Lieux de pélerinages

Retour Sommaire

Une promenade dans Compiègne

A gauche du château de Compiègne, le carmel, construit entre 1646 et 1648 et démoli au début du XIXe siècle, occupait un vaste espace qui allait du château jusqu’à l’Oise et délimité par l’actuelle rue d’Ulm, la rue Othenin, le cours Guynemer et la rue des Carmélites. Le Théâtre Impérial fut construit sur l’emplacement de la chapelle et des dépendances extérieures, tandis que l’École d’État-major occupe le reste du terrain. Dans l’entrée du Théâtre Impérial on peut voir une plaque qui fait mémoire de la destination première de cet emplacement.

L’église Saint-Antoine : les carmélites dispersées le 14 septembre 1792 venaient y prier et y pénétraient par une porte latérale sur la gauche. Elles purent y participer à la Messe jusqu’à la fin novembre.

Entre la place du Change et l’église Saint-Antoine, les trois « refuges » des Carmélites entre le 14 septembre 1792 et le 22 juin 1794 sont indiqués par une plaque commémorative : rue des Cordeliers, rue du Président Sorel et rue Saint-Antoine.

Rue Sainte-Marie, le « Monoprix » est construit sur l’emplacement du monastère de la Visitation Sainte Marie où les Carmélites furent emprisonnées du 22 juin au 12 juillet 1794.

Enfin la rue de Paris et la route de Senlis sont le chemin qu’empruntèrent les charrettes qui conduisaient les Carmélites à la Conciergerie à Paris.

En l’Église St-Jacques, étape sur le chemin de Compostelle et « paroisse royale », sur laquelle était implanté le monastère primitif, une chapelle latérale a été dédiée aux Bses Martyres. On y découvre un tableau de la Transverbération de Ste Thérèse, peint par la Reine Marie Leczinska, pour le carmel et selon les indications de la prieure, Mère Thérèse de la Résurrection (Descajeuls). Un projet de chapelle dédiée aux Bses est également en cours en l’église St Antoine sur le lieu même où elles ont pu encore se réunir pour l’Eucharistie au début de la période de dispersion (septembre-novembre 1792).

S’adresser à l’Office du Tourisme
28 place de l’Hôtel de Ville
F- 60200 Compiègne
Tel : (00 33) 03 44 40 01 00

Contacter les paroisses de Compiègne

Retour Sommaire

Le Mémorial des Carmélites Martyres à Jonquières

espace d’évocation, de recueillement, de communion dans la prière, créé en 1994 sous l’église du monastère construit en 1991-1992.

Dans le couloir d’entrée, des panneaux pédagogiques les situent dans l’espace (Compiègne au XVIII° siècle) et dans le temps ; leurs signatures évoquent leur personnalité ; un tableau « généalogique » permet de se faire une idée de leur rayonnement dans le monde de la culture du XX° siècle.

Dans la salle du Souvenir sont exposés des objets — chapelets, documents autographes, tableaux— qui évoquent leur vie de prière et la spiritualité qui les animaient aux différentes étapes de leur histoire.

Enfin la crypte-oratoire dédiée à Marie Reine des Martyrs. Dans son dépouillement, conçue comme une cellule de prison, elle invite à participer à la dernière veillée des sœurs autour de la Vierge Marie. La statuette de la Vierge, dans une petite châsse, accompagna leurs derniers instants au pied de l’échafaud.

S’adresser au Carmel de Compiègne
F-60680 Jonquières
Tel : (00 33) 03 44 37 01 00
 
Ouverture de la salle du Souvenir :
de 9 h à 11 h (10 h le dimanche)
et de 15 h à 18 h (17 h pour les groupes)
Ouverture de la crypte :
de 8 h à 18 h 30 (17 h pour les groupes)
Retour Sommaire

A Paris, il est possible encore de suivre leur dernier trajet.

A la Conciergerie (Métro Châtelet, Cité ou St-Michel) où elles sont arrivées le 13 juillet : de la Cour des Femmes à la Salle de la Liberté où elles sont condamnées le 17, puis à la Cour du Mai où elles montent en charrettes.

Par le Pont au Change, la rue St-Antoine, la rue du Faubourg St-Antoine, elles arrivent à la Barrière de Vincennes, actuelle place de la Nation (métro Nation).

La guillotine était dressée à l’angle de l’avenue du Trône et de la place de la Nation, exactement place de l’Ile de la Réunion. Entre le 14 juin et le 27 juillet 1794, elle fit plus de 1300 victimes. Des tombereaux emportaient les corps par le boulevard de Picpus jusque dans le jardin des chanoinesses de St-Augustin, avenue de St-Mandé, où l’on pénétrait par une porte charretière aujourd’hui murée mais dont on voit encore le linteau.

Au 35 rue de Picpus (Métro Nation ou Picpus) on peut visiter le jardin et se recueillir devant l’enclos où se trouvent les fosses communes. Une plaque commémorative à gauche de la grille porte les noms des 16 Carmélites Martyres.

Dans la chapelle des religieuses des Sacrés-Cœurs de Picpus, les noms des 1306 victimes figurent sur les murs rappelant que c’est tout un peuple qui alors a souffert de la violence aveugle, sans distinction de classe ni même de religion. Si les Carmélites de Compiègne furent clairement mises à mort pour leur foi et leur fidélité à la vie religieuse, beaucoup le furent pour des raisons politiques.

Très nombreux furent ceux qui donnèrent un beau témoignage d’espérance chrétienne devant la mort. Ensemble ils attendent la Résurrection.

Heures d’ouverture :
Hiver : 14 h à 16 h (fermé dimanche et lundi)
Été : 14 h à 18 h (fermé le dimanche)
Fermeture annuelle : 14 juillet au 15 août
 
Visites guidées, sur rendez-vous :
s’adresser à Monsieur le Conservateur
du Cimetière de Picpus
35 rue de Picpus F- 75012 Paris
Tel et fax : (00 33) 01 43 44 18 54

Bibliographie : Le Jardin de Picpus, G. Lenôtre, Paris, Librairie Académique Perrin, 1955

Retour Sommaire