Du Mont Carmel en Terre Sainte …

Dès le douzième siècle, des hommes vivent en ermites à la recherche de Dieu dans les grottes du Mont Carmel. Ils s’inspirent du prophète Élie qui, 800 ans avant le Christ, s’écrie : « Le Seigneur est vivant devant qui je me tiens ». Albert, patriarche de Jérusalem, leur donne une règle de vie vers 1209. Cette règle, constituée de quelques thèmes majeurs empruntés à la Bible, est centrée sur la prière comme moyen privilégié pour vivre dans la dépendance de Jésus Christ et le servir fidèlement d’un cœur pur.

… vers l’Europe

La reconquête de la Terre Sainte par les Sarrasins oblige les Chrétiens venus d’Occident lors des Croisades, à partir. De retour en Europe, ils vivent de plus en plus dans les villes où ils constituent de petites communautés priantes au service de la prédication.

Naissance des Carmélites…

Des femmes proches de ces communautés de Frères sont attirées par leur vie de prière. Ainsi par exemple, des béguinages aux Pays-Bas donnent naissance à des monastères de carmélites dans la seconde moitié du quinzième siècle.

… en Bretagne

Jean Soreth, né près de Caen, supérieur de l’Ordre du Carmel de 1451 à 1471, s’efforça de convaincre ses Frères de mener une vie religieuse plus rigoureuse et travailla à la transformation de quelques béguinages des Pays-Bas en monastères de carmélites. Le mouvement ainsi lancé se répandit en Italie, en Espagne et en France avec la duchesse de Bretagne Françoise d’Amboise. Celle-ci épouse le duc de Bretagne à l’âge de 15 ans. Veuve à 30 ans, elle fonde un couvent de carmélites près de Vannes avec l’aide de Jean Soreth et y prend l’habit.