Genèse et histoire du Chemin de perfection

GENÈSE ET HISTOIRE DU CHEMIN DE PERFECTION [1]

Avec la fête de Notre Mère Sainte Thérèse de Jésus, nous inaugurons d’une certaine manière la deuxième année de préparation à la célébration du cinquième centenaire de sa naissance (1515-2015). Après avoir lu et médité le Livre de la vie, nous sommes invités à prendre cette année (2010-2011) le Chemin de perfection.

Dans un premier temps, je voudrais tout d’abord souligner le lien qui existe entre le Livre et de la vie et le Chemin de perfection, puis nous entrerons dans l’histoire un peu complexe des deux rédactions de cet ouvrage, de ses apographes (copies manuscrites), puis de sa publication et de ses traductions.

Du Livre de la vie au Chemin de perfection

Le Chemin de perfection est très fortement lié au premier écrit de Thérèse : le Livre de la vie. Dans sa correspondance, ce dernier est appelé le « grand » livre alors que le Chemin est appelé le « petit » livre (LT 88, 11). Dans deux autres lettres, elle utilise pour désigner cet ouvrage, un diminutif selon un procédé courant dans la langue espagnole : « librillo » (LT 190, 4 et LT 305, 1).

Par ce procédé littéraire, Thérèse montre clairement qu’elle établit un lien très fort entre le Livre de la vie et le Chemin de perfection.

Elle écrit dans une Relation de février ou mars 1576 : « il y a treize ans, l’évêque actuel de Salamanque [Don Francisco de Soto y Salazar] vint en la ville qu’elle habitait [Ávila]. Il était inquisiteur de Tolède, je crois… […] Cet inquisiteur, la voyant très tourmentée, lui dit d’adresser une relation étendue de tout ce dont il s’agissait au Maître d’Ávila [Jean], qui vivait encore et était un homme fort expert en matière d’oraison. […] Tous les théologiens, mes confesseurs, qui virent cette relation [le Livre de la vie], assurèrent qu’elle contenait des instructions très utiles pour la vie spirituelle. Ils lui ordonnèrent de la transcrire et de composer pour ses filles – car elle était prieure – un petit livre [le Chemin de perfection], renfermant quelques autres avis » (R 4, 6).

Dans le prologue du Chemin de perfection, Thérèse indique : « Les sœurs de ce monastère de Saint-Joseph ont su que le père présenté, frère Domingo Báñez, […] m’avait permis d’écrire sur l’oraison ; […] Elles n’ont donc cessé de m’importuner pour que je me mette à l’ouvrage, tant leur amour pour moi est grand » (CEsc Prol. 1).

Elle précise à la fin de son ouvrage : « Eh bien, mes sœurs, il semble que Sa Majesté ne veuille pas que j’en dise davantage car, bien qu’ayant eu l’intention de continuer, je ne sais plus quoi dire. Mais le Seigneur vient de vous enseigner le chemin ; quant à moi, dans cet autre livre [le Livre de la vie] que j’ai écrit, il m’a appris et m’a fait rapporter ce qu’il faut faire quand on a atteint cette source d’eau vive […] Cherchez à vous le procurer, car c’est au père Domingo Báñez […] que je vais remettre celui-ci. S’il juge utile que vous le voyiez, il vous le donnera, et il vous donnera aussi le premier. Sinon, agréez ma bonne volonté, puisque j’ai obéi à ce que vous m’avez demandé » (CEsc 73, 5-6).

Nous voyons bien que pour Thérèse, il y a une sorte de continuité entre le Livre de la vie et le Chemin de perfection. [2]

Première rédaction (manuscrit de l’Escurial)

C’est à la fois à la demande insistante de ses filles du carmel San-José d’Ávila, qu’elle a fondé en 1562, et à celle de ses confesseurs que Thérèse entreprend la rédaction de ce livre.

Souvenons-nous qu’après la fondation de San-José, Thérèse a dû rejoindre le monastère de l’Incarnation. Elle ne reviendra à San-José qu’à la fin de l’année 1562 ou au début de 1563. D’autre part, le Conseil municipal d’Ávila s’opposera fortement à cette fondation.

Elle écrit alors qu’elle vit dans ce « “rinconcito de Dios, paraíso de su deleite”, petit coin de Dieu, paradis de ses délices » (V 35, 12) et que les diverses oppositions à la fondation se sont calmées.

Souvenons-nous de ce qu’elle dit au début du livre des Fondations : « Après la fondation de San-José d’Ávila, je passais cinq années dans ce couvent. Ce seront à en juger maintenant les plus douces de ma vie, et bien souvent, depuis, mon âme a regretté la paix et le repos qu’elle y goûtait. […] Je trouvais des délices à vivre parmi des âmes si saintes et si pures en un lieu où l’unique préoccupation était de servir et de louer Notre Seigneur » (F 1, 1-2).

Elle se met à l’ouvrage parce que ses sœurs ne cessent « de l’importuner », précisant : « Le désir que j’ai vu en elles était si fort et l’importunité si grande que je me suis décidée à écrire » (CEsc Prol. 1). Son propos est clair : « exposer le dessein que j’ai eu en fondant cette maison » (CEsc Prol. 2).

Elle rédige sans avoir de plan préétabli : « Je parlerai aussi des choses que le Seigneur me fera le mieux comprendre, selon l’intelligence que j’en aurai et comme le souvenir s’en présentera ; mais comme je ne sais pas ce qu’il en sera, je ne peux le faire avec ordre, et mieux vaut d’ailleurs qu’il n’y en ait pas, tant il est peu dans l’ordre que je me mette à écrire sur ce sujet » (CEsc Prol. 2).

Elle écrit rapidement sans avoir le temps de se relire : « Il y a tant de jours que j’ai écrit ce qui précède, sans que j’aie eu le loisir de m’y remettre, que si je voulais savoir où j’en suis, il me faudrait relire. Pour ne pas perdre de temps, je vais dire ce qui se présentera à mon esprit, sans me préoccuper d’y mettre de l’ordre » (CEsc 30, 1).

L’écriture est spontanée. Il s’agit en fait d’une longue lettre que la “Mère” destine à ses “fillesˮ à leur propre demande. Il s’agit de la mise par écrit de la “manière de vivre” qu’elle leur transmet tant au cours des récréations – ton humoristique – qu’au cours des chapitres communautaires – ton plus solennel. La version de l’Escurial garde le charme des conversations à la fois enjouées et sérieuses que la Mère Thérèse a avec ses premières filles lors des récréations et des chapitres communautaires. Ce livre est né dans un climat de confiance, d’intimité et d’amour réciproque qu’évoque bien le prologue.

Divers éléments nous permettent de dater cette première version :

  • a) Thérèse écrit ces “avis” alors qu’elle remplit la charge de prieure (cf. R 4, 6 ; CEsc 39, 8).
  • b) D’autres vocations ont pu rejoindre les « quatre orphelines pauvres » (V 36, 6), de la fondation puisqu’elle précise à deux reprises : « Pour treize pauvres petites, le moindre coin suffit » (CEsc 2, 9) ; « à Saint-Joseph, où vous n’êtes que treize et ne devez pas être davantage. » (CEsc 6, 4).
  • c) Le Livre de la vie est achevé puisqu’elle invite ses filles à se le procurer (CEsc 73, 6). Or sa première rédaction date de 1565.
  • d) Au début de son manuscrit, nous lisons : « Le Père Présenté, Frère Dominique Báñez, actuellement mon confesseur… » (CEsc Prol. 1 ; cf. R 4, 8). Or nous savons que le père Balthazar Alvarez est son confesseur de 1558 à 1565 (cf. R 4, 3). À partir de 1575, ce sera le père Jérôme Gratien.

Il semble donc que nous pouvons avancer comme date de la première rédaction du Chemin de perfection celle de 1566.

Le manuscrit se présente sous la forme de 147 feuillets, de 215 x 155 mm, écrits à la suite sans coupure. Il faut y ajouter 6 feuillets dicté par Thérèse à une religieuse et qui donnent le plan de l’ensemble de l’ouvrage qui est alors divisé en 73 chapitres.

L’ouvrage ne comporte aucun titre et commence simplement au folio 1 par les lettres IHS. Thérèse a rajouté ensuite « prologue ». Il s’achève par les mots « Amen, Jésus » du folio 145v.

Au folio 146, Thérèse reprend les lettres IHS et précise : « Quand j’ai parlé de l’oraison de quiétude, j’ai omis de dire ceci… » Les folios 146 et 147 seront ultérieurement placés après le folio 102v, selon les indications données par Thérèse. C’est dans ces deux folios que se trouve la belle image de « l’enfant qui tète » (CEsc 53, 5).

Suite au refus du père Domingo Báñez, pour une raison que l’on ignore, le père García de Toledo, qui lui avait demandé d’écrire le Livre de la vie, assure la censure de ce premier jet. Les folios 11v et 12r sont rageusement biffés par le censeur sans doute à cause du climat de suspicion lié à l’Inquisition. Il s’agissait d’une apologie des femmes ; Thérèse écrivait : « Vous [le Seigneur] n’êtes pas comme les juges du monde qui tiennent pour suspecte n’importe quelle vertu de femme » (CEsc 4, 1).

Au folio 72v (CEsc 36, 4), il biffe quelques lignes et note : « On dirait qu’elle réprimande les inquisiteurs parce qu’ils interdisent les livres de prières. » Tout le folio 113v, qui correspond à la fin du 2e paragraphe du chapitre 60 est rayé. Finalement le censeur donne un avis défavorable. Thérèse doit donc reprendre sa copie.

Elle ne détruit pas cette première version mais elle la conserve dans un coffre à serrure qu’elle évoque dans sa lettre de juillet 1576 à son frère Lorenzo (LT 115, 6). Elle lui en conseillera même la lecture : « Ce que je vous ai dit se trouve dans le livre, dans celui du Notre Père [Chemin de perfection], vous trouverez là beaucoup de choses sur l’oraison où vous êtes parvenus… » (LT 172, 8).

Deuxième rédaction (manuscrit de Valladolid)

Thérèse remet son ouvrage en chantier. Elle recopie en partie son texte, supprime les passages jugés litigieux par le censeur et fait des rajouts. Elle en profite également pour lui donner la forme d’un livre divisé en chapitres dont le titre indique la matière qui sera traitée. Elle passe alors de 73 à 44 chapitres. Le texte perd alors de sa spontanéité et de sa fraîcheur. L’aspect dialogique du texte s’atténue. Mais indéniablement, la réécriture du texte aboutit à un authentique écrit de vie spirituelle.

La graphie de ce cahier est plus soignée que dans la première version. Cette deuxième rédaction a la forme d’un codex de 203 feuillets de 210 x 155 mm, numérotés de la main de Thérèse, de “iˮ à “ccviiˮ. La différence s’explique par les pages arrachées et les pages ajoutées lors d’un remaniement du texte par l’auteur après le verdict des censeurs. (Nous relevons la trace d’au moins cinq correcteurs différents.)

La nouvelle rédaction, dans sa première version, est vraisemblablement achevée quelques mois après la première rédaction soit en 1566. Conservé au monastère de Valladolid, le manuscrit en porte le nom.

Dans un folio non numéroté, posé en tête de l’ensemble, Thérèse écrit de sa main : « Ce livre renferme des avis et des conseils que Thérèse de Jésus donne à ses filles… » (CVall) Une main étrangère, cherchant à imiter l’écriture de Thérèse, a écrit au verso : « Livre appelé Chemin de perfection, composé par Thérèse de Jésus… » C’est désormais sous ce titre que l’ouvrage sera connu et se répandra. Il va devenir une sorte de “charteˮ des carmels thérésiens.

Les apographes

Très rapidement, avec l’essor de la Réforme thérésienne et la fondation de nouveaux carmels, des copies du Chemin de perfection vont circuler car chaque monastère désire avoir cette “charteˮ de la vie carmélitaine. Aux yeux des moniales, ce livre qui leur est dédié est celui de la formation selon l’esprit et le style de leur fondatrice ; tous les monastères veulent donc en avoir une copie. Les fervents admirateurs de la Mère Thérèse ne sont pas en reste ainsi qu’en témoigne une lettre du 20 mai 1609 de Don Juan Orozco de Covarrubias, évêque de Cadix : « J’avais connaissance du livre qu’elle avait écrit sous le titre Chemin de perfection. Les sœurs [de Ségovie] en avaient une transcription. […] Un jour qu’elle l’avait placée dans le tour de la sacristie, je fis tourner celui-ci et la pris. Sans tarder, je la donnai à copier à un domestique que j’avais et dont la main était si rapide que le jour suivant je pus rendre l’original. » [3]

Mais qui dit copies et copistes dit également erreurs. Deux copies furent authentifiées de la main même de Thérèse ; l’une est conservée à Salamanque, elle a été copiée en 1571 par sœur Isabelle de Jésus (Jimena) ; l’autre se trouve à Madrid et est de date incertaine.

Une troisième non certifiée ni corrigée par Thérèse est conservée à la bibliothèque de l’Escurial. Elle n’est pas datée. C’est sans doute pour remédier à la multiplication des copies et donc des erreurs que la Mère Thérèse envisagera la publication de cet ouvrage (LT 305, 1). Elle confie le travail à Don Teutonio de Braganza, évêque d’Evora, au Portugal et fait réaliser une copie à cet effet en 1579. Thérèse a modifié l’ordonnance des chapitres, les chapitres 4 et 5 du manuscrit de Valladolid deviennent un seul chapitre et le chapitre 17 est supprimé (les folios lix – lxiii ont été arrachés par Thérèse). Nous passons ainsi de 44 à 42 chapitres. Ce précieux document annoté de sa main est conservé au monastère de Tolède. Sur la première page, Thérèse a dicté à une religieuse sa soumission à la foi de la sainte Église catholique. Dans un premier temps, Thérèse est admirative devant la calligraphie de l’ouvrage, mais hélas, à la lecture, elle se rend compte que le copiste a usé de tant de liberté par rapport au texte orignal qu’elle est obligé de relire et de corriger chaque page. Pour la publication, Thérèse fait réaliser une copie du manuscrit corrigé, copie qui est aujourd’hui perdue.

Éditions et traductions françaises

Les théologiens censeurs donnent leur approbation le 7 octobre 1580, après avoir supprimé le chapitre 31(Ms Vall 33). Toutefois, ils exigent encore de confronter le texte imprimé au manuscrit de Tolède avant sa diffusion. Ce n’est que le 8 février 1583, qu’ils autorisent la diffusion de l’ouvrage. Thérèse ne verra donc pas la publication de son ouvrage. Cette première édition, dite d’Evora, est une sorte de patchwork. Elle contient une lettre de Don Teutonio (9 pages), puis des pseudo avis thérésiens – remis par Jérôme Gratien, après la mort de Thérèse – (9 pages), le Chemin de perfection (147 folios r/v) suivi de La vie et les miracles du glorieux père saint Albert (44 folios r/v) [4] , selon le désir de Thérèse elle-même (cf. LT 305, 1). Deux autres éditions suivront : celle de Jérôme Gratien, en 1585 à Salamanque, et celle de Jean de Ribera en 1587 à Valence.

En 1588, fray Luis de León publie les œuvres de la Mère Thérèse. Il réintroduit dans le Chemin de perfection le chapitre 31 et publie en fait une sorte d’hybride où il fondu ensemble les manuscrits de Valladolid et de l’Escurial y ajoutant encore certaines variantes des apographes. (cf. Schéma Généalogique du Chemin de perfection) Ce texte fera autorité jusqu’au XIXe siècle.

La France fut la première à connaître la traduction de cet ouvrage réalisée par Jean de Brétigny, en 1601 [5] . Cet ouvrage connut un grand succès dans le salon de Mme Acarie et fut décisif dans la venue des carmélites espagnoles à Paris.

En 1630 paraissait la traduction du père Élisée de Saint-Bernard ; en 1644, celle du père Cyprien de la Nativité ; elles seront suivies en 1670 par celle d’Arnaud d’Andilly, très lié à Port-Royal ; puis en 1681, par celle de l’abbé Chanut. En 1856, le père Marcel Bouix publie une nouvelle traduction. Il indique, dans sa présentation, qu’il a été travaillé sur les manuscrits thérésiens. Il est le premier à publier le manuscrit de Valladolid, mais avec 43 chapitres, car il omet le chapitre 17, dont les folios ont été arrachés par Thérèse.

Signalons enfin, qu’en 1861, un professeur de l’université de Madrid, Vicente de la Fuente publie une édition critique des œuvres de sainte Thérèse, rétablissant le texte original à partir des manuscrits.

En 1883, un chanoine de Valladolid, Francisco Herreo Bayona, publie le texte photo-lithographié du Ms de l’Escurial avec en regard l’impression du Ms de Valladolid. Cette édition sera la base du travail des carmélites de Paris.

La traduction française des Carmélites de Paris (1907), reprise par les éditions du Cerf, suit le texte du manuscrit de Valladolid avec la numérotation du manuscrit de Tolède. Nous trouvons en notes les variantes du manuscrit de Tolède et un certain nombre de passages du manuscrit de l’Escurial. En 1981, les éditions du Cerf ont publié également une traduction de la version de l’Escurial faite par Jeannine Poitrey. La traduction du père Grégoire de Saint-Joseph, au Seuil, suit le manuscrit de Valladolid et garde la numérotation en 44 chapitres sans numéro de paragraphes.

Celle de Marcelle Auclair, chez D.D.B., suit également le manuscrit de Valladolid mais avec un découpage en 42 chapitres.

D’où l’importance d’indiquer l’édition utilisée – spécialement pour les traductions françaises – pour que chacun puisse s’y repérer.

[1Nos citations et références sont extraites de : Thérèse d’Avila, Œuvres Complètes, Ed. du Cerf, 1995, tome I et II. Pour le Ms de l’Escurial, nous utilisons la traduction de Jeannine Poitrey, Ed. du Cerf, 1981.

[2Dans le Ms de l’Escorial, Thérèse se réfère de manière explicite au moins 8 fois au Livre de la vie : CEsc Prol. 4 ; 1, 1 ; 24, 3 ; 27, 3 ; 35, 4 ; 41, 4 ; 53, 1 ; 56, 2 ; 65, 3 ; 73, 5. (Le soulignement indique les références non reprises dans le Ms de Valladolid). Seulement 4 fois, et souvent d’une manière différente, dans le Ms de Valladolid : CVall Prol. 4 ; 1, 1 ; 17, 3 ; 25, 4 ; La comparaison des citations est très éclairante. Notons que Thérèse n’invite plus ses lectrices à se procurer le Livre de la vie.

[3Lettre du 20 mai 1609, adressée au père Alphonse de Jésus-Marie, citée in Œuvres Complètes de sainte Thérèse de Jésus par les carmélites du premier monastère de paris, 1909, Beauchesne, tome III, document 22, p. 570.

[4Traduit du latin par le père dominicain Diego de Yanguas, qui fut confesseur de Thérèse et à sa demande.

[5D’autres traductions paraîtront : italienne (1603), flamande (1607), polonaise (1610), latine (1630), allemande (1649), anglaise (1675).

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