#226;mes choisies par mon C&#339;ur, Me fassiez une maison o&#249; Je puisse trouver Mes d&#233;lices. Mon C&#339;ur a besoin d'&#234;tre consol&#233; et Je veux que ce carmel soit le baume qui gu&#233;rit les blessures que Me font les p&#233;cheurs. L'Espagne sera sauv&#233;e par la pri&#232;re. &#187;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sur indication de l'&#233;v&#234;que de Madrid, elle s'installa le 19 mai 1924, avec trois cons&#339;urs qui avaient la m&#234;me inspiration, dans une petite maison am&#233;nag&#233;e provisoirement &#224; Getafe d'o&#249; elles pouvaient contr&#244;ler la construction du nouveau couvent. Elles vivaient dans la plus grande pauvret&#233;. C'est ici que Sr Maravillas fit profession solennelle le 30 mai 1924 :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Je n'ai pu offrir &#224; J&#233;sus que mon rien, mais comme ce rien est d&#233;sormais, par l'effet de Sa Mis&#233;ricorde infinie, tout &#224; Lui, c'est Lui qui, je n'en doute pas, va le transformer en quelque chose o&#249; brille, par le fait m&#234;me, de plus en plus, cette Mis&#233;ricorde. Moi, entre-temps, je veux l'aimer beaucoup et attendre tout de Lui. &#187; (cf. lettre 5 au p&#232;re Alfonso Torres, sj.)&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Peu apr&#232;s, des vocations arriv&#232;rent et &lt;strong&gt;l'&#233;v&#234;que nomma Sr Maravillas comme auxiliaire de la ma&#238;tresse des novices et, le 28 juin 1926, comme prieure&lt;/strong&gt;. D&#233;sormais, elle mit en &#339;uvre toute son &#233;nergie pour implanter dans les c&#339;urs des jeunes s&#339;urs l'id&#233;al de l'ordre du carmel. Gr&#226;ce &#224; son exemple et &#224; ses instructions solides, elles furent form&#233;es et affermies dans la fid&#233;lit&#233; aimante &#224; l'appel de Dieu. &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;(Mon pauvre) J&#233;sus (qui) d&#233;sire tellement rendre ses cr&#233;atures heureuses et recevoir leur amour [&#8230;]. Si nous, du moins, nous &#233;tions comme Il le veut, nous pourrions beaucoup, avec sa gr&#226;ce, pour que les &#226;mes l'aiment&lt;/em&gt; &#187; (cf. lettre 1859). Dans ce but, elles devaient vivre dans la pauvret&#233;, la simplicit&#233; et la saintet&#233;. Finalement, le couvent, aux pieds de la statue du Sacr&#233;-C&#339;ur, fut consacr&#233; le 26 octobre 1926, le jour o&#249; fut c&#233;l&#233;br&#233;e pour la premi&#232;re fois la f&#234;te liturgique du Christ-Roi.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;III - Le temps des pers&#233;cutions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1931, la deuxi&#232;me R&#233;publique d'Espagne fut proclam&#233;e et il y eut de s&#233;v&#232;res pers&#233;cutions de l'&#201;glise. M&#232;re Maravillas, qui souffrait beaucoup des offenses inflig&#233;es &#224; Dieu, veillait jour et nuit avec ses s&#339;urs, depuis une fen&#234;tre, sur la statue du Sacr&#233;-C&#339;ur car elle craignait qu'elle ne soit profan&#233;e ou d&#233;truite. C'est &#224; partir de cette &#233;poque environ qu'elle ne dormit plus que trois heures, assise par terre et adoss&#233;e &#224; son lit de camp ; durant le reste de la nuit, elle priait. En ces temps difficiles, un &#233;v&#234;que missionnaire d'Inde demanda la fondation d'un carmel &#224; Kottayam et m&#232;re Maravillas y envoya en 1933 huit s&#339;urs. Ce couvent donna naissance plus tard &#224; deux autres fondations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'en 1936&lt;strong&gt; la guerre civile &#233;clata en Espagne, les carm&#233;lites furent bient&#244;t arr&#234;t&#233;es &lt;/strong&gt; et, apr&#232;s quelque temps, transf&#233;r&#233;es &#224; Getafe. De l&#224;, elles assist&#232;rent &#224; la destruction de la statue du Sacr&#233;-C&#339;ur sous des blasph&#232;mes &#233;pouvantables ; ce fut pour elles un martyre bien plus douloureux que si elles avaient &#233;t&#233; elles-m&#234;mes ex&#233;cut&#233;es. Elles se rendirent compte que la volont&#233; de Dieu &#233;tait qu'elles restent ensemble : &lt;strong&gt;elles cherch&#232;rent finalement refuge dans un petit appartement &#224; Madrid&lt;/strong&gt; o&#249; elles poursuivirent, sous de s&#233;v&#232;res privations et d'incessantes menaces, leur vie de carm&#233;lites avec J&#233;sus au milieu d'elles dans un minuscule tabernacle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rapidement, la nouvelle s'&#233;bruita qu'un carme venait chaque jour malgr&#233; les pers&#233;cutions pour c&#233;l&#233;brer la messe ; beaucoup de personnes vinrent et cherch&#232;rent consolation et r&#233;confort. Apr&#232;s quatorze mois d'indescriptibles sacrifices, m&#232;re Maravillas r&#233;ussit, avec toute sa communaut&#233; et quelques personnes proches, &#224; quitter Madrid et &#224; parvenir, en passant par la France, dans l'Espagne nationale. Gr&#226;ce &#224; la divine Providence, &lt;strong&gt;elle avait acquis, d&#233;but 1936, le vieux carmel abandonn&#233; de Batuecas &lt;/strong&gt; (Salamanque). Elles s'y r&#233;fugi&#232;rent d&#232;s lors. Apr&#232;s la lib&#233;ration de Madrid en 1939, elles purent retourner au Cerro de los Angeles ; M&#232;re Maravillas y laissa, &#224; la demande de l'&#233;v&#234;que du lieu, une partie de ses s&#339;urs comme nouvelle communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'&#233;tait pas seulement la statue du Sacr&#233;-C&#339;ur, mais aussi leur couvent du Cerro qui &#233;tait partiellement d&#233;vast&#233; et inhabitable.Ensemble, avec quelques s&#339;urs, m&#232;re Maravillas commen&#231;a &#224; d&#233;blayer les d&#233;combres, &#224; nettoyer et &#224; reconstruire bien que l'essentiel leur manqu&#226;t. Mais comme la m&#232;re pr&#233;c&#233;dait les s&#339;urs avec force d'&#226;me et avec amour, elles se mirent au travail remplies d'esp&#233;rance et de confiance.
Durant les nuits, m&#232;re Maravillas &#233;tait tourment&#233;e par d'intenses angoisses ; personne ne se rendait compte de ses dures &#233;preuves car durant la journ&#233;e, elle r&#233;pandait la joie et la confiance au milieu de toutes les privations et de toute la mis&#232;re. Dieu voulait &#233;difier sur le fondement solide de la foi et de l'amour purifi&#233; pour donner une nouvelle impulsion, non seulement &#224; l'Espagne, mais aussi &#224; l'ordre du carmel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IV - Tout manquait sauf les vocations que Dieu envoyait &#224; profusion.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_4642 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L300xH199/1-mancera-de-abajo-paisaje-611d4.jpg?1782935744' width='300' height='199' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-4642 '&gt;&lt;strong&gt;Mancera de Abajo
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De ce fait, un nouveau carmel s'imposait. En 1944, m&#232;re Maravillas fonda un nouveau couvent &#224; Mancera de Abajo (Salamanque) et en 1947 un autre &#224; Duruelo (Avila) ; ce faisant, elle put reconqu&#233;rir par les voies de Dieu deux localit&#233;s qui avaient de l'importance pour le carmel : &lt;strong&gt;Duruelo &lt;/strong&gt; &#233;tait le berceau de la r&#233;forme de la branche masculine du Carmel faite par saint Jean de la Croix (1568) et cette premi&#232;re communaut&#233; avait d&#233;m&#233;nag&#233; en 1570 &#224; &lt;strong&gt;Mancera&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;V - Fondations multiples et rayonnement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la demande des fr&#232;res, m&#232;re Maravillas leur c&#233;da le carmel de Batuecas &#224; l'abandon et d&#233;pla&#231;a la communaut&#233; qui y r&#233;sidait &#224; Cabrera. Jusqu'en 1964, elle fonda au total &lt;strong&gt;neuf carmels f&#233;minins&lt;/strong&gt;. Elle passa les derni&#232;res ann&#233;es de sa vie &#224; &lt;strong&gt;La Aldehuela&lt;/strong&gt;, pr&#232;s de Madrid, fond&#233; en 1961. En 1960, elle fit construire un couvent pour les fr&#232;res &#224; Talavera de la Reina (Toldo). En 1964, on la pria de restaurer le carmel d'El Escorial o&#249; elle &#233;tait jadis entr&#233;e ; en 1966, elle devait restaurer le carmel de l'Incarnation &#224; &lt;strong&gt;Avila&lt;/strong&gt;, riche de ses traditions et lui insuffler une nouvelle vie. D&#233;j&#224; en 1954, elle avait, &#224; la demande de la direction de l'Ordre, envoy&#233; plusieurs s&#339;urs &#224; Cueuca (Ecuador).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout, elle guettait le plus petit signe de Dieu et s'abandonnait &#224; la divine Providence. Le flot d'argent qu'elle recevait, elle le distribuait. Comme elles vivaient elles-m&#234;mes dans la pauvret&#233; et la simplicit&#233;, selon le charisme de l'Ordre, elle utilisait le reste pour des &#339;uvres de bienfaisance : elle soutenait d'autres couvents, des pr&#234;tres et des s&#233;minaristes n&#233;cessiteux, aidait des familles pauvres ; elle fit construire des maisons simples et une &#233;cole ; elle institua une fondation caritative pour des religieuses malades et donna l'argent n&#233;cessaire pour une clinique. Mais le plus grand don qu'elle l&#233;gua &#224; ses soeurs et aux personnes qui la connaissaient fut le t&#233;moignage de sa foi, de son esp&#233;rance et de sa charit&#233;. Dans le d&#233;cret sur ses vertus, il est &#233;crit : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;La pri&#232;re fut la respiration de son &#226;me, la volont&#233; &#233;tait la norme supr&#234;me de sa vie et de son agir. Elle ne s'appuyait pas sur ses dons naturels,bien que ceux-ci fussent excellents, mais sur l'aide de Dieu qu'elle implorait sinc&#232;rement et humblement.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa relation intime avec Dieu la rendait capable d'&lt;strong&gt;un h&#233;ro&#239;que amour du prochain&lt;/strong&gt;. Elle fut une tendre m&#232;re pour ses s&#339;urs de m&#234;me que pour les personnes qui venaient lui confier leurs mis&#232;res ; elle prenait soin de tous et priait pour tous. Sa bont&#233; et son humilit&#233;, son intelligence et sa patience &#233;taient un reflet de son intention de vivre comme J&#233;sus et de lui amener des &#226;mes afin que tous puissent trouver en Lui le vrai bonheur et afin que Son C&#339;ur soit consol&#233;. Ce fut pour elle le sens du mot saintet&#233; : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Nous voil&#224;, fermement d&#233;cid&#233;es &#224; &#234;tre vraiment des saintes ; il n'y a pas d'autre mani&#232;re pour correspondre &#224; l'Amour excessif du Seigneur&lt;/em&gt; &#187; (cf. lettre 1941).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans que personne ne s'en rende compte, elle s'infligea en outre de s&#233;v&#232;res exercices de p&#233;nitence en expiation des offenses inflig&#233;es &#224; Dieu.
Elle se consuma litt&#233;ralement dans le d&#233;sir que toutes les &#226;mes puissent trouver &lt;strong&gt;Dieu. Sa joie surnaturelle et la paix qu'elle rayonnait montraient la voie vers le Seigneur crucifi&#233; et ressuscit&#233;&lt;/strong&gt;. L'amour et l'exp&#233;rience pratique lui faisaient comprendre qu'une fid&#233;lit&#233; d&#233;licate dans l'observation des commandements divins et de la r&#232;gle de l'Ordre, que l'amour de la croix et l'oubli de soi rendent le c&#339;ur libre pour vivre enti&#232;rement en pr&#233;sence de Dieu et Lui donner l'occasion d'agir en notre faveur et par nous. En cons&#233;quence, elle d&#233;fendait ardemment le style de vie traditionnel et la doctrine des deux grands r&#233;formateurs du carmel, Th&#232;rese de J&#233;sus et Jean de la Croix, parce qu'elle reconnaissait comme eux les conditions pr&#233;alables n&#233;cessaires en vue d'une vie contemplative authentique et f&#233;conde pour l'&#201;glise et le monde de notre temps, dans la solitude et le silence du clo&#238;tre, dans la pri&#232;re continue et l'aust&#233;rit&#233;, dans la simplicit&#233; et la vie cordiale en communaut&#233;. C'est ce qui fut la mission sp&#233;cifique de cette femme charismatique et proph&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour prot&#233;ger et promouvoir ce pr&#233;cieux h&#233;ritage, elle fonda, sous l'impulsion du concile Vatican II, &#171; l'Association de Sainte Th&#233;r&#232;se &#187; qui fut approuv&#233;e en 1972 par le Saint-Si&#232;ge et &#224; laquelle de nombreux couvents adh&#233;r&#232;rent. M&#232;re Maravillas supporta patiemment les maladies et les infirmit&#233;s de la vieillesse. Elle s'unissait int&#233;rieurement &#224; J&#233;sus en croix comme elle l'avait fait tout au long de sa vie, dans les &#233;preuves int&#233;rieures et ext&#233;rieures, en d&#233;posant sa propre impuissance entre ses mains. Avant sa mort, elle ne cessait de r&#233;p&#233;ter : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Quel bonheur de mourir carm&#233;lite ! &lt;/em&gt; &#187; Elle mourut ainsi le 11 d&#233;cembre 1974 en odeur de saintet&#233;. De son corps mis&#233;rable et us&#233; s'exhalait un inhabituel parfum de lys. Beaucoup de personnes implor&#232;rent son intercession et furent exauc&#233;es. Comme elle avait &#233;t&#233; inhum&#233;e &#224; La Aldehuela dans le cimeti&#232;re conventuel &#224; l'int&#233;rieur de la cl&#244;ture, sa d&#233;pouille fut transf&#233;r&#233;e, &#224; la demande de nombreuses personnes dans l'&#233;glise conventuelle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;VI - B&#233;atification et canonisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 10 mai 1998, 23 ans seulement apr&#232;s son d&#233;c&#232;s, elle fut b&#233;atifi&#233;e &#224; Rome par le pape Jean-Paul II. Ce fut &#233;galement le saint pape qui l'a canonis&#233; &#224; Madrid le 4 mai 2003. II r&#233;sume son message et sa signification pour l'&#201;glise et le monde contemporain en les termes suivants : &#171; &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;M&#232;re Maravillas est un mod&#232;le de la vie consacr&#233;e &#224; Dieu et un exemple qui m&#233;rite d'&#234;tre imit&#233; par tous les chr&#233;tiens qui sont appel&#233;s &#224; reconna&#238;tre la primaut&#233; de Dieu. Elle a fait resplendir l'attractivit&#233; de l'essentiel, en t&#233;moignant du fait que la vie contemplative, au cas o&#249; elle reste fid&#232;le &#224; son charisme, poss&#232;de une efficacit&#233; apostolique et missionnaire extraordinaire&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>