Au coeur de l’Eglise, au coeur du monde

Au coeur de l'Eglise

" Le Monde est en feu… Nous ne vivons pas en des temps où l’on puisse parler à Dieu d’affaires de peu d’importance. «  disait Thérèse d’Avila.

La vocation à la vie contemplative du Carmel manifeste des aspirations qui peuvent sembler paradoxales : appel à la contemplation et désir missionnaire, vie cachée et rayonnement, vie cloîtrée et soif d’horizons infinis. Ces désirs restent écartelants tant que l’être profond de la carmélite n’est pas unifié par sa source : l’Amour de Dieu présent au cœur d’elle-même. Alors elle comprend que sa vie donnée totalement est source de vie pour le monde et que c’est dans cette vie quotidienne, occasion de multiples occasions d’oubli de soi et d’amour envers ses sœurs qu’elle peut offrir le monde entier à Dieu.

Nous ne prions pas à la place des autres, nous laissons la prière offrir au Christ les aspirations, les joies et les drames des hommes dont nous sommes les sœurs. Offrir notre cœur en prière pour que l’amour soit davantage présent dans le cœur du monde et confier à Dieu la fécondité de notre vie cachée.

Notre efficacité missionnaire se situe dans la prière et le sacrifice, l’oubli de soi et l’amour de nos sœurs, au quotidien, si nous voulons, comme notre sœur Thérèse de Lisieux, être missionnaire et annoncer l’Évangile dans les cinq parties du monde.

Le plus petit acte de pur amour est utile et vital à toute la planète. Que nul ne soit seul au monde, sans la prière d’une petite sœur dont il a besoin.

 » Dans le cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour… ainsi je serai tout. "

(Thérèse de Lisieux)