La vie fraternelle en petites communautés

Solitude et communion, deux visages de l’amour qui s’approfondissent continuellement, se vérifient l’un l’autre, dans une vie fraternelle basée sur le respect mutuel et l’amitié évangélique vécus joyeusement dans de petites communautés (une vingtaine de sœurs) où « Toutes doivent s’aimer, s’entraider ».

Le silence n’est vrai que s’il y a communication et la communication doit nous renvoyer au silence de la prière. Un silencieux et simple regard d’amour suffit quand on croise une sœur, comme il suffit quand on est à l’oraison.

C’est ensemble, dans le respect du mystère de chacune, que nous nous stimulons à grandir dans « l’amour pur et solitaire » dû au Christ-Epoux. La taille modeste de la communauté favorise à la fois cet enfouissement secret, la simplicité et la vérité des relations entre nous.

Le Christ est le Seigneur de la maison.
Sa présence dans l’Eucharistie est la source
de la communion entre nous.
 
Celle-ci se vit dans :
 
la prière communautaire,
les repas pris ensemble en écoutant une lecture,
les temps de joyeuse détente fraternelle,
de partage et de formation
où nous approfondissons
l’appel du Seigneur, dans l’aujourd’hui
de la communauté ou des personnes.

Autant de manières de vivre les exigences d’un amour vrai, qui appelle les demandes de pardon pour les ombres de la journée.

Dans l’ordinaire du quotidien, avec tout le peuple de Dieu, une vie simple et joyeuse où l’amour se reçoit et se donne.

Thérèse d’Avila a vivement désiré que cette amitié se noue également entre les divers monastères, pour que nous formions une grande famille avec nos frères et sœurs du Carmel.