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		<title>Renaissance du Carmel en France</title>
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		<dc:subject>PasDansQuoiDeNeuf</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Carmel, apr&#232;s la R&#233;volution, n'&#233;tait pas mort. Si les pers&#233;cutions avaient d&#233;truit en grande partie l'&#233;difice visible, elles avaient aussi raviv&#233; et purifi&#233; la flamme int&#233;rieure qui couvait sous la cendre. D&#232;s que la situation politique le permettait, Carmes et Carm&#233;lites demeur&#233;s fid&#232;les dans la dispersion cherchaient partout &#224; se r&#233;unir de nouveau dans des couvents. 1) Les Carm&#233;lites &#224; Paris Le principal essai de restauration fut r&#233;alis&#233; par une vaillante fille de sainte Th&#233;r&#232;se, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/-La-renaissance-du-Carmel-19e-20e-siecles-.html" rel="directory"&gt;La renaissance du Carmel (19e - 20e si&#232;cles)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.carmel.asso.fr/+-PasDansQuoiDeNeuf-+.html" rel="tag"&gt;PasDansQuoiDeNeuf&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_530 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L400xH283/blason-a787f.jpg?1747646353' width='400' height='283' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-530 '&gt;&lt;strong&gt;Blason du Carmel
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le Carmel, apr&#232;s la R&#233;volution, n'&#233;tait pas mort. Si les pers&#233;cutions avaient d&#233;truit en grande partie l'&#233;difice visible, elles avaient aussi raviv&#233; et purifi&#233; la flamme int&#233;rieure qui couvait sous la cendre. D&#232;s que la situation politique le permettait, Carmes et Carm&#233;lites demeur&#233;s fid&#232;les dans la dispersion cherchaient partout &#224; se r&#233;unir de nouveau dans des couvents.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1) Les Carm&#233;lites &#224; Paris&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_4635 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L370xH499/mere-camille-de-soyecourt-ee3b3.jpg?1747646353' width='370' height='499' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-4635 '&gt;&lt;strong&gt;M&#232;re Camille de l'Enfant-J&#233;sus
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le principal essai de restauration fut r&#233;alis&#233; par une vaillante fille de sainte Th&#233;r&#232;se, la &lt;strong&gt;M&#232;re Camille de l'Enfant-J&#233;sus (1757-1849)&lt;/strong&gt;. Entr&#233;e au Carmel de la rue de Grenelle &#224; Paris, Camille de Soyecourt, tr&#232;s dou&#233;e sur le plan humain, se signala par sa ferveur et son esprit d'oraison. Elle partagea le sort de sa communaut&#233; durant la R&#233;volution et connut la prison, l'isolement et la mis&#232;re mat&#233;rielle. Demeur&#233;e Carm&#233;lite de toute son &#226;me, elle r&#233;ussit &#224; racheter en 1797, l'ancien couvent des Carmes, rue de Vaugirard. Imm&#233;diatement, la communaut&#233; que S&#339;ur Camille avait d&#233;j&#224; rassembl&#233;e rue Saint-Jacques deux ans auparavant, s'y installa et, trois ans plus tard, &#233;lut prieure celle qui lui avait procur&#233; ce nouveau monast&#232;re. La M&#232;re de Soyecourt rendit des services signal&#233;s &#224; Pie VII et aux cardinaux exil&#233;s en France. Elle aida aussi de tout son pouvoir les Carmels qui se r&#233;organisaient en terre fran&#231;aise et tenta personnellement de faire revivre le monast&#232;re de Compi&#232;gne en 1834. Mais de graves difficult&#233;s firent pour lors &#233;chouer son projet, qui n'aboutit qu'en 1865. Le couvent de la rue de Vaugirard &#233;tant trop vaste pour des Carm&#233;lites, la M&#232;re Camille l'offrit d'abord aux Carmes de Belgique ; mais ils ne purent accepter. Elle se rendit alors aux instances de M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;gr&lt;/sup&gt; Affre, archev&#234;que de Paris, qui d&#233;sirait y installer une &#233;cole de hautes &#233;tudes eccl&#233;siastiques, l'actuel Institut Catholique. Pour ses filles, la grande prieure am&#233;nagea, &#224; l'avenue de Saxe, un monast&#232;re o&#249; elles entr&#232;rent en 1845. Celle qu'on a appel&#233;e la restauratrice du Carmel de France mourut en 1849.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Carmes d&#233;chaux avaient fait un premier &lt;strong&gt;essai de fondation &#224; Paris en 1814&lt;/strong&gt;. Le P. Bruno de Saint-Sulpice (Dumesnil) acquit une maison au faubourg Saint-Marceau et y instaura la vie r&#233;guli&#232;re avec plusieurs novices. Mais le retour de Napol&#233;on en 1815 ayant sem&#233; la terreur, la petite communaut&#233;. se dispersa pour ne plus se r&#233;unir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2) Les Carmes pr&#232;s de Bordeaux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une Carm&#233;lite, la &lt;strong&gt;M&#232;re Bathilde de l'Enfant-J&#233;sus&lt;/strong&gt;, prieure de Bordeaux, donna la premi&#232;re impulsion au r&#233;tablissement d&#233;finitif des D&#233;chaux en France. D&#232;s 1824, elle avait entrepris des d&#233;marches en ce sens &#224; Rome et &#224; Paris, mais en vain. Son d&#233;sir se r&#233;alisa quelques ann&#233;es plus tard. Les &#233;v&#233;nements politiques et les lois d'abolition des Ordres religieux de 1835 oblig&#232;rent bien des religieux d'Espagne &#224; prendre le chemin de l'exil. Le &lt;strong&gt;P. Dominique de Saint-Joseph&lt;/strong&gt; fut du nombre. Il gagna la France, comptant s'y embarquer pour le Mexique. Arriv&#233; sans ressources &#224; Bordeaux, il se rendit au couvent des Carm&#233;lites, o&#249; la M&#232;re Bathilde l'accueillit avec &#233;motion. Elle sut le persuader d'entreprendre la restauration de son Ordre en France. Avec la b&#233;n&#233;diction du cardinal Donnet, archev&#234;que de Bordeaux, le P. Dominique rassembla quelques religieux espagnols afin d'&#233;tablir le premier couvent dans cette ville. Une maison de noviciat fut fond&#233;e au Broussey en 1840. Des novices fran&#231;ais n'ayant pas tard&#233; &#224; se joindre aux Carmes espagnols, de nouveaux couvents furent &#233;tablis &#224; Montigny (1844) et Agen (1846).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_541 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;42&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L188xH255/cohen1-2-a7b65.jpg?1747646353' width='188' height='255' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-541 '&gt;&lt;strong&gt;Hermann Cohen &#233;l&#232;ve du compositeur Liszt
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'entr&#233;e au Carmel d'un converti du juda&#239;sme attira de nombreuses vocations. &lt;strong&gt;Hermann Cohen&lt;/strong&gt;, un c&#233;l&#232;bre pianiste, &#233;l&#232;ve et ami de Liszt, avait &#233;t&#233; soudain terrass&#233; par la gr&#226;ce lors d'un salut du Saint-Sacrement en l'&#233;glise Sainte-Val&#232;re &#224; Paris. Jusqu'ici, sa vie avait &#233;t&#233; un oui complet &#224; tous les caprices, &#224; toutes les fantaisies. Son retournement fut complet, et il re&#231;ut le bapt&#234;me le samedi 28 ao&#251;t 1847. Deux ans plus tard, devenu fr&#232;re Augustin-Marie du Saint-Sacrement, il commen&#231;ait son noviciat chez les Carmes d&#233;chaux du Broussey. D&#232;s 1853, les fondations reprirent &#224; un rythme acc&#233;l&#233;r&#233; : Pamiers, Montpellier, Bagn&#232;res-de-Bigorre (1853), Rennes (1856), Lyon et Saint-Omer (1859). Le P. Hermann collabora &#224; plusieurs d'entre elles, en particulier &#224; celle de Lyon. Il s'occupa aussi de la fondation du Saint-D&#233;sert de Tarasteix (1859). Apr&#232;s avoir men&#233;, en France et en Angleterre, une vie apostolique d'autant plus f&#233;conde qu'elle &#233;tait enracin&#233;e dans la contemplation, le P. Augustin du Saint-Sacrement mourut, victime de sa charit&#233;, en 1871, &#224; Spandau pr&#232;s de Berlin, o&#249; l'aum&#244;nerie des prisonniers de guerre fran&#231;ais lui avait &#233;t&#233; confi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;3) Les Carmes &#224; Paris&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1864 seulement, les Carmes parvinrent &#224; se r&#233;installer &#224; Paris, d'abord dans un modeste immeuble de la rue Singer, puis rue David. Le c&#233;l&#232;bre pr&#233;dicateur de Notre-Dame, &lt;strong&gt;Hyacinthe de l'Immacul&#233;e Conception (Loyson)&lt;/strong&gt;, fut durant plusieurs ann&#233;es sup&#233;rieur de la maison parisienne. Sa d&#233;fection (il quitta l'Ordre et l'&#201;glise en 1869) provoqua un scandale retentissant. N&#233;anmoins un couvent r&#233;gulier put &#234;tre &#233;tabli rue de la Pompe, o&#249; la communaut&#233; de Paris se transf&#233;ra en 1871.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;4) Figures de Carm&#233;lites fran&#231;aises&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les moniales aussi multipliaient leurs fondations en terre fran&#231;aise. Nous n'en citerons que quelques-unes. En 1838, le Carmel de Poitiers essaima &#224; Lisieux, o&#249; allait entrer, en 1888, une postulante de quinze ans, Th&#233;r&#232;se Martin. La M&#232;re Rapha&#235;l de J&#233;sus (1829-1914), professe d'Arles, &#233;rigea trois monast&#232;res dans le dioc&#232;se de Lyon : Oullins (1861), Saint-Chamond (1868) et Roanne (1897). Une autre Carm&#233;lite d'envergure, M&#232;re &#201;lisabeth de la Croix (1832-1896), form&#233;e au Carmel de Nevers, prit part en 1863 &#224; la fondation de Meaux, o&#249; elle devint bient&#244;t prieure. Elle &#233;tablit plus tard les Carmels de Fontainebleau (1875), de Merville (1890) et d'&#201;pernay (1895). Parmi les grandes figures de fondatrices, il nous reste enfin &#224; &#233;voquer &lt;strong&gt;M&#232;re Marie de J&#233;sus (Alessandra di Rudini)&lt;/strong&gt;. &#194;me ardente en qu&#234;te d'un absolu qu'elle ignorait encore, elle avait joui du monde jusqu'&#224; l'ivresse. Frapp&#233;e par la gr&#226;ce, la marquise Carlotti ne put se contenter de demi-mesures : quittant ses deux fils, elle alla s'enfermer au Carmel de Paray-le-Monial, se livrant au Seigneur sans aucune restriction. Devenue prieure de Paray, elle mena de front trois fondations importantes : Valenciennes (1922-1924), Montmartre (1919-1928), Le Reposoir (1922-1931). Us&#233;e par son activit&#233; intense et plus encore par la flamme int&#233;rieure, elle rendit son &#226;me &#224; Dieu, le 2 janvier 1931, &#224; l'&#226;ge de 54 ans.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_534 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L188xH271/37A96-bf76b.jpg?1747646353' width='188' height='271' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-534 '&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;r&#232;se de l'Enfant J&#233;sus de la Sainte Face
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D'autres Carm&#233;lites eurent un rayonnement spirituel incontestable. &lt;strong&gt;S&#339;ur Marie de Saint-Pierre (1816-1848)&lt;/strong&gt;, une bretonne entr&#233;e au Carmel de Tours &#224; 23 ans, est &#224; l'origine de la d&#233;votion &#224; la Sainte-Face, qui joua un r&#244;le si important dans la vie de sainte Th&#233;r&#232;se de l'Enfant-J&#233;sus : &#171; Ta Face est ma seule patrie. &#187;, dira la petite sainte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Carmel de Pau vit une petite s&#339;ur converse d'origine palestinienne, &lt;strong&gt;Mariam de J&#233;sus Crucifi&#233; (1846-1878)&lt;/strong&gt;, qui va conna&#238;tre un destin exceptionnel. Sa vie religieuse est &#233;maill&#233;e de ph&#233;nom&#232;nes mystiques qui ne doivent pas occulter l'essentiel de sa vie spirituelle : une merveilleuse humilit&#233;, une tr&#232;s grande charit&#233; fraternelle, une totale remise de soi entre les mains de l'Esprit Saint. Elle participera &#224; la fondation du Carmel de Mangalore en Inde et r&#233;alisera celle du Carmel de Bethl&#233;em en Terre Sainte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1859, le monast&#232;re parisien de l'avenue de Saxe accueillait une pauvre orpheline, combl&#233;e par Dieu de gr&#226;ces insignes d&#232;s son enfance, Doroth&#233;e Quoniam, &#224; qui fut donn&#233; le nom de &lt;strong&gt;S&#339;ur Marie-Aim&#233;e de J&#233;sus&lt;/strong&gt;. La parution de la &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Vie de J&#233;sus&lt;/em&gt; de Renan &#233;veilla en elle une douleur intense. La jeune moniale se sentit inspir&#233;e &#224; &#233;crire pour r&#233;futer ce livre. Son &#339;uvre, &lt;em class=&#034;spip&#034;&gt;Notre Seigneur J&#233;sus-Christ &#233;tudi&#233; dans le Saint &#201;vangile&lt;/em&gt;, connut un succ&#232;s assez consid&#233;rable. Elle contient une doctrine s&#251;re et des pens&#233;es profondes. Apr&#232;s une vie de souffrance et d'union avec le Christ, S&#339;ur Marie-Aim&#233;e de J&#233;sus expira doucement, &#224; l'&#226;ge de trente-cinq ans, le 4 mars 1872.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_535 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;37&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L209xH300/elisabeth-cdf63.jpg?1747646353' width='209' height='300' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-535 '&gt;&lt;strong&gt;Elisabeth de la Trinit&#233; (1880-1906)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s &lt;strong&gt;sainte Th&#233;r&#232;se de Lisieux&lt;/strong&gt;, la plus grande sainte des temps modernes, une jeune Carm&#233;lite de Dijon, &lt;strong&gt;S&#339;ur &#201;lisabeth de la Trinit&#233;&lt;/strong&gt;, exer&#231;a sur une foule d'&#226;mes int&#233;rieures une influence profonde. &lt;strong&gt;S&#339;ur Marie-Ang&#233;lique de J&#233;sus&lt;/strong&gt; (1893-1919), renon&#231;a &#224; une carri&#232;re de pianiste pour devenir Carm&#233;lite &#224; Pontoise ; elle v&#233;cut dans l'intimit&#233; du Christ, s'abandonnant &#224; lui totalement, dans une joie qu'elle aurait voulu communiquer &#224; toutes les &#226;mes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;5) Apr&#232;s les expulsions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1880, les d&#233;crets de mars furent cause de grandes &#233;preuves pour les religieux de France. Le Carmel jouit toutefois d'une paix relative jusqu'en 1901, o&#249; les lois Combe oblig&#232;rent les Carmes et bien des Carm&#233;lites &#224; s'exiler. Ils purent rentrer en France apr&#232;s la premi&#232;re guerre mondiale. La France compta alors plus d'une centaine de monast&#232;res de Carm&#233;lites. Quant aux Carmes, ils r&#233;tablirent tout d'abord la province d'Avignon. En 1932, les couvents fran&#231;ais furent group&#233;s en deux semi-provinces, &#233;lev&#233;es &#224; l'&#233;tat de provinces en 1947, celle d'Avignon-Aquitaine et celle de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_529 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L180xH250/college-b4dd5.jpg?1747646353' width='180' height='250' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-529 '&gt;&lt;strong&gt;P&#232;re Jacques de J&#233;sus (1900-1945)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le premier vicaire provincial de cette derni&#232;re, le &lt;strong&gt;P. Louis de la Trinit&#233;&lt;/strong&gt; (Thierry d'Argenlieu), lui donna une vigoureuse impulsion. Sur le plan de l'esprit, on ne saurait passer sous silence ici l'influence profonde exerc&#233;e en France par I&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; grand spirituel que fut le P. Jer&#244;me de la M&#232;re de Dieu (1870-1954), de la province de Flandre. Il sut rappeler avec force aux Carmes et surtout aux Carm&#233;lites les lignes essentielles de la spiritualit&#233; carm&#233;litaine en d'innombrables retraites. Signalons encore le &lt;strong&gt;P. Jacques de J&#233;sus (1900-1945)&lt;/strong&gt;, dont la charit&#233; alla jusqu'au don de la vie et le P. Andr&#233;-Marie de la Croix (1906-1960) au rayonnement spirituel marquant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Renaissance du Carmel en Europe</title>
		<link>https://www.carmel.asso.fr/En-Europe.html</link>
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		<dc:subject>PasDansQuoiDeNeuf</dc:subject>
		<dc:subject>Sommaire</dc:subject>

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&lt;p&gt;I - Renaissance du Carmel en Europe 1) En Belgique La ruine de l'Ordre n'&#233;tait pas totale au d&#233;but du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Le z&#232;le du P. Melchior de Sainte-Marie permit la conservation des couvents de Bruges, Gand, Ypres, auxquels il &#233;tait toutefois interdit de recevoir des novices. Le monast&#232;re des Carm&#233;lites de Li&#232;ge avait aussi surv&#233;cu. Lorsque la Belgique eut obtenu son ind&#233;pendance en 1830, le Carmel th&#233;r&#233;sien s'y d&#233;veloppa rapidement. Plusieurs nouvelles fondations de religieux permirent, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;I - Renaissance du Carmel en Europe&lt;/h2&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;1) En Belgique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La ruine de l'Ordre n'&#233;tait pas totale au d&#233;but du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Le z&#232;le du P. Melchior de Sainte-Marie permit la conservation des couvents de Bruges, Gand, Ypres, auxquels il &#233;tait toutefois interdit de recevoir des novices. Le monast&#232;re des Carm&#233;lites de Li&#232;ge avait aussi surv&#233;cu. Lorsque la Belgique eut obtenu son ind&#233;pendance en 1830, le Carmel th&#233;r&#233;sien s'y d&#233;veloppa rapidement. Plusieurs nouvelles fondations de religieux permirent, en I850, la reconstitution de la province flandro-belge et de celle du Brabant qui se d&#233;tacha de la flamande en 1885. Les moniales comptent alors en Belgique trente-quatre monast&#232;res. En 1956, des Carm&#233;lites de Bruges se rendirent en Su&#232;de, afin de fonder, &#224; Glumslo, le premier Carmel depuis la R&#233;forme. Seule, jusqu'ici, de toute la Scandinavie luth&#233;rienne, l'Islande poss&#233;dait un Carmel.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;2) En Hollande&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; missions &#187; des D&#233;chaux ne s'&#233;taient pas maintenues en Hollande durant la R&#233;volution. Le premier monast&#232;re de Carm&#233;lites y fut &#233;tabli &#224; s'Hertogenbosch (Bois-le-Duc) en 1872, et le premier couvent de D&#233;chaux &#224; Geleen en 1876. La province hollandaise connut alors son essor. Plusieurs monast&#232;res des Pays-Bas doivent leur existence a des Carm&#233;lites allemandes expuls&#233;es au moment du Kulturkampf et a des Carm&#233;lites fran&#231;aises exil&#233;es a la suite des lois Combes, et qui &#233;taient venues s'&#233;tablir en ce pays. Les Carmels fond&#233;s par elles subsist&#232;rent m&#234;me apr&#232;s leur retour en leurs patries, tels ceux d'Echt et de Roermond.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;3) Dans les pays anglo-saxons&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En Angleterre, il ne restait, apr&#232;s la mort du dernier D&#233;chaux en 1849, que trois monast&#232;res de Carm&#233;lites. En 1862, le cardinal Wiseman fit, &#224; Rome, la connaissance du &lt;strong&gt;P. Augustin-Marie du Saint-Sacrement&lt;/strong&gt;. Il voulut l'obtenir pour la fondation d'une maison de son Ordre &#224; Londres. Le pr&#233;pos&#233; g&#233;n&#233;ral ayant refus&#233; son consentement, Wiseman obtint gain de cause gr&#226;ce &#224; l'intervention personnelle de Pie IX. Le P. Augustin arriva &#224; Londres la m&#234;me ann&#233;e. Quelques religieux l'ayant suivi, la vie r&#233;guli&#232;re fut inaugur&#233;e dans la plus grande pauvret&#233; &#224; Kensington Square, le 15 octobre, en la f&#234;te de sainte Th&#233;r&#232;se. En 1865, le cardinal Manning posa, en pr&#233;sence du P. Dominique de Saint-Joseph, devenu g&#233;n&#233;ral des D&#233;chaux, la premi&#232;re pierre du couvent actuel. Le P. Hermann demeura &#224; Londres jusqu'en 1868. Dans la suite, plusieurs autres couvents furent &#233;tablis en Angleterre et en Irlande. La province anglo-irlandaise, &#233;rig&#233;e en 1929, a ouvert des maisons en Californie et en Australie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Carm&#233;lites connurent une large expansion, surtout en &lt;strong&gt;Angleterre&lt;/strong&gt;. En 1864, Lanherne fonda un monast&#232;re &#224; Sclerde. Deux ans plus tard, des moniales de Lyon s'install&#232;rent &#224; Londres, mais leur monast&#232;re, actuellement &#224; Hendon, ne fut inaugur&#233; qu'en 1880. La plus importante fondation fut r&#233;alis&#233;e en 1878, &#233;galement &#224; Londres (Notting Hill) par le Carmel parisien de la rue d'Enfer. Ce couvent londonien, gouvern&#233; longtemps par une prieure remarquable, &lt;strong&gt;M&#232;re Marie de J&#233;sus (Dupont)&lt;/strong&gt;, est &#224; l'origine de tous les autres monast&#232;res anglais ainsi que de plusieurs fondations en Californie, en Australie et en Nouvelle-Guin&#233;e. En Irlande, le monast&#232;re &#233;rig&#233; &#224; Loughrea en 1680 demeura longtemps le seul. Au cours des XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cles seulement, plusieurs autres couvents furent fond&#233;s en Irlande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &lt;strong&gt;&#201;tats-Unis d'Am&#233;rique&lt;/strong&gt;, la fondation du premier monast&#232;re de Carm&#233;lites remonte &#224; 1790, o&#249; des moniales anglaises d'Hoogstraet s'install&#232;rent &#224; Port-Tobacco. Ce Carmel, transf&#233;r&#233; &#224; Baltimore en 1831, r&#233;alisa d'autres fondations &#224; partir de la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Des monast&#232;res anglais essaim&#232;rent aux &#201;tats-Unis d&#232;s 1908 et des Carm&#233;lites espagnoles s'y &#233;tablirent apr&#232;s la deuxi&#232;me guerre mondiale. Les fondations s'&#233;tant succ&#233;d&#233; &#224; un rythme rapide : les &#201;tats-Unis comptent alors 64 monast&#232;res. Les D&#233;chaux ne gagn&#232;rent ce vaste pays qu'au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. II y existe trois provinces, celle d'Oklahoma, celle de Californie et celle de Washington. D'autres territoires avec des couvents assez nombreux sont rattach&#233;s aux provinces catalane et anglo-irlandaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &lt;strong&gt;Australie&lt;/strong&gt;, il existe plusieurs monast&#232;res de Carm&#233;lites, dont le premier fut &#233;rig&#233; &#224; Sydney en 1885 par des moniales venues d'Angleterre. Les Carmes d&#233;chaux anglais ont &#233;tabli une maison a Brisbane en 1948 et une autre quelques ann&#233;es plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;4) En Autriche et en Allemagne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Carmel th&#233;r&#233;sien se r&#233;organisa aussi au cours du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Les trois maisons de D&#233;chaux, qui avaient surv&#233;cu &#224; la tourmente, en Autriche et en Galicie, ne se remirent que bien lentement. Le couvent r&#233;gulier &#233;tabli &#224; Graz en 1844 contribua &#224; la restauration des autres.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_538 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L198xH250/kalinovski-c599c.jpg?1747646353' width='198' height='250' alt='Rapha&#235;l de Saint Joseph (Joseph Kalinowski 1835-1907)' title='Rapha&#235;l de Saint Joseph (Joseph Kalinowski 1835-1907)' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;En Galicie, le renouveau est d&#251; surtout &#224; l'influence d'un grand religieux polonais, le &lt;strong&gt;P. Rapha&#235;l de Saint-Joseph (Joseph Kalinowski 1835-1907)&lt;/strong&gt;. Ancien officier du g&#233;nie dans l'arm&#233;e russe, il fut d&#233;port&#233; en Sib&#233;rie, d'o&#249; il r&#233;ussit &#224; gagner la France. En 1877, il entrait chez les Carmes de Linz. Cet authentique contemplatif fut aussi un grand ap&#244;tre et un &#233;minent directeur de conscience. L'antique province polonaise se reforma apr&#232;s la premi&#232;re guerre mondiale, lorsque la Pologne eut recouvr&#233; son ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des 1828, les Carm&#233;lites avaient pu se fixer &#224; nouveau en Autriche, &#224; Gmunden. L'ann&#233;e suivante vit l'&#233;rection du monast&#232;re de Graz. D'autres suivirent, dont celui de Vienne-Baumgarten (1879), qui essaima plusieurs fois, notamment &#224; Selo en Yougoslavie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Allemagne, le couvent des Carmes de W&#252;rzburg avait seul subsist&#233;. Celui de Ratisbonne fut rendu &#224; l'Ordre en 1836 et, deux ans plus tard, celui de Reisach put &#234;tre &#233;galement r&#233;int&#233;gr&#233;. Lentement, la province de Bavi&#232;re se r&#233;organisa et de nouvelles fondations virent le jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1844, quatre moniales de Gmunden fond&#232;rent le monast&#232;re de Himmeispforten &#224; W&#252;rzburg. Une modeste jeune femme de Cologne, Catherine Esser, r&#233;ussit, apr&#232;s avoir vaincu des difficult&#233;s sans nombre, &#224; &#233;riger un nouveau Carmel dans sa vile natale, en 1850, avec le concours de deux moniales de Li&#232;ge. Elle y entra, prenant le nom de S&#339;ur Fran&#231;oise des M&#233;rites infinis de J&#233;sus-Christ, et y devint plus tard prieure. Elle parvint aussi &#224; sauver le Carmel d'Aix-la-Chapelle, fond&#233; par un monast&#232;re belge en 1859, en y envoyant comme prieure sa fille de pr&#233;dilection Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus. Purifi&#233;e par une longue maladie, M&#232;re Fran&#231;oise rendit son &#226;me &#224; Dieu le 11 f&#233;vrier 1866. Bient&#244;t apr&#232;s, le Carmel d'Allemagne devint une des victimes du Kulturkampf. Les lois de mai (1873-75) contraignaient les religieux &#224; l'exil. Les Carm&#233;lites de Cologne trouv&#232;rent un refuge &#224; Echt en Hollande, celles d'Aix-la-Chapelle &#224; Maastricht. D&#232;s 1890, la M&#232;re Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus r&#233;ussit &#224; ramener ses filles &#224; Aix-la-Chapelle. Six ans plus tard, elle se rendit &#224; Cologne avec plusieurs moniales. En 1899 eut lieu la prise de possession du monast&#232;re construit &#224; Cologne-Lindenthal..&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_539 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L207xH300/stein-239a0.jpg?1747646353' width='207' height='300' alt='Soeur Th&#233;r&#232;se B&#233;n&#233;dicte de la Croix (Edith Stein 1891-1942)' title='Soeur Th&#233;r&#232;se B&#233;n&#233;dicte de la Croix (Edith Stein 1891-1942)' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Il allait accueillir, en 1933, une postulante c&#233;l&#232;bre &lt;strong&gt;Edith Stein&lt;/strong&gt;. Ce couvent ayant &#233;t&#233; d&#233;truit lors d'un bombardement durant la deuxi&#232;me guerre mondiale, les intr&#233;pides Carm&#233;lites construisirent en partie elles-m&#234;mes un nouveau Carmel sur l'emplacement du premier monast&#232;re &#233;rig&#233; &#224; Cologne au XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, pr&#232;s de l'&#233;glise Notre-Dame de la Paix. L'Allemagne compte alors quinze monast&#232;res de Carm&#233;lites et seront augment&#233; ensuite des fondations de Essen et de Dachau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Carm&#233;lites de Neuss, une fondation de Cologne, s'&#233;taient r&#233;fugi&#233;es elles aussi, en Hollande au moment du Kulturkampf. Elles &#233;rig&#232;rent, en 1882, un monast&#232;re a Roermond, d'o&#249; quelques moniales partirent sept ans plus tard, afin de s'&#233;tablir &#224; Luxembourg. En 1937, ce Carmel fut transf&#233;r&#233; &#224; Luxembourg-Neudorf.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;5) En Espagne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Carmel ne put vraiment se r&#233;organiser qu'&#224; partir de l'accession au tr&#244;ne d'Alphonse XII (1875), bien que certains monast&#232;res de Carm&#233;lites se fussent d&#233;j&#224; regroup&#233;s auparavant. D'embl&#233;e, il parut impossible de faire revivre l'ancienne congr&#233;gation autonome d'Espagne. &lt;strong&gt;Un d&#233;cret de Pie IX unifia d&#233;finitivement l'Ordre des Carmes d&#233;chaux le 12 f&#233;vrier 1875&lt;/strong&gt;. D&#232;s lors, le Carmel th&#233;r&#233;sien prit un grand essor dans sa patrie. La &lt;strong&gt;guerre civile d'Espagne&lt;/strong&gt; fit des ruines et des martyrs, dont trois moniales de Guadalajara (Marie-Pilar de Saint-Fran&#231;ois de Borgia, Th&#233;r&#232;se de l'Enfant-J&#233;sus et Marie-Angeles de Saint-Joseph), qui scell&#232;rent de leur sang leur fid&#233;lit&#233; &#224; la foi. Mais les plaies furent t&#244;t gu&#233;ries. L'Ordre reconstitue en Espagne deux provinces de carmes et une centaine de monast&#232;res de Carm&#233;lites.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;5) En Italie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le renouveau commen&#231;a vers la m&#234;me &#233;poque, apr&#232;s les &#233;v&#233;nements de 1870, qui achev&#232;rent l'unification politique du pays. Les Carmes d&#233;chaux y sont group&#233;s en cinq provinces et les moniales y poss&#232;dent une quarantaine de couvents.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;6) En Suisse&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le premier monast&#232;re de Carm&#233;lites fut &#233;tabli a Lully pr&#232;s d'Estavayer-le-lac par des moniales venues de Narbonne en 1921. Il fut transf&#233;r&#233; en 1936 dans un couvent r&#233;gulier, construit au P&#226;quier, en Gruy&#232;re. Des Carm&#233;lites romaines &#233;rig&#232;rent en 1947 un second monast&#232;re &#224; Locarno. Un monast&#232;re fut fond&#233; &#233;galement &#224; Develier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;II - Les Congr&#233;gations carm&#233;litaines&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_540 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.carmel.asso.fr/sites/carmel.asso.fr/local/cache-vignettes/L217xH300/eugene-d4e37.jpg?1747646353' width='217' height='300' alt='P&#232;re Marie Eug&#232;ne (1894-1967)' title='P&#232;re Marie Eug&#232;ne (1894-1967)' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Au cours des XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cles, &lt;strong&gt;une cinquantaine de congr&#233;gations religieuses furent agr&#233;g&#233;es &#224; l'Ordre en qualit&#233; de tiers-ordres r&#233;guliers&lt;/strong&gt;. Les plus importantes se trouvent en Espagne : les Carm&#233;lites de la Charit&#233;, fond&#233;es en 1826 par la bienheureuse Joachime de Vedruna, avec plus de 2500 religieuses ; et la Compagnie de sainte Th&#233;r&#232;se de J&#233;sus, fond&#233;e &#224; Tortose en 1876, avec plus de 3000 religieuses. Les Carm&#233;lites du Sacr&#233;-C&#339;ur de J&#233;sus, dont l'&#233;rection canonique en Hollande remonte &#224; 1911, d&#233;passent le millier et exercent leur activit&#233; en plusieurs pays d'Europe et d'Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, il faut noter surtout le &lt;strong&gt;Carmel Saint-Joseph&lt;/strong&gt;, fond&#233; par M&#232;re Marguerite-Marie du Sacr&#233;-C&#339;ur (L&#233;ontine Jarre) en 1872 &#224; Saint-Martin-Belle-Roche. La congr&#233;gation doit son essor surtout &#224; l'activit&#233; inlassable de sa seconde fondatrice, M&#232;re Marie-Mathilde de la Croix. La congr&#233;gation des S&#339;urs de Notre-Dame du Mont-Carmel d'Avranches, fond&#233;e en 1686 par un Grand Carme d'Avranches, devint tiers-ordre r&#233;gulier en 1703. Les S&#339;urs de la &lt;strong&gt;Providence de la Pommeraye &lt;/strong&gt; sont agr&#233;g&#233;es &#224; l'Ordre depuis 1956.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Institut s&#233;culier carm&#233;litain de &lt;strong&gt;Notre-Dame de Vie&lt;/strong&gt;, fond&#233; &#224; Venasque (Vaucluse), par le P. Marie-Eug&#232;ne de l'Enfant-J&#233;sus et Marie Pila en 1943 est en plein d&#233;veloppement en plusieurs pays. Un Institut s&#233;culier sacerdotal lui est agr&#233;g&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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