Bses Carmélites de Compiègne

Les Seize bienheureuses Carmélites de Compiègne

Thérèse de Saint-Augustin et ses compagnes

+ le 17 juillet 1794

Le martyr des Carmélites de Compiègne

Béatifiées par le Pape Saint Pie X le 27 mai 1906.

Les seize Carmélites de Compiègne ont « rendu leur beau témoignage » à Paris sur la place de la Nation, le 17 juillet 1794.

Comme Martyres, elles incarnent la vocation chrétienne et la suite du Christ dans sa radicalité.

Comme communauté, elles sont une expression lumineuse du « petit collège du Christ » tel que le concevait Thérèse d’Avila : rassemblées « dans la dépendance de Jésus-Christ », « méditant jour et nuit la Parole du Seigneur et veillant dans la prière » avec Marie, Mère de Jésus, « fidèles à la communion fraternelle » et « se prévenant d’égards mutuels ».

C’est dans cette fidélité très quotidienne qu’a pu résonner avec la plus grande force l’appel apostolique de sainte Thérèse. A l’automne 1792 elles étaient expulsées de leur monastère et faisaient ensemble un acte d’offrande d’elles-mêmes pour que la paix soit rendue à l’Église et à l’État.

Arrêtées à Compiègne en juin 1794, et transférées à Paris le 13 juillet, c’est librement, sans ostentation ni exaltation, qu’elles donnèrent leur vie. Leur chant limpide en gravissant les marches de l’échafaud était bien l’expression de leur amour de Jésus. La foule qui était là ne s’y est pas trompée, qui a été saisie par le mystère.

Aujourd’hui, en cette fin de XXe siècle, Thérèse de Compiègne et ses sœurs ne nous pressent-elles pas, à la suite de Teresa d’Avila : « Le monde est en feu ! » « Ne dormez plus, ne dormez plus, tant qu’il n’y a pas de paix sur la terre ! » Au Rwanda et en Algérie, au Congo et au Soudan, aux Philippines et en Inde, d’autres sont affrontés à la violence aveugle et choisissent d’y répondre par l’amour…