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		<title>Carmel en France</title>
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		<title>B&#233;atification du P&#232;re Hermann Cohen</title>
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		<title>Vie d'Hermann Cohen</title>
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		<dc:subject>Sommaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;I - L'enfant prodige Hermann Cohen na&#238;t le 10 novembre 1820, dans une famille juive distingu&#233;e de Hambourg, en Allemagne. Enfant, Hermann prend un vif int&#233;r&#234;t aux c&#233;r&#233;monies de la Synagogue, et aime chanter avec sa s&#339;ur des cantiques, des psaumes et d'autres pri&#232;res. Mais tr&#232;s vite ces pr&#233;ludes vont s'&#233;vanouir et dispara&#238;tre devant ses talents naturels. Entr&#233; au coll&#232;ge, Hermann se r&#233;v&#232;le un brillant &#233;l&#232;ve. On d&#233;couvre en m&#234;me temps ses dispositions extraordinaires pour la musique : &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;I - L'enfant prodige &lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_4608 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L294xH283/hermann_enfant-81e44-196a2.jpg?1782930747' width='294' height='283' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-4608 '&gt;&lt;strong&gt;Hermann enfant
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Hermann Cohen na&#238;t le 10 novembre 1820, dans une famille juive distingu&#233;e de Hambourg, en Allemagne. Enfant, Hermann prend un vif int&#233;r&#234;t aux c&#233;r&#233;monies de la Synagogue, et aime chanter avec sa s&#339;ur des cantiques, des psaumes et d'autres pri&#232;res. Mais tr&#232;s vite ces pr&#233;ludes vont s'&#233;vanouir et dispara&#238;tre devant ses talents naturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entr&#233; au coll&#232;ge, Hermann se r&#233;v&#232;le un &lt;strong&gt;brillant &#233;l&#232;ve&lt;/strong&gt;. On d&#233;couvre en m&#234;me temps ses dispositions extraordinaires pour la musique : &#224; six ans, il joue d&#233;j&#224; sur le piano tous les airs d'op&#233;ras en vogue, improvise avec tout autant de facilit&#233;. On parle rapidement d'enfant prodige ; remarqu&#233; par le grand &lt;strong&gt;Franz Liszt&lt;/strong&gt;, il devient son &#233;l&#232;ve, puis son disciple pr&#233;f&#233;r&#233;. A 12 ans, quittant sa patrie, Hermann le suit &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;II - &#171; Le m&#233;lancolique Puzzi &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Paris est alors le rendez-vous des musiciens c&#233;l&#232;bres de tous les pays : Liszt qui a 20 ans, Chopin, Mendelssohn, Paganini&#8230; et voici Hermann propuls&#233; dans la haute soci&#233;t&#233; de la capitale. Toutes les portes s'ouvrent devant lui. Vedette de grands concerts, il donne aussi des le&#231;ons de piano, trouvant &#224; la fois fortune et renomm&#233;e ; il voyage : rencontres d'artistes, activit&#233;s musicales.. On se l'arrache dans les salons et partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gris&#233; par le succ&#232;s, il se lie dans le m&#234;me temps avec Alfred de Musset et devient presque le fils adoptif de George Sand qui lui donne le surnom de &#171; Puzzi &#187; (&#171; mignon &#187;, en allemand). De fait, Hermann &#233;tait charmant avec ses cheveux boucl&#233;s, sa figure fine, ses yeux romantiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, f&#234;t&#233; partout, adul&#233;, il devient vite &#171; le tyran de la famille &#187; ; il se nourrit aussi de toutes sortes de courants : &#171; ath&#233;isme&#8230; panth&#233;isme&#8230; &#233;meutes&#8230; massacres de riches&#8230; terreur.. jouissance de tous les plaisirs, il n'y eut bient&#244;t place que pour cela dans une t&#234;te de 14 ans &#187;, &#233;crira-t-il plus tard. Il se livre &#224; la passion du jeu, o&#249; il s'endette. C&#233;dant aux tentations de la facilit&#233; il s'endort sur ses lauriers, n&#233;glige quelque peu ses talents et sombre dans la paresse, dans la &#171; langueur d'&#226;me &#187; si ch&#232;re aux romantiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;III - La conversion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; 26 ans, au terme de 14 ann&#233;es d'errance et de d&#233;sordre, de vide et de profonde insatisfaction, que va s'ouvrir pour lui un nouveau chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette &#233;poque, on marquait avec beaucoup de solennit&#233; le mois de mai, mois de Marie : sermons, c&#233;l&#233;brations, ch&#339;urs&#8230; se succ&#233;daient chaque jour. Un vendredi du mois de mai 1847, on le fait prier de bien vouloir remplacer quelqu'un pour diriger un ch&#339;ur &#224; l'&#201;glise de Sainte-Val&#232;re&#8230; Au moment de la b&#233;n&#233;diction, il &#233;prouve pour la premi&#232;re fois une &#233;motion tr&#232;s vive mais ind&#233;finissable&#8230; Il revient la semaine suivante ; puis, fortement attir&#233;, assiste &#224; plusieurs messes d'affil&#233;e sans comprendre ce qui le retient. Un soir, il y est attir&#233; &#224; nouveau : &lt;strong&gt;le Saint Sacrement est expos&#233; ; cette fois, il tombe &#224; genoux&lt;/strong&gt;, un apaisement tr&#232;s doux dans tout son &#234;tre ; d&#233;sormais sa vie toute enti&#232;re en sera renouvel&#233;e, transfigur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hermann rencontre alors un pr&#234;tre qui l'instruit des grandes v&#233;rit&#233;s du christianisme. Apr&#232;s une courte p&#233;riode de combat int&#233;rieur o&#249; les concerts, les f&#234;tes, les parties de plaisir viennent de nouveau l'assaillir, les gr&#226;ces succ&#232;dent aux gr&#226;ces, et il est baptis&#233; le 28 ao&#251;t de la m&#234;me ann&#233;e, pour la f&#234;te de saint Augustin. Le 8 septembre, il re&#231;oit l'Eucharistie pour la premi&#232;re fois et l'ann&#233;e s'ach&#232;ve avec sa confirmation, des mains de l'archev&#234;que de Paris (tu&#233; quelques mois plus tard lors de l'insurrection de juin 1848).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute sa vie durant, il devait &#233;voquer la gr&#226;ce de sa conversion. Lettres, hom&#233;lies, t&#233;moignages divers&#8230; nous montrent combien tout le reste de son existence ne fut pour lui que le simple d&#233;ploiement de cette rencontre avec le Christ scell&#233;e en la gr&#226;ce de son bapt&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;IV - Adoration et vocation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Converti sous l'influence de l'Eucharistie, Hermann inaugure et fonde quelques mois plus tard (le 6 d&#233;cembre 1848), dans la basilique parisienne de Notre Dame des Victoires, une &#339;uvre qui lui tiendra beaucoup &#224; c&#339;ur : l'Adoration nocturne masculine. Trente ans plus tard, le 6 d&#233;cembre 1878, elle donnera naissance &#224; l'&#339;uvre de l'Adoration sur la colline de Montmartre et conna&#238;tra un rayonnement universel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au c&#339;ur m&#234;me de sa conversion, il a ressenti l'appel de Dieu &#224; se donner &#224; Lui de fa&#231;on radicale ; au cours d'une retraite, il d&#233;couvre St Jean de la Croix, et s'oriente d&#232;s lors vers le Carmel. Apr&#232;s avoir travaill&#233; durement pendant deux ans pour acquitter ses dettes, le 30 septembre 1849 il entre au noviciat des Carmes au monast&#232;re du Broussey (Gironde). Il a 28 ans. Une semaine apr&#232;s, il y re&#231;oit l'habit, et le nom de &#171; fr&#232;re Augustin Marie du Tr&#232;s Saint Sacrement &#187; ; tout un programme : l'ardeur du converti mise au service de l'Eucharistie. Il y restera fid&#232;le toute sa vie, avec un amour de pr&#233;dilection pour la Vierge Marie, Reine et M&#232;re du Carmel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Supprim&#233; par la R&#233;volution, l'Ordre du Carmel avait &#233;t&#233; r&#233;introduit en France &#224; partir de 1839. Hermann sera tr&#232;s vite associ&#233; au travail des restaurateurs. Pour commencer, il doit reprendre des &#233;tudes, ce qui ne lui sera pas facile. Enfin il est ordonn&#233; pr&#234;tre le 19 avril 1851. On en parle partout dans les milieux mondains et c'est le d&#233;but d'une vie dont le rayonnement extraordinaire l'emportera encore davantage sur celui du jeune pianiste prodige.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;V - Le fr&#232;re carme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Assoiff&#233; de silence et de solitude, il va lui falloir pourtant reprendre les voyages, mais maintenant en homme de pri&#232;re tourment&#233; par le d&#233;sir du salut de ses fr&#232;res humains, en ap&#244;tre de l'Eucharistie et de la Vierge Marie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son champ d'action est immense. Non seulement il fonde ou participe &#224; la fondation de plusieurs maisons de son Ordre (&#224; Lyon, Londres&#8230;), mais encore il pr&#234;che un peu partout, en France et &#224; travers toute l'Europe. Il a tant &#224; voyager que, lorsqu'on lui demande : &#171; o&#249; habitez-vous ? &#187;, il r&#233;pond en riant : &#171; dans le train ! &#187;. Surtout, sa parole touche au plus profond des c&#339;urs par l'ardeur de son feu int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confident spirituel des petits comme des grands, protecteur de la jeune &lt;strong&gt;Bernadette Soubirous&lt;/strong&gt; en un temps o&#249; celle-ci devait faire face aux assauts des sceptiques (1858), ami intime du &lt;strong&gt;saint Cur&#233; d'Ars&lt;/strong&gt; et du &lt;strong&gt;pape Pie IX&lt;/strong&gt;, le P&#232;re Augustin Marie n'en demeure pas moins un vrai fils de Saint Jean de la Croix. Il se plie aux exigences d'une vie tr&#232;s aust&#232;re, mais appel&#233;e &#224; &#234;tre &lt;strong&gt;transfigur&#233;e par l'amour&lt;/strong&gt;. Pour lui, rien ne saurait remplacer les beaut&#233;s entrevues dans la foi nue et obscure d'un c&#339;ur qui aime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Musicien, il va le rester plus que jamais : dans le recueillement de la pri&#232;re, c'est tout son talent d'artiste qui s'exprime, guid&#233; par le souffle de l'Esprit Cr&#233;ateur. Il compose en particulier la musique d'un nombre important de cantiques, &#224; partir des textes d'une visitandine parisienne, s&#339;ur Marie Pauline du Fougerais : dans un domaine qui &#233;tait devenu tr&#232;s m&#233;diocre, il cr&#233;e un genre nouveau, simple et populaire, assurant le lien avec la grande musique sacr&#233;e de ce si&#232;cle. De plus, bien souvent avant ses pr&#233;dications, on lui demande d'improviser &#224; l'orgue, et c'est d&#233;j&#224; tout un enseignement musical : ses improvisations sont comme l'expression de son dessaisissement int&#233;rieur, et sa musique un &#233;cho de la vraie Beaut&#233; introduisant dans la contemplation de Celui qui en est la Source.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de 1868, il passe deux ann&#233;es en plus grande solitude, au &#171; Saint D&#233;sert de Tarasteix &#187;. Mais il est tr&#232;s vite rappel&#233; au couvent du Broussey pour y &#234;tre &lt;strong&gt;Ma&#238;tre des Novices&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;VI - Serviteur de ses fr&#232;res&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cependant, en septembre 1870 survient la guerre franco-prussienne et l'effondrement des arm&#233;es fran&#231;aises. Une foule de prisonniers sont conduits en Allemagne. Hermann, qui a conserv&#233; la nationalit&#233; allemande, doit quitter la France et se r&#233;fugier en Suisse. On lui propose de devenir l'aum&#244;nier des 6 000 prisonniers fran&#231;ais d&#233;tenus &#224; la citadelle de Spandau (pr&#232;s de Berlin). Il accepte cette solution de compromis qui lui permet de rester fid&#232;le &#224; ses deux patries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Spandau, il se d&#233;pense h&#233;ro&#239;quement sur cet ultime champ d'apostolat. A l'occasion d'une &#233;pid&#233;mie de variole, Hermann assiste les prisonniers contamin&#233;s et contracte &#224; son tour la maladie. Le 19 janvier 1871, on lui porte une derni&#232;re fois la communion. Fort de la pr&#233;sence de son Sauveur, il rend son &#226;me &#224; Dieu au chant du Salve Regina. &lt;strong&gt;Le P&#232;re Augustin Marie s'est donn&#233; jusqu'au bout, en fr&#232;re et serviteur de l'amour, &#224; la suite de J&#233;sus&lt;/strong&gt; &#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Son message</title>
		<link>https://www.carmel.asso.fr/Son-Message.html</link>
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		<dc:date>2005-09-12T17:49:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		
		


		<dc:subject>Sommaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;I - Dieu est toujours en qu&#234;te de l'homme &#171; Voyez, j'ai droit de m'offrir pour pilote, puisque j'ai longtemps exp&#233;riment&#233; les mers sur lesquelles vous voguez, que j'y ai essuy&#233; maintes temp&#234;tes, que j'y ai &#233;t&#233; battu par bien des ouragans&#8230; Si donc vous le voulez, je vous montrerai le chemin du bonheur !&#8230; &#187; Les succ&#232;s prodigieux d'Hermann, loin de le conduire au bonheur, n'ont fait que le rendre blas&#233;, perp&#233;tuellement insatisfait, seul. C'est au c&#339;ur m&#234;me de cette situation que Dieu est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;I - Dieu est toujours en qu&#234;te de l'homme&lt;/h2&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Voyez, j'ai droit de m'offrir pour pilote, puisque j'ai longtemps exp&#233;riment&#233; les mers sur lesquelles vous voguez, que j'y ai essuy&#233; maintes temp&#234;tes, que j'y ai &#233;t&#233; battu par bien des ouragans&#8230; Si donc vous le voulez, je vous montrerai le chemin du bonheur !&#8230; &#187;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les succ&#232;s prodigieux d'Hermann, loin de le conduire au bonheur, n'ont fait que le rendre blas&#233;, perp&#233;tuellement insatisfait, seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est au c&#339;ur m&#234;me de cette situation que Dieu est venu le chercher ; sa vie en a &#233;t&#233; totalement transform&#233;e, et nous donne le t&#233;moignage que Dieu est en Lui-m&#234;me notre bonheur, qu'il peut nous rejoindre o&#249; que nous en soyons pour &#171; faire toutes choses nouvelles &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;II - La Vierge Marie&lt;/h2&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Marie m'a conduit &#224; J&#233;sus, Marie m'a donn&#233; l'Eucharistie, et l'Eucharistie a ravi mon c&#339;ur. &#187;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Hermann a attribu&#233; &#224; l'influence de la Vierge Marie cette gr&#226;ce re&#231;ue lors d'un simple service rendu pour diriger des ch&#339;urs de chants en son honneur. Il aimait l'appeler la &lt;strong&gt;&#171; M&#232;re de l'Eucharistie &#187;&lt;/strong&gt;. Marie est celle qui ouvre le chemin au Seigneur : comme elle l'a fait il y a 2000 ans en accueillant en elle le Fils de Dieu venu donner sa vie aux hommes, elle le fait aujourd'hui en chacun de nous&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;III - L'Eucharistie&lt;/h2&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#034;J&#233;sus-Christ aujourd'hui, c'est la divine Eucharistie&#8230;
O J&#233;sus Eucharistie, dans le d&#233;sert de cette vie vous m'&#234;tes apparu un jour, vous m'avez r&#233;v&#233;l&#233; votre lumi&#232;re, votre grandeur, votre bont&#233;, vous avez chang&#233; tout mon &#234;tre &#8230;&#034;&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;IV - La musique&lt;/h2&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Mes cantiques n'ont pas ce feu de l'amour que j'aurais voulu exprimer&#8230; C'est &#224; vous, &#244; mon Dieu que je viens recourir ; pr&#234;tez-leur cette vertu secr&#232;te dont vous avez su me charmer&#8230; &#187;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;Dieu est Source de tout don, de toute beaut&#233; ; l'art peut d&#232;s lors conduire &#224; Lui, et en retour, nous transmettre un reflet de ce qu'Il est.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est en musicien qu'Hermann a fait cette premi&#232;re exp&#233;rience qui a transform&#233; sa vie. C'est en musicien encore qu'il a d&#233;velopp&#233; en lui cette capacit&#233; d'&#233;coute, de se laisser guider, poss&#233;der par une &#339;uvre &#224; ex&#233;cuter, une inspiration &#224; traduire&#8230; Au Carmel, dans le silence et la contemplation, jour apr&#232;s jour, il est devenir &lt;strong&gt;&#171; l'interpr&#232;te de la gr&#226;ce divine &#187;&lt;/strong&gt;, ce chant de Dieu au c&#339;ur d'une existence, au c&#339;ur du monde&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Floril&#232;ge de textes</title>
		<link>https://www.carmel.asso.fr/Florilege-de-textes,428.html</link>
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		<dc:subject>Sommaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;I - R&#233;cit de sa conversion Hermann raconte sa conversion &#224; l'une de ses connaissances : &#171; Lorsque vous m'avez connu, j'&#233;tais la proie de tous les exc&#232;s, de toutes les intemp&#233;rances et de tous les plaisirs, ou plut&#244;t de tous les d&#233;sordres de la jeunesse : il ne m'en &#233;tait rest&#233; que des amertumes. A peu pr&#232;s ruin&#233;, j'allai rejoindre mon p&#232;re &#224; Hambourg ; indign&#233; de ma conduite, il refusa de me venir en aide ; mais, ayant voyag&#233; en Allemagne, je trouvai une magnifique r&#233;ception dans les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;I - R&#233;cit de sa conversion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Hermann raconte sa conversion &#224; l'une de ses connaissances :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Lorsque vous m'avez connu, j'&#233;tais la proie de tous les exc&#232;s, de toutes les intemp&#233;rances et de tous les plaisirs, ou plut&#244;t de tous les d&#233;sordres de la jeunesse : il ne m'en &#233;tait rest&#233; que des amertumes. A peu pr&#232;s ruin&#233;, j'allai rejoindre mon p&#232;re &#224; Hambourg ; indign&#233; de ma conduite, il refusa de me venir en aide ; mais, ayant voyag&#233; en Allemagne, je trouvai une magnifique r&#233;ception dans les familles de ce pays ; les concerts que j'y donnais r&#233;ussirent parfaitement et je fus accueilli avec une distinction dont j'&#233;tais tr&#232;s indigne, &#224; la Cour de Son Altesse Royale le Grand Duc de Mecklembourg Schwerin. L&#224;, je d&#233;pensais l'or plus facilement ou plus vite que je ne l'avais gagn&#233;. La passion du jeu &#233;tait pour cela un terrible auxiliaire ; elle faillit plusieurs fois m'entra&#238;ner au suicide, tant &#233;taient effrayants les revers que j'&#233;prouvais par elle. &#187;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#034;Cependant je revins &#224; Paris ; je ne tardais pas &#224; y retrouver la brillante position que j'y avais eue auparavant. Tout me r&#233;ussit avec un succ&#232;s incroyable ; le faubourg Saint-Germain m'adopta ; je fus, par cette adoption, comme le favori et l'enfant g&#226;t&#233; de la vogue ; toutes les fortunes, toutes les s&#233;ductions du monde s'empar&#232;rent de mon esprit ; je ne regardais plus ni en arri&#232;re ni en avant, et je vivais, au jour le jour, sans songer au lendemain. Toutefois, cette existence si belle, si digne d'envie, dans l'opinion de tant de gens, je n'avais pas le temps d'y r&#233;fl&#233;chir, et j'&#233;tais en r&#233;alit&#233; toujours inquiet. Cette situation se prolongea jusqu'au mois de mai de l'ann&#233;e derni&#232;re : &#224; cette &#233;poque, le mois de Marie &#233;tait c&#233;l&#233;br&#233; avec une grande solennit&#233; &#224; l'&#233;glise Ste-Val&#232;re, rue de Bourgogne ; des ch&#339;urs d'amateurs s'y &#233;taient form&#233;s et y ex&#233;cutaient des morceaux d'harmonie ou de chants qui attiraient la foule. Monsieur le Prince de la Moskowa qui pr&#233;sidait &#224; ces concerts pieux et que j'avais d&#233;j&#224; l'honneur de conna&#238;tre, me pria un soir de vouloir bien aller le remplacer pour la direction des ch&#339;urs. J'acceptai et je me rendis &#224; mon poste, uniquement inspir&#233; par l'amour de l'art musical et la satisfaction de rendre un bon office. Dans l'&#233;glise m&#234;me, durant la c&#233;r&#233;monie, je n'&#233;prouvais rien d'extraordinaire ; mais quand le moment de la b&#233;n&#233;diction fut arriv&#233;, bien que je ne fusse nullement dispos&#233; &#224; me prosterner comme le reste de l'assembl&#233;e, je ressentis int&#233;rieurement un trouble ind&#233;finissable : &lt;strong&gt;mon &#226;me, &#233;tourdie et distraite par les agitations du monde, se retrouva pour ainsi dire et fut comme avertie qu'il se passait en elle une chose tout &#224; fait inconnue auparavant&lt;/strong&gt;. Je fus, sans m'en douter, ou plut&#244;t sans participation de ma volont&#233;, entra&#238;n&#233; &#224; me courber. &#201;tant revenu le vendredi suivant, je fus impressionn&#233; absolument de la m&#234;me mani&#232;re, et je fus frapp&#233; de l'id&#233;e subite de me faire catholique.&#034;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#034;Peu de jours apr&#232;s, je passais un matin pr&#232;s de la m&#234;me &#233;glise de Ste-Val&#232;re ; la cloche annon&#231;ait une messe : j'entrai dans le sanctuaire et j'assistai, immobile et assez attentif ; j'entendis une, deux et trois messes, sans songer &#224; me retirer ; je ne pouvais comprendre ce qui me retenait. Apr&#232;s &#234;tre rentr&#233; chez moi, je fus involontairement, vers le soir, ramen&#233; vers le m&#234;me lieu, et la cloche m'y fit rentrer de nouveau, le Saint Sacrement &#233;tait expos&#233;, et d&#232;s que je le vis, je fus entra&#238;n&#233; vers la balustrade de communion, et je tombai &#224; genoux. Je m'inclinai, cette fois, sans effort, au moment de la b&#233;n&#233;diction, et en me relevant je sentis &lt;strong&gt;un apaisement tr&#232;s doux dans tout mon &#234;tre&lt;/strong&gt;. Je m'en retournai dans ma chambre, et je me couchai ; mais durant la nuit enti&#232;re, je n'eus, en r&#234;ve ou en r&#233;alit&#233;, l'esprit occup&#233; que du saint Sacrement. Je br&#251;lais d'impatience d'assister &#224; de nouvelles messes ; et d&#232;s la m&#234;me &#233;poque, j'en entendis plusieurs &#224; Ste-Val&#232;re, avec une joie int&#233;rieure qui absorbait toutes mes facult&#233;s.&#034;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Suivent de nouveaux combats, puis la rencontre d'un pr&#234;tre. Au mois d'ao&#251;t suivant il part en Allemagne pour un concert. L&#224;, sans respect humain malgr&#233; la pr&#233;sence de ses amis, il se rend &#224; la messe. Au moment de l'&#233;l&#233;vation, il est pris d'un d&#233;luge de larmes :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#034;Il me souvient d'avoir pleur&#233; quelquefois dans mon enfance ; mais jamais, non jamais, de semblables larmes ne m'avaient &#233;t&#233; connues. Pendant que j'en &#233;tais inond&#233;, je sentis surgir du plus profond de ma poitrine les remords les plus d&#233;chirants sur toute ma vie pass&#233;e. Tout &#224; coup et spontan&#233;ment, comme par intuition, &lt;strong&gt;je me mis &#224; offrir &#224; Dieu une confession g&#233;n&#233;rale int&#233;rieure et rapide&lt;/strong&gt;, de toutes mes &#233;normes fautes depuis mon enfance : je les voyais l&#224;, &#233;tal&#233;es devant moi par milliers, repoussantes, r&#233;voltantes, m&#233;ritant toutes la col&#232;re du Juge souverain. Et cependant, je sentis aussi, &#224;&lt;strong&gt; un calme inconnu qui bient&#244;t vint r&#233;pandre son baume consolant sur toute mon &#226;me&lt;/strong&gt;, que le Dieu de mis&#233;ricorde me les pardonnerait, qu'il d&#233;tournerait le regard de mes crimes, qu'il aurait piti&#233; de ma sinc&#232;re contrition, de ma douleur am&#232;re&#8230; Oui, je sentis qu'il me faisait gr&#226;ce, et qu'il acceptait en expiation ma ferme r&#233;solution de l'aimer par-dessus tout et de me convertir &#224; lui d&#233;sormais.&#034;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au terme de cet itin&#233;raire, un chant de confiance :&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#034;Oui, je le sens, Dieu n'abandonne pas ceux qui sont &#224; lui !&#8230; J'&#233;prouve un doux calme dans tout mon &#234;tre : mon esprit est en repos ;&lt;strong&gt; je suis comme un petit enfant sur le sein de sa m&#232;re&lt;/strong&gt;. Je ne veux plus et ne crains plus rien pour moi ; je me laisse tourner en tout sens. Je ne me mets plus en peine de ce que les autres croiront de moi. Je fais, dans ce moment, toutes mes actions le mieux que je peux, avec une attention douce, libre et gaie, et je m'abandonne pour le succ&#232;s. &lt;strong&gt;Je ne me juge plus moi-m&#234;me, et je ne crains plus d'&#234;tre jug&#233;.&lt;/strong&gt; Plus de vaines inqui&#233;tudes !&#8230;&#034;&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;II - Le bonheur&lt;/h2&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Il y a au milieu de vous quelqu'un que vous ne connaissez pas. J'ai connu, j'ai aim&#233; le monde, nul n'y go&#251;te le bonheur. Pour le trouver, j'ai parcouru les villes et les royaumes, j'ai travers&#233; les mers, je l'ai cherch&#233; dans les spectacles grandioses de la nature, je l'ai cherch&#233; dans les bals, dans les salons, dans les festins somptueux, dans les jouissances que procure l'or, dans une ambition d&#233;mesur&#233;e, dans la foi d'un ami. Enfin, o&#249; ne l'ai-je pas cherch&#233; ? Je ne l'ai trouv&#233; nulle part. Et vous, l'avez-vous trouv&#233; ce bonheur ? Ne vous manque-t-il pas ? O&#249; es-tu donc, bonheur ? Dis-moi o&#249; tu es, je te sacrifierai tout : sant&#233;, fortune, jours de ma vie, tout, tout pour toi ! &#187;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#034;Comment se fait-il que tous &#233;tant n&#233;s pour le bonheur, si peu le poss&#232;dent ? C'est que nous sommes tromp&#233;s dans nos recherches par de fausses lueurs&#8230; Enfin, je l'ai trouv&#233;, moi ; et depuis cette d&#233;couverte, je surabonde de joie ; je vous supplie de partager avec moi ce trop-plein qui m'inonde, mais laissez-moi vous dire o&#249; je l'ai trouv&#233;&#8230; &lt;strong&gt;Le bonheur de l'&#226;me (&#8230;) c'est l'infini, c'est Dieu.&lt;/strong&gt; Oui, il faut l'infini &#224; un c&#339;ur insatiable ; l'infini qui lui fait go&#251;ter des joies plus d&#233;licieuses que tous les plaisirs, qui l'&#233;l&#232;ve &#224; des grandeurs surmontant toutes les &#233;l&#233;vations.&#034;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#034;Mais, direz-vous, comment l'&#233;treindre, Dieu ? (&#8230;) Pour conna&#238;tre ce Dieu, il faut remonter de la cr&#233;ature au Cr&#233;ateur. Mais qu'est-ce que Dieu en lui-m&#234;me ? Ici, la foi s'&#233;l&#232;ve au point culminant o&#249; la raison s'arr&#234;te et nous r&#233;v&#232;le la nature de ce Dieu et les rapports de paternit&#233; et de filiation qui sont en lui.(&#8230;) La foi fait &#233;clater &#224; nos regards les splendeurs d'un Dieu trois fois saint. Il est un mot qui fait d'immenses r&#233;volutions, un mot qui veut dire talisman, lumi&#232;re, incendie, amour, honneur, gloire, libert&#233;, &#233;ternit&#233;, immensit&#233; :&lt;strong&gt; ce mot, c'est J&#233;sus-Christ&lt;/strong&gt;, Fils de Dieu et Dieu lui-m&#234;me. Le p&#233;ch&#233; avait &#233;mouss&#233; toutes nos facult&#233;s : J&#233;sus-Christ est descendu pour nous faire monter : il s'est donn&#233; &#224; nous, il habite au milieu de nous. C'est J&#233;sus-Christ que nous pouvons poss&#233;der. Il ne tient donc qu'&#224; nous d'&#234;tre heureux.&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#034;&lt;strong&gt;La foi nous montre le bonheur en Dieu et en J&#233;sus-Christ&lt;/strong&gt;, son Fils, c'est un myst&#232;re que l'orgueil ne peut saisir ; et &lt;strong&gt;ce qui prouve que cette v&#233;rit&#233; vient de Dieu, c'est que l'homme n'invente pas ce qu'il ne peut pas comprendre&lt;/strong&gt;. Quand je ne croyais pas en J&#233;sus-Christ, le jour j'&#233;tais en proie aux t&#233;n&#232;bres de l'erreur, la nuit aux angoisses cruelles ; J&#233;sus-Christ a mis en mon &#226;me la paix et le calme, et la Sagesse s'est &#233;lev&#233;e &#224; la place de l'erreur &#224; l'horizon de mon entendement. Tout ce qui ne se fait pas dans le monde au nom de J&#233;sus-Christ, ne peut &#234;tre sage, car il est la source de la Sagesse.&#034;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#034;Mais&lt;strong&gt; (pour) trouver J&#233;sus-Christ, il faut veiller et prier&lt;/strong&gt;. Par la pri&#232;re nous nous humilions, nous comblons l'ab&#238;me qui s&#233;pare l'homme de Dieu. La pri&#232;re donne foi. (&#8230;) La foi s'acquiert par la pri&#232;re qui, r&#233;unie &#224; la foi, donne &#224; l'&#226;me paix, amour, sagesse, lumi&#232;re, libert&#233; : toutes choses contenues en J&#233;sus-Christ. On aime le bonheur et J&#233;sus-Christ, seul bonheur possible, n'est pas aim&#233; ! On aime les richesses et J&#233;sus-Christ, surabondance &#233;ternelle, n'est pas aim&#233; ! On aime les plaisirs, les grandeurs et J&#233;sus-Christ, plaisir le plus d&#233;licieux, J&#233;sus-Christ, splendeur de la gloire &#233;ternelle n'est pas aim&#233; !&#8230; J&#233;sus n'est pas aim&#233; parce qu'il n'est pas connu ! On &#233;tudie, on sait tout, except&#233; lui&#8230; Ce Fils de Dieu, Dieu lui-m&#234;me, le P&#232;re nous l'a donn&#233; : c'est ainsi que Dieu a aim&#233; le monde. Et, bien qu'il soit l'ineffable f&#233;licit&#233; des Anges, il descend du ciel, &#233;pris d'amour pour l'humanit&#233;, et il se fait homme.. Et &lt;strong&gt;Dieu se fait semblable &#224; nous pour se faire aimer de nous&lt;/strong&gt;. Et c'est pour l'humanit&#233; seule qu'il a men&#233; une vie de privations et de souffrances, pour elle seule qu'il a support&#233; les humiliations, les outrages, les calomnies, qu'il a pr&#234;ch&#233; son &#233;vangile, qu'il a endur&#233; les supplices les plus affreux, qu'il est mort dans les tourments les plus inf&#226;mes et les plus atroces, qu'enfin il est ressuscit&#233;. Il s'est livr&#233; lui-m&#234;me pour nous, dit l'&#201;vangile&#8230; Il est descendu des cieux &#224; cause de son immense charit&#233; et pour notre salut.&#034;&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;III - Au terme d'un parcours&lt;/h2&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#034;Le doux Ma&#238;tre, qui est l'Epoux de nos &#226;mes, veut poss&#233;der mon c&#339;ur pour lui seul, non seulement mon c&#339;ur, mais aussi ma m&#233;moire, mon esprit, mes vues, mon attention. Il ne veut pas que je forme un projet, que j'aspire &#224; agir pour son service dans le minist&#232;re de la parole, que je songe &#224; des entreprises ayant pour objet sa gloire ; mais uniquement que je m'immole &#224; lui en restant cach&#233;, dans le silence, dans l'oubli, et qu'apr&#232;s avoir &#233;t&#233; en quelque sorte un homme public qui occupait l'attention d'un grand nombre, je rentre dans l'obscurit&#233;, que je m'efface et disparaisse comme si j'&#233;tais mort, et &lt;strong&gt;que ma vie reste cach&#233;e en Dieu avec J&#233;sus-Christ&lt;/strong&gt;. Jamais je n'ai senti un attrait surnaturel d'une mani&#232;re si claire et je go&#251;te une ineffable paix dans cette voie o&#249; J&#233;sus m'a fait entrer, quoique mon naturel soit plut&#244;t expansif et port&#233; &#224; une continuelle activit&#233;.&#034;&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;IV - Chemins de gr&#226;ce&lt;/h2&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;A) Marie&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Je lui donne tout, m&#234;me mes communions ; car je l'invite toujours &#224; venir recevoir J&#233;sus en moi. &#187;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Sainte Th&#233;r&#232;se est devenue une si grande sainte parce que, d&#232;s l'&#226;ge de 12 ans, elle a choisi la Sainte Vierge pour M&#232;re. &#187;&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;B) Sur le bapt&#234;me&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Ce qu'il y a de plus beau pour nous, c'est qu'une fois baign&#233;s dans les eaux salutaires de la R&#233;demption, tout notre pass&#233; est oubli&#233;, aussi effac&#233; devant Dieu que s'il n'avait pas exist&#233;. Voil&#224; ce qui me ravit. &#187;&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;C) Sur l'Eucharistie&lt;/h3&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Que la divine Eucharistie soit votre lumi&#232;re votre chaleur, votre force et votre vie. &#187;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Je voudrais que l'Eucharistie f&#251;t pour votre &#226;me un foyer, un brasier, o&#249; elle puisse se plonger pour en ressortir toute enflamm&#233;e d'amour et de g&#233;n&#233;rosit&#233;. &#187;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; La paix est un don du Saint-Esprit qu'on obtient par la fid&#233;lit&#233; &#224; l'oraison et aussi par de longues actions de gr&#226;ce apr&#232;s la communion. &#187;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Je ne connais qu'un plus beau jour que celui de la premi&#232;re Communion, c'est celui de la seconde Communion, et ainsi de suite. &#187;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; O J&#233;sus Eucharistie, dans le d&#233;sert de cette vie vous m'&#234;tes apparu un jour, vous m'avez r&#233;v&#233;l&#233; votre lumi&#232;re, votre grandeur, votre bont&#233;, vous avez chang&#233; tout mon &#234;tre, vous avez su vaincre en un instant tous mes ennemis&#8230; Puis, m'attirant avec un enchantement irr&#233;sistible vous avez allum&#233; dans mon &#226;me une faim d&#233;vorante pour ce Pain de Vie. Vous avez allum&#233; dans mon c&#339;ur une soif ardente pour votre Sang Divin. &#187;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Depuis que j'ai r&#233;solu de chercher la lumi&#232;re dans le tabernacle, toute la sagesse du monde m'est &#233;vidente folie. &#187;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; J&#233;sus-Christ aujourd'hui, c'est la divine Eucharistie&#8230; Aujourd'hui je suis faible, j'ai besoin d'une force qui me vienne d'en-Haut pour me soutenir, et J&#233;sus descendu du ciel se fait Eucharistie, c'est le pain des forts. &#187;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Aujourd'hui je suis pauvre&#8230; J'ai besoin d'un abri pour me mettre &#224; couvert, et J&#233;sus se fait maison&#8230; C'est la maison de Dieu, c'est le portique du ciel, c'est l'Eucharistie. &#187;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Aujourd'hui je suis malade. J'ai besoin d'un baume bienfaisant pour panser les plaies de mon &#226;me, et J&#233;sus se r&#233;pand comme un onguent pr&#233;cieux sur mon &#226;me en se donnant &#224; moi dans l'Eucharistie&#8230; &#187;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Je suis d&#233;courag&#233;, il me rel&#232;ve ; je suis attrist&#233;, il me r&#233;jouit ; je suis seul, il vient demeurer avec moi jusqu'&#224; la consommation des si&#232;cles ; je suis dans l'ignorance, il m'instruit et m'&#233;claire ; j'ai froid, il me r&#233;chauffe d'un feu p&#233;n&#233;trant ; mais plus que tout cela, j'ai besoin d'amour, et aucun amour de la terre n'avait pu contenter mon c&#339;ur, et c'est alors surtout qu'il se fait Eucharistie ; et il m'aime, et son amour me rassasie, me remplit et me plonge dans un oc&#233;an de charit&#233;. Oui, j'aime J&#233;sus, j'aime l'Eucharistie. J&#233;sus, J&#233;sus aujourd'hui, c'est J&#233;sus avec moi&#8230; Ce matin &#224; l'autel, il est venu, il s'est donn&#233;, je l'ai, je le tiens, je l'adore. Il s'est incarn&#233; dans mes mains&#8230; C'est mon Emmanuel, c'est mon amour, c'est mon Eucharistie. &#187;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Si le Roi David dansait devant l'Arche qui vous figurait, &#244; mon Alliance v&#233;ritable, en quels &#233;lans de joie, en quels chants de triomphe ne dois-je pas &#233;clater ? &#187;&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;V - Adoration et travail&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;(extrait d'une lettre du temps de ses &#233;tudes)&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#034;Vous me demandez si l'Adoration perd &#224; mon changement de vie ? Du moins, elle ne le devrait nullement. Qui m'emp&#234;che d'offrir toutes mes &#233;tudes &#224; J&#233;sus comme un hommage d'amour &#224; son Saint-Sacrement ? Ne puis-je pas apprendre par amour, lire par amour, discuter et argumenter et philosopher par amour ?&lt;strong&gt; La vraie adoration, l'adoration des adorations, c'est de faire la volont&#233; de Dieu&lt;/strong&gt;. Or comme il m'est connu &#233;videmment que l'aimable J&#233;sus demande de moi surtout de mettre tous mes efforts et tous mes moments libres &#224; l'&#233;tude, je dois t&#226;cher de lui offrir cette adoration studieuse qui, certes, Lui sera plus agr&#233;able que si je passais mes jours et mes nuits au ch&#339;ur dans les sentiments les plus extatiques, lorsque mes sup&#233;rieurs demandent autre chose de moi.&#034;&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;VI - Conseils spirituels&lt;/h2&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; La raison pour laquelle le bon Ma&#238;tre ne fait pas toujours entendre sa douce voix, c'est qu'il aime &#224; se faire chercher, et rien ne lui est plus agr&#233;able que les efforts d'une &#226;me &#233;prise de son amour, qui, comme Madeleine, s'adresse aux cr&#233;atures du ciel et de la terre pour leur demander : &#187;o&#249; es-tu mon Dieu ?&#034; &lt;strong&gt;Nous devons languir apr&#232;s J&#233;sus, comme le cerf alt&#233;r&#233; apr&#232;s la fontaine des bois.&lt;/strong&gt; Une seconde raison, &lt;strong&gt;c'est pour nous tenir dans l'humilit&#233;&lt;/strong&gt;. Si nous avions toujours la consolation des entretiens si d&#233;licieux de J&#233;sus, nous finirions par nous croire quelque chose, tandis que nous sommes cendre et poussi&#232;re, pis que cela&#8230; p&#233;cheurs ! Oh ! Que J&#233;sus est bon et mis&#233;ricordieux de ne pas nous repousser, et de daigner nous supporter malgr&#233; nos mis&#232;res, nos l&#226;chet&#233;s et notre inconstance &#224; son service !&#034;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Vous devez tendre &#224; &#233;tablir une profonde paix dans votre &#226;me, &#233;viter ce qui peut la troubler ; priez J&#233;sus de commander aux vents et aux temp&#234;tes, et de faire le calme et la tranquillit&#233; dans votre int&#233;rieur. Le monde ne sait pas donner la paix. J&#233;sus, l'Agneau de Dieu, est venu pour que nous l'ayons abondamment. Mais, cependant, elle ne sera parfaite qu'au ciel. Ici-bas, o&#249; nous ne sommes qu'en passant, nous devons toujours aspirer &#224; ce repos d&#233;finitif qui nous attend dans les bras de Dieu. Un jour, nous nous endormirons et nous reposerons, comme dit le Psalmiste, dans Celui qui est Lui-m&#234;me la Paix &#233;ternelle. &#187;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; N'&#233;pargnez rien pour conserver la d&#233;licieuse paix de J&#233;sus ; un bon moyen, c'est de penser peu &#224; vous-m&#234;me et beaucoup &#224; J&#233;sus ; quand l'&#226;me s'abandonne &#224; J&#233;sus, alors Notre Seigneur se charge d'une mani&#232;re sp&#233;ciale de sa conduite, il y produit ce calme paisible qu'il fit r&#233;gner sur la mer de Tib&#233;riade, quand il venait &#224; Pierre marchant sur les eaux. &#187;&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;&#171; Les soucis mat&#233;riels ne doivent jamais vous d&#233;tourner de l'attention &#224; Dieu, parce que c'est pr&#233;cis&#233;ment &#224; Dieu que vous devez recourir pour les aplanir, et que, dans toutes ces choses, vous devez toujours, avec la plus grande puret&#233; d'intention, avoir uniquement en vue le bon plaisir de Dieu. &#187;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Bibliographie</title>
		<link>https://www.carmel.asso.fr/Bibliographie,429.html</link>
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&lt;p&gt;Dom Jean-Marie Beaurin, Fl&#232;che de feu. Ed. France-Empire, 1982. Carmel (revue) n&#176; 54 (1989-3) : num&#233;ro consacr&#233; au P&#232;re Hermann Vives Flammes n&#176; 142 (1978-4) : num&#233;ro consacr&#233; au P&#232;re Hermann Dictionnaire de spiritualit&#233; : article &#171; Hermann Cohen &#187; r&#233;dig&#233; par Jeannine Roux. Ed BEAUCHESNE, 1969&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/-Hermann-Cohen-Augustin-Marie-du-St-Sacrement-.html" rel="directory"&gt;Hermann Cohen (Augustin-Marie du St Sacrement)&lt;/a&gt;


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